Elle n'avait pas perdu de temps pour rejoindre la maison des Weasley. Elle fut surprise en voyant un beau manoir. Où était passé la maison comme le Terrier? Sûrement que l'argent avait manqué à travers les générations. Elle tapa et fut accueilli par un elfe de maison. Celui-ci lui pria qu'elle le suive, ce qu'elle fit sans poser de questions. Elle arriva dans une grande véranda blanche où une petite table blanche en fer forgée était posée, là où Pénéloppe buvait un thé fumant tout en surveillant les garçons du regard. Elle était belle. Une certaine noblesse ressortait d'elle. Une femme posée qui savait se maintenir. Qu'est ce qu'elle aimerait être ainsi. Elle s'énervait bien trop vite pour être prise au sérieuse dans le rôle d'une sang pure. Quoi que...son côté serpentard la rendait de plus en plus froide et rusée. Peut-être qu'un jour elle pourrait prétendre être au niveau de Severus. Elle rigola à cette pensée ce qui fit se retourner Pénéloppe. Elle sourit en la voyant et l'invita à s'asseoir.

«_ Vous voulez boire du thé?

_ Avec plaisir, j'ai grandement besoin de me réhydrater après la nouvelle que je viens d'apprendre.

_ Je ne voudrais pas paraître indiscrète mais de quelle nouvelle parlez-vous?

Devait-elle se confier? Oh et puis, cela ne ferait aucun problème.

_ Je viens d'apprendre que je suis liée par un contrat à Philius Malfoy?

_ Oh...C'est étrange que vous ne l'appreniez que maintenant...Surtout que vous avez déjà un fils, qu'allez-vous faire avec votre mari?

_ Je n'ai pas de mari. Tom a été adopté. Si je l'ai appris si tard c'est que je viens tout juste de reprendre mon titre d'héritière des Standel. Je me nommais Mary Beauroit depuis mes 8 ans.

_ Depuis la tragédie qui s'est abattue sur votre famille en France.

_ Oui c'est cela.

_ Où avez-vous vécu tout ce temps là?

_ J'ai été recueilli par Franck Beauroit un ami de mon père. Il m'a élevé comme sa propre fille.

_ Je ne peux pas imaginer ce que vous avez dû traverser tout ce temps et j'imagine que d'apprendre que l'on soit l'obligation de se marier à un inconnu est dur à avaler mais sachez bien cela; je connais Philius Malfoy depuis ma tendre enfance et il n'est pas ce que vous pouvez croire. Il reçoit une grosse pression de la part de son père, surtout lors de votre disparition. Il ne cessait de lui répéter que son petit frère était mieux que lui, que c'était lui qui aurait dû être son héritier et qu'il lui faisait honte avec son comportement de traître à son sang. C'est un homme impitoyable, je le sais pour y avoir goûté plusieurs fois à son narcissisme mais il souffre. Il souffre beaucoup de ne pas pouvoir montrer celui qu'il est réellement.

Elle voulait dire qu'il n'était pas fils unique? C'était très rare chez les familles telles que les Malfoy de faire plus d'un enfant. Il leur suffisait seulement d'un pour être héritier...Peut être n'était-ce pas lui l'arrière grand père de Draco...Cela collerait assez bien avec les dates. Elle savait de source sûr que Abraxas Malfoy, le grand père de Draco ferait sa scolarité en même temps que Tom. Ils avaient le même âge. Si Philius n'était toujours pas marié et père à cette date, il ne pouvait pas être son arrière grand père. Ce n'était pas lui qui avait inculqué ces sombres idées sur le sang à Lucius. Mais il en restait toujours un Malfoy.

_ Ah bon? Bien, alors qu'avez-vous dire pour sa défense alors qu'il m'a dit sans hésitation d'aller abandonner mon fils dans l'orphelinat où je l'avais trouvé, que ce n'était pas comme si j'abandonnais mon propre fils?

_ Des paroles que j'entendrais très bien chez son père. Je suis sûre qu'il regrette ses paroles. Il viendra s'excuser.

_ Je n'en suis pas aussi sûre que vous.

_ Vous verrez, lui répondit-elle dans un sourire confiant.

_ Nous verrons alors. Pourrais-je vous le laisser encore une heure? J'ai oublié de passer à l'animalerie.

_ Besoin de hiboux?

_ Surtout besoin d'un cadeau pour ses sept ans demain.

_ Oh! Il fête ses sept ans demain?

_ Oui et je ne veux pas qu'il pense que je sois personne à oublier ce genre d'événements.

_ Cela fait longtemps qu'il est sous votre garde?

_ Une semaine seulement.

_ Je comprends alors que vous soyez un peu...stressée et surmenée. Je ne connais pas Tom aussi bien que vous mais les quelques heures que j'ai eu en sa présence m'ont dévoilé un garçon en besoin d'amour. Une âme triste et abandonnée l'habite mais une part d'ombre est très présente. Elle commence à envelopper sa lumière. J'espère mon amie que vous serez celle qui lui éclaira son monde.

_ Que...comment arrivez-vous à voir tout cela en si peu de temps?

_ J'ai depuis ma naissance un don assez particulier. L'âme des personnes me faisant face sont comme visible pour moi. Je peux les comprendre avec le temps.

Elle n'avait jamais entendu parlé de ce genre de don chez les Weasley...

_ C'est extraordinaire. Vous pouvez également voir la mienne?

_ Oui mademoiselle Hermione Granger.

_ Que...Comment m'avez-vous appelé?

_ Je vous appelle par votre véritable nom mais si préférez je peux aussi vous appeler Hermione Serpentard.

_ D'où tenez-vous toute ces informations?

_ De votre âme très chère. Toutes ces informations sont très visibles lorsque je parle à cœur ouvert avec quelqu'un.

_ Mais c'est...impossible...

_ Rien n'est impossible quand on parle de magie.

_ Certes mais...

_ Ne deviez-vous pas aller acheter un cadeau pour Tom?

_ Oh mon dieu! Oui! Nous en reparlerons plus tard, soyez sûre que je ne peux pas vous laisser partir avec toutes les informations que vous détenez sur moi sans avoir une assurance.

_ Ne vous inquiétez pas Alice, je ne bougerai pas de mon manoir, répondit-elle tout en riant. »

Alice partit à tout allure et transplana au chemin de traverse. Elle arriva rapidement à l'animalerie. Le vendeur la salua chaleureusement, sentant l'argent venir dans sa main. Elle déambula à travers les cages. Son attention s'arrêta sur les reptiles. Quel autre animal pourrait faire une meilleure compagnie qu'un serpent pour Tom, qui pouvait les comprendre?

«_ Ah...encore une foutue deux jambes qui se croit tout permis. J'aimerais bien la voir dans une pauvre cage moisie elle aussi. Viens approche que je te morde un petit coup. Cela ne fera pas mal, mon venin est simplement mortel, rien de bien méchant. 30 secondes et tu es morte petite deux jambes.

_ 30 secondes? Rien que ça? Moi qui pensait que tu en mettrais 25. 5 secondes de gagnées pour ta malheureuse victime.

Le serpent ne sut que dire pendant quelques secondes. Venait-elle vraiment de lui répondre?

_ Que...tu es un parleur? Je pensais qu'ils étaient tous éteint depuis des siècles. C'est si rare d'en rencontrer un.

_ Comme tu l'entends, j'en suis bien une.

_ C'est un grand honneur de vous rencontrer! Excusez mes paroles déplacées!

_ Ce n'est rien mon ami. Je peux comprendre que les regards des clients peuvent vous indisposer même vous dégoûter.

_ Oui, c'est très juste.

Des sifflements d'admirations s'élevèrent dans l'animalerie. Tous les serpents présents observaient cette humaine qui avait le don. Alice garda son regard sur le serpent. Il était long et fin. Ses écailles étaient blanches neiges et sur son dos se trouvaient des pics tranchants, comme de la glace, allant jusqu'au niveau de ses yeux. Il était magnifique. Le vendeur se figea lorsqu'il remarqua vers quelle cage elle se tournait.

_ Madame, je vous conseille de ne pas trop vous attacher à ce serpent. Il est très agressif et aucun de mes clients n'ont pu le prendre.

_ Ne vous inquiétez pas. Je sais y faire avec les serpents. Veuillez m'ouvrir la cage s'il vous plaît.

_ Je vous assure ne...

_ Je vous demande de l'ouvrir, le client n'est-il pas roi?

_ Oui...excusez moi madame.

Il prit son trousseau de clé et se pressa de trouver la bonne pour ouvrir la cage. Une fois cela fait, Alice tendit son bras et le fin serpent s'y enroula avec facilité.

_ De quelle espèce fait-il parti?

_ Un serpent des glaces, venant directement de Russie.

_ A-t-il des pouvoirs en particulier?

_ Nous n'en savons pas beaucoup sur cette espèce, celle-ci très dure à approcher. C'est même un miracle que l'on ait pu en attraper un.

Elle fut sur le point de se diriger vers la caisse mais le serpent s'exprima.

_ Maîtresse s'il vous plaît, prenez mon amie avec vous aussi.

_ De qui parles-tu?

_ Je vous parle du serpent de feu se trouvant de l'autre côté du magasin. Elle est mise en quarantaine.

_ Pourquoi cela?

_ Parce que ses flammes ont blessées beaucoup de clients.

_ Et tu souhaites que je prenne un serpent aussi dangereux?

_ C'est une femelle incomprise. Son espèce est d'autant plus dangereuse que la mienne et plus rare encore.

_ Pourquoi veux-tu que je la prenne?

_ C'est mon amie. Nos cages ont toujours été côte à côte et nous avons appris à nous connaître.

_ Tu tiens vraiment à elle?

_ Énormément.

_ Très bien, je vais voir ce que je peux faire.

Elle releva la tête et vit le vendeur la regarder avec peur. Il l'avait entendu converser avec le serpent.

_ J'aimerais avoir également le serpent que vous avez mis en quarantaine.

_ Comment vous...?

_ C'est lui qui me la dit.

_ Je ne peux pas. Mettre ces deux espèces ensemble pourrait être destructeurs.

_ De quelle race est-elle?

_ C'est un serpent des enfers venant tout droit de Roumanie. Cette espèce vit entourée des dragons, étant presque un des leur. Mettre le feu et la glace ensemble ne peut que être dangereux.

_ Je prendrais le risque mon cher, veuillez me l'amener je vous prie.

Le marchand cessa d'essayer de la convaincre et partit à l'arrière boutique où il en revint avec un cage brûlée. Il la posa sur le comptoir de la caisse et laissa Alice s'en approcher. Il l'avait assez prévenu. Ce n'était plus son problème à présent. Elle se baissa légèrement et son regard rencontra deux orbes noires nuit. On aurait dit deux puits sans fond. Elle était aussi fine et longue que le serpent blanc. Ses écailles noires luisaient à la lumière des flammes qui dansaient tout le long de son dos. Elle était aussi magnifique. Deux contraires qui semblaient se compléter.

_ Approche encore misérable deux jambes et je te brûle tes beaux cheveux blonds.

_ Merci de me dire que mes cheveux sont beaux, je me demandais si je les avais bien coiffés aujourd'hui.

_ Un parleur...? Comment est-ce possible?

_ C'est possible comme tu le vois. Je suis en compagnie d'un de tes amis et je me demandais si tu voudrais bien venir avec nous et partir enfin de cette cage et de ce magasin.

Elle montra le serpent de glace et elle se détendit tout de suite.

_ Je vous suivrais jusqu'à ma mort maîtresse.

_ Bien, c'est réglé, je les prends tout les deux mon cher.

_ Je ne pensais pas un jour qu'ils quitteraient mon magasin.

_ Comme quoi, il y a un jour à tout.

_ Oui...»

Elle régla la note et sortit avec les serpents à ses bras. Elle les mit tout les deux dans une large cage qu'elle réduisit. Elle transplana de nouveau et arriva devant le manoir des Weasley. Elle prit son fils dans ses bras qui courra vers elle en la voyant. Il avait les cheveux en bataille, ses joues rouges et sa respiration saccadée. Il ressemblait enfin à un vrai petit garçon. Il n'avait plus rien à voir avec le garçon soigné, sérieux et froid qu'elle avait rencontré. Elle remercia chaleureusement Pénéloppe de l'avoir gardé tout en lui disant en douce qu'elle la gardait à présent à l'œil avec le sourire. Ils rentrèrent chez eux dans un crac. Tom ne cessait pas de parler, de lui raconter sa journée, de lui expliquer combien Septimus était différent des autres garçons qu'il avait rencontré. Un vrai moulin à parole. Elle réussit à lui faire prendre une bonne douche et à le faire enfin se coucher. Une fois endormi, elle sortit de sa chambre et déposa la cage qu'elle agrandit, laissant sortir les deux serpents entrelacés.

«_ Cela ne vous fait pas mal d'être en contact?

_ Non pas du tout, nous nous sentons bien au contraire.

_ C'est étrange...

_ Pour tout dire nos deux races ne se sont pas rencontrés depuis longtemps mais on nous raconte lorsqu'on sort à peine de l'œuf que nos deux espèces sont complémentaire.

_ Bon, ben je peux dire que j'ai accompli ma bonne action de l'année.

_ On vous en remercie encore maîtresse.

_ Sachez cela vous deux. Je ne suis pas votre maîtresse. Je vous ai acheté pour que vous teniez compagnie à mon fils. Il a besoin d'affection et surtout de confident. Je ne sais pas de quoi se ferait fait la vie et je vous laisse donc la charge de vous occuper de lui au cas où il m'arriverait quelque chose. Défendez le jusqu'à la mort s'il le faut mais ne le laissez jamais mourir. C'est la mission que je vous donne, l'acceptez-vous?

Les deux serpents courbèrent la tête respectueusement et dirent d'une même voix.

_ Ton fils sera sous notre protection. Notre union sera sa bénédiction.

_ Bien, je suis soulagée maintenant. Oh et appelez moi Alice tout simplement. »

La conversation s'arrêta là et elle partit se coucher après avoir tout doucement déposé la cage avec les serpents dans sa chambre, recouverte par un long drap blanc, surmonté d'un nœud en ruban rouge et une petite carte.

Le matin s'annonça rapidement pour Tom qui ouvrit les yeux avec lenteur. Il le faisait tous les matins depuis qu'il habitait ici. Il avait toujours l'impression qu'il retomberait sur ce plafond crasseux, fissuré et attaqué par la moisissure. Il se réveillait pourtant sur un plafond où était peint le ciel. Celui-ci changeait en fonction de l'heure de la journée. Il pouvait donc assister à deux couchers de soleil en même temps. Il releva ses couettes et laissa ses pieds toucher le sol recouvert de moquette moelleuse. Il se leva et fut sur le point de se diriger vers la porte lorsqu'il vit un drap blanc qui n'était pas là la veille. Il y avait un beau ruban rouge dessus avec une petite carte. Il la prit et se mit à lire « Tes sept ans sont arrivés, année où nous nous sommes connus, année où tu as pris mon nom, année où ta nouvelle vie commence, prends donc cela pour la commencer du bon pied. Joyeux anniversaire Tom. » C'était un cadeau...pour son anniversaire. Personne n'y avait jamais pensé. C'était le premier qu'il recevait. Son cœur se serra et il eut presque envi de pleurer mais se retint à temps. Il souleva le drap blanc et tomba sur une grande cage en fer. Il s'abaissa et vit avec surprise deux magnifiques serpents en train de dormir.

«_ Oh non éteignez la lumière, y en qui dorment ici!

_ Désolé, je ne savais pas que vous dormiez.

Les serpents relevèrent la tête et virent un deux jambes aux cheveux et aux yeux noirs. Il était beau même pour un deux jambes. Cela devait être Tom, le fils d'Alice. Ils courbèrent la tête avec respect.

_ Vous n'avez pas à être désolé maître, nous ne savions pas que c'était vous.

_ Vous voulez dire que vous êtes à moi?

_ Oui, votre mère Alice est venue nous chercher hier pour vous.

_ Vous êtes magnifiques...

_ Merci maître.

_ Vous vos appelez comment?

_ Nous n'avons pas de nom, c'est à vous de nous en donner un.

_ Hm...Le serpent de feu tu t'appelleras Inferno et celui de glace Ledas. Cela vous convient?

_ Certainement maître.

_ Venez, il faut que je remercie Alice.

Les serpents rampèrent jusqu'aux bras tendus et ils s'enroulèrent chacun sur un. Il fut surprit de ne ressentir aucune douleur à leur contact.

_ Ne vous inquiétez pas maître, nous ne pouvons pas blesser notre maître avec nos pouvoirs et sûrement pas en vous touchant.

_ C'est vraiment extraordinaire. J'ai l'impression de contrôler les éléments lorsque je vous ai à mes bras.

_ C'est une façon de voir, mais vous n'avez pas faux. Vous contrôlez l'eau, le feu, la lave, la glace et bien d'autre.

_ Nous serons toujours là pour vous servir et vous protéger.

_ Merci Ledas, Inferno.

Ils descendirent rejoindre Alice dans la cuisine où elle était en train de prendre son petit déjeuner. Elle sourit en le voyant en possession des deux serpents. Ledas ne put s'empêcher de lui adresser la parole.

_ Alice, tu ne nous avais pas dit qu'il dormait si peu!

Tom eut un regard étrange en entendant ses paroles. Alice feignit l'incompréhension total.

_ Pourquoi tu lui parles Ledas? Elle ne peut pas comprendre la langue des serpents.

_ Pourtant elle est une par...

BOUM! Ce fut le bruit que fit la chaise en s'écrasant au sol. Il ne devait pas savoir qu'elle pouvait le comprendre, pas comme ça. Ledas reporta son attention sur elle et put lire sur ses lèvres qu'il devait se taire. Pourquoi taire un si incroyable don?

_ Tom, tu devrais manger, laisse-moi tes serpents, je vais les sortir dans les jardins pour qu'ils reprennent l'habitude de chasser.

_ Euh...oui. AH et merci pour le cadeau.

_ Mais ce n'est rien Tom, susurra-t-elle tout en déposant une bise sur son front.

Elle prit les deux serpents sans voir le regard surprit de Tom. Leur pouvoir ne la blessait pas...Pourquoi...? Elle sortit dehors et les déposa au sol.

_ Alors écoutez-moi bien vous deux, vous ne devez sous aucun prétexte dire à Tom que j'ai le don.

_ Mais pourquoi cela? C'est très rare!

_ Il ne doit pas le savoir. Il doit croire qu'il est le seul Fourchelang.

_ Pourquoi?

_ Parce que je ne sais pas si tout ce que je fais va changer quelque chose. Je ne veux pas qu'il ait de l'intérêt pour moi à cause de cela. Il ne le faut pas.

_ Vous parlez en énigme Alice. J'ai même l'impression que vous en savez beaucoup...je me trompe?

_ Non, mais je ne peux pas vous le révéler non plus. Tout ce que vous devez faire c'est préserver sa vie. Il ne doit pas mourir, je ne veux pas qu'il meure.

_ Nous ne le laisserons jamais mourir.

_ Merci, bien maintenant allez trouver votre nourriture.

_ Chose facile à dire après des années d'enfermement.

_ Les habitudes ne s'oublient pas comme ça.

_ Hm... »

Ils partirent donc chasser leur nourriture. Elle fut sur le point d'aller rejoindre Tom lorsqu'elle entendit la sonnette retentir. Qui pouvait venir si tôt...? Elle partit donc ouvrir et elle se trouva devant une chevelure blonde platine qu'elle ne pensait pas revoir de si tôt. Il se tenait droit comme un piquet, les vêtements impeccables, les cheveux bien coiffés mais elle pût voir également des cernes sous ses yeux.

«_ Que puis-je faire pour vous monsieur Malfoy?

_ Philius, appelez moi Philius s'il vous plaît.

_ Bien monsieur Malfoy, j'imagine que vous n'êtes pas venu pour m'apprendre votre prénom.

Ouille...Elle refusait déjà de l'appeler par son prénom. Elle ne semblait pas avoir avalé le morceau sur son fils.

_ Non, je suis venu pour vous faire la cour.

_ Pardon?

Elle n'eut pas le temps de réfléchir plus, qu'un immense bouquet de rose se retrouva dans ses bras.

Elles étaient magnifiques! L'odeur qu'il s'y dégageait était exquis.

_ Qu'est ce que cela signifie?

_ Ecoutez Alice.

_ Mademoiselle Standel s'il vous plaît.

_ Je suis venu m'excuser. Mes paroles étaient hautement déplacées et surtout cruelles. Je n'en pensais pas un mot. J'étais tellement soulagé de vous savoir en vie que l'idée que nous ne puissions pas nous unir parce que vous aviez déjà un enfant m'a fait perdre mes moyens. Depuis que je suis en âge de comprendre, c'est-à-dire assez jeune, on m'a répété que je devrais me marier avec vous comme l'ont toujours voulu mes ancêtres. Nombreuses furent les photos que l'on m'a montré de vous. Vous étiez toujours aussi belle et rayonnante. Je vous ai toujours aimé Alice, et ce sentiment ne s'est pas dissipé même après la tragédie qui s'est accablée sur votre famille. Laissez-moi une autre chance s'il vous plaît. Je saurais me faire pardonner, je prendrais soin de votre fils comme si il était le mien.

Alice fut vraiment touchée par cette déclaration. Elle était si sincère. Elle le voyait dans ses yeux qu'il ne mentait pas. Peut-être que Pénéloppe avait raison. Cet homme cacherait sa vraie nature sous un masque. Tout comme Severus et Draco...

_ Merci pour ces fleurs Philius, elles sont magnifiques. Je réalise que vous avez dû m'attendre longtemps surtout espérer que je revienne un jour malgré que l'on vous dise que j'étais belle et bien morte. Je trouve ça très touchant. Je ne peux pas dire que vos sentiments sont partagés, je ne vous connais pas mais j'accepte vos sentiments et de vous donner une autre chance. Mais si par malheur vous faîtes du mal à mon fils, vous pouvez être sûr que je trouverais n'importe quel moyen pour me défaire de ce contrat magique.

Il était si content de sa réponse! Elle l'acceptait!

_ Ne vous inquiétez pas Alice, Tom est entre de bonnes mains. Je l'aimerais comme mon propre fils.

Il lui prit sa main et y déposa ses douces lèvres. Cet homme dégageait vraiment beaucoup de charme. Elle en restait difficilement insensible. Ses joues rosirent soudainement. Elle sourit finalement et se mit à rire en voyant l'air perdu de Philius. Sans comprendre pourquoi, ils se mirent à rire ensemble. Une complicité venait tout juste de se créer.

_ Je vous aime bien Philius. Mais comprenez bien que je ne peux pas vous faire entrer. C'est l'anniversaire de Tom aujourd'hui et il aurait du mal à accepter la nouvelle, surtout aujourd'hui.

_ Je comprends très bien. Je pourrai me présenter tout d'abord en tant qu'ami.

_ Ce serait une bonne idée en effet.

Elle lui ouvrit la porte et il la suivit. Il fut surprit par l'ambiance chaleureuse qui se dégageait de cette demeure. Peu de manoir de sang pur dégageait autre chose qu'un mal à l'aise et une pression angoissante. Ils arrivèrent dans les jardins et ils tombèrent sur Tom qui était en train de s'amuser avec ses serpents. Ils semblaient danser autour de lui, dans une danse démoniaque, charnelle. Philius en voyant les serpents fut sur le point d'utiliser sa baguette afin de les tuer mais elle rabaissa son poignet. Il lui lança un regard d'incompréhension.

_ Voyez par vous même. Avez-vous l'impression qu'il soit en danger? Il sourit. Il n'a pas peur pour la simple raison que ce sont ses animaux de compagnie.

_ Des serpents en animaux de compagnie? Quelle folie vous a traversé?

_ Est-ce bien un serpentard qui me parle avec peur de l'animal de sa maison?

_ C'est justement un serpentard qui peut vous dire combien les serpents sont des animaux dangereux.

_ Ils ne sont pas dangereux. Ce sont surtout des animaux incompris. Il suffit de savoir leur parler.

Ce fut à ce moment là qu'il entendit une suite de sifflements retentirent. Il vit avec surprise que Tom en émettait tout autant que les serpents.

_ Il parle Fourchelang!

_ Oui.

_ Mais c'est extraordinaire! Où l'avez-vous trouvé?

_ Dans un misérable orphelinat moldu.

_ C'est pour ça que vous l'avez pris?

_ Ne prétendez pas que je m'intéresse à lui pour ce don. Il est tellement plus que Fourchelang à mes yeux.

_ Il pourrait un jour mal tourner.

_ Je sais...mais ce n'est pas le Fourchelang qui me le dit.

_ Pourquoi dites-vous cela?

_ Allez savoir. Venez que l'on fasse les présentations.

Ils s'avancèrent et Tom se crispa lorsqu'il remarqua la présence de Philius. C'était un inconnu et un homme surtout. Il gardait un assez mauvais souvenir des hommes.

_ Tom, je te présente Philius Malfoy, un de mes amis de longue date. Tu peux avoir confiance en lui.

Pourquoi lui mentait-elle ? Ils venaient tout juste de se rencontrer...Il comprit soudainement en voyant la lueur de confiance aveugle qui s'alluma dans le regard du garçon. Il tendit sa main que Tom prit avec maladresse. Il sourit et d'un coup de baguette fit apparaître un œuf. Il le lui tendit.

_ J'ai cru comprendre que c'était votre anniversaire.

_ Euh...Merci.

Tom le prit et Alice lança un regard surprit à Philius.

_ Je ne pensais pas un jour trouver un propriétaire pour cet animal.

_ De quoi parlez-vous Philius ?

_ Je parle de ce serpent. Celui-ci ne peut éclore que sous l'ordre d'un Fourchelang. Il est transmis dans ma famille depuis des générations dans l'espoir que les Malfoy aient enfin un Fourchelang dans la famille mais jamais ce jour n'est arrivé. J'aurai bien voulu en être un et pouvoir avoir la chance de bénéficier de ses pouvoirs.

_ Quel serpent se trouve dans cet œuf?

_ Je ne le sais pas moi-même. C'est une espèce oubliée depuis bien longtemps, légendaire même, autant que le basilic lui-même. On dit que c'est l'œuf de ce basilic même mais rien n'est sûr. Allez-y Tom, ouvrez le. Cela fait si longtemps que je rêve de voir ce qu'il contient.

Alice fut d'autant plus curieuse. C'était la première fois qu'elle entendait parler de cet œuf. Son envie irrésistible d'apprendre toujours plus venait d'être titillé. Tom légèrement déconcerté, se concentra et lui ordonna de s'ouvrir en Fourchelang. La coquille se brisa soudainement de tous les côtés. Tom se mit en tailleur au sol et posa l'œuf sur ses genoux. Les morceaux de coquilles furent frappés sans pitié par une queue puissante. Il vit une petite tête lisse où il semblait voir une tâche claire en forme de couronne. Deux petites cornes à peine sortit de la peau se tenaient fièrement sur sa tête. Ses écailles étaient marrons foncés ainsi que noires pour certaines. Ses yeux rouges rencontrèrent ceux de Tom. Il était beau, rien à redire là dessus. Un serpent légendaire...Philius et Alice ne pouvaient plus détacher leurs yeux de lui. Le seul œuf que fit le basilic...

_ Tom, vous devrez découvrir seul les capacités de ce serpent, je n'ai aucune idée de ce qu'il peut faire. Tout ce que je sais, c'est qu'il a un pouvoir qui peut décupler ceux du sorcier, mais je ne sais pas comment.

Il posa ensuite avec insistance un regard sur ses autres serpents et émit un cri de fascination.

_ Ô mon dieu! Vous avez réussi à réunir un serpent de enfers et un serpent de glaces ! C'est si rare! Je sais qu'ils ont le pouvoir de se transformer en pendentif.

_ En pendentif, demanda Alice avec surprise.

_ Oui, il suffit qu'ils s'enroulent autour du cou de leur maître et une fois que leurs queues se touchent, ils se transforment en un magnifique pendentif en argent. Le seul qui a réussi à un jour le faire c'était Serpentard lui-même.

_ Vous voulez parler du pendentif en argent dont Serpentard ne se séparait jamais?

_ Oui celui là même.

Ce même pendentif que Mérope, la mère de Tom avait vendu pour une misère à Barjo et Beurk...Pourquoi n'étaient-ils pas redevenus des serpents?

_ Mais, ils ne sont jamais redevenus des serpents même après sa mort.

_ Seul un Fourchelang aurait pu leur ordonner de se transformer à nouveau, ils doivent être mort depuis.

_ Oui cela ne serait pas surprenant...

_ Eh! Vous avez fini de parler? Nagini est perturbé par vos voix.

_ Nagini?

Alice eut un frisson la traverser en entendant ce nom. Cet infâme serpent qui avait presque réussi à tuer Harry et elle.

_ Oui, c'est son nom.

_ Bien, on va te laisser alors. Joue bien avec eux.

Ils partirent en laissant Tom regarder Ledas et Inferno entourer Nagini dans un signe de protection. Ils étaient un peu comme ses parents. Le plus jeune se laissa faire et se frotta même contre eux avec délice, profitant de leur chaleur corporel. Philius passa la matinée avec eux et déjeuna avec Alice. Tom ne vint pas manger, trop occupé à découvrir la vaste forêt dans la propriété et les créatures magiques qu'elle renfermait. Alice s'en réjouit même en profitant pour décorer la maison. Il n'était pas au courant qu'elle avait prévenu Pénéloppe ainsi que Doria de venir pour le fêter. Philius l'aida et en profita pour apprendre à la connaître. Lorsqu'elle fut sur le point de poser le gâteau sur la table, elle fixa Philius.

_ Philius, je n'ai passé que quelques heures en votre compagnie et je vous apprécie de plus en plus. Vous me rappelez un de mes précieux ami qui est mort...Cela me fait du bien d'être avec vous mais...Je ne pourrai jamais tomber amoureuse de vous. Je ne suis plus la petite fille souriante dont vous avez vu les photos.

_ Que voulez-vous dire...?

_ Je ne sais pas pourquoi mais je tiens à vous. Je ne peux plus concevoir l'idée de vous perdre, vous lui ressemblez tellement...Restez mon ami, mon confident, mon proche, je vous en conjure, abandonnez l'idée de vous marier avec moi.

_ Mais...mes sentiments...

_ Philius, commença-t-elle en prenant ses épaules, regardez moi. Vous aimez un fantôme. Je ne suis plus l'innocente Alice Standel dont vous êtes tombé amoureux. J'ai traversé des choses dans ma vie dont vous n'avez pas idée. Je ne projette pas de me marier, pas maintenant même peut être jamais.

_ Vous parlez comme si vous vous condamniez...

_ C'est peut-être le cas mais comprenez moi Philius. Soyons amis, les plus proches qu'il soit. Confiez moi vos fantômes et je vous confierai les miens.

_ De quoi parlez-vous?

_ Je le vois au fond de vos yeux. La mort y habite. Votre regard est presque mort lui aussi et j'ai presque l'impression de pouvoir voir les larmes déferler sans se stopper.

_ Mais...Je...Comment vous...?

_ Confiez-vous Philius. Je peux comprendre, les miens sont pareils aux votre. Ils ne sont plus innocents. Ils ont vu le pire péché.

Philius ne put se retenir plus longtemps et les larmes sortirent. Elle le prit dans ses bras et laissa sa douleur couler tout en humant le parfum délicat de la femme qui tenait son cœur dans sa main. Il se sentait si fragile à cet instant. Mais elle ne le laissait pas. Elle lui tendait la main. Elle le soutenait. Elle était sa lumière. Il passa sa main dans ses cheveux. Ils étaient si doux.

_ Voilà, laissez les couler. Votre cœur a besoin de se vider.

Il continua à pleurer longtemps. Elle le tint aussi longtemps dans ses bras, le berçant presque. Il était comme redevenu un enfant. La ressemblance avec Draco n'en fut que plus marquée. Elle avait fait la même chose avec lui. Il s'était écroulé dans ses bras en pleurant. Elle l'avait soutenu avec tendresse. Ils étaient devenus amis. Il se redressa enfin et croisa son regard bleu.

_ Merci Alice vous m'avez beaucoup aidé.

_ Tu. Nous sommes amis à présent, plus de vous entre nous.

_ Tu as raison.

Ils s'échangèrent un sourire et entendirent la sonnette retentir. Les invités arrivaient. Elle jeta un sort de bonne mine à Philius et dissimula ses yeux rougies par les larmes. Flitch les conduisit jusqu'au salon où ils les attendaient. Elle vit arriver les deux femmes accompagnées par leur mari. Elle vit un homme roux, d'un roux flamboyant, celui-ci pouvait être comparé au feu. Il avait également des yeux noirs profonds, une association peu vu; le roux étant souvent associé à des yeux clairs. L'autre homme, l'arrière grand père de Harry fut d'autant plus surprenant lorsqu'elle constata qu'il était aussi blond que les malfoy...Harry avait-il un lien de parenté avec la famille de son ancien ennemi? Il avait des yeux marrons clairs, semblables à ceux de James. Elle leur serra tous la main poliment et sourit chaleureusement aux deux femmes. Elle en profita même pour se baisser vers les deux garçons qui les accompagnaient. Elle les observa avec sérieux. Qu'est qu'ils ressemblaient à ces meilleurs amis. Elle en avait le cœur chamboulé. Elle entendit soudainement les pas de Tom s'approcher.

«_ Bien mes chers invités, pour notre première rencontre pour la plupart vous allez me faire le plaisir de vous cacher le plus rapidement possible pour faire une surprise à Tom. Je compte sur vous, chuchota-t-elle d'un ton enjôleur.

Ils ne se firent pas prier et voulurent se cacher derrière les meubles, les rideaux, mais trop peu de cachette. D'un coup de baguette, Alice régla le problème en les rétrécissant. Elle savait que ce sort marchait également sur les humains pour l'avoir un jour malencontreusement utilisé sur Ron alors qu'il était soudainement apparu entre ses affaires et elle. Ils furent assez surprit par le tournant des événements mais se prirent au jeu en faisant le silence. Alice éteignit toutes les lumières, jeta un sort d'invisibilité sur toutes les décorations et les cadeaux des invités. Tom arriva finalement dans le salon plongé dans l'obscurité.

_ Alice, où tu es?

_ Je suis là Tom.

_ Pourquoi toutes les lumières sont éteintes?

_ Un simple problème. Attends, je vais la rallumer.

Elle ralluma et Tom fut presque déçu en ne voyant rien de particulier dans la pièce. Il se serait attendu à un gros gâteau posé sur la table, à des décorations ou même des amis avec qui partager ce moment surtout en voyant la pièce plongée dans le noir mais rien...Alors qu'il allait repartir, il vit Alice remuer sa baguette dans le vide et sous ses yeux apparut des cadeaux colorés, des décorations extravagantes et un gâteau appétissant. Il eut les larmes aux yeux. Elle avait vraiment pensé à lui. Elle la remua une nouvelle fois et il vit soudainement des personnes grandir. Il reconnut Septimus et Charlus avec leur mère respective ainsi que des hommes qui devaient sûrement être leur père.

_ Bon anniversaire Tom, dirent-ils tous en cœur.

Celui de Tom ne sut comment gérer ce moment. C'était impossible. Elle n'avait pas pu faire cela pour lui, c'était trop beau. Alice s'approcha et le prit dans ses bras.

_ Joyeux anniversaire mon ange, chuchota-t-elle à son oreille.

_ Merci.

Ce fut sur ce mot dont il n'avait pas l'habitude d'employer que la fête commença. Il se dirigea timidement vers la pile de cadeau. Il en prit un au hasard et déchira le papier rouge pour découvrir un mini balai où était accroché un petit mot. Il le lut. « Agrandit le! C'est le grand Charlus qui t'en donne l'ordre.» Un ordre...Conception qu'il n'avait plus accepté depuis longtemps mais qui passa sans problème cette fois-ci. Il jeta un regard vers Alice qui comprit et jeta un coup de baguette dessus. Il put tenir son premier balai. Celui-ci était petit et fin. D'une couleur vert, il vit plusieurs serpents sculptés dessus.

_ Septimus m'a dit hier que tu aimais beaucoup les serpents alors j'ai tout de suite fait en sorte qu'ils soient présent dessus. Bon anniversaire futur serpentard en herbe.

Tom ne réfléchit pas une seconde de plus et prit Charlus dans ses bras. Celui-ci fut vraiment surprit par cette réaction mais finit par répondre à son étreinte.

_ Merci.

_ De rien, je pourrai à présent te rétamer plus souvent avec Septimus comme arbitre.

_ Alors ça tu peux toujours rêver les yeux ouverts. Je ne perdrai pas.

_ C'est ce qu'on verra.

Il sourit une fois de plus à son nouvel ami et prit un autre paquet. Celui-ci était rouge à rayures jaunes. Ils étaient certainement fait par des futurs gryffondors. Il l'ouvrit et tomba sur un anneau en or avec un émeraude incrusté. Il vit stupéfait que Septimus porte la même. Celui-ci lui sourit et lui expliqua son geste.

_ On ne se connaît que depuis hier mais je sais avec certitude qu'on restera pour toujours des amis. Je saurais à travers cette bague lorsque tu iras mal. Mais attention, une fois que tu l'as mise, tu ne pourras plus jamais l'enlever. Bon anniversaire Tom.

Il sera à jamais enchaîné à Septimus...Une vision qui ne l'effrayait plus. Il la passa à son doigt sans hésitation. Celà eut l'effet de redonner confiance à Alice. Il était en train de changer. Voldemort n'aurait jamais accepté de se lier à quelqu'un, surtout par amitié. Charlus l'attrapa par l'épaule et lui montra un bandeau où était incrusté le même émeraude.

_ Ne crois pas t'échapper facilement à moi. A présent tu es lié avec moi aussi. On est le trio indestructible à présent !

Il passa le bandeau en question autour de son poignet, qu'il noua sans difficulté. Un trio...Il faisait partie d'un groupe. Il le remercia et ouvrit un autre paquet plus petit qui laissa place à une lettre animé.

_ Bonjour jeune Tom! Vous êtes convié à venir assister à l'ouverture du bientôt célèbre journal Le Chicaneur ! Vous aurez une place d'honneur et aurez le privilège de proposer un premier sujet d'article!

Au plaisir de vous rencontrer!

Quel drôle de cadeau...Alice fut d'autant plus perturbé par le nom du journal en question. Le Chicaneur...c'était le journal du père de Luna. Elle vit soudainement le père de Charlus rire devant l'air perdu de Tom.

_ Je suis désolé de ne vous offrir que cela, j'ai été pris de cour par la nouvelle de votre anniversaire et comme mon frère cherchait quelqu'un pour inaugurer l'ouverture de son nouveau journal, je me suis dit que ce serait une sortie intéressante pour vous. Bien sûr, vous n'êtes pas obligé d'y aller, c'est un choix que je vous laisse. Bon anniversaire Tom.

Son frère...Aurait-il plutôt un lien de parenté avec les Lovegood ? Elle devait en avoir le cœur net.

_ Monsieur Potter, comment s'appelle votre frère?

_ Appelez moi Adrian. Mon frère s'appelle Xenophilius Potter, pourquoi cette question ?

_ Que je sache au moins quel nom mettre sur mon carnet de rendez-vous si Tom accepte d'y aller.

Ils rirent à cette remarque. Alice par contre confirmait que Harry avait un lien avec les Lovegood. Il était un cousin éloigné de Luna.

_ Je préfère vous prévenir, mon frère est assez spécial, il aime beaucoup tout ce qui touche aux créatures encore non trouvées et reconnues par le ministère. Il a beaucoup pris de ma mère. L'effet Lovegood n'est pas tout le temps bon.

On ne pouvait pas faire plus précis. L'arrière grand père d'Harry était Lovegood par sa mère. Si on suivait la logique, son frère aurait une fille qui se marierait avec un Lovegood également et qui donnerait naissance à Xenophilius Lovegood, le père de Luna. Quelle histoire ces familles de sang purs...

_ Ce sont les personnes les plus incomprises qui sont les plus intéressantes. Ils ne vous parleront certainement pas des choses ennuyantes comme de la dernière chemise hors de prix que le ministre de la magie se sera offerte mais plutôt nous ferons découvrir des sujets tous plus fascinants les uns que les autres.

La remarque d'Alice figea Adrian.

_ Vous êtes bien la première à tenir de tels propos lorsque je parle de mon frère ou ma mère. Je vous remercie de les reconnaître à leur juste valeur.

_ Ce n'est rien. J'avais une amie qui ressemblait beaucoup à la description que vous venez de me faire de votre frère. Elle était également dans son monde et lorsqu'on y rentrait, on ne savait plus où donner de la tête.

La discussion cessa et Tom put ouvrir un autre cadeau. Il vit un mini piano noir et y découvrit ce même mot accroché à un des pieds de l'instrument. « Agrandissez moi et vous pourrez jouer avec moi. Demande venant directement de Dorina Potter. Bon anniversaire jeune Tom. »

Alice fit la même chose que pour le balai et ils se retrouvèrent devant un magnifique piano noir à queue où il y avait également des serpents sculptés dessus, tout au long des pieds et un semblait être tatoué sur les touches. Dorina s'en approcha et expliqua la présence du serpent sur les touches.

_ Vous voyez Tom le serpent se trouvant sur les touches du piano ?

_ Oui.

_ Celui-ci se mettra à onduler au rythme effrénée de votre musique. Lorsque vous saurez parfaitement jouer, celui-ci se mettra même à siffler en harmonie avec votre musique. Il sera un peu comme votre compagnon de musique.

Tom passa ses doigts sur les touches, touchant le serpent en question qui frémit à son toucher. Tom l'aimait déjà sans même l'avoir essayé.

_ Merci madame Potter.

_ Dorina s'il vous plaît. Je me sens si vieille lorsque l'on m'appelle madame.

_ D'accord Dorina.

Il observa ensuite les deux derniers paquets restant sur la table. Il prit le vert pomme où il vit avec surprise un magnifique papillon bleu et noir. Il battit des ailes sans décoller. Il dégagea un doux parfum. Mais pourquoi lui offrir un papillon?

_ Je comprends que vous ne compreniez pas le pourquoi de ce cadeau, intervint Pénéloppe. Ce papillon est un celastrina argiolus, ou si vous préférez un argus à bande noire. Elle s'appelle Trivia et c'est celle qui éclaire la route aux carrefours de la vie. Elle saura vous éclairer de sa lumière même dans vos jours les plus sombres. Ne vous inquiétez pas pour ce qui est de son temps de vie, elle vivra autant que vous. Le jour de votre mort, elle mourra à vos côtés. Un compagnon fidèle en somme.

Le papillon finit par s'envoler et se poser sur la main de Tom. Il put admirer de plus prêt sa beauté.

_ Merci Pénéloppe.

_ Ce n'est rien Tom, bon anniversaire.

Il posa le papillon sur son épaule et ouvrit le dernier paquet. Celui du père de Septimus. Il l'ouvrit et en découvrit une gourmette en or où ressortait plusieurs magnifiques petites pierres rouges.

_ Je ne m'y connais pas beaucoup mais mon frère qui s'y connaît m'a dit que le rubis pousse son porteur à faire le bien ou le mal, celui-ci ne pourra pas aller contre sa nature. Je souhaite qu'elle vous apporte une belle vie Tom.

Alice sourit. Elle souhaitait également que cette pierre puisse faire effet. Au fond, il n'était pas Voldemort mais Tom. Il devait rester ainsi.

_ Merci monsieur.

_ Marcus s'il vous plaît. Nous serons amenés à nous voir souvent. "

La journée continua dans la bonne humeur. Le gâteau fut dégusté à sa juste valeur et les jeux furent mis en action.