Tom se réveilla et ne prit même pas la peine de se changer. Il arriva tel un prince dans le grand salon, faisant face à ses larbins. Ils le regardèrent tous comme un revenant. Mais ils savaient qu'il était de retour. Ce regard, ce sourire, c'était lui. Ils s'inclinèrent bas, très bas. Ils étaient sûrs qu'il devait être au courant de leur comportement et leurs doutes. Ils allaient en payer le prix.

«_ Mes amis, cela faisait longtemps que je ne vous avais pas vu en étant conscient.

Aie! Il commençait par des politesses, c'était vraiment très mauvais! Ils s'inclinèrent encore plus bas, jusqu'à lécher le sol. Un seul n'avait pas peur. Abraxas même avec les apparences avait toujours cru en lui et ne l'avait pas caché. Il considérait Tom comme son maître, son ami.

_ J'ai appris que vous aviez émis quelques soupçons sur mes pouvoirs. Je pensais pourtant vous en avoir déjà assez démontré l'étendu. Devrais-je vous affliger d'un doloris pour vous faire sentir toute la puissance qu'il contient?

Certains se mirent à trembler sur place. Et pour cause, ils avaient ouvertement mis en doute le pouvoir de leur maître, ce n'était pas rien en sachant qui il était. On ne défiait pas Voldemort.

_ Un seul m'est resté fidèle en plus d'Audric. Abraxas Malfoy, lève toi.

Dire qu'il y avait quelques jours il était presque hué de garder confiance en celui qui les avait laissé tomber mais à présent, c'était lui qui allait être récompensé.

_ Il a été le seul à clamer sa fidélité et vous, vous rigoliez bien sur ma condition. Vous ne mériteriez que je vous tue tous mais...j'ai une bien meilleure idée pour que vous expiez vos péchés.

Ils relevèrent un instant la tête avec espoir. Allaient-ils échapper à une mort pourtant certaine?

_ Je vais vous donner une mission que vous devrez réussir! Je ne supporterai aucun échec de votre part!

Ils tremblèrent. Le maître devait vraiment tenir à cette mission pour les épargner.

_ Vous allez avoir la mission de trouver une certaine Hermione Granger.

Hermione Granger...? Qui pouvait-elle être pour les rattraper de la mort?

_ Je vous ordonne de la retrouver. Mes conditions de recherches seront que vous ne tuerez personne, vous ne torturez personne mais vous utiliserez ce qui vous caractérise si bien. Votre noblesse.

Ils sursautèrent. Que voulait-il dire?

_ Vous autres, êtes tous des sorciers faisant parties de grandes familles de sorciers qui ont une grande influence sur le monde. Les informations vous sont plus facilement accessibles et rien ne vous est interdit avec votre statut et un peu d'argent. Relevez-vous tous comme les grands sorciers que vous êtes. Vous n'avez pas à baisser la tête ainsi, gardez la tête droite et haute.

Personne ne savait si c'était une blague du maître ou un rêve mais ils firent tous ce qu'il dit, sans broncher.

_ Bien, à présent, veuillez accepter mes excuses.

Ils n'en crurent pas leurs oreilles mais surtout leurs yeux. Ils virent leur maître. Cet homme si arrogant, imbu de lui-même baisser la tête devant eux en s'excusant.

_ Je n'aurai pas dû vous traiter ainsi et j'aurai dû plutôt vous respecter comme les sorciers que vous êtes. Je ne souhaite plus que vous me suiviez par peur mais par respect. J'aimerais que nous travaillions ensemble sur un même but: Reconstruire le monde sorcier.

Mais n'était-ce pas ce qu'ils étaient en train de faire.

_ Je ne parle plus de tuer les moldus mais d'instaurer des lois qui sauront punir ceux qui le méritent. Je sais que c'est dur à gober ainsi mais voyons les choses autrement. Qui parmi vous sont des sang mêlés?

Un silence suspect s'installa mais des mains timides commencèrent à s'élever dans la salle.

_ Vous avez donc des parents moldus. Voudriez-vous les voir mourir? Ne sont-ils pas ceux qui vous ont donnés la vie? N'ont-ils pas pris soin de vous?

Un mangemort osa prendre la parole.

_ Mais les moldus nous sont inférieurs!

Tom posa son regard sur l'intervenant et celui-ci cru que sa dernière heure était arrivé, rebaissant la tête prestement.

_ Relève la tête. C'est exact. Dans beaucoup de domaines, les moldus nous sont inférieurs mais eux qui n'ont pas de magie arrivent à faire l'équivalent de nous si ce n'est plus dans certaines choses. Connaissez-vous le téléphone?

Des regards en soucoupe le regardèrent. Le quoi...?

_ Ils ont inventé un appareil qui leur permettent de communiquer avec une personne se trouvant des kilomètres d'eux, si ce n'est dans un autre pays.

Ils écarquillèrent les yeux. Combien de catastrophe auraient-ils pu éviter s'ils avaient eu cela?

_ Ils sont plus avancé que nous sur plusieurs plans. Nous utilisons encore le feu pour nous éclairer, eux en sont à l'électricité. Une invention impressionnante qui leur donne accès à beaucoup de possibilité.

_ Mais...Les moldus souillent notre sang et rendent les sorciers de moins en moins puissant!

_ Me trouvez-vous faible?

La question semblait folle. Qui oserait encore le dire en le voyant respirer la puissance magique?

_ Non en effet je ne le suis pas et pourtant vous ne le savez pas mais je suis un sang mêlé.

Des cris de stupeurs s'élevèrent. Lui?

_ Mais...Mais vous êtes un Standel!

_ J'ai été adopté par Lady Standel à mes six ans dans un orphelinat moldu. Ma mère s'appelle Mérope Gaunt et mon père Tom Jedusor.

Gaunt...? La descendante de Sepentard! L'admiration brilla dans leurs yeux.

_ Oui, vous avez compris, je suis l'héritier de Serpentard et c'est pour ça que je voulais accomplir la mission de mon ancêtre mais je comprends à présent ses paroles. Il avait ses propres raisons et les miennes étaient motivés par les siennes même si je hais vraiment les moldus...en tout cas certains d'entre eux. Mais j'ai ouvert les yeux et je vais écouter les paroles que m'a répété ma mère. Tout le monde n'est pas pareil. Alors c'est l'héritier que je suis qui va arrêter cette époque de haine qu'à entraîner mon ancêtre. Vous pouvez me blâmer, vous pouvez me faire des reproches mais sachez que vous m'avez suivi de votre plein gré. Je ne vous ai jamais obligé à me suivre. Vous avez été fasciné par ma puissance alors restez le et suivez mes nouveaux idéaux qui sont ceux du monde lui même.

Il pensait vraiment qu'ils allaient lui cracher des insultes à la figure, le rabaisser, le rejeter mais il les vit s'incliner dignement comme les nobles le feraient devant leur roi. Ils l'acceptaient. Il en aurait presque pleurer.

_ Merci. »

Ils se relevèrent et commencèrent la longue recherche de cette fameuse Hermione Granger. Cela eut l'effet d'en surprendre plus d'un. On voyait de plus en plus les nobles qui s'étaient fait de plus en plus absent. Que ce soit dans les soirées organisées par le ministère, les mariages, les réunions, ils étaient de partout. Un événement qui ne passa pas inaperçu aux yeux des journalistes qui le mirent en première page avec le grand retour du célèbre Lord Standel. Dumbledore en fut également surpris. Il avait appris par Hermione que tout était fini et pourtant, au plus les jours passaient au plus il attendait d'éventuelles attaques, mais rien. Il n'y en avait plus aucune. Le plat complet. Il apprit par un de ses agents que beaucoup posaient de questions sur une fameuse Hermione Granger. Cette information le glaça. Il la cherchait. Mais il était soulagé tout de même. Il ne la trouverait pas là où elle était, c'était impossible de la trouver. Il sourit et mangea un de ses fameux bonbons au citron.

Les années passèrent et les informations furent maigres et sans résultats. A sa grande surprise, Charlus et Septimus vinrent le rejoindre dans ses recherches. Il s'excusa de tout son cœur et ils formèrent un groupe soudé avec Abraxas Malfoy et Audric. D'après Abraxas son oncle recevrait de multiples lettres d'Hermione mais il était impossible de tracer le hibou, pareil pour Pénéloppe et Dorina. Personne ne savait où elle était mais elle gardait contact avec ses proches, les rassurant mais ne répondant jamais sur son emplacement. Cela dure ainsi pendant 3 ans et sans relâche ils la cherchèrent. En parallèle à cela, on put voir le monde sorcier évoluer. Les sorciers de sang purs n'accordaient plus d'importance au sang et allaient jusqu'à bavarder avec des nés moldus, fait qui changea l'ambiante du monde des sorciers. Plusieurs lois furent mises en vigueur, concernant surtout les sorciers qui oseraient s'en prendre à quelqu'un pour son sang. Tom créa même un établissement pour les jeunes nés moldus afin qu'ils y soient placés dés leurs six ans. Ils n'auraient plus aucuns retards sur les autres sorciers et ne se sentiraient plus rejetés, ils seraient comme les autres. Une démarche qui fit se rencontrer Tom et Dumbledore pour des arrangements professionnels. Dumbledore était à présent à la tête de Pourdlard et Tom avait besoin du procédé pour repérer les nés moldus. Ils virent avec le temps que tous deux pouvaient parfaitement s'entendre, chose assez surprenante que Tom aurait craché quelques années plus tôt. Le monde changeait et cela grâce à une prise de conscience d'un seul homme. Une vieille femme assise sur sa chaise cabossé souriait derrière sa boule de cristal à la vue de Tom qui se prenait la tête sur son bureau. Il avait finalement choisi sa destinée.

Tom se tenait justement la tête, n'en pouvant plus. Il était vrai qu'il se sentait bien à présent. Sa vie avait un sens. Il avait versé beaucoup de sa fortune dans les orphelinats, allant cherche lui même les jeunes orphelins sorciers qui se retrouvaient dans des orphelinats moldus pour les emmener dans son établissement. Il ne voulait pas que ce qui lui était arrivé arrive à d'autres enfants. Mais au milieu de cette vie lui manquait quelque chose. Une chose qu'il souhaitait de tout son cœur. Hermione...Il suffoquait dans son bureau remplit de papiers à signer et décida de sortir, bousculant Audric qui lui apportait une autre montagne de feuilles à signer et lire. Il desserra sa cravate et ouvrit les trois boutons de sa chemise. Il avait besoin de respirer à nouveau. Il transplana et arriva avec surprise devant ce qui fut les ruines de son orphelinat. Cela faisait deux ans qu'il l'avait fait détruire et rénover. Certains enfants en train de jouer devant le virent et coururent vers lui en souriant. Tout le monde le connaissait comme l'homme qui donnait sa riche fortune aux orphelins. Il était passé un an de cela pour leur amener des cadeaux qui les avaient enchanté. Il leur frotta la tête et leur pria de la laisser seul. Ils partirent en courant et crièrent un nom qui le figea.

«_ Hermione!

Il releva la tête et vit les enfants se diriger à grand pas vers la librairie qui à sa surprise n'était plus un tas de ruine mais bien l'ancienne boutique qu'il avait connu dans son enfance. Mais ce ne fut pas cela qui le choqua le plus mais de voir qui la tenait. Elle avait beaucoup d'enfants qui se pressaient autour d'elle, lui réclamant un nouveau livre. Elle leva à son tour les yeux et les posa sur lui. Aucune surprise ne les traversa. Elle savait qu'il allait venir. Elle était si belle. Ses longs cheveux noirs qui reposaient sur son épaule gauche. Ses yeux maquillés de noirs qui faisaient ressortir la couleur de ses yeux. Ces yeux verts dont il avait rêvé toute les nuits. Elle portait une robe blanche, mis-courte et fine. La beauté incarnée. Elle lui sourit et lui souffla ces paroles qu'il avait tellement attendu d'entendre.

_ Bonjour Tom. »