Bonjour à toutes et à tous !

Et voici le chapitre 3 tant attendu par certaines lectrices. J'ai eu le temps de l'écrire assez vite grâce au jeudi férié. Et puis, comment aurai-je pu l'écrire sans ma merveilleuse bêta MlleElea et mon tout nouveau joker Miss De Lune.
N'oubliez pas d'aller voir leurs fictions car elles le méritent et écrivent dans des univers assez différents des miens.
Je remercie également les personnes qui m'ont laissé des Reviews et à qui j'ai déjà répondu :
MlleElea, Miss De Lune et Dulanoire. Mais également toi qui lis l'Histoire des Âmes mais qui n'a pas encore laissé de review.

[N'oubliez pas que je n'emprunte les marionnettes qu'à l'auteure, Stephenie Meyer. J'écris juste une autre pièce !]

2012 - Seattle, une maison au grand jardin!

Alice et moi tentèrent d'accéder au salon bien qu'il y ait foule partout dans la maison. Vous savez ce sont les genres de fêtes qu'on voit dans les films, là où y'a au moins cinq bourrés, deux qui font l'amour dans la chambre du haut et le rapiat du buffet (en l'occurrence deux : le mec, James Bond, et Jacob)... Alice et moi on était plutôt dans la catégorie des juste débarquées qui ne savent pas où se mettre. Alice me lance un regard désespéré et soupire, je dois avouer que j'ai envie de réagir comme elle. On se dirige vers la terrasse où se trouve le fameux buffet auquel sont collés Jacob et James Bond. Oups, un regard à droite me ramène vite à la réalité, le clan des blondasses est ici. Je serre la main d'Alice en lui faisant signe de regarder dans la direction. Les quatre sangsues sont fixées sur un groupe de mecs. Je discerne Jasper ainsi qu'une bande d'amis apparemment. Un mec assez grand avec des cheveux châtains un peu cuivrés, un blond et un brun. Alice me prend par le bras et nous rejoignons les deux morfales au buffet.

-Nan! Tu déconnes? , discute Jake avec le mec Bond.
-Si j'te jure mec!
-Alors les gars, de quoi on discute? Encore de bouffe? , lance Alice à Jacob.
-Non, baseball! Et vous? Les talons aiguilles et haut à frufruches sont toujours d'actu?, lui renvoie le brun.

Je ne peux m'empêcher d'éclater de rire, ce molosse a bien de la tchatche pour répondre comme ça à Alice, en plus il a une tête qui donne envie de rire, ce qui rajoute à mon fou rire. Je lui tends une main amicale après avoir repris mon souffle. Elle est synonyme de trêve entre nos deux sexes. .

-Bella! Amie de ces chiens et chats.
-Emmett! Votre chevalier servant pour vous servir un verre!

Il accompagne le geste à la parole en me remplissant généreusement un verre avec du punch. Cet Emmett me paraît être un futur camarade très sympathique. Au fil de la conversation, nous apprenons qu'il se trouve dans l'école opposée à la nôtre, géographiquement parlant. Il fait des études de mécanique et a l'air de vachement s'y connaître. Jake a malheureusement abordé le sujet terrible : mon pick-up. Les gars sont bien partis pour convaincre de retaper mon pick-up et apparemment ça ferait un sujet à rendre pour Emmett. Le problème, c'est mon approbation qu'ils ne sont pas prêts d'avoir... Les gars sortaient une tonne d'arguments contre moi pour retaper mon vieux tacot quand une personne s'introduisit à la conversation.

-Alice, tu danses?

Mon amie se retourne et se retrouve nez à nez avec son prince charmant de la soirée. Jasper Whithlock. Il porte une chemise blanche qui lui va à ravir je dois avouer. Elle entre bien en contraste avec sa peau bronzée des cow-boys texans. En plus, je peux entendre que son accent est bien à tomber, comme me l'argumentait Pixie. D'ailleurs, je vois déjà les rougeurs se dessiner sur les joues de mon amie. J'esquisse un sourire et la vois répondre à la demande de son cavalier en plaçant délicatement sa main dans celle qu'il lui a tendue. Eh bien, je dois avouer que Jasper Whithlock remonte de plus en plus dans mon estime. Tout d'abord il a écouté mon conseil et a invité Lili à danser, ensuite il a fait preuve de galanterie et enfin je peux voir à quel point mon amie est heureuse. Derrière le couple qui danse sur un slow (enfin, je remarque qu'Alice essaye de danser sans baver sur les chaussures de son cavalier), je vois que la bande de blondasses a disparue. Enfin, elles ont cessé de leur lécher les bottes. Nous pouvons maintenant tous trois distinguer les amis qui étaient avec Jasper. Celui aux cheveux châtains cuivrés me regarde plus particulièrement. Emmett ne peut s'empêcher de commenter la scène, coupant ainsi mon contact visuel avec le pseudo ami de Jasper.

-Eh ben la p'tite Alice elle doit vachement craquer pour c'gars là!
-Ah lala, si tu savais Emmett, c'est la conversation de tous les midis.
-Jake! T'exagère quand même! J'avoue que depuis qu'il est arrivé dans notre école on en entend parler quasiment tout le temps...et encore Jake, tu ne vis pas avec elle...
-Ah parce que tu vis avec la p'tite?, me questionne Emmett.
-Ouep, je dois avouer qu'elle peut être parfois trop débordante d'énergie mais elle a également beaucoup de qualités à mes yeux. Par exemple, elle me répare mes fringues, me prête des godasses, me fait mon épilation...
-Bref, talons aiguilles et hauts à frufruche quoi!, reprend Jake.

Nous partons à rire. La soirée se déroule plutôt bien, pour le moment. Alice est toujours collée à Jasper. Quatre danses plus tard, je les vois s'éclipser dans les bois alentours. Jake me lance un regard désespéré. Je suis dans le même cas que lui. En fait, je suis sûre que nous allons entendre en parler pendant un certain moment... La fête est assez réussie, l'apéro en tout cas. Après quelques minutes, les potes de Jasper se mettent au barbecue et la brochette de blondes se ramène. D'où nous sommes, on peut facilement entendre la conversation qui vole pas très très haut! Emmett, Jake et moi nous regardons avant de pouffer de rire. On préfère de loin nos conversations...

-Nan, t'es sérieux? Pourtant tu te débrouilles comme un chef!, susurre Kate au brun en lui posant sa main sur son torse.
-Si si, je t'assure, c'est le premier barbeuc que je fais... Heureusement que les gars sont là pour m'aider..., lui répond le brun en retournant une saucisse.
-D'ailleurs, où est passé Jasper?, demande Rosalie, la plus formée des quatre.

Les trois mecs laissent un silence et j'entends des pas se diriger vers les bois. Nous avons à peine le temps de réagir que Tanya, la pire des fausses barbies, revient en traînant Jasper par le bras et le lève en signe de victoire devant les autres.

-Bravo Jasper! T'as gagné le pari! T'as réussi à embrasser cette mocheté d'Alice! Allez viens, on va boire un coup!

La bande de sans cervelles se met à éclater de rire et se dirigent vers le buffet, laissant mon amie là, seule. Je ne vois pas la tête que fait Jasper, mais je vois immédiatement celle d'Alice. En pleurs. Je me précipite à ses côtés et la serre dans mes bras, elle sanglote sans bruit. J'attends qu'elle se calme avant de lui proposer de rentrer. Emmett et Jake restent et ce dernier lui promet que Jasper va payer pour ce qu'il a fait. Je savais que mes deux amis ne s'entendaient pas forcément bien, mais je ne pensais pas me tromper en disant que la réaction que j'attendais de lui, à ce moment précis, était complètement différente de celle qu'il a eue.

1573 - Château des De Voisins.

Lorsque les deux jeunes nobles arrivèrent près de la porte principale, ils virent sortir le père du chevalier de façon bien rapide pour simplement venir les accueillir. Il courrait vers eux et, en arrivant à leurs pieds, il ne put exprimer comme il le voulait sa parole.

-Mes enfants... chère Gabrielle... votre père...

Il n'en fallut pas plus à Gabrielle pour descendre de sa jument et se presser auprès de son père. Les escaliers lui semblèrent interminables avant d'arriver jusqu'à la couche de son paternel. Sa mère se trouvait dans un coin de la pièce, à mirer le paysage bien vert de cette région qu'était le territoire des De Voisins qui s'étendait devant ses yeux. La jeune damoiselle n'en tint point compte, elle était troublée par la présence de son père qui paraissait faible, ainsi alité. Elle se mit à genoux et vit qu'il respirait encore, bien que son front fût habité de sueurs froides. Son cœur s'emballa car elle crut que son père allait arriver à la fin de ses jours. Que pouvait-elle faire sans lui? Pour elle, sa mère n'était plus sa mère depuis qu'elle avait perdu son petit frère lors d'une attaque de bandits sur la route du retour du château voisin. Cependant, Gabrielle se retourna vers sa mère et lui adressa la parole d'un ton froid.

-Mère, qu'arrive-t-il à Père?
-Je ne sais pas Gabrielle, nous attendons toujours la guérisseuse.
-Eh bien qu'elle fasse vite, sinon je vais aller la quérir moi-même!
-Tu n'iras point ma fille! Tu attends, tout comme moi!

Gabrielle écouta sa mère, car c'était elle qui commandait depuis que son père était mal et à chaque fois qu'il s'absentait. A ce moment-là, quelqu'un introduisit la guérisseuse, une vieille femme qui habitait en dehors du château se présenta à eux. Elle faisait partie de celles que l'on n'appelle qu'en cas de soucis mais qui, dès que son aide n'est plus requise, nourrissait les commérages des villageois. Cette vieille femme entra donc dans la pièce, vêtue très pauvrement, mais elle s'avança vers le lit. Après quelques manipulations, que Gabrielle ne comprenait pas, la vieille femme se retourna et déclara son diagnostic...

-Empoisonnement...
-Est-ce grave? , demande Gabrielle à la vieille femme avec inquiétude.
-Je pense à la Datura... Connaissez-vous cette plante?
-Non, répondirent-elles en même temps.

La vieille dame leur expliqua que les propriétés de la Datura étaient découvertes depuis quelques années. Que sa propre mère lui avait expliqué les deux facettes de cette plante. Utilisée à très faible quantité, elle servait à faire des bandages, soignait les plaies. On pouvait en trouver toute l'année partout dans la région. Les feuilles, utilisées en trop forte quantité, pouvaient provoquer des hallucinations pendant plusieurs jours ainsi qu'une toux importante et pouvait parfois laisser les personnes paralyser les personnes même après la guérison. La guérisseuse quitta les deux femmes qui, ravagées par cette nouvelle, s'étaient assises dans des fauteuils aux deux coins de la pièce. Elle leur dit avant de partir qu'elle allait tenter de constituer un antipoison mais qu'il lui fallait quelques jours pour le mettre au point. En attendant, elles devaient vérifier que Clovis ne se lève pas de sa couche car cette plante pouvait également l'amener à se tuer dans ses hallucinations. Ce fut trop d'émotions dans une journée pour la jeune Gabrielle qui partit se réfugier dans sa chambre. Alix, qui attendait sa maîtresse à l'extérieur, vit premièrement sortir la vieille sorcière avec de l'or plein les bourses, puis son amie les larmes aux yeux. Elle s'empressa de la suivre dans le sombre escalier de pierre qui menait à ses appartements.
Une fois dans la chambre de cette dernière, Alix vint s'asseoir auprès de Gabrielle sur la couche de la damoiselle. Les deux jeunes femmes se consolaient mutuellement en se racontant leurs catastrophes. Un d'amour pour l'une, un de famille pour l'autre. Les deux amies décidèrent de s'allier pour affronter leurs problèmes après des litres de larmes coulés.

-Je vais suivre la sorcière Gabrielle, je vous le promets, je vérifierai qu'elle exécute bien la potion qu'elle a promis pour le bon Sieur Clovis.
-Quand à moi Alix, je vais aller voir Jasper et l'inviter à venir te rendre visite plus souvent. De plus, ce moyen me permettrait également de découvrir quel est l'homme qui a pu commettre un tel crime envers mon père. Il s'est toujours montré bon envers tous. Et de plus, quelques jours avant le tournoi, avant son anniversaire...
-Vous ne pouvez prendre ce risque Ma Dame, ce péril est bien trop grave pour vous. Mieux vaut me laisser faire. J'ai bien une idée pour savoir... Mais elle requiert votre aide.
-Dis-moi tout Alix, avoue-moi ton idée et je te donnerai mon consentement, s'emballa Gabrielle à l'idée de piéger cet infâme personnage.
-Voici comment je le vois...

Quelques minutes plus tard, les deux jeunes femmes s'étaient mises d'accord pour découvrir qui était l'assassin de Clovis, si la sorcière concoctait bien sa potion et si Jasper était bien intéressé par la jeune demoiselle de compagnie. Ce sont en tant que deux amies d'enfance que les deux jeunes femmes sortirent de la pièce. Alors qu'Alix galopait dans les bois à proximité du château sur son propre destrier, Excalibur, en direction de la chaumière de la sorcière ; Gabrielle, elle, arrivait d'un pas déterminé à la forge du domaine des De Voisins...

2012 - Seattle

Après une nuit à vider toutes les boîtes de mouchoirs et à déblatérer une série de reproches qu'Alice pouvait se faire, mon amie s'endormit dans les alentours de sept heures du mat' dans mes bras. J'avais mal pour elle, Jasper avait été un vrai couillon sur ce coup-là et je comptais bien lui faire remonter ses parties génitales si l'occasion m'était donnée! Aller en cours ou non? Telle est la question! Allez, il s'agit du dernier jour de cours, et puis comme ça je pourrais montrer au p'tit Texan ce que c'est de s'en prendre à mon amie.
Je me détachais lentement des bras de mon amie et après avoir bu quatre tasses de café noir et sans sucre, je démarrai mon tacot non sans laisser un mot à Pixie. Moi qui n'ai pas l'habitude de boire du café, j'peux vous confirmer que ça m'a bien tenue toute la matinée. Assez longtemps pour qu'à la pause déjeuner je file vers la table de Jasper Withlock (rien que son nom me dégoûte maintenant), un plateau à la main. Comme je l'avais prédit, les blondasses traînent encore avec lui. C'est même pire car ils ont l'air de partager leurs repas ensemble. Je savais bien que les blonds n'avaient pas assez d'un cerveau pour penser mais j'pensais pas que c'était à ce point-là!

-Merde, v'la la plouc les gars, entendis-je Tanya grogner à mon approche.

Je décidai d'ignorer sa remarque et de foncer vers le blondinet qui jouait au beau gentleman hier soir. Je me sentais tellement énervée que mon cerveau ne réfléchissait plus, je balançais mon plateau pile poil dans le décolleté de Miss Pouf. Bella 1 - Tanya 0!

-Viens là Withlock! Faut qu'on parle!
-Et pourquoi il devrait te parler à toi d'abord, gloussa une autre blonde (Kate ou Irina, elles sont d'une blondeur tellement similaire que je les confonds).
-Parce que sinon c'est ta face que je refais au carré Barbie!

Je me dirigeais vers la sortie pour ne pas créer de scandale dans le self et ainsi éviter de me faire virer de l'école. Je fus surprise de voir que Mister Surfer me suivait et que Tanya était toujours en train de s'énerver en enlevant les spaghettis de son décolleté. J'vous fais un p'tit briefing : Oh non mon tee-shirt tout rose et neuf est abîmé! J'en ai plein mon armoire mais comme par hasard c'est celui-là que je voulais mettre pour telle fête... Pouah! En plus, ses deux sœurs l'aidaient et s'horrifiaient autant qu'elle de ce que j'avais fait.
L'air frais me rafraîchit un peu les idées et je me positionne face à lui, les mains sur mes hanches avec un air énervé comme les professeurs quand on fait une bêtise. Lui, s'appuie nonchalamment contre le mur, une jambe pliée et appuyée contre ce fameux mur.

-Tu sais pourquoi t'es là Withlock, hein?
-Oui... Je sais bien que tu vas pas me croire Bella mais je ne voulais pas faire de mal à Alice. C'est quand Tanya s'est pointée avec mes potes que j'ai compris qu'ils allaient lui en mettre plein dans la figure.

Il passa sa main dans ses cheveux. J'attendais toujours la suite moi, son explication pour son comportement... Je bouillais intérieurement mais j'allais quand même pas m'énerver alors qu'il avait pas fini de s'expliquer. Mon père, sheriff de police, m'avait toujours appris qu'il valait mieux entendre tous les aveux avant de juger de la culpabilité d'un homme.

-En fait... C'est que... C'était le plus beau baiser de toute ma vie... J'aime bien Alice... Je sais pas comment me faire pardonner...

J'avoue que là, j'ai bien fait d'écouter les conseils de mon père. Il m'avait scié le p'tit Texan! J'espérais pour lui qu'il disait la vérité parce que sinon ça allait chauffer pour lui. Je me dis alors que j'allais donner un petit coup de pouce à ce futur couple même si il venait de se racheter qu'en partie...

-Ecoute-moi bien mon p'tit gars! Ça va pas être facile je te l'assure, mais le plus tôt sera le mieux! Alors voici l'adresse de notre appart...

J'allais partir le sourire aux lèvres rejoindre Jake pour la pause bouffe quand je me souvins d'une dernière chose.

-Au fait, sois franc avec elle et ses fleurs préférées ce sont les orchidées... Bonne chance. Et que je ne te revoie plus avec ces Barbies, ajoutai-je en riant.
-Ça, c'est quelque chose que je peux te promettre Bella, me répondit-il un sourire aux lèvres, je les trouve très fatigantes. Si Alice veut toujours bien de moi je viendrais manger avec vous... en espérant que tes spaghettis ne viennent pas colorer mes tee-shirts...

Je ris et c'est toute contente de ma B.A. de la journée que je retournais en cours. Comme quoi, Alice avait peut-être bien fait de me convaincre qu'il était parfait (pour elle en tout cas) et j'espère honnêtement qu'il saura se montrer à la hauteur. Un sentiment étrange m'envahit, j'ai l'impression d'avoir déjà vécu ce genre de situation... comme un goût de "Déjà Vu"...

Et voilà la fin de ce chapitre 3 ! Alors, selon vous qui est le jeune homme qui regarde Bella durant la fête ? Qui a empoisonné le père de Gabrielle Isabelle de Voisins ? Des pronostics ? Faîtes m'en part et vous verrez bien. La suite est dans ma tête mais j'aimerai bien voir ce que vous pensez de cette histoire.

N'hésitez pas à reviewer et faîtes péter la bubulle !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Milou