Encore merci à tous pour vos reviews qui m'ont fait très plaisir! :)

(aux Anonymes: pensez à me laisser une adresse de courriel si vous voulez une réponse, SVP! Lola, j'essaierai, promis)

Âges des nouveaux personnages :

Irma Pince et Rubeus Hagrid: 14 ans

Eileen Prince et Aberforth Dumbledore : 15 ans

Pomona Chourave: 32 ans

Phineas Nigellus : 42 ans

Viktor Krum : 78 ans

Gilderoy Lockhart : 74 ans

Peeves : Ça a un âge, les esprits frappeurs?

Bonne lecture! :)

Bellatrix, les pensées un peu perdues, arpentait les rangées sombres et silencieuses de la Bibliothèque de Poudlard. Le bruit de ses talons hauts se répercutait dans le silence au rythme de ses pas. Elle mâchonna sa langue un moment, se demandant brièvement ce qu'elle faisait là. Une heure plus tôt, elle était dans sa salle commune, à observer un gamin de première année –Snape, ou quelque chose comme ça- qu'elle avait convaincu de faire ses devoirs (comment, ça, menacé? Pfff… il avait simplement mal compris, elle n'avait rien laissé entendre au sujet de lui faire avaler chacun de ses organes avec du jus de citron…), et en une seconde, elle avait atterri au milieu de la section sur les Sortilèges de désillusion et de camouflage…

Est-ce que le gamin lui avait jeté un sort quelconque? De confusion, ou d'hypnotisme?

Si c'était bel et bien lui… il le regretterait profondément, se promit-elle mentalement en faisant tourner sa baguette entre ses doigts.

Un son lointain et étouffé lui parvint. Elle savait que la section dans laquelle elle se trouvait était la plus éloignée de la Bibliothèque, aussi hâta-t-elle le pas en direction du bruit. De la musique, réalisa-t-elle un instant plus tard avec surprise. Qu'est-ce que…

…'cuz everybody's gonna die sometimes… but baby don't cry-y-y… you had my heart… at least for the most part…

Le refrain mélodieux laissa place à un vacarme de batterie et de guitares assourdissant mais qui, aux oreilles de Bellatrix, sonnèrent comme absolument divins. Elle se mit à chantonner en même temps que les paroles tout en s'avançant vers la provenance de la musique. Un instant plus tard, elle rencontra une adolescente qui devait avoir le même âge qu'elle, vêtue comme une rockeuse, qui tenait sa baguette magique dans les airs –la mélodie semblait en sortir. Tout en faisant cela, la fille faisait méthodiquement s'enflammer quelques-uns des livres au passage.

-Vous êtes? Lança la Serpentarde avec étonnement et, pour la première fois depuis une éternité, une sorte de respect dans la voix.

La fille se retourna vers elle et la contempla de bas en haut un moment, mâchant une gomme en tapant légèrement du pied.

-Cool, ta jupe, lança-t-elle finalement. J'suis Irma. Tu t'appelles?

-Bellatrix, répondit-elle avec un sourire. Elle se félicita mentalement d'avoir enfilé cette jupe en particulier –une longue jupe noire et plissée au tissu presque transparent. Qu'est-ce que tu fais?

-Je rends une vieille peau complètement folle, ricana Irma en mettant le feu à un nouveau livre.

Ce fut avec un grand sourire que Bellatrix se joignit à elle pour, de son coté, inonder les livres que Irma laissait intacts.


Trevor sautait.

Pas très original pour un crapaud, n'est-ce pas?

Eh bien, Trevor se contrefoutait de votre avis. Parce que c'était un crapaud. Et donc, il sautait.

Hop. Hop. Hop. Ho-

Croaaaaa s'que c'est qu'ça?!

Une main s'abattit sur Trevor, qui poussa un croassement de surprise. Emprisonné, il ne put qu'agiter les pattes avec frénésie tout en priant le dieu des crapauds de ne pas être tombé sur quelqu'un qui voudrait manger ses pauvres et maigres cuisses.

-Du calme, petite grenouille, du calme!

Grenouille?! Comment, ça, grenouille? Un crapaud, je suis un crapaud, sale môme! Dépose-moi tout de suite! Dépose-m-

-Tu es vraiment adorable! Dit le gamin avec un sourire angélique. Il avait un visage trop rond, des cheveux trop blonds et des yeux trop bleus. Argh. Comme le dernier maître de Trevor… Il lui ressemblait beaucoup, mais ce n'était pas lui…

-Est-che que tu as un nom? Poursuivit l'enfant sans se départir de son sourire.

Azazel. Mais tu peux m'appeler Trevor, puisque tu as un cheveu sur la langue.

-Moi, ch'est Franck, déclara le petit garçon. Franck Londubat.

Tiens, c'est le même patronyme que le môme précédent. Peut-être sa descendance. Très heureux pour toi. Lâche-moi, maintenant. Je dois encore trouver quelqu'un, moi.

-Qu'est-che que tu fais là tout cheul? Questionna encore le gamin.

Je cherche une princesse à embrasser, ça ne se voit pas? Tiens, exactement comme la gamine derrière toi, là. Celle qui te regarde avec des grands yeux bruns et une face aussi ronde que toi. Présente nous un peu, pour voir.

-Qu'est-ce tu fais? Demanda la petite fille à Franck. Comment tu t'appelles? C'est ton crapaud?

-Je joue, je m'appelle Franck et cha, ch'est Chéleshtine et ch'est pas un crapaud, d'abord, ch'est une grenouille. Répondit-il d'une voix étonnamment sèche.

Un crapaud, je suis un crapaud, espèce d'idiot! Et qu'est-ce que c'est que ce prénom ridicule?

-C'est un crapaud! Insista la petite fille. Et puisque tu ne me le demandes pas, je m'appelle Alice.

-Très heureux pour toi. Vas-t-en. C'est ma grenouille.

La petite fille, vexée, pinça les lèvres et fit demi-tour.

Noooon! T'en vas pas, gamine! Me laisse pas avec ce môme qui me prend pour une rainette!

-Allez, viens, Chéleshtine, marmonna Franck. On va aller jouer ailleurs, là où y'a pas de filles.

Et sur ces mots, Franck se leva et se dirigea d'un pas maladroit qui rendit rapidement Azazel-Trévor-Célestine nauséeux vers le parc.

Au secouuuuuuurs!


-Bon! S'exclama Salazar en entrant dans la pièce avec un claquement de mains déterminé.

-Sal', tu es sûr que c'est une bonne idée? Demanda Godric en entrant à sa suite. Je veux dire… le Temps a vraiment un sale caractère, je doute qu'elle apprécie de…

-Tatata! Le problème actuel est très certainement un accident par rapport au temps, elle ne pourra pas rester inactive face à un tel phénomène…

-Si tu le dis…

-Tu déplacerais cette armoire, Godric?

-Vous ne pouvez pas le faire par magie, monsieur Serpentard? Demanda timidement un homme de la mi-vingtaine environ, blond et un peu joufflu, en entrant à son tour dans la pièce.

-Espèce d'imbécile, siffla Serpentard, on ne peut pas utiliser de magie dans cette pièce, si on veut qu'elle soit apte à abriter un rituel d'invocation! C'est élémentaire, bon sang!

-Sal', tout doux, intervint Gryffondor en s'approchant de la dite armoire et en la poussant vers un coin de la pièce. Laisse monsieur, euh…

-Londubat, monsieur, dit le blond, les joues un peu rouges, Neville Londubat.

-Eh bien, laisse monsieur Londubat. Tu lui fais peur.

-Faudrait aussi m'expliquer ce qu'ils font là, exactement, marmonna Serpentard en regardant d'un œil noir Neville et un autre jeune homme qui venait d'entrer dans la pièce.

-Ils se sont portés volontaires pour nous aider à réaliser le rituel, Sal', répondit Gryffondor sur un ton réprobateur, alors évite de leur donner envie de repartir immédiatement. Au moins le temps d'avoir fait le Pentacle?

-Gnnn…

-Et vous vous appelez? Demanda aimablement Godric à l'autre homme en poussant un meuble bas vers le coin de la pièce ou se trouvait déjà l'armoire.

-Quin-Quintus Quirrell, monsieur, répondit humblement le jeune homme, qui avait sans doute un peu moins de vingt ans.

-Vous!? S'exclama Londubat en sortant de sa poche sa baguette magique et en la pointant sur l'homme face à lui. Comment osez-vous revenir à Poudlard?! Je vais arracher votre imbécile de turban et vous étrangler avec, et si ça ne fonctionne pas parce que votre idiot de cou de poulet se contente de se tordre, je creuserai un trou dans votre poitrine avec une cuillère en bois, vous arracherai le cœur avec vos propres doigts, vous ferai avaler un à un chacun de vos organes et puis vous obligerai à nettoyer vous-même toute la crasse que ça aura répandu par terre, et…

-M-M-Mais qu-qu'est-ce que je v-vous ai f-fait? Bafouilla l'autre avec un air terrorisé. Et de quel turban parlez vous?

-Celui derrière lequel vous avez caché votre sale tête et celle de Voldemort, cracha Neville avec un regard assassin vers l'homme, pour assassiner Harry!

-V-Voldemort? Couina Quirrell, plus terrorisé qu'avant encore. M-mais le s-s-seigneur des ténèbres et m-mort, voyons! (il eut un rire nerveux)

-Ben non, il est pas mort, espèce d'imbécile, et c'est grâce à vous!

-M-Mais non, voyons!

-S'il vous plait? Appela Godric sans visiblement trop se soucier du regard meurtrier de Neville, ni de l'expression de Quirrell (le genre de visage qu'aurait une personne sensée en faisant un face-à-face inattendu avec un Louis-José Houde ayant pris une boisson énergisante. (1)Vous pourriez me donner un coup de main avec cette table?

Neville avadakedavrisant toujours Quirrell du regard, les deux hommes hochèrent néanmoins la tête et allèrent aider Godric à pousser le meuble dans le coin de la pièce sous le regard scrutateur de Salazar.

-Où se trouve la poudre d'os de Korrigan? Demanda celui-ci quand la pièce fut dégagée.

-Poudre de quoi? S'étonnèrent en même temps Neville et Quirrell. Neville jeta à nouveau un regard assassin à son ex-professeur.

Salazar poussa un soupir. Pourquoi se retrouvait-il toujours à travailler avec de parfaits incompétents?


-…et ça pue l'essence, donc il y a soit du sang d'éruptif et du basilic, soit du tussilage avec des chrysopes…

-Il ne peut pas y avoir de Chrysopes là-dedans, voyons, c'est une potion de troisième année!

-Et comment tu sais ça, Einstein?

-C'est écrit au tableau, Ninianne! (2)

-…eh bien, de toute façon, dans un cas comme dans l'autre, c'était une grave erreur de préparation, donc les deux sont possibles!

Harry poussa un grand soupir. À partir du moment où Eileen avait brisé le silence qui régnait dans la pièce pour faire remarquer à Severus que son nez était tellement grand qu'il aurait dû pouvoir identifier la potion seulement à l'odeur, le fils et sa mère n'avaient pas cessé de se disputer sur le contenu de la potion et l'erreur qui avait pu causer toute cette histoire. Lui et Albus les regardaient donc débattre avec ardeur.

-Mais je persiste à croire qu'aucun professeur sensé ne laisserait de Chrysopes à proximité d'un môme de treize ans! Insista Severus.

-Mais je ne vois pas dans la composition de quelle potion entre du basilic et du Sang d'Éruptif…

-Et surtout quelle potion, mal préparée, pourrait donner un cas pareil…

-Une potion de rajeunissement ou d'attraction, peut-être?

-De rajeunissement, ou de vieillissement, ajouta Severus d'un air pensif.

-Il y a bien du basilic et de la sauge dans les filtres de rajeunissement, accorda Eileen. Mais les deux autres ingrédients n'auraient pas dû se trouver à proximité sans raison. Soit le professeur était spécialement incompétent, soit c'était une autre potion.

-Si je peux me permettre, intervint timidement Harry, le sac sur cette chaise est celui de Dennis Crivey…

-Et? Lança Eileen, visiblement agacé d'avoir été interrompue pour une telle stupidité.

-Et au moment où Dennis faisait ses études de troisième année, le professeur de potion était peut-être un crétin spécialement détestable, mais il était plus que compétent, explique le Gryffondor en espérant ne pas avoir à expliquer à Severus et à sa mère que c'était lui, le crétin détestable.

-Bon, au moins on sait que c'était une potion de troisième année, qu'elle contenait soit du sang d'éruptif, soit des chrysopes et que le kid qui a fait ça avait le QI de Peter Pettigrew, soupira Severus. Après…

Harry soupira à son tour. Après,…


Argus fit nerveusement craquer ses jointures, regardant autour de lui avec une expression apeurée. Il n'aimait pas du tout l'endroit où il avait atterri. Les peintures bougeaient. Les escaliers bougeaient. Les armures bougeaient. Tout était vivant. Et il détestait cela.

La vieille femme pouvait bien dire que ses parents étaient des sorciers, il n'en croyait pas un mot. Ils n'auraient jamais pu lui cacher une chose pareille, n'est-ce pas…? Quoique… il avait plusieurs fois remarqué des choses pas complètement naturelles chez lui, comme cette fois où une fenêtre avait éclaté alors que sa mère était en colère, ou la façon dont son père réparait toujours la voiture d'un seul coup et sans difficulté visible… mais de là à ce qu'ils soient sorciers…?

Il repéra la gamine qui, un peu plus tôt, avait hurlé qu'elle avait vu la fin du monde arriver. Elle était occupée à agiter furieusement un bout de bois devant un livre (Oui-ne-gare-di-om Lé-vi-o-ssah! Lançait-elle avec une énergie proche du désespoir) qui refusait de bouger. Elle avait l'air tellement mauvaise en magie que Argus s'approcha d'elle, rassuré.

-Qu'est-ce que tu fais? Demanda-t-il.

-Les grands –Ouinegardiom! Ouinegardiom!- veulent pas croire –Leviossaaaaaah!- ce que je dis parce que je sais pas –ouinegardiom!- faire de magie! Tu vas bouger, stupide livre, oui ou non?!

Argus resta un moment interdit face à la détermination de la fille (et la probabilité de se ramasser une baguette magique dans l'œil s'il s'avançait) à faire bouger son livre, puis, après quelques minutes et voyant qu'elle était absolument nulle dans ce domaine, il s'assit par terre à coté d'elle.


Lord Voldemort (de son vrai nom Tom Jedusor, si vous aviez des intentions suicidaires) était d'une humeur spécialement massacrante. Ce n'était pas peu dire, évidemment, de la part d'un Dark Lord mégalomane qui avait le syndrome de Hitler.

Un Salazar Serpentard de douze ans venait de l'humilier devant un groupe de Gryffondors stupides! Son ancêtre vénéré à lui tout seul! Et il était plus intéressé par Potter que par lui! Que la vie était injuste!

Mais, tenta-t-il de se calmer, il y a un avantage. Pendant qu'ils cherchent tous à trouver une solution, personne ne s'occupe de moi. Je peux mettre ce temps à profit…

Il se glissa furtivement dans l'escalier, évitant une bonne femme avec un visage de crapaud qui se disputait a grands renforts de coups de sac à main avec un type étrange qui sentait le tabac et qui, s'il comprenait bien, avait tenté de lui voler son « précieux collier hérité de la fée du lac elle-même, espèce de malotru mal fagoté de Fletcher! ». Passant rapidement entre les diverses scènes se présentant à lui (le fait qu'il ne s'y attarde pas était en soit un exploit assez étonnant), il se dépêcha jusqu'à un tableau immense représentant une coupe de fruit.

Après avoir bien vérifié que personne autour ne le regardait, il tendit la main vers une poire verte et se mit à la chatouiller jusqu'à ce que celle-ci, morte de rire, ne lui ouvre le passage pour entrer dans la cuisine.

Il resta bouche bée, cette fois. Le spectacle s'offrant à lui en aurait surpris plus d'un : des Elfes de Maisons couraient dans tous les sens d'un air terrorisé pendant que des étudiants de tous les âges, pour la plupart souriants et de très bonne volonté, s'agitaient avec bonne humeur dans l'espoir caractéristique aux Poufsouffle d'apporter leur aides. Voldemort put même en voir quelques-uns qui avaient fait une pyramide pour attraper des ingrédients placés sur une tablette très haute mais qui se tombaient dessus les uns les autres.

Merlin qu'il haïssait les Poufsouffle et leur bonne volonté…

Alors qu'il devait, ironiquement, aller parler à leur fondatrice…

Il repéra sans problème ladite fondatrice : debout devant la porte, à quelques mètres de lui, elle contemplait tous ses étudiants avec un sourire ému, une petite larme au coin de l'œil. Secouant la tête avec désespoir, Voldemort s'approcha de la femme rousse.

-Madame Poufsouffle? Appela-t-il en prenant le ton le plus innocent qu'il put (ce qui semblait étrangement grinçant, comme une vieille porte d'armoire sur laquelle on s'appuie trop fort) avec le sourire le plus béat possible (ce qui donnait l'impression exacte qu'aurait eu Hitler s'il avait été un chaton).

La femme tourna son visage bienveillant et un peu rondouillard vers lui. Elle ne sembla pas trop décontenancée par son expression qui semblait difficile à tenir –les préjugés n'avaient pas leur place dans l'amitié!- et lui répondit gentiment :

-Oui, mon petit, qu'est-ce que tu veux?

« Comment présenter les choses? Se demanda Voldemort. ''Bien, vous voyez, je voudrais que vous me prêtiez votre coupe, là, vous savez, celle avec le blaireau et les pierres précieuses dessus… je ne compte pas lui faire quoi que ce soit, hein, rassurez-vous, je vais simplement la transformer en horcruxe, si vous n'y voyez pas d'inconvénients…'' Mouais, pas sûr que ça va le faire… »

Comme il ne disait rien, Helga déduisit que le pauvre jeune homme était intimidé. Elle élargit donc son sourire (un exploit en soi) et lui plaça une main sur l'épaule, l'entraînant vers un coin plus tranquille, et le fit s'asseoir sur un tonneau de bièraubeurre. Le jeune homme sembla encore plus mal à l'aise.

-Tu es de ma maison, c'est ça? Demanda-t-elle gentiment. Tu n'as pas à être intimidé parce que je suis la fondatrice!

-Je… je ne suis pas…

-Et comment t'appelles-tu, mon petit?

-…Smith.

-Smith? N'est-ce pas le nom de mon gendre? Oh, mais alors, tu es mon descendant direct, toi!

Descendant de Poufsouffle. Je serais allé me pendre depuis un bon moment…

Mais il ne pouvait décemment pas dire (tout de suite) à la bonne femme ce qu'il pensait de sa maison, s'il voulait avoir une chance de savoir où se trouvait la coupe, aussi maintint-il son sourire (Merlin que ça faisait mal aux joues! Les Poufsouffles étaient plus endurants qu'on ne le croyait!) et dit-il :

-Oui, ça a toujours été ma plus grande fierté! Je ne peux pas croire que je vous ai rencontré, madame!

Au même moment, il sentit qu'il venait d'échapper quelque chose. Oups, son orgueil!

Arthur sautillait joyeusement, les mains dans les poches. Il n'avait aucune idée de la raison pour laquelle il se trouvait dans cet endroit étrange, mais il ne s'en souciait pas vraiment. C'était juste… amusant. Oh, bien sûr, il se demandait vaguement où se trouvait sa maman et son papa, mais il n'était pas vraiment inquiet… Il les retrouverait bien quelque part.

Secouant sa tignasse d'un roux vif, il continua de gambader en jetant des coups d'œil amusés et émerveillés aux tableaux qu'il croisait (il y en avait très peu chez lui, alors que les murs ici en étaient presque couverts!) un moment, jusqu'à ce qu'il…

BAM!

Ne rencontre un torse de très près. Il y resta collé un moment, sous le choc, avant de reculer en sautillant sur un pied, faisant de grands moulinets avec ses bras pour ne pas retomber sur le derrière. Quand il eut retrouvé un certain équilibre, il releva les yeux vers la personne contre laquelle il avait buté. Les cheveux d'un blond argenté, les yeux d'un gris orageux et le menton pointu, l'adolescent avait une expression dure et menaçante.

Arthur resta un peu perplexe. Les cheveux et les yeux de l'autre lui rappelaient quelqu'un, le fils de l'autre famille, là… Mauvaisefoi, ou quelque chose du genre…

-Tu comptes t'excuser, espèce de chou-fleur orange? Siffla le blond d'un air agaçé.

Chou-Fleur? Il n'était pas si frisé que ça, quand même! Arthur vit rouge.

-J'suis pas un chou-fleur orange! Protesta-t-il.

-C'est ça, tiens, ricana l'adolescent avec un sourire goguenard. Dis-moi, elle est en argent, cette montre?

Arthur suivit son regard jusqu'à la montre à gousset qu'il avait dans les poches. Elle était bel et bien en argent –mais elle appartenait à son père, Septimus. Il hocha la tête, légèrement perplexe. Que voulait l'autre, exactement.

-Montre-la moi, ordonna le blond.

Légèrement méfiant, Arthur s'exécuta, décrochant la chaînette de la montre et la tendant à l'adolescent. Celui-ci l'examina avec intérêt pendant un instant puis la fourra dans sa poche, arrachant une exclamation de surprise au rouquin.

-Mais c'est à moi! Protesta-t-il.

-Plus maintenant, gamin, lança le blond avec un sourire.

-Mais rends-moi ça! Pleurnicha Arthur, tendant inutilement les bras pour essayer de récupérer sa montre.

-Gamin, tu as l'honneur que l'Ankou Malefoy (3) se soit intéressé à ta misérable personne. Ne songe pas à t'en plaindre.

Et sur ces mots, l'adolescent éclata d'un rire grinçant et fit claquer sa cape noire en faisant demi-tour(4), laissant un jeune garçon nommé Arthur Weasley perplexe devant ses effets de style qu'il ne connaissait pas et devant la perte de sa montre en argent massif…


Charlie Weasley, 27 ans et toutes ses dents, approcha prudemment, très, très, très prudemment de la créature devant lui. Il n'en avait jamais vu une semblable! Il était atrocement petit, mais sa peau d'un bleu vif l'avait rapidement révélé au regard percant du jeune chasseur de Dragons. Une espèce inconnue, à n'en pas douter, jubilait le jeune homme. La bête était posée sur le bord de la fenêtre, agitant doucement ses ailes, se préparant très certainement à reprendre son envol. Il ne restait pas grand temps à Charlie pour l'attraper...

Il tendit lentement la main, écarta les doigts, positionna sa main au dessus de la créature et...

Tout devint brusquement noir. Les fenêtres devinrent opaques, les lumières s'éteignirent.

Et le minuscule dragon disparut.


(1) pour ceux n'ayant pas ri, je vous renvoie à un numéro d'humour quelconque de Louis-José Houde (Allez voir sur Youtube), vous comprendrez ce qu'il y a de si effrayant à le voir drogué aux boissons énergisantes… c'est comme si le pape prenait des calmants.

(2) Évidemment : Severus a la culture moldue (Einstein) et Eileen celle sorcière. Ninianne était le nom de la Dame du Lac, avant qu'on ne se mette à l'appeler la Dame du Lac…

(3) Interdiction formelle d'imaginer l'Ankou avec une perruque blonde, voulez-vous. Et lui, comme c'est un Malefoy, il ne va pas chercher l'âme des morts dans une charrette grinçante, mais dans une Rolls volante (dixit Tireli). Pour ceux ne l'ayant pas reconnu, c'est Scorpius, évidemment. Avec un nom pareil, vous aussi, vous auriez trouvé quelque chose!

(4) son nom complet est Scorpius Severus Malefoy... le digne descendant de son père et du parrain de celui-ci :')

Si, j'ai osé. Je crois que vous aurez compris que dans cette fic, je suis prête à faire à peu près tout et n'importe quoi, hein? ;)

À bientôt! :p