L'homme le regarda curieusement, étrangement même. Celui-ci avait l'impression d'avoir déjà vu le jeune homme se tenant devant lui...
«_ Que puis-je faire pour vous?
_ C'est plutôt vous qui pouvez faire quelque chose pour moi.
_ Et à qui ai-je l'honneur ?
_ Tom Standel anciennement Tom Jedusor.
_ Jedusor vous dites? Demanda les yeux exorbités son oncle.
_ Parfaitement et je souhaiterais que vous me parliez de mon père. Au vue de votre réaction à l'annonce de son nom, il ne doit pas vous être inconnu.
_ Ce n'est pas faux. Entrez, que l'on puisse en parler plus confortablement.
Son oncle lui ouvrit plus grandement la porte et l'invita à entrer. Ils s'assirent sur les canapés et son oncle commença son récit.
_ Oui le nom de Jedusor ne m'est pas inconnu pour être la cause de la perte de mon père.
_ Pardon?
_ Pour tout vous expliquer. Tom Jedusor, votre père, un homme au charme non feint, fit fondre ma sœur Mérope. Elle en tomba follement amoureuse mais celui-ci ne partageait pas ses sentiments. Elle usa donc du filtre d'amour sur lui et s'enfuit avec lui malgré les supplications de notre père de ne pas commettre la folie de partir avec un moldu. C'était une tragédie que...
_ Attendez une minute! Moldu? Moldu? Vous voulez dire que mon père est pauvre moldu?
_ Oui, vous n'étiez pas au courant?
_ Comment vouliez-vous que j'imagine que ma mère ait l'idiotie de finir avec un moldu? Moi, alors que je suis l'héritier de Serpentard!
_ Oh oh ! Vous savez donc pour Serpentard. Je suis désolé mais pour votre père c'est la stricte vérité. Mon père a eu beau la sermonner, la punir, elle n'en a fait qu'à sa tête. Elle disait l'aimer. Cela nuisit à la santé de mon père qui se retrouva faible à sa disparition. Elle revint quelques années plus tard, enceinte, en larmes. Elle raconta qu'elle pensait qu'elle n'avait plus besoin d'utiliser le filtre sur lui, qu'il serait normalement tombé amoureux d'elle depuis tout ce temps mais à son réveil, il ne fit que brutalement la rejeter et l'abandonner. Mon père ne voulut pas en entendre plus et la jeta dehors sans un sou, lui criant à la figure qu'elle était la honte de la famille et qu'elle aille mourir dans les rues comme le chien galeux qu'elle était devenue. Mon père est mort suite à cela. Je n'ai dés lors, plus eu de nouvelles d'elle. Je pensais qu'elle serait morte avant de vous donner naissance.
_ Elle est morte à l'accouchement, répondit froidement Tom, et cela par votre faute!
_ Elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle même. On ne fricote pas avec la vermine, elle le savait. Les moldus ne sont pas fait pour être avec des sorciers.
_ Oui, vous avez parfaitement raison. La vermine il faut l'exterminer. J'en conclue qu'il est encore vivant. Savez-vous où il habite?
_ Deux pâtées de maisons plus loin, dans la treizième rue, la quatrième maison.
_ Bien, vous allez sagement m'attendre ici pendant que je vais passer un petit bonjour à mon cher père. Il faut quand même que je les remercie.
_ Quoi?"
Il n'eut pas le temps de réagir qu'il se fit stupéfixer. Tom partit en suivant les indications de son oncle et se retrouva devant une maison assez banale. Il sonna et attendit. Il se retrouva devant un vieil homme ridé au regard sénile.
_ Qu'est ce que tu veux gamin?
_ Moi? Demanda Tom avec innocence. Je ne veux que votre mort voyons, continua-t-il avec le sourire angélique.
_ Comment?
La vie ne lui accorda pas plus de temps et il se prit un doloris. Tom ne pouvait pas se permettre d'utiliser sa baguette, il serait tout de suite détecté par le ministère. Il avait toujours cette foutue trace sur lui! Il vit avec délectation cet homme souffrir. Il le poussa et ferma la porte. Il entendit des pas précipités se diriger vers eux et il vit enfin celui qu'il avait toujours voulu rencontrer. Son père. Il lui ressemblait énormément. Il avait ce même charme ténébreux. Cela le dégoûta. Il cessa le sort et sourit à son père.
_ Bonjour père, cela fait longtemps n'est-ce pas?
_ Qui...Qui es-tu ?
_ Voyons, c'est moi père! Ton fils, celui que tu as abandonné tout en abandonnant Mérope, celle qui avait tout abandonné pour être avec toi. Oui, celle que tu as abandonné alors qu'elle portait ton enfant!
_ Tu...Mon fils?
_ Et oui, ça choc n'est-ce pas? Ne t'inquiète pas, tu ne le resteras pas longtemps.
_ Que veux-tu dire?
_ Je vais te faire regretter de l'avoir abandonné sale moldu! Le dégoût est même trop faible pour qualifier ce que je ressens en te voyant. Un moldu! Tu n'es même pas fichu d'être un sorcier! Comment a-t-elle pu s'intéresser à toi? Elle, alors qu'elle était l'héritière de Serpentard! Pourquoi se mettre avec un minable comme toi? Pourquoi gâcher sa vie pour un être inférieur? Je n'ai pas de réponses à ces questions et tu vas mourir pour t'être retrouvé sur mon chemin, regrette à présent tes actes. »
Tom adulte voulut s'enfuir mais il se fit toucher par un doloris. Il le regarda se tordre de douleur au sol. Il prit plaisir à voir ses larmes de douleur couler le long de ses joues. Il le détestait tellement! Il l'avait souillé avec son sang impur! Cette noble lignée souillée pour l'éternité! C'était impardonnable! Alors sans s'en rendre compte, il lui lança un avada sans baguette qui lui fit rendre l'âme. Une découverte qui lui redonna le sourire. Il tua également son grand père et retourna chez son oncle. Il lui imposa l'imperium et lui ordonna de se faire passer pour le meurtrier des Jedusor et partit sans demander son reste. Il vit le lendemain dans les journaux en première page un article parlant de la condamnation à vie de son oncle à Askaban. Une bonne chose de faite. Cette humiliante histoire de père moldu mourra avec lui dans la tombe. Il avait à présent une grande vie à bâtir.
Sa sixième année se passa avec brio. Il récoltait de plus en plus de partisans à son utopie. Il s'entoura de personnes fidèles telles qu'Abraxas Malfoy qui le vénérait sans hésitation, une telle extase brillait dans ses yeux lorsqu'il le regardait. Il y avait aussi des Black, des Rosier et des Lestrange à ses côtés. Il sentait parfois le regard déçu de Septimus et Charlus, mais il ne pouvait pas pactiser avec l'ennemi. Il les voyait aider ces misérables sang de bourbe. Eux qui appartenaient à un autre monde et qui osaient piétiner leur territoire! Il ne pouvait pas l'accepter mais ne le montrait pas devant les autres. Il se devait d'être un bon préfet, d'être l'élève modèle que les professeurs admiraient. Il y avait seulement un professeur qui ne le regardait pas de la même façon, ce foutu Albus qui ne cessait pas de fourrer son nez dans ses affaires. Il ne pouvait rien faire sans sentir sa présence. Au début c'était de temps en temps mais à présent, il sentait une surveillance constante de la part du vieux. Audric s'arrangeait toujours pour lui faire penser à autre chose. Oui ce fameux Audric, fidèle vampire noble qui se jouait bien des autres. Il voyait la peur dans certains regards de professeur qui était au courant de sa véritable identité, celui-ci n'ayant pas pris la peine d'en prendre une nouvelle. Une forme marquée d'arrogance et de défi. Il voulait voir cette peur. Il s'amusait toujours autant à l'accentuer. Certains professeurs étaient partis en larmes et Tom se devait toujours de régler l'histoire. Il était comme un sauveur pour les professeurs. Celui qui arrivait à susciter du respect de la part de ce célèbre vampire. Cela ne faisait qu'agrandir sa popularité. Ce n'était pas pour lui déplaire. L'année se passa donc sans gros problèmes en omettant le fait que Philius était de plus en plus insistant pour l'inviter à le rencontrer. Il ne voulait pas revoir cet homme qu'il détestait tant aujourd'hui! Surtout que celui-ci faisait comme s'il ne le connaissait pas dans les lettres qu'il lui avait envoyé. Il ne pouvait pas supporter cette hypocrisie! A présent sa septième année allait débuter, la dernière, celle où il aura le rôle de préfet en chef, celle où il conclura ses plans de suprématie avec Salazar, celle qui laissera place à sa vie de noble! Il était impatient que cette année s'écoule.
