Il faisait beau en cette journée de Septembre. Tom choisit justement celle-ci pour passer à la banque Gringotts. Maintenant qu'il allait retourner pour de bon dans le monde sorcier, il se devait de faire sa grande réapparition. Il ouvrit donc ces grandes portes en bois qui grincèrent à son passage. Il vit presque avec dégoût ces petites créatures, des gobelins, ceux chargés à veiller sur les biens des sorciers d'Angleterre. Pouvait-on vraiment faire confiance aux gobelins? Ce qu'il avait lu d'eux n'était pas des plus flatteur. Il s'avança et s'arrêta devant le plus haut comptoir. Le gobelin ne prit même la peine de lever la tête. Quel insolent!

«_ Excusez moi monsieur, j'aimerais retirer de l'argent de mon coffre.

Le gobelin daigna enfin jeter un coup d'œil sur sa merveilleuse personne.

_ Et comment vous appelez-vous monsieur?

_ Standel, Tom Standel.

Le gobelin souleva les sourcils dans un air méfiant et étonné.

_ Monsieur Tom Standel est porté disparu depuis presque quatre ans déjà.

_ Et bien maintenant je ne le suis plus. Conduisez moi s'il vous plaît à mon coffre.

_ Est-ce que vous avez votre clé?

_ Je n'ai rien de tout cela.

_ Je ne peux pas ouvrir le coffre à n'importe qui, surtout celui-là.

_ Comment prouver mon identité?

_ Si vous êtes vraiment le fils de Lady Alice Standel, le même sang doit couler dans vos veines. Donnez moi une goutte de votre sang que je l'analyse.

Tom se sentit tout de suite démuni...Il n'avait pas le même sang qu'Alice. Il se souvint soudainement du notaire de la famille. Peut-être pourrait-il l'aider.

_ Je souhaite avant tout rencontrer le notaire de ma famille.

_ Qui s'appelle?

_ Bortymus Ruter.

Le gobelin grimaça. Seule les personnes étant en contrat avec lui savait son nom.

_ Veuillez me suivre.

Tom le suivit silencieusement et arriva devant une porte en chêne. Il frappa et elle s'ouvrit toute seule. Il entra et fut happé par le regard sérieux du notaire. Il se sentit presque mal à l'aise.

_ Bonjour monsieur Standel, ou en tout cas, ce que vous prétendez être.

_ Je ne fais pas que le prétendre, je l'affirme. Je suis Tom Standel, fils d'Alice Standel.

_ C'est ce que nous allons voir. Veuillez vous approcher.

Ce qu'il fit.

_ Prenez cette dague et coupez vous le doigt, assez pour qu'une goutte de sang tombe sur ce document.

Tom se sentit mal. Encore le sang? Comment allait-il prouver qu'il était son fils? Il n'avait pas le sang pur des Standel mais de Serpentard. Malgré cela, il ne fallait pas qu'il paraisse suspect alors il prit la dague et fit ce que le notaire lui avait demandé. Il vit la goutte de son sang tomber comme au ralenti pour venir s'écraser sur le document au papier jaunâtre. Il vit avec surprise son sang se faire absorber par le papier. Malheur, il avait certainement raté le test.

_ Je suis content d'enfin vous rencontrer monsieur Standel, je n'espérais plus vous voir depuis votre disparition.

Tom avait certainement raté un épisode...

_ Je comprends que vous soyez perdu. Je n'ai pas comparé votre sang à celui de Lady Standel mais au votre.

_ Comment cela?

_ Mademoiselle Standel m'a dit qu'elle vous avait adopté, elle m'a donc remis un document où figure un de vos cheveux, une goutte de votre sang et votre photo, avec toutes les informations pouvant me servir à prouver que vous étiez bien l'héritier des Standel.

Il sentit son cœur bondir en entendant cela. Elle lui avait assuré un avenir en étant prévenante...Cela lui fit mal de repenser encore à elle. Il l'aimait tellement. Elle continuait toujours à l'aider même de là haut.

_ Je vous demanderais de signer ce document et d'apposer votre doigt là où votre sang est tombé. Vous deviendrez alors officiellement le Lord Standel.

_ Ne suis-je pas trop jeune pour être Lord ?

_ Dans le cas où vous êtes le dernier membre de la famille et surtout l'héritier direct, il n'y a pas d'âge pour que vous deveniez Lord et surtout majeur. Personne ne pourra prétendre au titre de tuteur. Vous pouvez retirer autant que vous le désirez. Les biens des Standel sont à présent à vous ainsi que les parts de marché.

La liberté totale...

_ Suis-je obligé de retourner à l'orphelinat tout les ans?

_ Non, à présent vous êtes majeur, vous pouvez résider dans l'une des propriétés de votre famille.

Il allait enfin faire ses adieux à ces moldus! Il en sauterait presque de joie. Il n'avait plus à faire en sorte que cet orphelinat existe encore. Oh que c'était une bonne nouvelle !

_ Prenez cette clé, présentez là à un des gobelins de l'entrée et vous pourrez disposer de votre argent. Lorsque vous voudrez vous rendre à une de vos demeures, prévenez moi et je vous passerai la liste complète de celles-ci.

_ Merci Bortymus, vous ne savez pas combien je suis heureux de vous avoir rencontré!

_ Le plaisir est partagé, Lord. »

Il descendit et refit face au même gobelin qui l'avait si bien accueillit. Il lui tendit sa clé en or avec le sourire.

_ Voici ce que vous m'aviez demandé. Veuillez me conduire jusqu'à mon coffre!

_ Bien monsieur Standel.

_ Lord je vous prie, pas de familiarité entre nous.

Son visage se tordit. Il ne supportait pas ce jeune prétentieux.

_ Excusez moi Lord Standel, veuille me suivre. »

Il monta dans une de ces voitures à railles et ils arrivèrent enfin devant son coffre. Le gobelin prit la clé qu'il lui jeta au sol. Tom sourit hautainement en le voyant se baisser pour la ramasser. Le coffre fut ouvert et seulement à cause de sa dignité, il n'ouvrit pas la bouche en grand devant tant d'or. Des bijoux, des couverts, des coffrets, des lingots, des pièces, des pierres précieuses. Il ne savait plus où regarder. Tout brillait. Il prit son sac et ordonna au gobelin de le remplir généreusement, ce qu'il fit de mauvaise grâce. Une fois le sac plein, il se remit dans la voiture et attendit que le gobelin démarre. Il put enfin sortir de la banque pour retrouver Audric qui avait tenu à l'attendre devant.

«_ Tu ne tiens pas à aller prendre de l'argent pour tes fournitures?

_ J'ai déjà de l'argent sur moi.

_ Tu n'es pourtant pas allé à la banque.

_ J'en avait avant d'arriver à l'orphelinat. Mes parents n'appréciaient pas vraiment l'idée que je me balade avec des centaines de galions sur moi mais je ne pouvais pas non plus accepter l'idée de sortir les poches vides. Qui sait ce qui pouvait m'arriver. Mais sinon ça s'est bien passé? Tu en as mis du temps.

_ On ne peut mieux. Je suis à présent le lord Standel.

_ Waouh ! Déclara Audric tout en sifflant d'admiration. Tu me permets de te baiser les pieds?

_ Mais vas-y je t'en prie, répondit Tom tout en lui présentant son pied en souriant.

Il fut d'autant plus surpris lorsqu'il le vit vraiment se baisser pour déposer ses lèvres sur le cuir de ses chaussures. Il le lui retira brusquement. Audric, à genoux, le regarda un instant sans comprendre puis sourit de façon moqueuse.

_ Le lord n'accepte pas les démonstrations d'amour?

_ Non, c'est juste que tu m'as pris de court. Je ne pensais vraiment pas que tu le ferais.

_ Stresses pas, si tu n'aimes pas ça, je me contenterais de tes lèvres.

_ Quoi?

Il n'eut pas le temps de se reculer qu'il sentit le souffle d'Audric sur ses lèvres. Celui-ci sourit et Tom eut l'étrange impression de voir des canines un peu plus pointu que la normal. Il plongea son regard dans le sien et vit une lueur rouge s'y allumer. Alors qu'il pensait vraiment que sa dernière heure était arrivé, Audric prit sa main et y déposa ses lèvres.

_ Je ne te ferais jamais de mal, je te servirai toujours mon Lord et cela quelque soit les choix que tu feras dans ta vie.

_ Tu parles comme si tu savais ce que je prévois de faire.

_ Peut-être parce que je sais ce que tu vas faire.

_ Je n'aime pas les blagues Audric, soit plus précis.

_ Je sais que tu comptes à présent réduire à néant l'orphelinat qui t'a volé ta vie.

_ Et maintenant que tu sais cela, pourquoi tu crois que je ne vais pas tuer là tout de suite?

_ Premièrement parce qu'il y a beaucoup de témoin ici et deuxièmement parce que tu sais que je ne te veux pas de mal.

_ Comment puis-je te faire confiance?

_ C'est à toi de voir, mais je te serais à jamais dévoué.

_ C'est ce qu'on verra. Maintenant, allons acheter nos fournitures et surtout nos baguettes, j'ai hâte de voir quelle sera la mienne.

_ Bien. »

Alors qu'ils étaient sur le chemin d'Ollivanders, Tom cessa de marcher pour bloquer son regard sur un homme qu'il ne pensait plus revoir. L'homme en question en le voyant, se stoppa, un air perturbé inscrit sur son visage. Il s'approcha un peu plus de Tom. Il voulut se mettre à lui parler mais Tom ne lui en laissa pas le temps et lui lança un regard meurtrier avant de partir, suivi de prêt par Audric.

«_ Oncle Philius?

Philius se retourna et regarda son neveu.

_ Oui Abraxas?

_ Tu le connais?

_ Non...enfin, je ne pense pas...

_ Il avait pourtant l'air de te connaître, c'est étrange.

_ Oui...c'est très étrange...

_ Viens! Il faut m'acheter un hibou!

_ Oui j'arrive. »

Il lança un dernier regard perdu sur le dos de Tom et partit avec son neveu, plus songeur que jamais.

Tom marchait d'un cadence rapide et soutenu jusqu'à la boutique de baguettes, bousculant même quelques personnes au passage sans s'en occuper. Il avait revu ce traître qui lui avait promis un jour de veiller sur lui. Alors pourquoi n'était-il pas venu le chercher dans cet enfer? Il savait au fond de lui que ce n'était pas de sa faute, qu'il était porté disparu aux yeux des sorciers. Mais il avait besoin d'un coupable à son malheur. Il entra dans la boutique et fit face à un homme dans la trentaine, regard bleu illuminé aux cheveux broussailleux.

«_ Bonjour, c'est pour une baguette?

_ Pour quelle autre chose pourrais-je venir?

_ Rien évidemment, permettez moi que je prenne des mesures.

Il sortit un mètre flexible de sa poche et se mit à prendre des dizaines de mesures, marmonnant dans sa barbe. Il partit soudainement s'engouffrer dans les dédales de baguettes et en sortit une qu'il lui tendit. Il fit un geste et des tiroirs valdinguèrent.

_ Non pas celle-ci.

Il la lui reprit et partit en chercher une autre. Ils firent plusieurs essais jusqu'à ce qu'il sente soudainement une agréable chaleur au contact de l'une d'elle.

_ Celle-ci est faite de bois d'if avec une plume de phénix, 33, 75 cm. Une baguette forte en sortilège et métamorphose.

_ Parfait. Combien je vous dois?

_ 10 galions. »

Il lui tendit la somme et partit content de sa baguette.

«_ Tu ne vas pas prendre ta baguette?

_ J'en ai déjà une.

_ Comment cela ce fait?

_ Elle se transmet de génération en génération dans ma famille.

Il lui montra sa baguette et Tom put en effet constater que la baguette était vieille.

_ Tu arrives vraiment à jeter des sorts avec ça?

_ Ne te fies pas à son apparence. Ce sont justement les vieilles baguettes qui nous offre le plus d'expérience.

_ Oui sûrement. »

Ils partirent ensuite acheter le reste de leurs fournitures et rentrèrent à l'orphelinat.

Le soir venait de tomber, le soleil de se coucher et pourtant Tom était toujours réveillé, assis encore sur son arbre à contempler son passé tristement. Il avait toujours l'impression que c'était hier qu'il voyait encore Alice rire avec lui. Audric, à qui on avait fait une place dans sa chambre, n'osa pas le déranger dans son monde. Disons surtout qu'il ne pouvait même pas se le permettre avec ses serpents qui rampaient devant la fenêtre de façon menaçante. Il avait tout d'abord était surpris par l'apparition de ses trois serpents mais aucune peur ne l'avais habité. Il ne craignait en rien les serpents. Il vit soudainement Tom se lever sombrement et le regarder.

«_ Je sais que tu ne dors pas Audric. Ecoute moi bien, je vais te laisser le choix. Mourir ce soir en compagnie de ces moldus ou vivre et cela en me servant. Que préfères-tu?

_ Je te l'ai déjà dit! Te servir sera un honneur.

_ Bien, alors contemple l'œuvre de celui que tu prends pour ton Lord.

_ Monstre! Je le savais! Tu veux tous nous tuer, se mit à hurler un des garçons de la chambre.

_ Oui et alors? Demanda tout souriant Tom, ça te pose un problème? Continua-t-il avec ironie.

_ Je ne te laisserai pas faire!

_ Oh vraiment? Que crois-tu pouvoir faire misérable moldu? Demanda-t-il avec mépris.

_ Je...

_ Moi je sais ce que tu vas faire, intervint Tom, tu vas tout simplement mourir.

Tout en disant cela, il fit un signe à ses serpents qui se mirent à ramper vers leur nouvelle victime.

_ Accepte la réalité, ne t'inquiète pas, ce ne sera pas douloureux, enfin, dans tes rêves ça ne le serait pas, termina Tom en laissant le malheureux en compagnie de Ledas qui se fit un plaisir de se jeter sur lui afin de le mordre.

Tom laissa donc cette chambre à la charge de Ledas.

_ Nagini, tu m'as parlé d'une faculté qui t'est propre, celle de pouvoir faire appel à tous les serpents des environs.

_ En effet maître.

_ Alors fait le, le plus rapidement possible.

Nagini courba la tête et émit un sifflement strident qui reçu de nombreuses réponses. Il vit une centaine de serpents arriver vers eux. Il leur fit face.

_ Mes chers amis, je vous ai fait demander pour que vous accomplissiez une tache. Sentez-vous tous ces moldus présents? Ne voudriez-vous pas ressentir leur peur avant que vous ne vous délectiez de leur chaire? Tuez les pour moi et je vous offre un repas de choix.

Les serpents sifflèrent d'appréciations et se mirent à la chasse. Tom ordonna à Inferno et Nagini de l'accompagner. Il dériva rapidement sur la chambre du gardien qui se fit mordre une dizaine de fois dans son sommeil avant de mourir du lent et douloureux poison de ses serpents. Ils arrivèrent enfin au bureau du directeur. Il y entra et dévia vers la porte qui menait à sa chambre. Il le trouva avachit dans son lit en train de gémir, en plein dans un rêve porno. Il fit apparaître un saut d'eau grâce à sa magie sans baguette et versa son contenu sur le porc lui faisant face. Celui-ci se réveilla en hurlant, jurant sans retenu. Il vit brusquement Tom et la panique s'insinua en lui lorsqu'il remarqua la présence des serpents.

_ Bonsoir monsieur le directeur, on faisait un beau rêve à ce je vois.

_ …

Il ne répondit pas, la peur lui bloquant sa voix.

_ J'imagine que vous savez ce que je viens faire ici.

_ Écoute...Tom...Je...ne fait pas ça!

_ Mai voyons, je ne fais rien de mal, je ne suis là que pour expier vos péchés, vous devez payer, comme tout le monde un jour ou l'autre.

_ Si tu me tues tu le paieras aussi!

_ Je me fiche de finir en enfer si c'est pour avoir le plaisir de vous voir hurler de douleur. Oh oui, vous allez souffrir, et je vais m'en délecter.

Son interlocuteur n'eut pas le temps de répliquer qu'une corde enserra fortement sa gorge. Sa respiration fut coupée, son air enlevé, sa vie arrachée à petit feu. Il constata que des chaînes venaient d'apparaître pour l'enchaîner au mur. Tom prit un des rideaux qu'il changea en manche à balai. Le directeur se retrouva soudainement sans pantalon et ses jambes furent enchaînées également au mur, surélevées, les fesses bien exposées. Tom joua un instant avec le manche, le regardant avec délice. Il s'approcha lentement de sa victime, positionnant avec amour le manche de façon horizontal et perpendiculaire à ses fesses. Le directeur avait compris ce qui allait suivre mais ne voulait pas y croire. Tom le regarda une dernière fois avant de commettre l'irréparable et déclara.

_ Ne m'en voulez pas, je ne fais que vous donner ce que vous méritez. »

Et c'est ainsi que le directeur se fit violer, sans cesse, tout en s'étouffant. Tom finit par se lasser et ordonna à Inferno de le mordre, ce qu'elle fit avec joie. Il partit en laissant le directeur dans une position bien délicate et douloureuse au bord de la mort. Celui-ci se faisait pénétrer par le balai qui était mis à la vertical et une lourde pierre se trouvait sur ses épaules, attachée avec une corde. A chaque fois qu'il bougeait, la pénétration le faisait atrocement souffrir et le poids de la pierre le faisant sans cesse aller toujours plus loin sur le manche. Il mourra donc par le poison, à moitié ouvert en deux par les fesses. Tom sortit de l'orphelinat, suivi par Audric et ses serpents tout en écoutant les doux cris des garçons qui avaient jadis vécu avec lui. Il venait enfin de se libérer de cette vie de chien et pouvait enfin se relever fièrement en tant que Lord Standel.