Âges des personnages nommés lors du chapitre précédent :

Albus Dumbledore : 2 ans

Ben Weasley : 5 ans

Éli et Joe Weasley : 7 ans

Tim Weasley, Lucius et Draco Malefoy : 8 ans

Ann et Ève Weasley : 10 ans

Théodoric Weasley et Salazar Serpentard : 12 ans

Mimi Geignarde (Myrtle) : Vivante, 14 ans

Severus Snape et Albus Severus Potter : 15 ans

Harry Potter, Gregory Goyle et Lily Evans :16 ans

James Potter : 20 ans

Lord Voldemort (à ce niveau-là, on peut encore l'appeler Tom Jedusor, surtout si on souhaite mourir dans d'atroces souffrances très prochainement) : 21 ans

Godric Gryffondor : 23 ans

Ginny Weasley : 25 ans

Remus Lupin : 33 ans

Ron Weasley : 41 ans

Sirius Black : 83 ans

Minerva McGonagall : Euh… âge de Minerva dans le sixième bouquin.

(quelques notes de l'auteur, en gras dans le texte, devraient faciliter la lecture de la fic)

-Tout le monde dans la Grande Salle! Hurla un Seamus Finnigan de la cinquantaine, légèrement courbé mais visiblement très motivé à accomplir sa tâche. Tout le monde dans la Grande Salle, réunion dans la Grande Salle!

-Non mais ça va, on a compris! Grinça Rita Skeeter, seize ans et toutes ses dents, en passant dignement devant lui, le nez en l'air.

-Je le savais! Vociférait le profeseur Trelawney –rendue une mignonette jeune fille d'une douzaine d'années, avec ses grandes lunettes et des couette blondes-, je le savais! J'ai regardé dans la mare au fond du jardin et j'ai vu l'Apaco… L'Aco… la Fin du monde!

-Mais oui, Sybille, mais oui, approuva Minerva McGonagall en poussant la fillette devant elle. Suivez donc mademoiselle Skeeter à la Grande Salle… pour l'amour du ciel, Argus!

Elle s'approcha d'un adolescent de moins de quinze ans, grand et échalat à l'air terrorisé, qui regardait tout autour de lui avec une expression de terreur intense. Il se recula contre le mur dès qu'elle l'approcha, formant précipitamment une croix en joignant ses doigts, marmonnant une étrange phrase latine… « Vade Retro Satanas »…

-Argus, ça suffit! Je sais que tu n'as jamais vu de magie jusqu'à présent, mais tes parents étaient tous les deux des sorciers, et même s'ils ne t'en ont jamais parlé, il n'y a aucun danger… allez, suis les autres jusqu'à la grande salle, on va vous expliquer tout ça, d'accord? Il ne t'arrivera rien… c'est bien, vas-y.

Elle attendit que le couloir se soit vidé, envoyant des instructions à tout ceux qui étaient trop perdus, pour finalement se laisser glisser le long du mur quand un Alastor Maugrey de huit ans disparut à l'angle d'un couloir après avoir longuement inspecté ledit couloir avec un miroir de poche. Elle mit sa tête dans ses mains et entreprit de se calmer. Non, ça n'allait pas durer longtemps… les Fondateurs eux-mêmes étaient présent, ils allaient réussir à remettre la situation à la normale. Tout allait bien aller…

Après une ou deux minutes, elle se releva et se dirigea à son tour d'un pas digne vers la Grande Salle. Albus n'était pas en état de les aider, et en tant que vice directrice, elle allait devoir prendre le commandement de l'école jusqu'à ce que la situation soit arrangé.

Que Merlin lui vienne en aide…

Roy suivit docilement les instructions qu'on lui donna et se rendit sagement dans la Grande Salle. Bien qu'il notait quelques différences dans les portraits qu'il croisait ou dans la disposition des armures et des décorations murales, il reconnaissait facilement le Poudlard qu'il avait si souvent visité, enseignant parfois mais sans jamais y avoir étudier –chose qu'il trouvait très dommage. Entrant dans la grande salle, il se dirigea vers la table qu'il savait être celle des Serdaigles. Il s'était toujours dit que si on l'avait réparti, il aurait atterri là-bas. Personne ne fit vraiment attention à lui.

Il observa avec une certaine compassion celle qui semblait être la directrice actuelle se diriger vers la table des professeur. À peine eut-elle prit place à l'avant que le silence fut presque complet dans la pièce. Il y avait encore quelques cris de bébés et des chuchotements indistincts. La femme, qui portait une longue robe verte et noire et un chignon serré, éclaircit sa gorge sèche, visiblement nerveuse. Sa voix sonnait un peu rauque quand elle parla finalement.

-Eh bien, hum, bonjour, bienvenue, ou rebienvenu, à Poudlard. Je suis le professeur McGonagall, nous sommes actuellement en 1996. Il semble que notre école se trouve au cœur d'un grand bouleversement temporel. Pour nous en sortir et tous retourner à notre époque habituel, nous allons devoir collaborer et tous travailler ensemble. Puis-je compter sur vous?

Il y eut des murmures et des cris approbateurs, des signes de tête solennel et des serments magiques. Certains, par contre, se contentaient de regarder la femme d'un air qui exprimait très clairement le rôle qu'ils comptaient jouer dans le retour à la normal : spectateur. Roy, lui, hocha la tête tout en sachant que le professeur McGonagall avait peu de chance de l'apercevoir. Celle-ci eut un sourire qui semblait un peu nerveux.

-Je vais distribuer les responsabilités que j'aimerais vous voir endosser, continua-t-elle en tentant sans grand succès de ne pas avoir une voix trop étranglée. Tout d'abord… Miss Lily Evans?

Une rouquine, qui jusque là avait été occupée à disputer copieusement un jeune homme aux cheveux noirs en bataille, croyant visiblement qu'il était le responsable de toute cette situation, se releva immédiatement à la table des Gryffondors, apparemment prête à s'acquitter de la mission qu'on lui donnerais, quelle qu'elle soit.

-Ainsi que Mademoiselle Luna Lovegood? Continua la directrice.

Une jeune femme de la trentaine, à trois siège de Roy, se leva et se dirigea lentement vers la table des Gryffondor pour rejoindre Lily Evans. Ses cheveux d'un blond sale tombaient sur son dos, dénudé par une sorte de corset à plume rouge vif. Son regard pensif et rêveur lui valut un coup d'œil incertain et un peu déchanté de la rousse.

-Et Lily Luna Potter? (NDA : Elle a entendu son nom dans le couloir et a décidé de la joindre aux deux autres filles parce que leurs prénoms sonnaient bien ensemble et qu'au point où ils en étaient, hein)

Juste en face des deux femmes s'en leva une troisième, d'à peine quinze ans. Elle ressemblait beaucoup à l'autre adolescente, ses cheveux auburn semblant presque briller de la même façon. Son regard bleu avait quelque chose de sévère, d'autoritaire qui fit sourire Roy.

-Je voudrais que vous dressiez une sorte de liste…indiqua McGonagall. Que vous recensiez toutes les personnes présentes dans l'école actuellement, et l'âge qu'elles ont. J'espère que cette situation ne durera pas, mais il faut être paré à toutes éventualités. En sentez-vous capables?

Evans fit un signe de tête affirmatif, Potter hocha solennellement et Lovegood eut un grand sourire tout en lancant joyeusement :

-Bien sur, professeur, avec plaisir! Ça va être vraiment amusant!

Ce qui lui valu des regards réprobateurs ou perplexes, ainsi que quelques coup d'oeils amusés. La directrice eut un soupir puis fit un vague signe de la main aux trois femmes pour qu'elles se rassoient tout en détournant le regard (il était vrai que le… vêtement de la blonde faisait mal aux yeux). Elle sembla réfléchir un bref instant, puis appela :

-J'aimerais avoir à l'avant les fondateurs de l'école. Messieurs Gryffondors et Serpentards, Miss Poufsouffle et Serdaigle?

Les quatre nommés se levèrent de leurs tables respectives et se rendirent à l'avant sous les murmures des personnes présentes. Roy sourit. Rowena ne devait pas dépasser les six ans et trottinait avec peine pour suivre les autres, sous les coups d'oeils mi-inquiets, mi-exaspéré de Salazar. Godric avait un air conquérant et joyeux, tandis que Helga avait environ une trentaine d'année, un peu grassette et portant un sourire bienveillant.

-Une telle organisation est absolument désespérante, siffla Serpentard, suffisamment fort pour être entendu de tout le monde. Je ne peux pas croire que notre école ai à ce point régressé!

-Allons, Salazar, lança doucement la petite Rowena, un accident peut arriver à tout le monde! D'ailleurs, toi-même, prends cet incident avec le pentacle, tu ne devais pas avoir plus de quinze ans…

-Tais-toi, Rowena, tais-toi! J'étais… jeune, c'est tout!

-Comment se fait-il que vous ayez encore vos, euh… vos souvenirs, faute d'un meilleurs terme? Demanda McGonagall d'un air perplexe.

-Poudlard est le résultat de notre magie, expliqua immédiatement Helga. Si nos corps ont été affectés par l'accident, notre magie, elle, est resté totalement intacte, et par conséquent, nos souvenirs aussi. Mais je ne me rappelais pas que Sal' était aussi trognon quand il était petit!

-Dis ainsi, j'ai l'impression que tu vas me manger, grommela Serpentard.

La directrice les fixa un instant en clignât des yeux avec perplexité (ce n'était visiblement pas la vision qu'elle avait eu jusque là des fondateurs de l'école…) puis secoua la tête avant de se tourner à nouveau vers la grande salle toujours silencieuse.

-J'aimerais également avoir l'aide de monsieur Potter.

Plusieurs personnes se levèrent d'un même mouvement. Trois Gryffondor, un Serdaigle et un Serpentard. Les cinq hommes –tous âgés entre quinze et vingt-cinq ans- échangèrent des regards perplexes. Ils étaient tous presque identiques, chacun ne se différenciant des autres que par un aspect : l'un d'eux était roux, par exemple. Leur aura magique était presque semblable, aussi –quoique l'un des Gryffondor avait une part de magie n'étant pas la sienne. Fait étrange.

-Mais vous êtes qui, vous? S'étonna celui-là même qui avait un peu de la magie de quelqu'un d'autre. Il avait une fine cicatrice en forme d'éclair sur le front.

-Moi, c'est Aïdan Potter, salua le Serdaigle. Par comparaison aux autres, il était plutôt bien coiffé. Vous êtes?

-Vous vous moquez de moi? S'exclama un des Gryffondor, qui avait des yeux noisettes. Je suis James Potter et, par la barbe de Merlin, Aïdan Potter est mon père!

L'expression du jeune homme fit tiquer Roy. Barbe? Merlin?

-Une minute, c'est moi, James Potter! S'offusqua le dernier des trois Gryffondor, celui qui avait les cheveux roux. James Sirius Potter, mon père s'appelle Harry Potter!

-Un instant, rétorqua celui qui avait une cicatrice, je ne suis le père de personne, moi, et James Potter est mon père –et que je sache, Sirius n'était pas son deuxième prénom!

En dépit des capacités mentales au-dessus de la moyenne de Roy, la conversation devenait difficile à suivre. Et le nom de Potter semblait se répèter un peu trop souvent.

-Un instant, intervint calmement le Serpentard, le seul du lot qui ne portait pas de lunettes. Harry Potter est aussi mon père, et James Sirius est mon frère. Notre grand-père s'appelait aussi James, si cela peut éclaircir les choses. Et je m'appelle Albus Severus Potter.

-Pardon?! S'étrangla celui qui avait les yeux noisettes. Severus Potter?! Impossible! Jamais un Potter n'aurait le culot de donner le prénom de cet idiot à sa descendance!

L'arbre généalogique approximatif de tous ces hommes s'établissait peu à peu dans l'esprit de Roy. Oh bon sang, les explications seraient houleuse… La directrice dut se faire la même réflexion car elle lança :

-Messieurs Potter, ayez donc la gentillesse de venir a l'avant… nous éclaircirons tout cela plus tard. (Les cinq hommes s'exécutèrent lentement tout en continuant à se chamailler.) J'aimerais à présent avoir à l'avant monsieur Severus Snape.

Roy nota avec amusement qu'elle utilisait à présent le nom complet de la personne qu'elle appelait, sans doute dans le but d'éviter de telles situations. De la table des Serpentard se leva un adolescent un peu vouté avec des cheveux noirs et légèrement gras. Il ne put pas faire un pas avant que l'un de ceux qui s'appelait James Potter ne s'exclame :

-Kowaaaaa?! Pas question que je « coopère » avec Snivellus!

-Et en plus, c'est un mangemort! Rétorqua furieusement celui qui portait une cicatrice au front.

-Et je refuse de collaborer avec lui avant qu'il ne lave ses cheveux! Réattaqua James.

-Maiiis! S'exclama le Serpentard, choqué. P'pa –Harry, tu dis tout le temps que c'est l'homme le plus brave que tu as jamais connu et c'est pour ça que tu m'as donné son nom!

-J'ai fait ça, moi? S'étonna à nouveau le balafré.

-C'est vrai, ajouta le rouquin –James Sirius. Quoique je suis d'accord avec grand'pa, il aurais vraiment interêt à se laver les cheveux…

-Je crois qu'on pourrait bien s'entendre, junior, sourit ledit grand'pa en serrant la main du jeune homme.

-S'il vous plait! Intervint à nouveau la directrice. Mr Potter… Enfin, Harry, s'il vous plait. Severus n'est pas plus un Mangemort que je ne le suis moi-même. James, ayez l'obligeance de la fermer si vous n'avez que ce genre de commentaires à nous servir. Et Severus, venez ici! Insista-t-elle en se tournant à nouveau vers l'adolescent.

Le jeune homme finit par capituler et se dirigea d'un pas saccadé vers la table des enseignants. Sans qu'il ne sache trop pourquoi, Roy ne put s'empêcher de penser à une araignée en regardant sa démarche trop rapide et trop sèche…

La directrice reprit la parole :

-Pour les autres, j'aimerais que les Poufsouffles se rendent aux cuisines pour aider les elfes si besoin est –et le besoin sera surement, au nombre de personne que nous sommes actuellement. Les Serdaigles, ayez l'obligeance d'arranger la grande salle et le hall en dortoir, ceux-ci seront beaucoup trop petits actuellement. Les Serpentards, faisez le tour du château et ramenez avec vous tout les gens que vous trouverez. Quant aux Gryffondor, aidez ceux d'entre nous qui sont trop jeunes ou trop vieux pour savoir qui ils sont et expliquez la situation à tous ceux qui seront ramenés par les Serpentards. Ceux qui ont une idée de la manière dont nous pourrons régler toute cette histoire, de même que ceux qui croient pouvoir nous apporter un coup de main, sont attendus immédiatement à la Salle sur Demande.

Elle descendit immédiatement de l'estrade où se trouvait la table des enseignants et sortit d'un pas vif de la grande Salle, avec Serpentard, Serdaigle, Gryffondor, Poufsouffle, Snape, Potter, Potter, Potter, Potter, et Potter sur ses talons. Quelques personnes se levèrent précipitamment pour se joindre à eux tandis qu'ils allaient sans aucun doute dans la Salle sur Demande. Les autres s'activèrent presque au même moment, se levant en se mettant tous brusquement a parler et à se lever pour s'aquitter –ou pas- de leurs missions. Roy se glissa rapidement à la suite de celui qui s'appelait Snape. Il avait une vague idée de comment il pourrait venir en aide à la directrice.

Il suivit le petit groupe jusqu'au septième étage, jetant un regard perplexe à la tapisserie qui s'étalait sur le mur. À son époque, la Salle sur Demande était masquée par une immense peinture sur laquelle se trouvait une peuplade de Sylphides sauvages. S'étalait à présent sur le mur l'étrange spectacle d'un homme portant un tutu rose et froufroutant qui semblait essayer d'apprendre l'art de la danse à trois trolls des montagnes qui le fixaient avec interêt, se demandant probablement s'il était comestible. La directrice ne leur accorda pas un regard, passant rapidement trois fois devant la tapisserie, les yeux fermés. Elle semblait étrangement pressée, et ne perdit pas de temps pour entrer dans la pièce dès qu'une porte fut apparue.

Il fut le dernier à entrer, laissant la porte ouverte derrière lui au cas ou quelqu'un d'autre aurait à se joindre à eux. La pièce s'était aménagé en une agréable salle de réunion, avec une trentaine de sièges de styles, de tailles et de couleur différents épars autour d'une immense table de bois. Un feu ronronnait dans une cheminée de pierre, un peu plus loin. Les murs avaient pris une couleur crème et une décoration simple mais originale donnait à la pièce un aspect ensoleillé. Des bibliothèques s'étalaient sur les murs. Joli.

Les gens prirent place autour de la table, discutant entre eux pour la plupart. Anxieux ou excités, ils murmuraient précipitamment avec leurs voisins. Roy prit place sur une chaise de bois foncé sur laquelle était posé un petit coussin vert. Il se retrouva entre l'adolescent aux cheveux gras –Snape?- qui gardait un air renfrogné et un jeune homme blond et souriant qui devait avoir plus ou moins le même âge. Le blond se pencha vers lui.

-Gellert, se présenta-t-il en lui tendant la main, un sourire aux lèvres. Gellert Grindelwald. (NDA : Si, si, j'ai osé placer un Grindelwald ado dans ma fic)

Roy envisagea un instant d'ignorer l'adolescent. Ses yeux bleus brillaient d'une étrange lueur. L'autre aimait visiblement tout contrôler et tout avoir d'une façon pratiquement malsaine. Son aura magique était également très étrange. Sombre mais brillante. Heureusement, Roy n'eut pas à se décider, car McGonagall reprit la parole.

-Eh bien, miss, messieurs, je ne vous cacherai pas que je n'ai aucune idée de ce que nous pouvons faire dans cette situation… j'attends vos suggestions!

-En premier lieu, lança sans hésiter un jeune homme ténébreux (NDA : Voldemort) avec des cheveux et des yeux noirs, assis à coté de la directrice, garder le ministère en dehors de l'affaire. Ces imbéciles ne feront que compliquer les choses.

-J'approuve, grommela le garçon qui portait une cicatrice. Suffit de voir comme ils ont mis deux ans à accepter l'idée que Voldemort soit de retour…

Cette phrase très énigmatique n'évoquait rien à Roy, pas plus que le nom de Voldemort, mais il semblait avoir une signification particulière pour la plupart des personnes autour de la table qui eurent un frisson ou grimacèrent. L'homme aux yeux noirs eut un grand sourire.

-Si je puis me permettre, commença Helga Poufsouffle, qui n'avait pas non plus réagit, si le problème est bel et bien relié au Temps, on pourrait aller lui demander gentiment de tout remettre en ordre.

Il y eut un long moment de silence. Roy trouvait l'idée sensée, mais difficile. Contacter le temps était une chose très compliquée… Cependant, il ne comprenait pas les regards perplexes que les gens jetaient à Helga. Qu'y avait-il de si étrange?

-Madame Poufsouffle, fit finalement une femme de la cinquantaine, (NDA : Hermione) avec une broussaille énorme de cheveux bruns virant sur le gris en certains endroits, d'un ton qui se voulait apparemment rassurant. Sans vouloir vous offenser, le voyage dans le temps que vous avez fait a du vous secouer… on ne peut pas parler au temps comme à une personne

Oh, c'était donc cela, réalisa Roy avec un hochement de tête amusé. Il avait oublié à quel point l'année dans laquelle il se trouvait était avancée. Le Temps étant un être très discret, sa présence avait du être oubliée, ou tout au moins son aspects, ou les moyens de le contacter…

-Idiote, siffla aussitôt Serpentard. Le Temps serait gravement offensé de votre point de vue! (façon chapelier fou)

-Le temps, expliqua plus calmement Gryffondor, est un être à par entière. Il a pour seule fonction de s'assurer que les choses suivent un rythme normal. Face à un tel bouleversement, il ne pourra pas rester inactif…

-Admettons que le Temps soit une… une personne, accorda un homme aux yeux dorés, que Roy reconnut aussitôt comme un loup-garou. Comment pourrions nous le contacter? Je doute qu'il suffise de demander la maison de monsieur le temps par voie de cheminette…

-Cheminette? Questionna Gryffondor d'un air intéressé. Roy lui-même était plutôt intrigué.

-Il faut utiliser un rituel d'invocation, répondirent en même temps Salazar et l'homme ténébreux, qui échangèrent un regard surpris.

-Tu es mon héritier, n'est-ce pas? Demanda Salazar. Je l'ai senti tout a l'heure.

-Exact, sourit Voldemort avec une fierté non dissimulée.

-Lui aussi, cependant, déclara Serpentard en pointant Harry. Il a la même senteur que ma Magie. Mais celle de Godric aussi. C'est étrange. C'est ton fils avec l'héritier de Gryffondor? Questionna-t-il en pointant le père de Harry –James? Celui-ci ouvrit de grands yeux, de même que Voldemort.

-Jamais! Sifflèrent-ils au même moment.

-Ce môme (il pointa Harry à nouveau) est peut-être l'héritier de Gryffondor, je n'en sais rien. J'ai essayé de le détruire il y a des années, mais à cause de son idiote de mère, ma Magie s'est retournée contre moi et j'ai failli y rester… d'autant que j'ai accidentellement légué des pouvoirs à cet idiot.

-Dites donc, poli, vous! S'insurgea Harry avec colère.

-Des pouvoirs? S'étonna Salazar. Comme quoi?

-Le Fourchelangue, par exemple…

-Donc ce jeunôt est autant lion que serpent…

-Exact, répondit Godric avec interêt. Il y eut un instant de silence, puis…

-J'en fais mon élève! Décrètèrent-ils au même moment. Ils se foudroyèrent du regard

-Cet enfant est mon héritier, Sal'. T'as qu'à prendre le ténébreux –Voldemort, là- à ta charge.

-C'est peut-être ton héritier, mais il a également mes pouvoirs! Et celui-ci n'a aucunement besoin de mon aide, il est presque aussi puissant que moi.

-Ce n'est pas une raison pour t'occuper de mon héritier! Tiens, occupe toi de lui –Godric pointa l'adolescent à la droite de Roy-, il est de ta maison et fier de l'être et il a une puissance très considérable!

-Occupe toi de lui, alors! Rétorqua Salazar en pointant à nouveau James. C'est autant ton héritier que l'autre, voir un peu plus!

-Excusez-moi? Intervint Minerva. Sans offense pour qui que ce soit, cette conversation est inutile. Il n'est pas question de prendre qui que ce soit en apprentissage, d'autant que cette situation est temporaire.

-Une minute! Coupa Voldemort. Et moi, alors? Pourquoi n'aurais-je pas le droit d'avoir la formation de Serpentard? Je suis son descendant!

-Parce que tu es de sang-mêlé, renifla Salazar sans grand interêt.

Un silence de mort suivit ses paroles. Les joues pâles de Voldemort se marbrèrent de plaques rouges tandis que tous les autres échangeaient des regards perplexes.

-Est-ce que j'ai bien compris? Demanda James, incrédule. Voldemort, le psychopathe, le tueur, celui qui assassine tout ce dont le sang n'est pas pur depuis trois générations minimum, est de sang-mêlé?!

-Taisez-vous, taisez-vous! Siffla Voldemort, furieux. Taisez vous où je vous découpe en rondelle que je donne a manger aux Sombrals, j'arrache vos paupières que je transformerai en…

-Ça va, ça va, on a compris l'idée, ricana James. Pas si fier de son maître, maintenant, hein? Ajouta-t-il avec un sourire narquois en se tournant vers Snape.

-Ce n'est pas… je ne suis pas… bafouilla l'adolescent en rougissant légèrement.

-Il est aussi de Sang-Mêlé, déclara Serpentard sans s'émouvoir de tout ce qu'il avait provoqué plus tôt. Quoiqu'il a de puissantes envies de meurtre sur celui de ses géniteurs qui est un Moldu.

Cette fois, pas de doute, Snape avait bien viré au rouge alors qu'il dévisageait Serpentard, la bouche ouverte, l'air choqué.

-Je ne… il… il n'a pas… il le mérite! Tenta-t-il de se défendre. Vous feriez pareil à ma place, ajouta-t-il avec un regard circulaire autour de lui, comme s'il mettait au défi quelqu'un de le contredire.

-Vouloir tuer quelqu'un juste parce qu'il ne nous a pas légué un arbre généalogique qui remonte à Merlin, renifla James avec mépris. Jamais aucun autre que toi ne penserait à un truc pareil, Snivellus.

-Ne m'appelles pas comme ça, Potter, et ce n'est pas seulement…

-S'il vous plait! Lança à nouveau McGonagall avec un ton qui avait quelque chose de suppliant. Je vous en prie, pourrions nous poursuivre…?

-Je disais donc, déclara Serpentard comme si rien du tout ne s'était passé, qu'il faut faire un rituel d'invocation pour demander au Temps de nous venir en aide.

-Et comment on l'invoque, monsieur le temps? Questionna James Sirius.

-D'abord, espèce d'ignare, lança Salazar avec mépris, l'entité qu'est le Temps se rapprocherait plus d'une femme que d'un homme. Ensuite, il faudrait utiliser certains ingrédients particulier, un pentacle spécial,…

-Je m'en occuperai avec toi, Sal', suggéra Gryffondor d'un ton joyeux.

-Tu es certain que c'est une bonne idée? Demanda Serpentard d'un air sceptique. Tu te rappelleras où se trouve l'est et l'ouest, cette fois?

Roy dut se retenir d'éclater de rire. La dernière fois où les deux hommes avaient tentés de réaliser un pentacle magique, ils avaient eut d'énooormes problèmes à cause de la difficulté de Godric à reconnaître les points cardinaux. (1) Celui-ci vira pratiquement a la même couleur que sa robe.

-Mais oui, mais oui, marmonna-t-il.

-Dans ce cas, je… commença McGonagall pour être brutalement interrompu quand un cri perçant retentit dans le couloir. Un instant plus tard, une jeune fille d'une dizaine d'années, avec des couettes blondes et d'immenses lunettes qui lui donnaient l'air d'avoir des yeux immenses, entra dans la pièce en courant pour se réfugier derrière Helga Poufsouffle, qui lui jeta un regard confus.

-Elle change de couleur! Beugla la fillette. Elle change de couleur!

Un instant plus tard entra effectivement dans la pièce une autre fillette, plus jeune que la première, qui arborait une étrange teinte rouge foncée et dont les oreilles fumaient littéralement. Roy écarquilla les yeux de surprise –il n'avait jamais vu quelque chose comme ça!

-Retire ça! S'écria l'enfant en foncant sur celle avec de grandes lunettes. Retire ça tout de suite! Mes cheveux ne sont pas bizarres, ils sont roses! Roses, pas bizarres!

La première enfant couina de terreur et se cacha un peu plus dans les jupons de Helga.

-Mais ils sont bizarres! Protesta l'enfant. Personne n'a les cheveux roses! Et là, tu es toute rouges!

-C'est même pas ma faute, d'abord! Geignit l'enfant, reprenant peu à peu une teinte normale au fur et à mesure que sa colère se calmait. C'est parce que je suis une métra… méta… métramofr… en tout cas, je change de forme, d'abord!

-Nymphadora? S'étonna la directrice en écarquillant les yeux. Aussitôt, l'enfant repris une teinte tomate.

-Tonks! Je m'appelle Tonks!

-Désolé, Tonks. S'excusa immédiatement la femme. C'est… oh, Morgane…

Morgane? Roy eut à nouveau un haussement de sourcil perplexe. Qu'est-ce que Morgane venait faire là-dedans?

-Écoute, Tonks, retourne dans la Grande Salle et trouve And…. Ta maman. Ou ton papa, d'accord? (la jeune fille hocha la tête) Très bien. Sybille, suis-la, et cherche donc monsieur Alberforth Dumbledore, d'accord? Il sera facile à trouver, il se promène avec une chèvre. Dis-lui de venir dans le bureau du directeur.

Les deux enfants aquiescèrent en quittant la pièce, la petite métamorphage en reprenant une couleur de peau normale et des cheveux d'un rose vif. L'autre s'éloigna de quelques pas mais s'abstint cette fois de tout commentaires.

-Est-ce que quelqu'un a une autre suggestion? Demanda la directrice en essuyant le filtre de sueur qui couvrait son front.

-Je vais aller chercher la source directe du problème et essayer de voir pour une solution rapide, déclara Snape. Y'a rien à perdre et ça m'éloigneras de lui, ajouta-t-il en pointant Potter Senior qui eut un sourire de requin.

-Je viens aussi, avança Harry –c'était bien le nom du balafré?-, faisant gémir Snape.

-Moi aussi, ajouta le Potter de Serpentard, là, Albus Severus.

-Très bien, alors bonne chance à vous trois. Accorda la directrice. Pour les autres, trouvez vous une occupation, allez aidez les autres ou cogitez pour me trouver une idée géniale, voulez-vous? Je vais aller rejoindre Alberforth dans le bureau du directeur, s'il a un âge suffisant je le placerai à la surveillance de Pré-au-Lard –on ne sait jamais… Maintenez une certaine garde de cette pièce au cas où –ce seras en quelque sorte notre siège social jusqu'à ce que cette situation ne s'améliore, d'accord?

Elle n'attendit pas de réponses et se leva pour quitter la pièce. Godric et Salazar l'imitèrent, de même que Snape et deux des Potter. Les autres se levèrent tranquillement en se remettant à discuter ou restèrent assis en fixant le vide d'un air pensif. Roy, lui, se releva précipitamment pour se lancer à la suite de la directrice. Grindelwald, le jeune blond, lui jeta un regard suspicieux mais il n'y fit pas attention. Il rattrappa la femme dans le couloir, et l'interpella.

-Professeur McGonagall, s'il vous plait!

La directrice se tourna vers lui. Elle semblait totalement épuisée.

-Oui, monsieur? Demanda-t-elle poliment.

-Je crois qu'il y aurait un moyen très simple de garder les choses secrètes pour l'instant –en attendant d'avoir une solution. Il suffirait d'un Charme de Ops, qui projeteras une sorte d'écho du « normal » au reste du monde, autour de Poudlard.

-Ma foi, si vous réunissez suffisamment de personnes pour jeter ce sort sur toute l'école, allez-y, concéda la directrice.

-Je crois pouvoir le faire à moi seul, madame. Exposa doucement Roy.

-À vous seul, vraiment? Répéta sceptiquement la directrice. Et puis-je savoir qui vous êtes exactement?

-Roy, madame. Répondit l'homme. Roy Merlin.

Pour ceux ne l'ayant pas reconnu, c'est une référence à la fic Si Godric avait eu une boussole de Elleay Sahbel. Elle est en pause pour l'instant mais je vous la recommande –elle est vraiment amusante ;)

Et oui, je devais finir ainsi… ;) J'espère que ça vous plait toujours autant! Personnellement, je ne suis pas extrêmement fière de ce chapitre, qui sert essentiellement de transition… J'espère que le point de vue ne vous auras pas trop mélangés… et que l'intervention de Merlin était une bonne idée…:/

L'histoire commenceras réellement au prochain chapitre seulement, avec les diverses tentatives des gens pour retourner à leurs époques, et les situation que cela pourrait créer…

À venir : les amours de Minerva McGonagall, de Regulus Black et de Argus Rusard (Mais non, pas tous les trois ensembles! (frisson)) ;

La raison pour laquelle Trevor essaie toujours d'échapper à Neville;

Ou comment Hermione prouva une bonne fois pour toute sa reconnaissance et son amour envers la bibliothèque de Poudlard en sauvant ses précieux ouvrages d'une psychopathe;

Et plus encore ;)

Verdict?