Yep, une publication, deux ans plus tard. Tout arrive, eh?
Encore une fois, je réitère à tous les lecteurs mes excuses les plus plates. Je n'avais vraiment pas prévu une pause aussi longue dans l'écriture de cette fic... J'ai eut la tête ailleurs, et ce n'est pas avant cette année que le compte de SevRog, sur ce site, s'est rappelé à mon souvenir et, plus important encore, à mon inspiration. *s'incline bien bas* Milles pardons, et merci à ceux d'entre vous qui vous donnerez la peine de lire la suite!
Pour ceux d'entre vous qui auraient, depuis le temps, oublié de quoi il était question dans cette fic, un petit rappel: Suite à une mauvaise préparation de potions de Dennis Crivey, toute personne passée par Poudlard, depuis sa fondation, y sont ramenés à des âges aléatoires. Évidemment, le chaos est complet. Des petits groupes se forment, certains en vue de régler la situation, certains en vue d'en profiter, d'autre encore avec comme objectif d'empirer les choses... Je ne rappellerai pas ce que chacun faisait (ça prendrait trop de temps!), mais souvenez-vous que James, James Sirius, Peeves et Lucius Malefoy se sont unis pour créer un sympathique chaos, sous la forme de l'usage excessif et abusif de Poudre d'Obscurité Instantanée du Pérou sur l'ensemble du château...
Le sol disparut brusquement sous les pieds de Narcissa quand elle rata la marche de l'escalier en mouvement, et elle poussa un hurlement de terreur impuissant en se trouvant d'un coup sans équilibre. Elle ferma vivement les yeux et ne put qu'anticiper la douleur alors qu'elle chutait à toute allure. Elle manqua bientôt d'air pour continuer à hurler et poussa quelques couinements terrifiés alors que l'air lui sifflait toujours aux oreilles, indiquant qu'elle tombait de vraiment, vraiment haut.
Narcissa n'était pas idiote. Si elle tombait d'assez haut pour manquer d'air pour hurler, elle tombait d'assez haut pour se blesser gravement. Ou se tuer.
Elle jura entre ses dents, pour la toute première fois de sa vie, des larmes de panique se mettant à lui brûler les yeux. Elle ne voulait pas mourir !
Des hurlements se firent entendre sous ses pieds, et elle se mit tout à coup à craindre que quelqu'un, en bas, voit en dessous de sa jupe alors qu'elle tombait. Puis, elle se souvint que tout était plongé dans les ténèbres les plus profonds. Elle soupira de soulagement –avant de réaliser que ça n'était pas un soulagement et qu'elle allait sûrement tuer quelqu'un en tombant dessus.
Elle réussit à rassembler suffisamment d'air pour hurler à nouveau, un cri de panique plus qu'un avertissement, mais qui, à son sens, devrait fonctionner tout pareillement. Les voix en bas se rapprochèrent à une vitesse hallucinante…
Elle croisa les doigts pour ne s'écraser sur personne –elle avait peut-être huit ans, mais elle était une Lady consciencieuse de l'étiquette, même à deux doigts de la mort, et ça n'était pas une mort digne pour une Lady de mourir en tuant quelqu'un.
Son dos rencontra soudainement de la matière et elle serra les dents, anticipant un choc qui ne vint pas à la place, elle fut tout à coup retenue par une sorte de filet élastique qui coupa brusquement sa chute. Son hurlement se tut aussi sec, alors qu'elle était ahurie d'être toujours vivante, puis deux mains trouvèrent ses épaules à tâtons avant de la saisir sous les aisselles pour la ramener sur la terre ferme.
- Doux Merl… euh… bon sang, fit une voix féminine au ton concerné, sur sa droite. C'était une idée de génie d'installer ce filet, avec tous ces escaliers qui bougent, là, au-dessus…Elle va bien, Monsieur Merlin ? S'enquit la voix.
-Je crois, oui, répondit, plus proche, l'homme qui l'avait sortie du filet. Comment te sens-tu, ma petite ? Tu n'es pas blessée ?
Il fallut un moment à Narcissa, ahurie et tremblante de la tête au pied, pour comprendre que la question lui était adressée. Elle ouvrit la bouche pour répondre, mais seul un petit son étranglé se fit entendre.
-État de choc, conclut d'une voix grave le premier homme. Molly, vous vous occupez d'elle ?
-Évidemment, évidemment, répondit la femme, rassurante, avant de prendre un ton maternel. Tu viens, ma chérie ? Là, allez, tout va bien.
Narcissa sursauta quand une nouvelle main trouva son poignet, et d'autant plus quand une jeune femme –plus ou moins rondouillarde, pour ce qu'elle pouvait juger- l'attira gentiment contre elle. Jamais ses parents à elle ne l'auraient serré de la sorte dans ses bras en public, fusse dans le noir, et elle reste un moment ahurie, complètement désorientée.
Puis, elle détermina qu'elle avait été assez digne pour le moment et s'autorisa à enfouir son visage dans la robe de la dénommée Molly et à prendre conscience avec horreur et soulagement qu'elle venait d'éviter de se faire écraser.
-Et enfin, ce n'est pas comme si je voulais vraiment les punir, vous comprenez ! Mais il faut bien leur faire comprendre que ce n'est pas correct de faire une chose pareille, vous vous en rendez bien compte…
-Oui, oui, évidemment…
Dans les cuisine de Poudlard, les Ténèbres de la Poudre d'Obscurité Instantanée du Pérou n'avaient même pas été remarqués –merci à la magie des Elfes, il faisait toujours clair comme en plein jour. Aussi Lord Voldemort n'était absolument pas conscient du chaos qui régnait un étage au-dessus, et qu'il aurait certainement mis à profit s'il l'avait pu. Mais ça n'était pas sa priorité actuelle.
Sa priorité actuelle, c'était de se demander, vaguement, s'il était possible de tuer cette bonne femme avec l'un des saucissons qui pendait au mur derrière elle.
-Je veux dire, évidemment, il ne faut pas être sévère avec ses enfants, mais je suis leur enseignante et leur tête de maison, tout de même… J'ai beau les adorer, on ne peut pas attendre de moi que je reste les bras croisés quand ils refusent de se brosser les dents, après tout!
-…Bien sûr. C'est inacceptable.
Il se demandait s'il parviendrait à la faire agoniser suffisamment longtemps pour l'obliger à lui dire où se trouvait sa maudite coupe avant de la faire taire à jamais.
-Cela-dit, je suis bien embêtée quand il s'agit de les punir… Les priver de dessert… c'est tellement crève-cœur de voir leur frimousse toute dépitée quand les autres mangent ! Vous comprenez ce que je veux dire, n'est-ce pas, mon petit Smith ?
-Naturellement. C'est d'une cruauté difficile à imaginer de votre part, Madame Poufsouffle.
Il se demandait aussi de plus en plus s'il pouvait mettre le feu à cette bonne femme et trouver la coupe par lui-même.
-Et puis, certain d'entre eux ont déjà une vie si horrible… Savez-vous qu'un de mes petits premières années m'a un jour raconté que sa mère l'a un jour, vous ne me croirez pas, envoyé au coin ? Au coin, vous vous rendez compte ! Le pauvre petit loupiot ! Vous-même, mon pauvre petit, je ne crois pas connaître vos parents…
-Ils… tiennent… une brocante. Sur le chemin de Traverse. Une… brocante… de vases et de coupes. Les affaires vont plutôt mal en ce moment, la jolie marchandise et les items magiques sont difficiles à trouver…
C'était un mensonge très, très maladroit. C'était pitoyable. Il avait honte de lui-même. Mais devant l'air concerné et inquiet pour lui d'Helga Poufsouffle, il se demandait si les jeunes mégalomanes de ce monde avaient un saint patron pour veiller sur eux. Ou si la maison des blaireaux méritait encore mieux son nom qu'il le pensait.
-Des coupes ?... Ma foi, je suis sûre que je peux te fournir une ou deux jolies coupes, mon petit ! C'est si touchant de voir un jeune garçon comme toi s'inquiéter pour ses parents ! Tu es un vrai Poufsouffle, mon petit, je suis fière de toi !
Voldemort se demandait s'il pouvait se tuer avec ce saucisson.
-Ça y est ! S'écria Godric, triomphant. J'ai trouvé la main de la Gloire !
-Non, ça, c'est ma main, imbécile ! Siffla Serpentard, agacé.
-Oh. Pas besoin de t'énerver, non plus, ça n'est pas ma faute si tu laisses traîner tes mains !
-Je ne laisse pas traîner mes mains ! Tu as des fichus papattes baladeuses !
Neville roula légèrement des yeux, dépités, après cet énième faux espoir, et reprit ses recherches aveugles dans la malle de Draco Malefoy –si ses calculs étaient exacts. Parce qu'il avait la nette impression que s'il ne cherchait pas avec motivation, ça n'était certainement pas les Fondateurs qui le feraient.
On aurait pu croire que Godric Gryffondor et Salazar Serpentard, ensembles, auraient pu se rendre utile. C'était une erreur. Une tragique erreur. Neville, même en temps que nouvelle Tête de Maison des Gryffondor, n'avait jamais vu un duo aussi incompétent.
Salazar avait douze ans; Godric en avait vingt. Salazar agissait comme un adulte, et Godric comme un gamin. Théoriquement, il y aurait du y avoir un certain équilibre dans le binôme. Mais non. Toute trace de maturité paraissait s'envoler dès lors que les deux fondateurs échangeaient quelques mots.
-Tu sais ce qu'elles me disent, mes papattes baladeuses, espèce de serpent ?
Comment en était-on arrivé là ?
-Oui, je le sais ! Et demande leur de se taire, parce qu'elles ont une haleine de fauve !
-De fauve ? Ah ! Venant de quelqu'un qui mange de la pâte d'amande à l'arsenic dans ses temps libres, l'insulte est grande !
Et après on se demande pourquoi les tables de Serpentard et de Gryffondor sont d'un bout à l'autre de la Grande Salle.
-Qu'est-ce que tu as encore contre la pâte d'amande à l'arsenic, hein ? Tu manges du pudding de Noël, toi ! ÇA, c'est dégoûtant !
-Messieurs Salazar et Godric ! Intervint Neville, qui sentait poindre un mal de tête. Peut-être pourrions-nous continuer à chercher ?
On lui aurait dit qu'un de ces jours il ferait la discipline à deux des plus grands et sages sorciers de l'histoire…
-C'est lui qui a commencé !
…Grands et sages sorciers… Neville poussa un profond soupir et se remit à chercher à tâtons.
-N…non ! Percy ! Fred ! George ! Bill! Ben ! Éli ! Joe ! Tim ! Ann ! Ève ! Ça suffit, pour l'amour de Merlin ! Revenez ici !
Évidemment, comme c'était à prévoir, aucun des abominables petits crétins ne sortit de sa cachette seuls quelques rires se firent entendre à travers l'infirmerie. Ron poussa un gémissement de désespoir. Hermione allait le tuer…
Surveiller ses sept monstrueux plus jeunes quand leur mère n'était pas là et qu'ils décidaient de s'amuser à leur manière –c'est-à-dire, rendre leur père complètement chèvre- était déjà un fardeau quasiment surhumain. Détruire les horcruxes, libérer un dragon, assassiner Voldemort, tout ça, c'était de la gnognotte à côté de la responsabilité de père dans cette famille.
Ajoutez donc à ça quatre de ses propres frères, ramenés à quatre, cinq et six ans, qu'il avait croisé par hasard dans l'infirmerie et qui s'étaient greffés au troupeau, mélangez un peu, ajoutez une pincée de « Et si on jouais à cache-cache ? » alors que la pièce n'était éclairé que par quelques feux et vous obtiendrez un Ronald Weasley au plus profond désespoir.
Le seul des gamins qui ne causait pas de problème, c'était Théodoric, leur plus vieux. Le seul brun de la famille, le seul à ne pas participer aux jeux des autres, et le seul à avoir le nez plongé dans un énorme bouquin à l'heure actuelle, assis par terre, sans se préoccuper du reste du monde.
Dix ans plus tôt, il aurait traité Théodoric d'infâme Percy. Maintenant, il se félicitait d'avoir, au moins, un gamin avec les gênes d'Hermione.
Restait les onze autres… Merlin, il n'était pas sorti de l'Auberge…
-Scooooorpius ! Scooo-ooorpius !
-Vous n'auriez pas vu un grand blond qui dit être l'Ankou ?
-Malefoy ! Scorpius Malefoy, réponds, pour l'amour de Lily Luna !
-Il a tendance à racketter les gamins et il joue les pickpockets… Vraiment, vous n'avez rien perdu récemment ?
-Scorpiuuuus ! L'Ankou, bordel !
-Du tout du tout ? Vous êtes sûrs?
Albus Severus et Harry rejoignirent Eileen et Severus au coin du couloir –point de rendez-vous- presque en même temps, aussi bredouilles l'un que l'autre. Ni la mère, ni le fils ne daignèrent même paraître surpris de leur manque de résultats, haussant chacun le sourcil droit avec un mépris tout particulier : Tiens, tiens, quelle surprise. Les deux Potter échangèrent un coup d'œil dépité.
-Je constate avec une fascination croissante l'incapacité génétique des Potter à se rendre utile, constata Severus avec ironie. Moi qui croyait que James était un spécimen unique...
-Oh, la ferme, vous, grogna Harry avec lassitude en s'appuyant à la rampe d'escalier.
Ils avaient cherché Scorpius pendant une bonne demi-heure, chacun armé d'une torche enflammée par les soins de Severus, interrogeant tout ceux qu'ils avaient pu croiser : en vain. Personne n'avait aperçu L'Ankou Malefoy. La plupart des gens qui leur tombaient dessus voulaient simplement savoir comment s'éclairer eux-mêmes. Les deux Potter avaient ainsi passé davantage de temps à invoquer de nouvelles torches et à les allumer qu'à trouver des pistes, de toute façon apparemment inexistantes.
-Il a néanmoins raison, pour une fois, constata Eileen avec dédain. On perd notre temps. Impossible de trouver votre ami dans un Poudlard aussi surpeuplé, et il n'est même pas certain qu'il ait sur lui de quoi ramener la lumière dans cette école de cinglés. Je veux retourner à mon époque avant de ne plus y avoir ma place, ne vous en déplaise, et ce n'est pas en courant après un fantôme que nous y arriverons.
-Je suis d'accord, renchérit Snape, avec toutefois un regard agacé vers sa mère. Non pas que je sois pressé de retrouver le Potter de mon époque, mais nous perdons notre temps en chassant ce… Scorpius dans le château. Nous ne sommes même pas sûrs qu'il vienne de la bonne année pour se promener avec la solution à notre problème sur lui.
Les deux Potter hochèrent la tête malgré eux, contrariés. Poudlard résonnait de bon nombre de sanglots et d'un concert de reniflements depuis que les ténèbres l'avaient envahi, et leur bonne âme de Gryffondor et de Serpentard-fils-de-Gryffondor les pressait de venir en aide immédiatement aux habitants du château. Cependant, Eileen et Severus avaient raison : il y avait plus urgent…
-En plus, reprit Severus en désignant le couloir qu'il avait patiemment éclairé en attendant le retour des Potter, et où plusieurs personnes étaient déjà apparues et se frottaient les yeux avec un air un peu ahuri, ils ont largement de quoi s'éclairer d'ici là. Ils ont de quoi se débrouiller.
-Mais les autres pourraient ne pas comprendre que le feu doit être fait à la façon des Moldus, argumenta Harry. Il faut leur expliquer…
-Comme si ça nous concernait, grinça Eileen avec dédain. Je veux juste rentre chez moi, est-ce que c'est si difficile à comprendre ?
-Et on doit certainement t'y attendre impatiemment, ironisa Severus à mi-voix, les yeux au ciel.
-Parce que tu as beaucoup d'amis à ton époque, Snivellus ? Rétorqua Eileen en prenant une intéressante couleur rouge foncé.
-Harry et moi n'avons qu'à aller éclairer autant de pièces que possible pendant que vous descendez tout de suite travailler sur la potion, intervint rapidement Albus Severus avant que Snape, pâle de colère, ne puisse répliquer. Nous vous rejoindrons un peu plus tard.
-Moi, au moins, je ne reste pas accroché au bras de mon grand frère dans toute l'école parce que je suis incapable de sociabiliser avec des sangs-de-bourbe, siffla Severus à sa mère avec venin. Eh oui, j'ai croisé Némésis Prince dans les couloir tout à l'heure, il a été très intéressé d'apprendre que sa sœur avait enfanté un demi-sang-
-Que… quoi ? Bredouilla Eileen, rouge de colère. Comment est-ce que tu oses insinuer que je-
-Oh mais je n'insinue rien, la coupa Severus, un sourire de serpent aux lèvres. Pas besoin, d'ailleurs. Ma seule présence ici devrait de toute façon te suffire-
-La ferme ! S'énerva la sorcière, de plus en plus foncée. Je ne suis la mère de personne et certainement pas celle d'un petit cafard arrogant au Sang sale qui-
-Tiens donc ! Et je suis quoi, moi, l'intervention du Saint Esprit ? Tu es tombée amoureuse d'un Moldu !
-Je vote pour qu'on file, souffla Harry à son fils, qui approuva d'un petit hochement de tête las.
Ils reprirent chacun leur torche et, sur un dernier coup d'œil à la petite réunion de famille des Snape, décidèrent d'aller voir ailleurs s'ils pouvaient être utiles.
Et utiles ils furent rapidement, puisque le deuxième étage en entier fut soigneusement éclairé en moins d'une heure. Ils se séparèrent après un moment pour plus d'efficacité, recrutant toutes les personnes à peu près compétentes qu'ils purent croiser en chemin –un Orion Black de trente-sept ans particulièrement satisfait et de bonne humeur d'avoir atterri à Poudlard au beau milieu d'une dispute violente entre sa femme et son fils aîné, un Greyback de dix-neuf ans sans aucunes caractéristiques lupine, un sac sur le dos et l'air d'une sorte d'aventurier égaré –mais enthousiaste à s'acquitter de sa tâche, un professeur Flitwick, dépassant exceptionnellement le mètre quatre-vingt pour avoir pris quelques années de plus… La joyeuse équipe ramena un semblant d'ordre à travers l'étage, au plus grand soulagement de Minerva McGonagall quand celle-ci trouva enfin la sortie du labyrinthe de passages secrets où elle s'était perdue jusqu'alors.
Cela-dit, et même si elle s'accorda quelques instants, assise par terre, pour calmer le début de son mal de tête et de son désespoir, Minerva n'en oubliait pas moins qu'elle était directrice adjointe, et par conséquent, qu'elle était responsable de la gestion du chaos qu'était devenu l'école. Sa première mesure, une fois qu'elle eut retrouvé l'accès à la vision, fut donc de regarder sa montre et de déterminer que, vu l'heure tardive, il était temps de prendre l'organisation en mains.
Elle commença par ordonner à Potter –le balafré-, à Flitwick et à un Gellert Grindelwald toujours adolescent et toujours de mauvaise volonté d'éclairer, en priorité, la Grande Salle et le passage qui permettrait de s'y rendre. Puis, elle demanda à Remus Lupin, à Ginny Weasley et à Seamus Finnigan de s'y rendre eux-mêmes et de commencer à conjurer autant de matelas et de lits qu'ils pourraient en installer. Elle appela ensuite Dobby, depuis les cuisines, pour lui demander son aide. Enfin, elle s'éclaircit la gorge et se lança à elle-même un Sonorus aussi puissant que possible, espérant qu'il rende sa voix audible dans tout le château.
-Mesdemoiselles, mesdames, messieurs, votre attention, s'il vous plaît, commença-t-elle en se bouchant les oreilles.
Elle marqua quelques secondes de pauses pour avoir l'écoute de tous ceux qui pourraient écouter avant de reprendre :
-Ici Minerva McGonagall, directrice de Poudlard. Il est passé vingt heures trente. La plupart d'entre vous ne souhaitez évidemment pas dormir à une heure aussi hâtive, mais dans les circonstances, vous comprendrez qu'il est préférable que tout le monde soit rassemblé à une heure raisonnable. Ainsi, nous vous demandons de garder votre calme et de vous diriger aussi prudemment que possible vers les étages inférieurs. Un dortoir provisoire sera aménagé dans la Grande Salle de Poudlard, jusqu'à nouvel ordre. N'oubliez pas d'utiliser un signal de détresse ou un Sonorus pour appeler à l'aide si vous êtes dans une situation précaire.
Elle se tut à nouveau, essayant de vérifier si elle avait oublié quelque chose. Elle mordit ses lèvres avant de reprendre.
-Les portes du château, par mesure de sécurité, seront désormais fermées tous les soirs à vingt-heure quarante-cinq. Il vous est demandé d'être à l'intérieur à ce moment. Les portes ne se rouvriront qu'à huit heures du matin. Tenez-vous le pour dit. Par ailleurs, un horaire de repas a été préparé par les Elfes de Maisons il sera mis en place sous peu. Encore une fois, votre bonne volonté et votre collaboration est souhaitée. Bonne soirée.
Elle prononça le contre-sort et écouta avec un mélange de terreur et de satisfaction le brouhaha qui s'éleva d'un peu partout dans le château, pour ce qu'elle pouvait en juger.
Définitivement, elle préférait quand Albus était là pour gérer les catastrophes lui-même.
...Tsintsiiiin!
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