Les mois passèrent et Alice retourna plusieurs fois rendre visite aux garçons de l'orphelinat qui l'accueillirent à bras ouvert. C'était toujours dans la joie que se passait ces après midi en leur compagnie. Elle vit plusieurs garçons partir de l'établissement faire leur vie à l'âge tant fatidique des dix huit ans. Elle reversa toujours de l'argent sur un compte qu'elle ouvrit pour eux afin qu'ils commencent leur vie du bon pied. Roger l'accueillait également avec le sourire. Voir cette femme qu'il désirait toujours autant le rendait joyeux. Par contre, le gardien et le cuisinier tiraient toujours une gueule de vingt mètres de long tout en grimaçant. Ils ne supportaient même pas l'idée de ne serait-ce que de la voir. De la voir offrir toujours plus de cadeaux à ces sales gosses. De voir ce monstre de Tom bien habillé et le sourire aux lèvres. De voir ces sales gosses l'attendre toujours avec plus d'impatience. Ils avaient de moins en moins peur d'eux, étant sous la protection presque divine d'Alice. Ils leur suffisaient de lui passer un coup de fil pour qu'elle arrive à l'improviste et ruine leur effet. En ce qui concernait la vie d'Alice avec Tom. Tout se passait bien. Il voyait assez souvent Charlus et Septimus, ils étaient devenus inséparable. Elle apprit à connaître au fil des jours Philius qui avait complètement accepté l'idée de n'être que des amis. Il ressemblait tellement à Draco même dans son caractère. Elle s'y était beaucoup attaché. Elle avait également eu l'occasion de se rapprocher de Pénéloppe et Dorina ainsi que de leurs maris. Elle passait justement cet après midi chez Pénéloppe pour lui parler de sa condition. Elle retrouva de nouveau Pénéloppe dans sa véranda et s'assit face à elle. Elles se sourirent poliment.

«_ Comment dois-je vous appeler? Hermione ou Alice?

_ Alice s'il vous plaît. Je ne peux plus m'appeler Hermione...

_ Je connais votre identité mais j'avoue ne pas vraiment comprendre. Votre âme semble venir d'une autre époque...comme si vous étiez coupé en deux.

_ Pénéloppe, je veux vous faire confiance et j'espère ne pas regretter de me confier à vous alors promettez moi s'il vous plaît de ne pas divulguer les informations que je vais vous donner en ce lieu.

Elle vit Pénéloppe sortir sa baguette.

_ Moi Pénéloppe Weasley, née Lestrange, je jure sur ma magie ne pas révéler les informations dîtes en ce lieu.

_ Je l'accepte.

Alice était tout de même surprise. Elle venait de faire un serment inviolable sans hésiter une seule seconde. Si après cela elle ne pouvait pas lui faire confiance, elle ne pourrait le faire à personne.

_ Je m'appelle Hermione Granger et je suis née en 1979.

_ Vous venez du futur...? Demanda-t-elle les yeux écarquillés, je pensais qu'on ne pouvait que revenir de quelques heures...

_ Je le pensais également mais mon directeur m'a prouvé le contraire avec une de ses inventions.

_ Ce devait être un grand homme.

_ Il l'est. Vous devez peut-être le connaître. Il s'appelle Albus Dumbledore.

_ Ce nom me dit en effet quelque chose. Mais pourquoi être revenue à cette époque?

_ Pour expliquer je dois vous raconter la situation à mon époque. Tout commence en 1980, c'était une bien sombre époque où un mage noir s'amusait à tourmenter autrui et surtout à tuer quiconque se mettant sur son chemin. C'était un sorcier très puissant qui n'avait pas de pitié, aux idées très précises et racistes. Pour lui, les sangs purs étaient supérieurs et les nés moldu ne méritaient même pas d'étudier la magie. Idées reprises certes de son ancêtre Salazard Serpentard. Celui-ci va apprendre justement l'existence d'une prophétie le concernant ainsi qu'un bambin destiné à le tuer qui disait ceci:

« Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois...»

Deux enfants correspondaient. Neville Longdubat et Harry Potter.

_ Potter? Vous voulez dire?

_ Oui, je pense que c'est l'arrière petit fils de Dorina dont il est question.

_ Il va mourir?

_ Non mais à quel prix...le Seigneur des Ténèbres qui se surnommait lui-même Voldemort, partit chez James et Lily Potter. Il tua James et poursuivit Lily qui alla s'enfermer dans la chambre de son fils, le tenant avec désespoir. Il explosera la porte et lui ordonnera de lui remettre l'enfant. Elle le suppliera de le laisser tranquille, de la tuer elle mais pas son fils. Il s'énervera et la tuera pour ensuite s'en prendre à son fils. Il jettera le sort de la mort sur le bambin de tout juste un an mais celui-ci n'avait pas prévu que le sort lui soit renvoyé. Cela sera donc la disparition de Voldemort. Harry sera envoyé dans sa seule famille restante, des moldus qui n'aimaient pas les sorciers. Il sera traité comme un serviteur, dormant dans un placard sous les escaliers jusqu'à ses 11 ans où il recevra sa lettre pour Poudlard.

_ Mais c'est horrible! Pourquoi l'avoir laissé chez ces moldus?

_ A cause de la protection du sang.

_ Expliquez-vous, je ne comprends rien.

_ Lily Potter s'est sacrifié pour son fils et a utilisé de la magie très ancienne pour protéger son fils. Ayant le même sang que sa mère, sa tante moldu créait une protection pour lui. C'était pour sa sécurité...

_ Mais ce n'est pas pour Harry j'imagine que vous êtes revenue.

_ Non pas vraiment. Pour continuer mon histoire, Harry rentrera à Gryffondor en compagnie de Ron Weasley et moi, Hermione Granger. On aura pas mal de problème parce que Voldemort tentera plusieurs fois de revenir. Il prendra tout d'abord possession du corps d'un de nos professeur pour chercher la pierre philosophale, Harry l'en empêchera. Il reviendra ensuite à travers un journal ensorcelé où son souvenir de ses 17 ans réussit à absorber l'énergie d'une élève et de revenir à la vie, Harry le tuera après avoir achevé un basilic. Il reviendra finalement à la vie lors de notre cinquième année grâce au sang de harry, le sang sacrifié de l'ennemi. A partir de là, le monde sorcier comme moldu sera plongé dans le chaos. On apprendra que Harry est le seul à pouvoir le tuer, faisant de lui l'élu. On cherchera lors de notre septième année les horcruxes qu'avaient créé Voldemort.

_ Des quoi...?

_ On utilise le terme Horcruxe pour désigner tout objet dans lequel une personne a dissimulé une partie de son âme. Peu importe que l'objet soit inanimé ou non ; d'après Dumbledore, une créature vivante peut faire office d'Horcruxe, mais il s'agit là d'une pratique risquée, puisque l'animal ou la personne peut alors penser et se déplacer par lui-même, et ce indépendamment de la parcelle d'âme qui l'habite. L'Horcruxe vise à protéger le fragment d'âme qu'il renferme de tout ce qui peut arriver au corps de la personne auquel il appartient. Tant qu'il est en sécurité, cette personne peut continuer à exister même si son corps est abîmé ou détruit.

_ Et il en a fait plusieurs?

_ 7 pour être exact. Harry en avait déjà détruit un en détruisant le journal, Dumbledore avait détruit la bague et nous avons réussi à détruire le collier. Mais ce n'était pas suffisant...les années sont passées et nous avons combattu tant que possible Voldemort mais il a achevé Harry en tuant sa femme et son enfant.

_ Oh mon dieu...!

_ Il est alors tombé dans le coma et la fin était proche. Je savais que Ginny, sa femme, était la seule chose qui le rattachait encore à ce monde. Il n'en pouvait plus. Sa vie ne se résumait qu'à voir les gens mourir autour de lui. Sa famille lui donnait l'espoir, l'envie de faire de ce monde la paix pour qu'ils grandissent, qu'ils ne connaissent pas la guerre. Il en parlait souvent avec moi...il me disait combien il voulait voir ses enfants courir dans les rues sans avoir peur de se prendre un Avada, dit-elle tout en commençant à pleurer, il voulait tellement, je le voyais dans ses yeux, ces étoiles qui y brillaient. Il y croyait tellement en ce jour! Mais on lui a tout enlevé. Je comprends très bien qu'il veuille mourir après cela...C'est pour cela que je suis là. Je dois prendre le problème à la racine.

_ A la racine...? Vous voulez dire que Tom...?

_ Oui, vous avez bien compris. Tom est celui qui deviendra par la suite Voldemort. Dumbledore m'a parlé de son enfance difficile, des points communs qu'il avait avec Harry et j'en ai conclu que c'est justement ce manque d'amour dans sa vie qui l'avait changé en ce monstre. Je suis donc là pour lui donner l'amour qu'il mérite.

_ Vous êtes une femme courageuse. Vous venez dans une époque que vous ne connaissez pas en sachant pertinemment que vous perdez dans un sens tout ce que vous aviez. Vous n'aurez plus la même place dans le cœur de vos proches. Vos parents ne seront plus les votre dans un sens...Je vous admire, je ne sais pas si moi même j'en serais capable.

Alice ne pouvait à présent plus s'arrêter de pleurer. Oui, elle perdait tellement. Elle ne pourrait plus reprendre Ron à table lorsqu'il mangeait comme un porc. Elle ne pourrait plus sermonner ses meilleurs amis lorsqu'ils cherchaient à prendre en douce ses recherches. Elle ne pourrait plus passer de longues soirées à parler avec Ginny de tout et de rien. Elle ne pourrait plus avoir ces conversations qui la fascinaient toujours autant avec Luna. Elle ne pourrait plus observer Neville s'occuper presque avec amour de ses plantes. Elle ne pourrait plus les prendre dans ses bras, pleurer sur leur épaule, les réconforter, les aimer. Tout ça lui était retiré. Elle sentit deux bras la serrer et elle posa sa tête sur une fine épaule pour pleurer toute sa peine.

_ Je sais que ça doit être dur mais sachez que je ne vous abandonnerai jamais. Je vous soutiendrai toujours.

_ Moi aussi.

Elles se retournèrent avec surprise et tombèrent sur Dorina.

_ Depuis quand êtes-vous là?

_ Depuis le début Hermione.

_ Ne dites rien s'il vous plaît!

_ Je viens de vous le dire, je vous soutiendrai également. Changeons ce monde qui est destiné à plonger dans l'obscurité et donnons lui un nouveau destin. »

Elles se sourirent. Une forte amitié venait de se tisser.

Un mois venait encore de passer. Alice était assise sur un fauteuil devant son bureau, le regard perdu, la main triturant le bracelet qui l'avait amené ici. Devrait-elle vraiment l'utiliser un jour? Elle n'aurait plus sa place dans son ancienne époque. Elle n'aurait plus ses repères et ne pourrait pas s'habituer à cette vie. Elle pouvait se faire une vie ici maintenant, aux cotés de Tom. Le voir grandir, devenir père. Oui...

«_ Dit moi Alice, c'est quoi ton bracelet?

_ Quoi?

Elle regarda Tom étonnée.

_ Je te demande ce qu'a ton bracelet de si spécial. Je te vois souvent le regard perdu en train de le toucher. En plus il manque un cristal, tu l'as perdu?

_ Je suis désolé de te dire cela, mais je ne peux rien te dire à propos de ce bracelet.

_ Mais...

_ Plutôt que de perdre du temps dans une conversation dont tu sais que tu n'obtiendras rien de moi, pourquoi ne pas m'accompagner à la librairie, j'ai oublié quelques affaires.

_ Oui, pourquoi pas.

Il prit le bras qu'elle lui présenta et ils atterrirent dans l'ancienne boutique.

_ Va voir en bas, il doit rester quelques livres sorciers, je vais regarder dans mon ancienne chambre, tel que je me connais, j'ai du en laisser sous mon lit.

_ D'accord.

Il descendit vérifier pendant qu'elle fouilla sa chambre. Elle regarda sous son lit et vit plusieurs livres y être éparpillé. Elle fit apparaître un carton et y déposa l'un après l'autre les livres dedans. Une fois cela fait, elle se releva d'un coup et sentit soudainement un violent vertige la prendre. Sa tête tournait. Elle lâcha le carton et essaya de se rattraper au mur mais ne fit que se prendre brutalement son bureau. Elle n'eut pas le temps de bien reprendre ses esprits, qu'elle vit le cristal de son bracelet se détacher, et tomber comme au ralenti jusqu'au sol. Celui-ci percuta le parquet et se brisa. Alice releva la tête et rencontra le regard surprit de Tom. Elle n'eut même pas le temps de dire à Tom de partir que le cristal l'enveloppa dans une sphère de lumière. Malheur! Elle allait de nouveau changer d'époque et elle ne savait même pas où! Ses larmes coulèrent en réalisant la dure vérité. Elle allait abandonner Tom. Celui-ci voulut se rapprocher mais ce fut trop tard. Elle ne put que lui dire ces mots qui lui resteront gravé à jamais.

_ Je t'aime Tom. »

Et elle disparut devant ses yeux. A son départ, le cristal provoqua une énorme explosion qui balaya une bonne partie de la librairie. Lorsque Tom rouvrit les yeux, ce n'était que ruine, poussières, feu et tristesse. Elle était partis. Elle avait disparu! Il était seul de nouveau! Non! Ce n'était pas possible! C'était un cauchemar! Il se releva et chercha dans les débris son corps. Ses cheveux blonds, ses yeux gris. Tout! Il se mit à pleurer et à hurler! Sa magie instinctive l'avait protégée mais elle ne pouvait pas lui ramener Alice! Sa Alice! Un homme en uniforme de pompier se précipita vers lui et le prit. Tom se débattit, criant qu'elle était toujours là quelque part! Mais l'homme n'écouta rien et le déposa hors de la boutique. Une femme déposa une couverture sur lui et l'ausculta. Elle constata avec surprise qu'il n'avait absolument rien. Il fut emmené et présenté à un homme qui semblait étudier son dossier. On lui avait demandé son nom et cela avait suffi à faire sortir un petit dossier à son nom.

«_ Monsieur Tom Standel, anciennement Tom Jedusor. Vous avez vécu jusqu'à vos 7 ans à l'orphelinat Wool et avez été adopté par Alice Standel, aujourd'hui décédée selon vos propos.

_ Retirez immédiatement ce que vous venez de dire! Alice n'est pas morte !

_ Je ne fais que dire la vérité. Elle est peut-être dure à entendre mais c'est la réalité. Malheureusement pour vous, elle était elle même orpheline. Il est marqué que ses parents sont décédés, assassinés par des brigands. Dans ces conditions, je dois vous remettre dans votre ancien orphelinat.

_ Non! S'il vous plaît! Pas là bas! Je pourrai aller vivre chez une de ses amies! Je les connais bien!

_ Ce n'est pas possible. Elles ne sont pas vos tutrices.

_ Mais... !

_ Ne nous compliquez pas le tache, votre directeur va arriver d'une minute à l'autre.

Ce fut sur cette phrase qu'il entendit la porte derrière lui s'ouvrir. Il reconnut les pas lents et lourds de son bourreau. Il ne retourna pas la tête. Il savait déjà que l'homme en question le fusillait du regard. Il allait sans aucun doute lui remettre la mort d'Alice sur son dos. Il allait souffrir...mourir peut-être...Il rejoindrait au moins Alice. Il suivit donc son directeur qui le traîna sans pitié jusqu'à la voiture. Une fois arrivé, il le tira jusqu'à son bureau et le jeta au sol. Il s'assit sur son fauteuil et le regarda. Le savoura du regard.

_ Alors Tom, tu pensais m'échapper. Tu pensais pouvoir vivre la belle vie mais vois-tu, tu as un trop beau cul pour t'en servir seulement pour t'asseoir. Cela fait tellement longtemps que je n'y ai pas goûté. Et si tu me faisais déjà une petite gâterie avec de commencer le repas, tu sais que j'aime toujours commencer par le dessert.

Tom le fusilla du regard. Il ne bougea pas d'un poil. Le visage de Roger se crispa. Il se leva brutalement et lui choppa avec force sa tête par ses cheveux. Il mit sa tête au niveau de son envie.

_ Fait ce que je te dis!

_ Je ne ferais rien. Va crever en enfer sale moldu !

Roger ne tint plus et se mit à le frapper. Il le rua de coup sans s'arrêter. Il devait trouver un moyen d'évacuer sa haine. Il se lassa des coups et baissa soudainement son pantalon ainsi que celui de Tom qui ne put protester dans son état lamentable. Avant de commettre l'irréparable, Roger lui prit de nouveau ses cheveux et lui parla en le regardant dans les yeux.

_ Tu n'as que ce que tu mérites. Tu as tué un ange alors accepte ta punition sale monstre!

Et il le viola toute la nuit. Tom fut au bord de la mort et seule sa magie le garda un tant soit peu en vie. Le gardien le jeta par la suite dans sa chambre, ne prenant même pas la peine de le poser sur son lit. Tom ne bougea plus pendant quelques minutes. Il priait tellement pour que tout ne soit qu'un rêve. Il ne pouvait pas concevoir le fait qu'on lui ait tout enlevé d'un coup sans explication. Alice, Septimus, Charlus...il avait tout perdu à présent. Il n'eut même pas le temps de pleurer sur son sort que les garçons partageant son ancienne chambre l'entourèrent d'une façon menaçante.

_ Alors le monstre, on rentre à la maison après avoir commis son crime? Tu avais mal calculé ton coup hein!

_ Pourquoi tu l'as tué?

_ Je ne l'ai pas tué.

_ Arrête de mentir pourriture! Tu l'as tué avec tes anormalités! Je l'avais prévenu pourtant! Elle n'a pas voulu m'écouter et voilà ce qui arrive!

_ Je ne l'ai pas tué!

Tom avait du mal à respirer, et se mit à tousser. Un garçon voulut lui donner un coup de pied au visage mais soudainement Ledas apparut, se mettant entre lui et son maître, les crocs sortit. Ils se mirent à paniquer en le voyant. Inferno arriva par derrière en compagnie de Nagini. Ils encerclèrent les imprudents qui avaient osés s'attaquer à leur maître. Ils voulurent les tuer mais Tom les arrêta. Les garçons n'en demandèrent pas plus et s'enfuirent.

_ Comment m'avez-vous retrouvé?

_ C'est Trivia qui nous amené jusqu'à vous.

Il vit le papillon arriver dans un halo de lumière bleu. Une lumière agréable.

_ Merci.

_ Maître, susura Nagini, laissez moi vous guérir.

Elle s'approcha de lui et le mordit. Il ressentit une brève douleur suivit par une sensation d'apaisement. Doucement, toutes ses blessures se guérirent. Il finit par se lever et se coucher dans son ancien lit. Ses serpents vinrent se mettre tout autour de lui, essayant tant bien que mal de lui donner de la chaleur. Il en avait besoin dans ce moment de froid intense. Il ne voulait pas accepter ce qui venait d'arriver. Elle ne pouvait pas être morte. Son ange, sa lumière. Elle ne pouvait pas le quitter comme ça! Il ne réussit pas à dormir de la nuit, les cauchemars le submergeant. Il revoyait sans cesse ce regard paniqué, brouillé de larmes et presque résolu comme si elle savait ce qui allait arriver. Et ces mots qu'elle lui avait dis avant de disparaître devant ses yeux. « Je t'aime Tom. » Lui aussi l'aimait! Il ne pouvait plus abandonner ce sentiment qui lui tenait tant à cœur à présent! Alors qu'il allait enfin trouver un peu de sommeil, il entendit des pas bruyant et pressés se diriger vers la chambre. Ses serpents, comprirent la menace. Ledas et Inferno se transformèrent en médaillon. Il ne put pas prendre le temps de l'observer. Malheureusement, Nagini n'avait pas le pouvoir de se transformer et il vit des garçons entrer en compagnie du directeur lui même. C'était perdu. Ils allaient la tuer! Un des garçons le pointèrent du doigt et soudainement, sans qu'il ne comprenne, leurs regards se firent trouble, presque éteint et la réaction du directeur changea brusquement.

_ Qu'avez-vous à me déranger pour rien? Il n'y a aucun serpent ici!

_ Mais...Ils étaient là!

_ Je n'accepte pas que l'on me dérange sans raison.

Il gifla le garçon et partit en les fusillant du regard, non pas sans oublier de lancer un regard pervers sur le corps de Tom. Les garçons n'en dirent pas plus et descendirent rejoindre les autres à la cantine.

_ Nagini qu'as-tu fait? Ils étaient juste devant toi et ils ne t'ont pas vu.

_ Non, ils m'ont vu pour finalement ne plus me voir parce que je ne le voulais pas. Contrairement à ma mère qui elle tue du regard seulement, je peux contrôler l'esprit des gens en rencontrant leur regard.

_ C'est extraordinaire!

_ Oui, mais au plus j'use de ce pouvoir sur la même personne, au plus le risque qu'il meurt d'une raison inexplicable arrive.

_ Je ne te demanderais de t'en servir qu'en cas de besoin ne t'inquiète pas. Pas que l'idée qu'ils meurent me chagrine mais je ne veux pas avoir plus de problème pour le moment.

_ Bien maître.

_ Bon, je crois que je vais aller manger. Entoure mon bras, on ne te verra pas sous ma manche.

_ Oui maître.

Nagini entoura son bras et se dissimula sous sa manche. Il descendit presque au ralentit ces escaliers qu'il ne pensait plus descendre un jour. Il avait l'impression que sa courte vie en compagnie d'Alice n'était qu'un doux rêve et qu'il venait de se réveiller pour retomber en plein dans son enfer. Ce trajet maudit qu'il avait tant emprunté autant blessé que fatigué ou affamé. Mais aujourd'hui, il n'était plus le même. Oui, il allait de nouveau se faire respecter, oui il allait de nouveau effrayer les autres garçons, oui il allait de nouveau devoir recevoir des coups et se faire violer mais cela il le ferait payer. Ils paieront tous pour ce qu'ils leur avaient fait subir! Il allait supporter pour mieux rendre au centuple! Il vit à son passage les garçons le regarder avec haine mais également avec peur. Ils étaient vraiment persuadés que c'était lui qui l'avait tué. Étaient-ils bête? Pourquoi tuer celle qui lui offrait enfin une vraie vie? Pourquoi tuer celle qui l'avait sorti de cet enfer vivant? Personne ne serait assez fou pour le faire et ce ne serait certainement pas lui qui l'aurait fait! Il ne supportait plus d'être entouré par des idiots, des misérables moldus! Il valait tellement mieux qu'eux! Il était tellement plus important qu'eux! Il était un sorcier! Pourquoi devait-il vivre dans ce monde qui n'avait strictement plus rien à lui offrir? C'était tellement insensé! Il ouvrit les portes de la cantine et fut accueillit par des regards tous plus foudroyants que les autres. Il vit que les assiettes étaient bien vide. Il prit à son tour une assiette et attendit son tour. Un garçon voulut le pousser et le dépasser, il suffit d'un regard perçant de sa part pour que l'impertinent se calme. Il passa son assiette au chef qui à sa surprise, la remplit pleinement.

_ Récompense pour avoir tué cette salope de blondasse.

Il dut faire preuve de tout son sang froid pour ne pas tuer cet homme déjà bien amoché. Il avait tellement envi de lui brûler ce visage satisfait, de lui crever ces yeux heureux, de casser ces dents formant un sourire appréciateur, de l'achever immédiatement et le retirer à cette vie déjà à moitié détruite par Alice. Pourtant, il ne dit rien et prit l'assiette. Il s'assit à une table où personne ne vint le déranger. Ils sentaient une sombre aura destructrice l'entourer. Seul un garçon plus âgé que lui osa lui lancer une piquer avant d'aller rejoindre sa propre table.

_ Dit moi comment ça ce fait que tu sois en si bonne forme après la soirée de folie que t'as fait le dirlo ? Encore une de tes anormalités?

Tom ne prit pas la peine de lui répondre mais le fusilla du regard. Celui-ci se mit soudainement à hurler de douleur. Son cerveau semblait être écrasé par dix tonnes. Tom le regarda se débattre sans le lâcher du regard. Son corps se mit également à le faire souffrir de partout, comme si on lui enfoncé des couteaux dans sa chaire. Tom sourit face à cette vision mais aussi de fierté. Il venait de lancer un doloris informulé sans baguette. Lorsqu'il vit sa victime sur le point de devenir fou, il relâcha la pression et se remit à manger en silence. Silence qui régnait dans la cantine. Tout le monde avait pu voir que c'était Tom qui avait provoqué cette douleur mais sans rien faire. Deux garçons portèrent le malheureux et l'emmenèrent à l'infirmerie. Il ne s'en occupa pas plus et se mit à observer son médaillon. Celui-ci se composait de deux serpents différents physiquement qui s'enroulaient l'un à l'autre. Il chercha à l'ouvrir mais ne réussit pas. Il abandonna, se disant qu'il avait à présent le temps de découvrir s'il renfermait quelque chose. Il ne finit pas son assiette et voulut retourner se coucher mais le gardien arriva avec le sourire.

_ A partir de maintenant, vous allez tous ramener les vêtements que vous avez pour rembourser le directeur. Vous viendrez après prendre votre nouvelle garde robe. Aller on se dépêche petits bâtards !

Il s'en était douté. Comme si le directeur les aurait laissé se balader dans des vêtements hors de prix sans rien dire. Il fut tout de même soulagé de se dire qu'il n'avait pas sur lui ses plus beaux vêtements. Il monta dans sa chambre et pria à Nagini de s'y cacher. Il descendit et se déshabilla pour donner ses vêtements au gardien qui les mit dans un carton. Il lui fut remis un T-shirt trop grand et troué qui ne semblait pas avoir été lavé depuis un moment ainsi qu'un pantalon trop petit qui laissait voir ses chevilles. Un manteau crasseux, des chaussures usées, une écharpe déjà mangée par les mites et des gants troués au niveau des doigts. Il lui donna également deux paires de chaussette et trois caleçons blancs où se trouvait des taches douteuses. Les autres le regardèrent avec mépris comme pour dire que c'était de sa faute ce qui arrivait. C'est vrai que ces vêtements étaient tellement beaux et propres qu'il aurait tué n'importe qui pour pouvoir les porter. Il passa les vêtements et remonta dans sa chambre sans s'occuper d'eux. Il ouvrit la fenêtre et sauta dans l'arbre qui se trouvait juste en face. Il s'assit sur une de ses branches et contempla avec tristesse ce qui restait de la précieuse librairie d'Alice. Il n'en restait qu'une ruine...Il ne cessa pas de la contempler, ne s'occupant pas plus des bavardages incessant de ses camarades de chambre qui vinrent dormir à la nuit tombé. Un sourire triste se dessina sur son visage. Je te retrouverai un jour Alice, je te le jure!

Dans un manoir sombre, un homme blond buvait son énième verre d'alcool. Il venait d'apprendre la mort de sa meilleure amie. Il ne pouvait pas supporter l'idée qu'elle soit morte. Son ange...elle aurait dû être éternel. Il se servit de nouveau un verre maladroitement et ne remarqua pas l'entré d'un homme tout aussi blond que lui dans son antre. On lui arracha son précieux élixir des mains. La colère l'agrippa.

«_ Fortagus, rends moi ce verre!

_ Je crois que tu as assez bu pour la soirée.

_ Rends le moi!

_ Non, je ne peux plus rester là à rien faire alors que tu te bourres si bêtement.

_ Tu ne peux pas comprendre ce que je ressens! Elle est morte!

_ Qui ça grand frère? Qui est mort?

_ Alice! Ma précieuse Alice est morte! Je n'ai pas pu la protéger! Je n'ai pas pu protéger mon ange et son fils! Je n'ai pas pu protéger Tom aussi! Il a disparu aussi! Je suis un bon à rien! Je lui avais promis de le protéger au moins lui! Elle doit m'en vouloir de là haut! Pardon Alice de ne pas avoir été là pour toi, avec toi! Je suis si nul! Pardonne moi!

Fortagus fut surpris par les paroles de son grand frère. Il parlait d'Alice Standel...un fils...? Elle avait un fils? Il n'était pas au courant de cette information! Il vit son frère en plein délire. Cette femme allait le détruire si elle vivait toujours dans son cœur. Il prit sa baguette et la pointa sur Philius.

_ Oubliettes. »

Son frère se reçut le sort de plein fouet et s'évanouit au sol, faisant se briser la bouteille d'alcool. Deux vies venaient d'être oubliées. Un secret venait d'être gardé. Un homme venait de se briser dans l'oublie.

Il faisait froid en cette nuit du 31 décembre. Il contemplait comme chaque soir la librairie mais ce soir était différent. Il venait tout juste d'avoir 10 ans. Cela faisait maintenant 3 ans qu'il avait retrouvé le charmant orphelinat de son enfance. Il se prit le vent glacial hivernal et se délecta de sa fraîcheur. Il ne s'occupa pas de ses camarades de chambre qui eux, se glaçaient littéralement sous leur mince couverture. Aucun ne protesta. Un seul avait osé se plaindre et il s'était fait presque mordre par un de ses serpents. Plus personne n'osa depuis lui demander de fermer la fenêtre. Il leva un verre de vin qu'il avait fait apparaître en direction de la librairie avant de le boire.

«_ A ta santé Alice.

Il avait beaucoup progressé en magie. Il n'avait jamais pu retourner dans son manoir et revoir Charlus et Septimus, ceux-ci étant aux abords de Pré-au-lard. On ne pouvait s'y rendre qu'en transplanant, ce qu'il ne savait pas faire. Il pouvait seulement aller sur le chemin de traverse grâce à Tom qui lui ouvrait le passage en souriant tristement à chaque fois. La nouvelle que Alice Standel était morte s'était un peu répandu. Lorsque Tom l'avait revu la première fois, il n'y avait pas cru. Aux yeux du monde sorcier, il était déclaré disparu. Peu de personne connaissait son existence et il voulait que cela reste ainsi. Il avait alors demandé à Tom de ne le dire à personne et lui avait simplement expliqué qu'il était à présent dans un orphelinat moldu. Il passait donc souvent ses après midi dans les librairies pour apprendre le plus de sorts possible. Il s'entraînait ensuite le soir dans les jardins de l'orphelinat. Au fil des mois, il réussit à faire apparaître des objets sans baguette et à exécuter quelques sorts comme accio, le sortilège d'allègement ou celui d'alohomora. Mais cela lui demandait beaucoup de concentration et d'énergie. Sauf pour la métamorphose. Il s'était trouvé un don et n'avait aucune difficulté à en faire sans baguette. Dans ses jours d'ennui ou d'envie subite de s'amuser, il passait son temps à tourmenter les autres enfants de l'orphelinat en leur prenant des affaires pour les changer en animaux, en monstres. Cela l'amusait quelques minutes de voir leurs têtes apeurées mais ça ne durait jamais longtemps. Il se lassait de ces cobayes sans importance. Il prit ensuite son médaillon dans sa main et le tritura, perdu dans ses pensées. Il repensait au jour où il avait réussi à l'ouvrir. C'était un jour comme les autres où il essayait de l'ouvrir. De colère, il se mit à lui parler en fourchelang sans qu'il ne s'en rende compte, lui ordonnant de s'ouvrir, et ce fut ce qu'il fit. Il y trouva un mot qu'il ouvrit. Une délicate écriture, fine et noble s'y trouvait.

« Bonjour à toi mon héritier ou héritière.

Si tu as pu lire un jour ce mot c'est que tu as suivi mes pas en réunissant ces deux magnifiques races que sont les serpents des enfers et les serpents des glaces. Beaucoup de légendes existaient à leur propos et je découvris un jour une clairière où cohabitaient leurs deux espèces. Une découverte qui me valu le même médaillon que tu dois porter en ce moment. J'ai toujours souhaité que ma descendance découvre de nouveau le plaisir de faire connaissance de ces extraordinaires serpents. Dans ces conditions, seul ma descendance pourra lire ce mot que je lègue comme une part d'héritage. Tu dois certainement te douter de qui je suis. Je ne sais pas qui tu es ou qui tu seras mais moi je me nomme Salazar Serpentard, ton ancêtre. Je n'ai pas écrit ce mot sans raison apparente, je voulais dire ces quelques mots aux générations qui m'ont suivies. Je ne doute pas que ma réputation m'aura suivi même à travers les siècles. Celle d'un homme arrogant qui détestait tout ce qui se rapportait de prêt ou de loin aux moldus. Ce n'est pas faux. Je hais les moldus. Je les exècre. Ces misérables êtres qui m'ont enlevés Marianne. Je ne peux pas leur pardonner leur arrogance, leur existence même. L'idée même que des sorciers puissent ressortir de ces familles me révulse au plus haut point. Mais, j'ai mes propres raisons pour les haïr ainsi mais toi, toi qui voudras certainement suivre mes pas et rentrer dans la danse de la haine, as-tu tes propres raisons? Les hais-tu personnellement? Les vois-tu comme je les vois par tes propres yeux et non les miens? Si tu veux poursuivre mon périple de haine, cette chaîne incassable, fait, mais de ton propre chef! Je ne veux pas influencer mes enfants, et leurs enfants. Je veux qu'ils aient leurs idées, comme j'ai les miennes. Réfléchis à tout cela. Si ta réponse est la même que la mienne sache que tu pourras toujours compter sur moi. Rejoints moi à Poudlard, tu y trouveras mes appartements. Je t'attendrais toujours avec impatience.

Heureux d'avoir pu te parler et impatient de te rencontrer,

Salazar Serpentard. »

Il avait tout d'abord cru à une blague mais au fil des jours il dû admettre que ce n'était pas si impossible. Il parlait Fourchelang, un don que seul Serpentard avait. Oh oui, il haïssait les moldus pour ses raisons. Ils lui avaient enlevés la seule vie dont il avait toujours rêvé! Par contre...il avait toujours buté sur ce nom, Marianne. Qui pouvait-elle être pour être à l'origine de sa haine? Dans tous les livres qu'il avait regardé, il n'avait jamais rien trouvé qui faisait mention d'elle. Elle était inexistante et pourtant paraissait avoir une place importante dans le cœur de Salazar. C'était à en devenir complètement fou. Mais il se sentait à présent tellement puissant. Il était l'héritier de Serpentard! Il était si extraordinaire! Ajoutant à cela qu'il était le dernier héritier de la grande famille Standel. Il imaginait déjà tout le pouvoir qu'il allait pouvoir user sur les sorciers. Il en tremblait d'avance. Il avait également hâte de rencontrer Serpentard! Sa vie allait bientôt changer!