Wow, merci! Je m'attendais pas à tant de reviews d'un coup! :D Eh bien, face à un tel enthousiasme (bon, bon, j'avoue, je suis enthousiaste aussi), je ne vais pas vous faire attendre, voici le chapitre 1 ;) :
Disclaimer : Mon accent quand je parle anglais est abominable. Tenter d'usurper l'identité de JK ne servira à rien.
Rating, résumé : Voir chapitre 1.
-Enfin Potter! Ouvrez cette trois fois damnée porte et laissez-moi sortir de cette armoire!
-Je voudrais bien, professeur, mais elle est coincée!
-Euh…Malefoy, lui, il fermait pas la porte.
-Taisez-vous, sombre idiot! Potter, si vous n'avez pas ouvert cette porte dans les quinze prochaines secondes, vous serez en retenue pour le reste de votre scolarité!
-Pour me mettre en retenue, il faudra sortir d'ici!
-Potter, ne me parlez pas sur ce ton! Dans une armoire à disparaître ou pas, je reste votre professeur! Et maintenant, ouvrez cette fichu porte!
-Je fais ce que je…Ah, voilà!
Harry réussit enfin à tourner la poignée et fut projeté par terre, hors de l'armoire. Avant qu'il n'ait pu se relever, Goyle lui tomba dessus. Harry avait déjà dut soutenir Dudley, mais Goyle pesait tout de même l'équivalent d'un piano blanc. Avec le pianiste. Il grogna de douleur, et après un moment, Goyle se releva en prenant appui sur la côte de Harry. Cherchant à tâtons ses lunettes perdues dans sa chute, ce dernier ne remarqua pas immédiatement le regard terrifiant de son professeur de métamorphose.
Quand enfin il eut retrouvé une vision complète, il frissonna. Les yeux perçant de son McGonagall semblaient lancer des éclairs. Goyle se tenait debout à sa gauche, la bouche bêtement ouverte et ses petits yeux stupides regardant autour de lui.
-Euh…fut la seule chose qu'il trouva à dire.
-Alors, Potter, peut-être pourrais-je obtenir des explications?
-Euh… Répéta-t-il. Il n'était pas certain qu'il devait dire à son professeur qu'il était occupé à chercher ce que pouvait bien manigancer Draco Malefoy quand il venait dans la Salle sur Demande quand Goyle lui était tombé dessus.
-Monsieur Goyle?
-Bah, euh, Draco m'a dit de venir le coincer dans l'armoire à disparaître…et là, ben, heu…
-Vous êtes arrivée, et la porte s'est fermée…
-Et puis-je savoir, monsieur Potter, ce que vous faisiez dans l'armoire à disparaître?
-Euh…le…ménage?
McGonagall soupira. Harry était vraiment nul pour mentir. Au moment où elle allait approfondir ses questions, une voix retentit.
-Tu m'attraperas pas!
-Ben! Tim! Joe! Ann! Éli! Ève! Théodoric! Revenez ici!
À peine la voix adulte eut-elle retentie que la porte de la salle s'ouvrit. Aussitôt, une trâlée de jeunes enfants, tous des rouquins entrèrent dans la pièce en courant. Presque tous des rouquins, remarqua Harry, l'un deux avait des cheveux noirs. Un instant plus tard, un homme de grande taille, lui aussi roux, entra dans la pièce, poursuivant tant bien que mal les sept enfants. Il devait avoir dans la quarantaine et avait des yeux bleu pâle.
-Arrêtez ça et revenez ici!Cria-t-il. Tout de suite, où alors pas de dessert ce soir! Allez!
Au mot « dessert », les enfants cessèrent aussitôt de courir et vinrent se placer dans un ordre de grandeur sans doute déjà défini devant leur père soulagé. Le plus grand était celui qui avait les cheveux noirs, qui devaient avoir douze ans au maximum. Suivait deux petites filles, des jumelles apparemment, de plus ou moins dix ans. Un petit garçon se tenait entre elles et deux autres jumeaux, des garçons ceux-là. Enfin, après les deux garçons qui souriaient de manière angélique, ne devant pas dépasser les sept ans, se tenait un minuscule garçon qui n'avait certainement pas plus de cinq ans.
Leur père poussa un grand soupir soulagé. Il se passa la main dans les cheveux, dévoilant un visage fatigué mais heureux. McGonagall et Harry poussèrent une exclamation.
-Ron? s'écria Harry en regardant l'homme devant lui.
Ledit Ron sembla enfin apercevoir les trois autres personnes présentes. Il ouvrit de grands yeux en reconnaissant Harry, Goyle et McGonagall. Goyle, pour sa part, regardait fixement les enfants, la bouche grande ouverte.
-Harry? McGonagall? Goyle? Mais…Mais qu'est-ce qui se passe? Vous avez voyagé dans le temps?
-Mais…balbutia McGonagall. Mais non! C'est vous qui…et d'où sortent tous ces gamins?
-Mais ce sont mes enfants! S'indigna Ron. Ben, Tim, Joe, Ann, Ève, Éli et Théodoric! Vous les connaissez, voyons!
-Mais non on ne les connais pas! S'écria Harry, éberlué, tandis que Goyle fixait toujours les gamins.
-Mais…
-PAPA! Cria une des jumelles.
-Je…quoi, Ève?
-C'est pas moi, Ève, moi c'est Ann! Papa, pourquoi tonton Harry il a l'air bête?
-Et pourquoi il a remis ses vieilles lunettes? Questionna le plus jeune.
-Et c'est qui le gros qui nous regarde avec une face de babouin? Questionna l'autre jumelle –Ève, s'il avait bien compris.
-Et pourquoi il est avec la Harpie? Demanda l'un des plus jeunes jumeaux.
-Euh…chut, les enfants, s'il vous plait…heu…
-Harpie? S'écria avec colère McGonagall.
-Euh…balbutia le Ron de quarante ans. Euh, je ne leur ai pas appris ça, vraiment, je ne sais pas d'où ça vient…
-Bon, quoi qu'il en soit, fit Harry, que fais-tu ici? Je veux dire…tu…enfin…je veux dire…tu as…tu as seize ans, qu'est-ce que…
Les yeux bleus de Ron s'écarquillèrent.
-Seize ans? Merlin, non, je viens d'en avoir quarante et un!
Un ange passa. Suivi par un autre. Le troisième avait même des cheveux roux. Un cri d'enfant coupa net le passage du quatrième et tout le monde se retourna pour voir un minuscule bébé qui braillait allègrement, assis sur le plancher. Il ne devait pas dépasser les deux ans, songea Harry en se bouchant les oreilles, mais il avait la puissance vocale de Célestina Moldubec.
-Mais Merlin, c'est qui celui-là? Demanda Ron. Il est pas à moi!
Minerva, connue pour son sang-froid, se dirigea vers le bébé. À peine l'eut-elle ramassé et prit dans ses bras que le bébé se mit à gazouiller joyeusement. Il avait des cheveux bruns clairs, et ses yeux étaient bleus, vifs et perçants.
-Oh Merlin. Fit Minerva.
-Oh Godric. Fit Harry.
-Oh Pu****. Fit Ron.
-Euh…ouais. Fit Goyle.
-Professeur, dites moi que ce n'Est pas…demanda Harry. Dites-moi que ce n'est pas…Dumbledore?
-J'en ai bien peur…Oh Merlin, répéta-t-elle, que s'est-il passé ici?
À peine eut-elle prononcé ces mots qu'un jeune garçon, les cheveux blonds platine et les yeux gris, entra dans la pièce en riant et en courant. Un instant plus tard, le bruit d'une explosion retentit, suivit par des cris furieux. Le jeune garçon se mit à rire encore plus fort. Quand il se calma et qu'il remarqua l'étrange groupe sous ses yeux –Harry qui regardait le bébé, Goyle qui fixait toujours bêtement les enfants de Ron, Minerva qui le regardait, Dumbledore qui gazouillait, Ron qui regardait le couloir, cherchant l'origine de l'explosion et ses sept enfants qui s'étaient remit à gigoter et à rire-, il approcha Minerva. Celle-ci ouvrit grand la bouche.
-Draco? Demanda-t-elle.
-Nan! Fit joyeusement le garçon. J'm'appelles Lucius!
Silence. Qui s'éternise. Encore. Et encore. Enfin, Harry retrouva l'usage de la parole.
-Lucius…Malefoy?
-Lui-même! Lança toujours aussi gaiement le garçon en se balançant sur ses talons.
-Quel âge as-tu, Lucius? Demanda Ron.
Harry s'étonna de l'approche douce de son ami, mais réalisa que celui-ci avait visiblement prit une trentaine d'année et s'occupait à présent de sept enfants.
-J'ai trois ans de moins que si j'en avait la moitié de vingt-deux!
Et il sortit de la pièce en sautillant. Harry resta bouche bée. Trois choses ne collaient pas. La première était que visiblement, tout le monde était devenu fou. La seconde était qu'il venait de parler à un Lucius Malefoy de huit ans. Et la troisième se résumait au fait que le même Lucius Malefoy venait de partir en sautillant façon bambi dans la forêt magique.
-Potter! Aboya sa tête de maison.
-Ou-oui professeur?
-Tenez, heu…tenez le directeur, je vais aller voir les autres pour leur demander ce qui se passe.
-D-D'accord, fit Harry en prenant dans ses bras son directeur. Celui-ci le regarda un moment avant de se remettre à babiller des mots sans queue ni tête. Il jeta un coup d'œil à Ron, tandis que McGonagall sortait. Celui-ci était en train de discipliner à nouveau ses enfants. Goyle, lui, continuait de les fixer stupidement.
-Ron? Euh…tu as vraiment quarante et un an?
-Merlin, Harry, je te l'ai déjà dit! Mais…mais toi…je veux dire, tes enfants?
-Mes quoi?!? S'étonna Harry, en lâchant presque le bambin qu'il avait dans les bras.
-Mais enfin! Tes trois enfants, avec Ginny!
-Ron, tu dérailles. J'ai seize ans, et toi aussi. Tu as dû faire un voyage temporel, et tu es, euh…déboussolé. Tu verras, tu te rencontreras, je veux dire, tu rencontreras ton toi de seize ans…enfin, je crois…
-Harry, fit Ron, raisonnable. Je ne pense pas que j'ai fait un voyage temporel. Regardes Dumbledore, regardes Lucius! Apparemment, tout le monde a…euh…vieilli, ou rajeunit…
-Ron.
-Oui?
-Ron, tu viens de faire preuve de logique.
-C'est ce qui arrive quand on est marié avec Hermione! Sourit Ron.
-MARIÉ?! Avec…avec Hermione?
-Calme-toi, Harry! Moi, ce que je me demandes, c'est pourquoi toi, McGo et lui avez été épargnés…
-On étais dans l'armoire à disparaître, il doit y avoir quelque chose qui...
-Tous les trois? Vous faisiez quoi?
-Ron! Ne t'imagines pas des choses! Je me battais avec Goyle, et McGo essayait de nous séparer!
-Hum…si tu le dis…
-Quoi qu'il en soit, on fait quoi? Qu'est-ce qui a pu se passer?
-Euh…attaque de Voldemort?
-Tiens, tu prononce son nom, maintenant?
-Oui, depuis qu'il est mort, tout le monde…euh…je devais peut-être pas dire ça, non?
-Non, sans doute pas. Pas grave. C'est bon de savoir qu'il finira par mourir.
-J'imagines…
Harry était secrètement surpris. Il y avait plus de vingt ans qui les séparait, et pourtant, leur amitié semblait être restée intacte. À ce moment précis, une voix impossible à ne pas reconnaître retentit dans le couloir.
-Sirius! S'exclamèrent en même temps Harry et Ron.
Ils se précipitèrent dans le couloir, Harry traînant toujours Dumbledore et les gamins de Ron suivant les adultes. Goyle, lui, resta dans la pièce à regarder les enfants comme s'il n'en avait jamais vu.
Harry se stoppa net en voyant l'homme qui avait parlé avec la voix de Sirius. Qui ne pouvait, mais ne pouvait pas être Sirius, car il devait dépasser les quatre-vingts-ans. Ça… c'était plus que la raison de Harry pourrait le supporter.
-Euh…qui êtes vous? Demanda-t-il au vieillard.
Celui-ci se détourna de la conversation animée qu'il menait avec un homme d'une trentaine année et Harry crut avoir une attaque. Il s'Agissait bel et bien de Sirius, personne d'autre ne pouvait avoir de tels yeux.
-Comment ça, si je veux du houx? Grogna-t-il.
-Euh…plait-il?
-Des piles? Non, je n'ai pas fait l'Étude des Moldus… mais j'ai été très doué en soins au créatures magiques! Je vous ai dit que j'avais élevé un Hyppogriffe?
-Sirius, tu ne me reconnais pas? Fit Harry, le plus fort et le plus clairement possible.
é-Si, si! Un Gris du Venezuela, exactement! Comment avez-vous deviner?
-Sirius, par Merlin! C'est moi, Harry!
-Harry? Intervint le deuxième homme, juste derrière Sirius, et Harry crut avoir une attaque. Mais qu'est-ce que…? Qu'est-ce qui se passe, ici? Sirius vient d'apparaître ici, il doit dépasser les quatre-vingts ans, et je ne sais pas ce qui se passe, c'est juste…
-REMUS?! S'étrangla Harry.
-Mais oui, Harry, c'est moi! Qu'est-ce que… on dirait que tu as vieilli, toi aussi!
-Oui, c'est cela. Continua Sirius. Un gris, c'est ce que je viens de dire! Mais dites-moi, qui êtes-vous? Vous ressemblez à ce cher vieux James!
-HAR-RY!! Sirius, c'est moi!
Les yeux du vieillard s'écarquillèrent.
-Harry? Mais non, c'est insensé! On dirait plutôt Albus Severus, c'est vrai qu'il a presque dix-sept ans… Rahlala, et moi qui n'ai pas encore son cadeau… je pensais à lui offrir une Flèche d'Argent 43…
-A…Albus Severus? C'est qui, lui? Ron?
-Ton fils, Harry, Albus Severus Potter, en l'honneur de Dumbledore et de Snape…
-En l'honneur de Snape?
-Mais oui! Franchement, tu ne te souviens vraiment pas?
-Ah, moi aussi j'ai horreur des rats! Intervint Sirius d'une voix eraillé. Dans mon temps, il y avait eu une invasion de rats, vers 1976, et Poudlard a du suspendre les cours durant une semaine… ils n'ont jamais su que c'était moi et James qui les avions importé! Non, mes p'tits gars, les voyous ne sont plus ce qu'ils étaient. Déjà, en 1978, nous venions de quitter Poudlard, et…
Coupant court au discours de Sirius, un éclair blond passa devant eux, manquant d'envoyer Harry –et Dumbledore dans ses bras- à terre. Lucius s'arrêta, un grand sourire au lèvres, juste le temps de crier derrière son épaule « Tu m'attraperas jamais, espèce de lavette! » avant de repartir en courant.
-Maiiiiiis! Arrête toi, bon sang! Souffla une voix épuisée. Harry avait un très, très mauvais pressentiment en se retournant.
-Owh.
Il y avait deux Malefoy exactement identique dans Poudlard. Oy.
-At…. Attends moi!
-Eh, t'es qui, toi, gamin? Questionna Sirius, contrarié qu'on l'aie interrompu.
-Je… Je m'appelle Draco Severus Lucius Malefoy, heureux de vous rencontrer, fit l'autre, répétant apparemment une tirade pré-définie.
-C'est moi où il y a trop de Severus dans cette histoire? Questionna Harry à Ron.
-Severus, c'est le nom de mon parrain, fit l'enfant avec une certaine fierté. Severus Snape. Et c'est le plus meilleur parrain du monde.
-Marin de Fronde? Intervint Sirius. Non, je n'ai jamais été dans la marine… mais j'ai élevé un hyppogriffe, vous savez? C'est mon filleul, Harry, qui me l'avait donné… mais je crois qu'il l'avait volé, en fait…
-Eh, tu traînes, espèce de chochotte! Hurla au loin la voix amusée de Lucius. Il n'en fallut pas plus pour que Draco prenne une grande respiration et reparte en courant.
-Ron?
-Oui, Harry?
-Je crois que j'ai mal à la tête.
-Tiens, toi aussi? Incroyable. Mais au moins… Ben! Ne touche pas à l'armure!
Ron se précipita pour arrêter son fils avant qu'il ne tire sur la lance de l'armure juste à coté d'eux, contre le mur. Harry se dit qu'au moins, il n'avait qu'un enfant à surveiller, lui. Jetant un coup d'œil au petit Dumbledore occupé à gazouiller dans ses bras, il se dit cependant que ce n'était pas lui qui pourrait sauver la situation.
-MAIS VOUS ALLEZ ME LÂCHER, OUI?! JE VOUS AI DIT QUE J'ÉTAIT MARIÉE!
-Et alors? Moi aussi! Personne ne saura rien, belle jeune femme enflammée! Mais ne laissez pas mon cœur saigner d'un amour impossible, je vous en prie!
Harry se tourna vers la source du tapage, et s'il était déjà choqué, il frôla la syncope à la vision se présentant à lui. Une jolie femme de la mi-vingtaine environ, dotée de cheveux de feu et d'un caractère du même genre, tentait avec fureur de se débarasser d'un grand type un peu plus jeune qu'elle, les cheveux en bataille et les lunettes de travers, qui la poursuivait en lui lancant des déclarations d'amour passioné.
-Ginny?! S'exclama Ron.
-James?! Albus Severus?! Ou Harry?! Ne me dites pas qu'ils se sont encore reproduits… S'écria Sirius.
Et les deux intéressés se tournèrent vivement vers eux.
-Ron?!
-Si… Rius?!
Okay. Que quelqu'un le réveille, SVP. Les cauchemars envoyés par Voldemort pouvaient être troublants d'ordinaire, mais celui-la était le pire de tous. Peut-être une tactique de déstabilisation?
Au moment où Harry se pinça l'arête du nez dans l'espoir de remettre un peu d'ordre dans ses idées, une main glacée se referma sur la sienne. Baissant les yeux, il eut un nouveau choc; un jeune garçon, qui ne devait pas dépasser les douze ans, les cheveux noirs, le regardait avec d'immenses yeux gris. Avant qu'il ne puisse réagir, un nouveau cri lui fit lever la tête, tandis qu'il se faisait la réflexion qu'il aurait besoin de plus qu'une simple boite d'aspirine.
-Hey, Snivy! Lança James. Qu'est-ce que t'as, t'as rapetissé au lavage? Ah non, se reprit-il immédiatement, c'est vrai, tu ne te laves jamais…
Harry regarda dans la direction que visait son père. Un adolescent d'une quinzaine d'années, les cheveux sales et le nez de travers, regardait James d'un air mauvais et s'apprêtait à répliquer quand…
-JAMES POTTER!! Intervint une voix furieuse.
Une adolescente d'au moins quinze ans, les cheveux auburn, venait d'entrer en scène, les poings sur les hanches, l'air complètement enragée. Elle rougit cependant quand ledit James tourna la tête vers elle.
-Oh, désolée, je vous ai prise pour un garçon que je connais, il vous ressemble comme deux gouttes d'eau…
-Lily, ma belle Lily, c'Est toi? Mais tu as rapetissé aussi, ma parole!?
-James? Fit la rousse en fronçant les sourcils. Qu'est-ce que…et… Sev'? Mais qu'est-ce qui se passe? JAMES POTTER, QU'EST-CE QUE TU AS ENCORE FAIT?!
-Euh… intervint Harry à mi-voix, un peu incertain. Attendez… James Potter, Lily Evans et Severus Snape, c'est ça?
-Mmm-mm, répondit Lily, mais qui êtes-vous? James, c'est ton frère? Cousin?
-Non, non! S'exclama précipitamment Harry. C'est… oh bordel… Écoutez. On est en 1996. Je ne sais pas ce qui se passe, mais tout le monde ici a rapetissé ou a vieilli, et pour faire une histoire courte… vous êtes mes parents.
-Tous les trois? Fit Ron avec un sourire ironique en désignant Severus d'un signe de tête.
-Euh… enfin, vous deux, vous êtes mes parents, et lui,… lui, ben c'est mon prof de potion, et accessoirement un crétin.
-Mon…fils? Avec lui? Fit Lily d'un air très sceptique.
-Meuh non! Fit James qui ne semblait plus comprendre très bien les choses. Notre kid, Harry, il a pas encore deux ans! Par contre, j'approuve, Snivy est un crétin à la puissance onze sur dix!
-Mais quel kid?! J'ai quinze ans, bon sang, je ne peux pas avoir d'enfant! Et puis, ce type a mon âge!
-Un instant, intervint Ginny, qui les observait depuis un moment. C'est de mon mari qu'on parle, là.
-Ton… Ginny?! Tu… On…
-Écoutes, Harry, sincèrement, depuis le temps! Et les enfants, hein? D'ailleurs, c'est à qui, ce bébé dans tes bras?! Ne me dis pas que…
-Mais non! Bafouilla le SESA (Survivant/Élu/Sauveur/Autre). C'est Dumbledore, il a juste… rapetissé...
-Et l'autre gamin qui te tient la main comme si sa survie en dépendait?! Harry, as-tu quelque chose à me dire?!
-M'enfin, Ginny! D'abord, j'ai seize ans, alors je ne vois pas comment on pourrait être marié! Ensuite, l'autre gamin, comme tu dis, ben j'en ai aucune idée, il a pas l'air fort bavard (un coup d'œil à l'enfant lui confirma qu'il ne comptait pas ouvrir la bouche), le papy qui râle, c'est Sirius, l'autre malade qui te draguait, c'est mon père, la rousse qui l'engueule, c'est ma mère, l'autre qui essaie de discipliner ses enfants, c'est ton frère Ron, et le grand type au grand nez, c'est Snape! Alors tu arrêtes de me traiter d'infidèles, okay?!
Ginny le fixait, la bouche grande ouverte.
-Et je te parle même pas des kids Malefoys, gémit-il. Lucius court partout et Draco endure…
C'est le moment que choisi McGonagall pour arriver à son tour en courant, poursuivie par un homme, lui aussi du milieu de la vingtaine, qu'Harry n'avait jamais vu. Il avait des cheveux longs, brun-roux, noués en catogan par une impressionnante broche de rubis.
-Mais puisque je vous dis de me fiche la paix! S'Exclama la directrice de Gryffondor en allant se réfugier derrière Harry et Ron.
-Comment pouvez-vous ainsi me faire souffrir, ô belle dame de mes rêves? Fit l'autre d'un ton mielleux et poétique.
-Je ne sais même pas qui vous êtes!! Glappit Minerva, l'air terrorisée.
-Mais, mais, mais! Fit l'autre en jetant un regard circulaire, étonné, au groupe. Tout le monde me connaît, pourtant! Peut-être pas autant que ce cher Salazar, mais je reste…
Il s'interrompit, reportant lentement son regard vers l'enfant qui tenait toujours la main de Harry.
-Sal' ? Demanda-t-il d'un air incertain.
Oy. Songea Harry.
-Mmmh-mmh? Fit le kid.
-Sal', c'est toi?! Bon sang, qu'est-ce que… mais t'a vraiment rapetissé, toi! Qu'est-ce que t'as?! Me dit pas qu'Helga a encore décider de tester ses potions de Jouvence!
-Crétin de Godric, lança soudain l'enfant, faisant sursauter tout le monde. Tu es peut-être le plus brave sorcier de notre temps, mais certainement pas le plus malin, laisse donc cela à Rowena. Il est clair que nous nous trouvons au milieu d'un bouleversement temporel. La preuve, c'est que celui-là –il pointa Harry du pouce sans lui accorder un regard- a un peu de mon aura, et un peu de la tienne, donc c'est un héritier indirect.
Tout ça d'un coup et sans reprendre sa respiration. Une fois qu'il eut fini sa tirade, il recula légèrement dans l'ombre de Harry, indiquant clairement qu'il en avait dit assez.
-Bouleversement temporel? Demanda Minerva. Voilà sans doute qui explique tout… mais… qu'est-ce qui a pu se passer, bon sang? Je ne vois vraiment pas… Londubat. Il faut que je trouve Londubat tout de suite. Il a certainement une part de responsabilité.
Et elle repartit en courant sur ces mots, immédiatement suivie par Godric qui avait bien l'air de penser, lui, que bouleversement temporel ou pas, il convaincrait la femme de… Harry ne voulait pas imaginer la suite.
-Okay… ça y est, j'ai mal au crâne. Gémit Remus, se laissant tomber contre le mur.
-Ah bon?! Moi pas! Rigola James. Ginny s'empressa de s'éloigner de lui, mais il avait apparemment trouvé une autre occupation. Souriant de toutes ses dents, il s'approcha de Severus, lequel le jaugea avec méfiance.
-Alors, Snivellus de mon cœur! Je crois qu'on avait pas fini notre discussion, l'autre jour, dans les toilettes, nan?
-Mais de quoi tu parles, Potter?! S'exclama le Serpentard avec mépris en s'éloignant de James –qui le ramena aussitôt à lui en lui tirant sur le bras.
-Tu ne t'en rappelles pas? Ce doit pourtant être le seul jour de ta vie où tu t'es lavé la tignasse, tu ne m'as toujours pas remercié, d'ailleurs! Faudrait peut-être que j'aille te rafraîchir la mémoire!
Il allait entraîner Snape vers les toilettes quand Remus lui attrapa le bras, le stoppant immédiatement.
-James? C'est moi, Moony. Lâche Severus, il ne t'as rien fait, cesse de draguer ta belle-fille, ne mets pas Lily en colère et écoute ton fils avant que nos cerveaux ne se liquéfient tous.
James le fixa un instant, clignant des yeux d'un air incertain. Après un bref moment, il poussa Snape –qui trébucha sous la surprise- et fit un sourire angélique. Le Serpentard lui jeta un regard noir comme la mort, se relevant en marmonnant quelque chose qui ressemblait étrangement a une malédiction.
-Est-ce que quelqu'un ici sait ce qui se passe?
-Le kid l'a dit, fit Snape d'un ton méprisant en pointant l'enfant qui tenait toujours la main de Harry, l'air impassible. Quelqu'un a fait une grosse conneries et ça a créé un paradoxe temporel. Comme Poudlard a gardé la Trace Magique de tous ceux qui y sont passé, j'en déduis que tous les étudiants et professeurs qui y sont passés ont une bonne chance d'atterir ici, à des ages différents. En tout cas, c'est ce que Serpentard pense.
-Ce que qui pense? S'étrangla Ron, fixant Snape avec des yeux ronds.
-Ce que moi je pense, gronda l'enfant accroché à Harry. Je suis Salazar Serpentard, potionniste professionnel et empoisonneur par excellence. Il accorda un signe de tête appréciateur à Severus. Bon raisonnement. Dans ma maison, j'imagine?
-Euh, oui, répondit Snape, l'air un peu mal à l'aise.
-Et il en est fier! S'indigna James.
-Comment? Questionna Sirius. Non, moi non plus je ne souhaitais pas être père! D'ailleurs je ne l'ai pas été! Mais j'ai eu un filleul, vous savez? En plus, graçe à lui, j'ai élevé un hyppogriffe sauvage! Le digne fils de James, vous savez! Je vous ai déjà raconté…
Personne ne sut ce que Sirius voulait raconter, parce qu'un hurlement hystérique sonnant très féminin leurs perça tous les tympans.
-Toooooooooooom!! Tooooom, est-ce que je peux toucher des cheveux? Ils ont l'air siiiiiiiii doux!
-Mais allez vous me fiche la paix! Gronda une voix inconnue. Et puisque je vous ai dit de ne pas m'appeler Tom! Vol-de-mort! Je m'appelle Voldemort!
Mis à part Sirius qui continuait à radoter et Serpentard qui semblait parti dans sa bulle, tout le monde échangea des regards étonnés, effrayés, consternés ou troublés.
-Rooooh, voyons, Toooom! Je veux bien te donner le surnom que tu veux, mais cesse de me vouvoyer, voyons, tu vas me faire rougir!
-Dites moi que je rêves, gémit Ginny.
Un jeune homme, de la vingtaine lui aussi, les yeux et des cheveux noirs comme la mort. Sa peau pâle et sa grande taille lui donnaient un air imposant, et il était d'une grande beauté. Le suivait en couinant une jeune fille beaucoup moins gâtée par la nature; d'épaisses lunettes donnaient l'impression que ses yeux étaient énormes et des boutons s'étalaient un peu partout sur son visage; ses cheveux, ternes et bruns, pendaient dans des couettes légèrement emmêlés. Elle suivait le jeune homme avec une expression d'adoration –elle ne devait pourtant pas avoir plus de quatorze ans.
-Myrtle, s'énerva le premier, je ne sais pas comment tu es revenue à la vie, mais si tu ne me laisses pas immédiatement, je jure que tu regretteras la mort rapide et indolore de mon basilic!
-Cesse d'être si vilain, Tommy! Pleurnicha la fille en faisant la moue.
Harry éprouvait une furieuse envie de fondre en sanglot. Qu'est-ce qu'il avait mal à la tête! Il n'avait PAS besoin qu'un jeune Lord Voldemort et qu'une Mimi Geignarde bien vivante vienne s'ajouter à la scène!
-Mon royaume pour des aspirines, gémit Ron.
-Lily Luna?! Intervint une voix claironnante au loin. Mais qu'est-ce que tu fais ici? Je veux dire, tu devrais être avec maman et papa à la maison, non?
Et un troisième Harry entra en scène, les cheveux bruns en batailles et les yeux verts brillants, avec des lunettes mais sans cicatrices. Oy. C'est qui, lui?
-Albus Severus? S'étonna Sirius, tandis que Voldemort stupéfixait Mimi dans un accès de rage. Mais que fais-tu ici, à Poudlard? Je croyais que tu avais un nouvel emploi, près de ton frère?
-Albus… Ron? J'ai peur de comprendre…
-Ben… je sais pas… la dernière fois que je l'aie vu, Albus Severus avait même pas dix ans….
-Une minute! S'exclama Snape. Pourquoi vous parlez de moi, encore?
-Oncle Ron?! C'est toi? Et c'est qui, l'autre? Il ressemble aux photos que m'man m'a montré de monsieur Snape!
Tout le monde commença à parler en même temps, essayant de déterminer qui était qui et ce qu'ils faisaient tous là. Le jeune Serpentard se détacha soudain de Harry pour se glisser silencieusement vers Voldemort. Le Gryffondor se recula de la scène, s'appuyant sur un mur, totalement désespéré.
Qu'est-ce que c'était encore que toute cette histoire?
Effectivement, qu'est-ce que j'ai encore inventé comme emmerdes aux pauvres persos de JK qui m'avaient rien fait? :p
Reviews, please!
