Bonjour et merci à nouveau. ;)
Certains ont exprimé des interrogations au sujet de comment Harry à tué Voldemort - c'est vrai que c'était très sous-entendu. Et bien, Harry a simplement touché Quirrell et la magie de la protection de sa mère à fait le reste. ^^ Comme dans les livres, sauf que puisque cette fois tous les horcruxes étaient détruits, Voldemort est mort avec son hôte.
Aussi, je tiens a signaler qu'il y a un très léger slash ici. Cependant, il était tellement implicite qu'il frôle l'inexistant. Je pense que ça vaut même pas la peine de qualifier cela de romantisme tellement je ne développe pas, mais je préfère quand même le dire au cas où certaines... âmes sensibles seraient choqués(?). Mais vraiment, j'en parle pendant trois paragraphes. Pour être honnête, je l'avais complètement oublié - je m'en suis souvenu il y a cinq minutes lors de ma dernière relecture. Bref.
Cette partie est celle que j'ai eu le plus de plaisir à écrire. ^^ En fait, j'ai fait tué Voldemort parce qu'Harry aurait eu plus de difficulté avec lui autour, mais mon vrai but d'origine en commençant à écrire cette fic était cette partie. Parce que le monde sorcier est tellement débile quand on y pense, et au nombre de nés-de-moldu qui le peuple? À croire qu'ils ont tous subis un lavage de cerveau entre leur 11e et 17e anniversaire. Donc, un jour j'ai fait une liste mentale de tout ce qui était socialement bizarre, j'ai failli faire une crise à sa longueur, et j'ai décidé d'écrire un truc à ce sujet, juste pour voir. J'ai eu vraiment beaucoup de plaisir à faire ça.
Donc. À nouveau merci à tous pour les commentaires, et bonne lecture. ^^
Partie 3
Harry, durant les vacances d'été, étudiait tranquillement sa physique à la table de la cuisine de Square Grimmaurd. Ses cinq examens BUSE de fin d'année avaient été passés haut la main – qu'il soit damné s'il n'avait pas cinq optimal -, et il se concentrait maintenant sur ses cours d'été à Oxford.
Sirius avait réussit à avoir sa garde après Pâque, aidé par le fait que cette fois Dumbledore n'avait plus besoin de la « sécurité Dursley » et que le système de justice croyait en devoir une à Sirius.
C'était une expérience… différente de tout ce qu'Harry n'avait jamais vécu. Non seulement était-il tellement différent – vieilli par la prison mais pas cassé - qu'il était un parfait inconnu – ce qui était une bonne chose, d'un certain côté – mais la maison était maintenant aussi propre que lorsqu'Harry en avait été le propriétaire. C'était agréable.
« Alors » fit Sirius en entrant « Mme. Londubat nous a invités à prendre le thé dimanche prochain. Elle veut avoir ton avis au sujet du système d'éducation sorcière, étant docteur et tout. »
« Bien sûr, avec plaisir ! »
Avoir Augusta Londubat au conseil des gouverneurs de Poudlard à la place de Lucius Malefoy depuis l'arrestation de celui-ci était certainement un bonus.
« Donc, Dr. Potter, dites-moi, si vous seriez à ma place, que conseillerez-vous pour aider les élèves à avoir de meilleurs notes ? »
Harry pensa brièvement à Neville et à ses difficultés scolaires, qui était présentement dans la serre à l'extérieur du manoir pour montrer à Sirius ses plantes les plus dangereuses.
« Et bien, madame Londubat, je dois vous avouer avoir été surpris lors de mon arrivé à Poudlard de voir combien peu de professeurs il y avait pour le nombre de classes à donner – plus de douze périodes par semaine chacun pour les cours non-optionnels. En plus de cela, ils doivent corriger les devoirs, surveiller les étudiants, parfois patrouiller la nuit dans les couloirs, faire face à des évènements imprévus à certaines occasions et pour les plus occupés d'entre eux, remplir leurs fonctions de directeurs de maison, voire même de directrice adjointe pour la pauvre professeur Mcgonagall. Avec un tel horaire, les élèves ne pourront jamais avoir l'aide personnalisée dont certains ont besoin. »
Harry prit une gorgé de thé. Son interlocutrice semblait légèrement stupéfaite, et très pensive.
« Et donc, toujours dans l'hypothèse où vous seriez à ma place, que feriez-vous ? »
« Plus de professeur, bien sûr. Trois par matière, je dirais, et deux pour les cours optionnels. Un professeur pour les premières et deuxièmes années, un pour les troisièmes et quatrièmes et un pour les cinquièmes, sixièmes et septièmes. Cela aura l'avantage de faire moins de copies à corriger, de libérer suffisamment de temps pour créer des périodes d'études fixes –disons quatre par semaine par professeur - où tout élèves pourront aller pour avoir l'aide nécessaire dans cette matière et avoir plus d'un expert par matière disponible si jamais un des professeurs fait fasse à des questions auxquelles ils ne connaissent pas les réponses. Cela fera huit périodes de cours à la place de douze. Également, je suis sûr que les professionnels dans leur domaine, tel le professeur Rogue, seront très heureux d'avoir du temps de libre pour expérimenter, augmentant ainsi le savoir sorcier collectif. Le salaire devrait donc rester le même, car la charge de travail resterait la même, seulement répartie de manière différente. Puis-je demander d'où provient l'argent pour payer les employés de l'école?»
« … les impôts recueillis par le ministère. »
« Je sûr qu'ils peuvent se le permettre. N'hésitez pas à citer mon nom aux autres gouverneurs ou au ministère pour les convaincre. »
Une semaine après le début de sa deuxième année, Harry n'arrivait pas croire qu'absolument tout soit allé comme prévu. Son nom avait plus de poids que même lui ne l'avait soupçonné.
Le nombre de professeur était passé de 12 à 31. Chourave, Carter et Flitwick enseignaient maintenant aux premières et deuxièmes. Rogue – qui était resté malgré la mort de Voldemort, peut-être dû au fait qu'il allait maintenant avoir moins d'enseignement à faire - et Mcgonagall avaient les cinquièmes, sixièmes et septième. Sinistra fut la seule des cours de base à prendre les troisièmes et quatrième. Trelawney, Burbage, Babbling (runes), Vector (arithmancie) et Hagrid – qui avait prit le poste dès qu'il avait été acquitté autour du même moment que Sirius - prirent les troisièmes et quatrièmes. Harry avait à se demander qu'est-ce que tous les profs avaient contre les plus vieux.
De ce qu'Harry avait comprit, Dumbledore avait avec facilité trouvé des professeurs d'arithmancie, astronomie, botanique, études des moldu, études des runes, métamorphose, potions, sortilège et soin au créatures magique (Gobe-Planche prenant les trois classes plus âgées).
Défense, divinisation et histoire avait été une autre histoire. Peu de temps avant de partir pour l'école, Croaker lui avait confié que le nouvel professeur de divination était une agente du R&D qui avait été affectée au hall des prophéties et qui songeait depuis longtemps à prendre sa retraite. Les trois nouveaux professeurs de défense contre les forces du mal était également des agents – de terrain cette fois – qui avaient songé à la retraite et qui étaient parfaitement conscient de la disparition de la malédiction. Les deux nouveaux professeurs d'histoire étaient aussi deux anciens de R&D, car personne dans le monde sorcier ne savait le contenu du manuel de Carter – cinq ans de travail de recherche à la fois sorcière et moldu – sauf ceux ayant étudiés le livre à l'agence, pratiquement toute la section R&D, surtout ceux travaillant sur les recherches de l'origine de la magie – et Carter lui-même.
Maintenant, sept professeurs avaient été recommandés par le département des mystères, dont six étaient des agents. Harry avait à se demander avec amusement qu'est-ce que Dumbledore pensait de tout ça, même s'il ne devait pas être conscient des anciens véritables travails des trois de défense contre les forces du mal.
Mais cela allait profiter à Harry, aussi. Il était maintenant en sixième année en botanique, défense, métamorphose, potions et sortilège, et il allait avoir besoin d'un peu d'aide durant les périodes d'études fixes pour pouvoir passer les ASPIC à la fin de l'année. Il avait aussi pour but de faire ses BUSE en astronomie et histoire.
Cette année allait être moins facile que la précédente. Heureusement, il avait toujours le retourneur de temps.
Harry s'ennuyait. Rien ne se passait dans sa vie, ces dernières années.
La troisième année fut encore plus nulle que la deuxième, bien que plus facile, lui permettant de presque finir sa thèse de doctorat en physique.
C'était l'année de ses ASPIC d'astronomie et d'histoire et de ses BUSE d'arithmancie, divination (vive les périodes d'études avec l'ancienne agente), études des moldu, études des runes et soin aux créatures magique (biologie!).
Son ennui était la raison pour laquelle il était assis dans un bureau gobelin aux vacances de pâque de l'an 1994.
« Oui. Une compagnie moldu du nom de Google commencera à vendre des actions plus tard cette année. Je payerai une redevance à Gringotts si la banque voudrait bien s'arranger pour que je puisse toutes les acheter à l'instant ou elles entreront en bourse. Faites la transaction à partir de mon compte moldu, qui a été ouvert lors de mon entré à l'université. Merci. »
La quatrième fut riche en planification. Il avait reçu son troisième doctorat durant l'été et avait déclaré à l'université « qu'il allait prendre un peu de temps pour lui comme tout adolescent de 14 ans ».
Dans les faits, il passa ses ASPIC d'arithmancie, divination (heureusement que cette matière était surtout théorique, à la fin), études des moldu, études des runes et soin aux créatures magiques.
Mais cela était secondaire. L'équipe de projet dont il était membre au R&D réussit finalement à faire la véritable différence entre moldu et sorcier et, du même coup, de découvrir l'origine de la magie.
Le fait que tout le monde dans le groupe aient un doctorat en physique était le point déterminant de l'hypothèse de base. Les connaissances en génétique d'Harry firent le reste.
En gros, c'était très simple. Il se situait dans l'ADN humain un gène que les moldus considéraient comme banal et dont l'utilité restait inconnue aux généticiens, et portant par conséquent le nom sans signification de gène HFG4-93J, qui était soi dominant ou récessif. C'est en comparant divers échantillons d'ADN sorciers, vampires, loup-garou, centaures, sirènes et autres qu'Harry avait eu l'illumination.
Ce gène en particulier était toujours présent, peut-importe la race magique, et toujours dominant.
Il était récessif chez les moldus. Ainsi que chez les crackmols, qui devaient leur malheur à une simple mutation des gènes.
Et ce gène était présent dans tout ce qui était vivant, même les plantes, comme l'avait découvert Harry. Dominant pour filet du diable, récessif pour le gazon. Tous les serpents avaient une dominance, même la plus banal des couleuvres, ce qui devait expliquer le fourchelang, entre autre. Les hiboux étaient également tous dominant.
Et c'était ça. Le grand secret. Un simple allèle génétique.
À partir de là, les autres physiciens avait fait tout le travail de déduction et de découverte. En effet, le gène n'était pas tant ce qui créait la magie que ce qui permettait sa manipulation. Des tests de nuit en laboratoire moldu (en toute illégalité) avait démontré que lorsqu'un sorcier utilisait sa magie, le champ magnétique du corps se « synchronisait » à… quelque chose d'autre. L'agent qui avait fait sa thèse de doctorat sur l'espace-temps l'appela la 5e dimension, rendant tout le monde sans voix. En fait, il semblait que l'énergie magique venait d'un autre plan, parallèle ou transcendent au monde matériel. Le même que celui où allaient les âmes ou quoi que ce soit après leur mort. C'était parfaitement naturel, et non pas surnaturel.
L'agence en fut collectivement assommée pendant des jours. La magie et l'après-vie était désormais des concepts empiriquement prouvés scientifiquement d'une manière qui paraîtrait logique pour tout moldu. En fait, la magie et tout le reste n'était rien d'autre qu'une autre branche scientifique moldu.
Ne restait plus qu'à savoir quoi faire avec une telle information.
Après avoir découvert que la magie était littéralement simplement un autre champ de la physique, ce fut un jeu d'enfant de développer la nouvelle technologie nécessaire pour la faire fonctionner en milieu magique; la technologie elle-même serait magique. Même si dans les faits, les trois seuls lieux suffisamment magique de Grande-Bretagne pour faire dérailler la technologie habituelle était Poudlard, le ministère et St-Mangouste. Le Bâtiment U avait également commencé à faire des difficultés aux tout nouveaux ordinateurs que Croaker avaient fait installer, rendant tout le monde heureux devant la solution au problème d'incompatibilité. Sa petite invention avait aussi l'avantage de pouvoir aussi être incorporée dans tout système électrique déjà existant, tout ce qui était nécessaire était une modification dans le processus d'apport d'énergie de l'appareil.
Il en fit un brevet et rendit la technologie gratuite pour les élèves de Poudlard pouvant prouver qu'ils allaient utiliser la modification de leurs appareils dans le château. Le reste de la population allait devoir payer s'ils étaient intéressés.
Les professeurs eurent une avalanche de lecteur CD envoyés par les parents et subirent le fléau de la musique moldu.
Aussi, de manière périphérique, Victor Krum fut le gagnant des trois sorciers, et les étudiants attendaient avec beaucoup d'impatience le nouveau concours dans les années à venir.
Au début de ses vacances d'été qui étaient avant ce qui aurait été sa cinquième année, il possédait une grande partie de Google (toutes les actions disponibles, en fait, on ne pouvait pas dire que les gobelins étaient lents quand on parlait des mises en marché) et déjà après à peine plus d'un an, c'était extrêmement – extrêmement – rentable. Sa petite compagnie de convertisseurs d'énergie électrique/magique était plutôt bien aussi. Il avait également une version moldu - Potter Inc. - de sa « nouvelle percée technologique », qui rendait le chargement des appareils deux fois plus rapide et qui inondait le marché britannique – le convertisseur prenait la magie ambiante et la transformait en électricité. À la place de transformer l'électricité en magie, c'était l'inverse. On parlait d'en faire un substitut hypothétique au pétrole dans quelques décennies. Autant dire qu'Oxford ne regrettait pas du tout le temps et l'argent mit sur lui.
Harry se demanda qu'est-ce que les sorciers diraient s'ils savaient qu'il avait commercialisé, d'une certaine façon, la magie chez les moldus. L'agence trouvait que c'était très drôle, et recevait un plein 10% des profits de plus en plus grands – sous une société moldu écran - pour sa part dans les recherches.
Mais ce n'était pas le point. Le point était qu'il avait plus que suffisamment d'argent maintenant – sans parler de temps libre – pour mener à bien son plus récent projet.
Une école primaire sorcière. Qui ne serait en fait pas différente des écoles moldu, mais le monde magique n'avait pas besoin de le savoir.
La partie la plus difficile fut de convaincre le ministère d'accepter de financer à long terme L'école Prince, et donc d'en faire une institution sorcière publique et non pas privée. Ce qui les convaincu fut le fait qu'il soit Harry Potter, le héros qui avait vaincu Voldemort deux fois et qui n'était jamais tombé en disgrâce, sorcier surdoué, et qu'Harry allait entièrement payé pour les cinq premières années de service – et allait être le « directeur » pendant ce temps. Ses arguments étaient ce qui avait convaincue le reste du magenmagot.
Premièrement, les crackmols allaient pouvoir avoir une éducation suffisante pour aller à un collège moldu et abandonner le monde sorcier – ce qui avait plut à plusieurs sang-pur. Deuxièmement, toujours pour rallier les sang-pur, les nés-de-moldus allaient être présentés au monde sorcier bien plus vite et n'allaient donc pas les « contaminer » avec leurs nouvelles idées – même s'il avait l'intention de faire exactement cela, que tous les enfants rentrant à Poudlard en sache autant que tout nés-de-moldus. Troisièmement, cela allait permettre aux femmes de faire autre chose de leur vie que de s'occuper de leurs jeunes enfants. Et les jeunes pourraient également avoir une orthographe correcte lors de l'entré à Poudlard et avoir appris à socialiser avec d'autres gens que leurs familles.
L'école elle-même était entièrement moldu, même si le département de l'éducation britannique croyait qu'elle était privée et non publique – personne ne fut étonné d'une telle initiative éducative de la part du Dr. Potter. Le cursus scolaire allait être le même et les examens Key stage 1 et Key stage 2 allaient être distribués par le département moldu. N'importe quel élève à être allé à l'école Prince allaient pouvoir entrer dans un collège moldu sans problème.
Le bâtiment était à Londres et un magicobus – version 2 - ferait le trajet matin, midi et soir. Harry avait lui-même embauché le conducteur – un né-de-moldu qui avait effectivement déjà conduit des autobus scolaires – et il était relativement certain que les trajets allaient être plus stables qu'avec Stan et Ernie, bien que toujours plus rapides. Les parents allaient avoir la possibilité de payer pour que leurs enfants mangent à l'école le midi.
Tout son personnel était constitué de nés-de-moldus à la retraite ayant déjà fait les formations moldus nécessaires à l'enseignement, comme Carter avant d'aller à Poudlard. L'espérance de vie sorcière, cependant, faisaient qu'ils étaient tous aussi en forme que jamais – et très expérimentés.
Les six années allaient avoir deux classes chacune, soit 12 professeurs pour l'anglais, les mathématiques, les sciences, l'histoire/géographie et l'immersion aux cultures moldus/sorcières (Harry prévoyait beaucoup d'activités cinéma et de sorties dans des musées et zoo étrangers – vive les avions et tout le reste. L'immersion allait être surtout moldu. Pas de plumes et de parchemins et tout le reste). En fait, la magie allait être plus ou moins pas du tout utilisée sur le terrain de l'école. Il allait avoir une bibliothèque de fiction moldu et un laboratoire informatique. De vrais humains salariés pour la petite cuisinette et l'entretien, pas des esclaves heureux de leurs conditions.
En plus de cela, il y aurait un professeur d'éducation physique (tout le monde allait avoir 45 minutes d'activité physique en arrivant et encore 45 en partant, comme cela était sain et nécessaire pour chaque enfant de cette âge), un de musique et un d'arts plastiques. Harry était toujours à se demander qu'elle langue seconde enseigner. Latin? Français? Espagnol? Les trois au choix?
Environ six ans plus tard, à la fin de l'année scolaire 2000-2001, Harry - ayant maintenant une maîtrise en droit sous sa ceinture et ayant passé le flambeau de la direction de Prince à une des professeurs de l'école - se trouvait à prendre le thé dans le bureau d'un Dumbledore vieillissant avec celui-ci et Augusta Londubat.
« Donc, comme je le disais, l'année prochaine verra entrer en première année la première cohorte à être entré à Prince en première année durant leur cinquième année de vie – ils sont donc les premiers à avoir suivis le cursus régulier. Vous savez comme moi que certains parents des nés-de-moldus acceptent d'envoyer leurs enfants à Prince, mais pas à Poudlard, pour diverses raisons. Sans doute, vous voyer comme moi que perdre ainsi des élèves magiques est scandaleux. Vous voulez savoir ce que j'en pense? »
Dumbledore sourit. Il y avait depuis quelques années une sérénité dans ses yeux qu'Harry ne se souvenait pas n'avoir jamais vu dans son monde d'origine.
« Non seulement ce que tu penses, Harry, mais aussi ce que tu proposes. Les étudiants – principalement les sang-pur et sang-mêlé - ont en général de meilleures notes en arrivant à Poudlard depuis l'ouverture de Prince. Je ne sais pas pourquoi, exactement – peut-être l'habitude de remettre des devoirs -, sans parler depuis que l'effectif professoral du collège à augmenter, mais j'ai confiance en tes connaissances pédagogiques. Même si je connais plusieurs personnes qui déplorent la perte graduelle des plumes et parchemins et l'apparition des Mp3 et de nos ordinateurs à la bibliothèque. Et de notre nouveau système de chauffage électrique – merci d'ailleurs pour le financement – qui est certes beaucoup plus efficace que l'ancien système de cheminé.»
La grand-mère de Neville hocha aussi la tête, une étrange étincelle dans les yeux, alors qu'Harry souriait derrière sa tasse. Dans les faits, les cheminées brûlaient toujours, mais plus dans un but esthétique et l'utilité de la poudre de cheminette.
« En fait, j'ai vraiment plusieurs idées et je doute que le conseil des gouverneurs les acceptera toutes, mais je pense qu'elles sont toutes pertinentes. Premièrement, la possibilité d'étudier pour un équivalent du Key stage 3, de GCSE et des A-levels. Évidemment, les matières optionnelles pour le diplôme moldu seraient remplacées par les matières sorcières. Je pense que les seuls cours à dispenser en plus seraient l'anglais, les maths, la biologie, la physique et la chimie. Peut-être après les BUSE, donc en sixième et septième année, car à ce moment l'horaire est moins chargé. En fait, proposer des cours d'été dès la fin de la première année pourrait grandement soulager la charge de travail rendu à la fin de l'école. Sur base volontaire de la part des élèves, bien sûr. »
Harry pouvait voir qu'ils étaient intéressés. Qui aurait put croire que les A-levels auraient pu se rendre à Poudlard? Les cours d'histoire et d'astronomie (parlant maintenant beaucoup plus que du nom des étoiles, mais aussi des trous noires, supernova, de la vitesse lumière et de n'importe quoi d'autre) pourraient même recevoir une note correcte pour un bulletin moldu et être acceptable dans le dossier… Et ceux ayant des cours d'arithmancie n'allaient pas vraiment avoir de difficulté en math, même si c'était un peu différent. Et la chimie et les potions. Et les Key stage 1 et Key stage 2 de Prince étaient de bons préambules, surtout intériorisés à une jeunesse normale.
« Je me demandais également. Comment se porte les cours d'études des moldus? »
« Ha » fit Dumbledore sur un doux ton amusé. « Le professeur Burbage n'a presque plus d'élève, et ceux qu'elle a ont tous des O à leur BUSE avant d'abandonner au ASPIC. Plusieurs font comme toi, Harry, et demande de passer l'examen sans avoir passé par les cours en premier. Je commence à croire que nous leur donnons une BUSE gratuite. »
Harry sourit.
« Pourquoi ne pas enlever le cours de la liste des options des deuxième année, cette année? Quatre choix à la place de cinq semble correct. Les deux professeurs d'étude des moldus pourraient recevoir un salaire pendant qu'ils vont à l'université et peut-être apprendre le nécessaire à donner des cours d'anglais? Ils sont plutôt jeune tous les deux, ça ne devrait pas être un problème. Ils devront continuer à enseigner pour deux ans et quatre ans, bien sûr, pour ne pas mettre les élèves actuels en difficulté, mais je sûr que cela sera possible? Hermione n'a-t-elle pas eu un retouneur de temps dans sa 3e année? »
Dumbledore gloussa.
« Il faudra convaincre le département des mystères. »
« Ho, je suis sûr qu'ils comprennent l'importance de l'éducation. »
Mme. Londubat sourit.
« C'est sûr. D'autres suggestions ? »
Harry hocha lentement la tête.
« Oui. Plusieurs parents moldus sont rebutés par le fait qu'il n'y aille pas de cours d'art. Pourquoi ne pas donner des cours non-obligatoires de musique et d'arts plastique en parascolaire durant la fin de semaine? Également, j'ai depuis longtemps remarqué que les 2e années ont un cours en moins à l'horaire que les 1er, qui ont des cours de balais. L'activité physique est très importante à cet âge. Je croix que Mme. Bibine devrait donner des cours de natation au 2e, avec le lac. Peut-être même faire une piscine, si nécessaire – ça ne devrait pas être un problème, si la plomberie a pu être installé il y a toutes ces années. En plus de cela, je considère que savoir nager est une chose assez importante. Et pendant que j'y suis, pourquoi ne pas faire une salle d'entraînement dans le château? Plusieurs en profiteraient, j'en suis certain. Un entraineur professionnel ou un véritable professeur d'éducation physique serait bien, je suis sûr qu'il en existe un ayant des liens avec le monde magique. J'ai découvert il y a quelques années que le nombre de nés-de-moldus ayant quitté le monde sorcier après Poudlard est plutôt énorme. Tout aussi optionnel que les cours d'art, c'est sûr.»
Ses interlocuteurs commençaient à sembler bouche-bée.
« Pour ce qui est du cursus, c'est tout. »
Dumbledore se remit légèrement et eu un sourire en coin.
« Et pour ce qui est du non-cursus, mon cher? »
Harry se permis une gorgé de thé.
« Je pense que l'école devrait employer un psychologue. Aussi, un seul professeur responsable pour une maison entière? Ils sont quoi, environ 75 dans chaque maison? La notion de « directeur de maison » devrait être abolit, pour les problèmes de favoritismes, et les « professeurs tuteurs » ne devraient pas avoir plus que 25 élèves à leur charge – de toutes maisons et de tous âges, pigés au hasard. Aussi… »
Cette fois, il hésita réellement. Il n'avait pas vraiment peur de la réaction des deux autres, mais cela était carrément s'attaquer au traditionalisme – plus qu'auparavant, quoi qu'il en soit – et ça risquait de créer de grands débats au conseil des gouverneurs.
Et bien, tant pis. Ils le regardaient tous les deux de manière encourageante de toute façon.
« … je pense que la répartition devrait se faire au début de la deuxième année. Les premières ne jouent pas au Quidditch et… je pense que le système de point devrait aussi être abolit. »
Ils hochèrent tous les deux la tête, avec un visage grave. En fait, depuis Prince, la rivalité inter-maisons avait grandement perdu de son intensité. Les enfants d'autrefois avaient appris à se détester selon la couleur de leur cravate sans ne s'être jamais rencontrés. Grandir ensemble à l'école primaire – même pour une seule année pour la première cohorte – avait fait de grands changements.
« Continuer, Dr. Potter » dit Mme. Londubat d'un ton doux.
Harry sortit brusquement de ses pensés.
« Oui, donc. Abolir le système de point. Les maisons ne serviraient plus qu'au Quidditch amical et aurait uniquement une connotation sportive, et non pas de rivalité constante. D'où l'intérêt de la répartition uniquement en 2e année, pour encore moins d'hostilité. Bien sûr, cela impliquerait un remaniement des dortoirs. »
Ils prirent tous les trois une gorgé de thé en même temps. Ils semblaient tous conscient que le plus dur allait arriver. Même si le conseil était d'accord, certains des parents les plus extrémistes ne le seraient pas.
« Les premières et deuxièmes dans la maison Pousouffle, les troisième et quatrième dans la maison Serpentard, les cinquièmes et sixième chez les Serdaigle et les septième seuls à Gryffondor. Cela pourra aider l'entraide dans les matières scolaire puisqu'ils auront presque tous les mêmes devoirs et les plus vieux ne pourront pas intimider les plus jeunes. Ou les plus jeunes ne pourront pas se croire intimidés, quoi qu'il en soit. »
« … »
« … »
« Mettre des télévisions dans les dortoirs – avec des couvre-feux automatiques, bien sûr – pourrait être intéressant. Et enlever le système des préfets, les élèves devraient tous être égaux et avec le nombre de professeur, ça ne devrait plus être nécessaire de toute façon. Et remanier les tables de la Grande salle, peut-être sept à la place de quatre. Comme toujours, n'hésitez pas à citer mon nom. »
Une semaine plus tard, Harry n'en croyait pas ses yeux alors qu'il lisait le journal. Soit son nom était encore plus grand que prévu, ou le conseil avait confiance en son avis professionnel après l'immense impact positif de Prince. Ou alors il y avait plus de mangemorts à Azkaban qu'avant après la rafle des réouvertures de dossier.
Toutes ses propositions avaient été acceptées.
Durant cette année-là, il commença le financement d'écoles primaires et secondaires étrangères, notamment au Moyen-Orient, et fit de nombreux voyages humanitaires. Également, il fut officiellement annoncé qu'Harry Potter était un langue-de-plomb depuis 1991 – mieux valait ne pas dire la date exacte (1984) – et que la plupart des employés du département des mystères avaient des doctorats moldus. Avec la modernisation que la jeune génération faisait subir à leurs parents, cela fit un bien moins grand scandale que cela n'aurait peu l'être il y a quelques années.
Ce fut également l'année où Lézard réussit à faire voir la pertinence des téléphones à Fudge (qui était toujours ministre, au grand damne d'Harry) à la place des avions en papier. Les ambassadeurs étrangers travaillant au département de la coopération magique internationale en furent bien sûr eux aussi équipé. Avec la possibilité d'appelle longue-distance.
Plus vite que cela n'était presque possible, la compagnie de production jusqu'ici plutôt modeste des convertisseurs énergiques d'Harry tomba sur le marché international. Et pas juste pour les téléphones, surtout dans les différents pays d'Amérique, beaucoup moins ancrés dans les vielles croyances.
En décembre 2007, Dumbledore se coucha un soir durant les vacances de Noël pour ne pas se relever le lendemain. À 126 ans, il n'avait pas été le plus vieux sorcier autour, dont certains réussissaient à passer la barre des 150 années, parfois même frôler le 200 ans, mais la théorie était que sa longue vie très remplie l'avait rendu envieux devant un certain repos et qu'il n'avait pas eu de motivation pour continuer sa vie; pas de famille, sauf un frère le boudant, seulement le travail - qu'il aimait, certes - pour l'occuper. Même pas une guerre à gagner. Il n'était pas le seul - durant les dernières années, plusieurs personnes âgées étaient mortes - ou plus que la moyenne de mortalité normale, quoi qu'il en soit. Certains blâmaient les changements soudainement rapides dans le monde sorcier (que personne ne semblait réellement capable d'expliquer), mais la plupart s'entendait pour dire que c'était parce que les aînés étaient maintenant plus ou moins rassurés au sujet de l'avenir des générations futures, avec les réformes éducatives. Et que la solitude devait peut-être leur peser, pour certain. Quoi qu'il en soit, Dumbledore mourut de sa belle mort. Aberforth l'enterra à Godric's Hollow, proche de leur sœur. Des centaines de personnes furent présentes aux funérailles.
Un vieux sorcier canadien – Gabriel Brown - devint Manitou suprême de la Confédération internationale des mages et sorciers et Mcgonagall prit le poste de directrice de Poudlard - Flitwick, celui de directeur adjoint. Griselda Marchebank devint qu'en a elle la présidente sorcière du magenmagot.
Harry se fit proposer le siège de celle-ci, désormais vacant. Il l'accepta.
En 2010, les compagnies automobiles telles Ford ou GM avaient presque autant de voitures fonctionnant aux convertisseurs Potter Inc. qu'à l'essence; tellement de gens étaient impliqués en cela, des ingénieurs ayant trouvé la manière d'intégrer la technologie aux moteurs conventionnels jusqu'aux analystes s'assurant que cela ne disparaisse pas tel la voiture électrique dans les années 1990, qu'Harry ne recevait que 4% des profits. C'était si populaire, cependant, qu'il faisait encore plus d'argent avec cela qu'avec Google. Il était également bien vite devenu le héros des écologistes.
Dans le monde sorcier, cependant, était maintenant venu le temps des élections – étrange démocratie déformée que cela était.
Fudge se présentait à nouveau, bien sûr. Il était en poste depuis 20 ans déjà – incroyable pour Harry, mais il était vrai que les langue-de-plomb étaient ceux qui avaient rendu son mandat si prospère, des détraqueurs aux mangemorts aux fondements de la réforme de l'éducation (même si peu savait ce dernier point. Pas Fudge lui-même, en tout cas).
Amos Diggory allait également tenter sa chance; il était actuellement le chef du département de contrôle et de régulation des créatures magique.
Finalement, Harry Potter, se surprenant lui-même. Oh, cela avait toujours été un de ses plans lointains, mais pas lorsque le reste de la nation le prenait pour un jeune homme de vingt-neuf ans, bientôt trente. C'était cependant à la demande populaire – il avait irrémédiablement les médias de son côté – et à la recommandation de plusieurs de ses collègues au magenmagot, dont Sirius, qui trouvait toute la chose absolument à mourir de rire, pour une raison quelconque.
La démocratie, comme dit précédemment, était une blague, cependant. Les seuls à voter étaient les cinquante membres du magenmagot, qui pouvaient être influencés par n'importe quoi (des pots de vins aux propagandes publiques). Ceux-ci étaient eux-mêmes élus entre eux ou proposés par les bureaux du ministre et du département de la justice magique. Les siège était occupés à vie, à moins de fautes criminelles, et alors souvent héréditaires (bien que cela ne soit pas formel).
Si jamais il était élu, Harry allait changer ça.
Il le fut. Le 30 juin 2010, Harry Potter, trente ans moins un mois, devint le plus jeune ministre britannique de la magie de ses approximatifs 300 ans d'histoire, après avoir eu 42 des 50 voix.
Bien sûr, il fit des changements très progressivement. Dans sa première année – il y avait cinq années entre chaque réélection – il introduit les ordinateurs pour compléter les téléphones, et s'assura que tous les employés reçoivent une formation adéquate à leur sujet. Ensuite, il réunit au sixième étage deux départements en un seul, devenant le département des jeux, sports et transports magiques (parce que deux étages pour ça, vraiment?).
Le septième étage accueilli le tout nouveau département de l'éducation. Les examinateurs des BUSE et ASPIC y furent assignés de manière permanente. Le conseil des gouverneurs de Poudlard fut dissous, mais tous les gouverneurs reçurent des postes administratif; Mme. Londubat devint la chef du département. Ils avaient pour tâche la gestion de l'éducation de tous les sorciers en territoire Britannique, et plus seulement de Poudlard. Pour l'instant, il n'y aurait que celle-ci et Prince, mais cela pourrait un jour changer. Ils devraient également gérer le budget alloué par le ministère. Par ce fait, tous les professeurs et membre du personnel des deux écoles devenaient des fonctionnaires officiels du ministère. Aussi, les administrateurs du septième niveau avaient la responsabilité de surveiller le système éducatif moldu pour ne pas prendre de retard à nouveau et remettre périodiquement à jour le cursus scolaire et les examens, tant au niveau des matières moldu que magiques.
Il parla discrètement à Mme. Bones au sujet des avocats moldus et des diplômes universitaires en droit et comment les moldus qui décidaient des lois n'étaient pas ceux qui les faisaient respecter.
Il proposa également un programme de formation des aurors sur une base volontaire. Tous ceux qui accepteraient de suivre la formation militaire moldu de base et/ou aller à une école de police moldu se verraient recevoir 15 000 milles gallions pour compenser la perte d'heure de travail.
Dans sa deuxième année, le département des mystères changea de nom, avec la permission de Croaker, pour devenir le département de recherche, développement et renseignement (département RDR) . Il fit rénover le dixième niveau pour qu'il ressemble moins à un cachot et plus à un palais de justice. Azkaban y passa aussi.
Dans sa troisième année, le département du contrôle et de la régulation des créatures magiques eu ses objectifs révisés. En ce qui concernait les créatures non intelligentes, tels les dragons et les licornes, la situation resta la même. Harry eu un regain de popularité chez les vampires, loup-garou, gobelins et elfes de maison, cependant. Les sirènes et centaures gagnèrent aussi au change, mais n'était pas intéressés à le savoir.
Tuer un de ceux-ci était maintenant aussi grave que de tuer un sorcier, cependant. Mais plus seulement parce que les gobelins étaient de nature vengeresse et que les sorciers avaient des traités avec eux.
Dans sa quatrième année, il instaura la loterie, pour aider les fonds du ministère et hypothétiquement réduire les impôts.
Vers la fin de sa cinquième année, il instaura un véritable système législatif/exécutif versus judiciaire. Les membres du magenmagot, à leur grand désarroi, n'allaient plus être ceux à déterminer la culpabilité et à choisir les sentences. La part judiciaire des choses allait maintenant être traitée par les fonctionnaires du département de la justice qui avaient écouté la suggestion de Mme. Bones et étaient allé ou iront à l'université en droit. En suivant le modèle moldu, il allait parfois avoir des jurys de douze citoyens ordinaires sans lien avec l'accusé.
Finalement, quatre mois avant la fin de son premier – et espérons, seul – mandat, il abolit la peine de mort pour suivre l'exemple moldu et instaura un véritable système de vote pour les systèmes législatifs et exécutifs.
Les cinquante membres du magenmagot perdirent donc leurs sièges, mais furent pour la plupart employés ailleurs dans le ministère. 37 d'entre eux, dont Mme. Marchebank, qui avait alors 185 ans, prirent leur retraite avec le sourire aux lèvres.
Le magenmagot fut rebaptisé le Parlement magique et les membres, des députés. Élus par la population selon la région d'habitation. Population qui allait désormais avoir le droit de vote au sujet du ministre, qui allait devoir être un député pour se présenter aux élections.
En bref, tous les cinq ans, un premier vote pour les cinquante députés. Ensuite, ceux qui, parmi eux, voulaient devenir ministre, allaient pouvoir se présenter au deuxième tour.
À la fin de son mandat, il ne se présenta pas aux élections pour devenir député et ensuite pouvoir se rendre au deuxième tour. Son travail était fait, et même si plusieurs minorités sang-pur n'étaient pas heureuses, le pouvoir était maintenant aux mains du peuple, et le peuple était heureux.
Et les ambassadeurs au département de la coopération internationale, assommés.
Deux mois après l'élection de Ludo Verpey, les langue-de-plomb publièrent les résultats des recherches concluantes sur l'origine – ou l'explication – de la magie. Avec le nom du docteur Potter s'y rattachant.
Nicolas et Pernelle Flamel firent en secret don de la pierre philosophale au département de recherche, développement et renseignement, avant d'aller tranquillement finir leur vie après plus de six siècles de vie.
Alors que la communauté internationale entrait dans un tumulte, Harry, 35 ans, entrait à nouveau à l'université. Pour un diplôme en politique. Pas de maîtrise ou de doctorat, cette fois.
Pas nécessaire.
Lors de sa nouvelle entré à Oxford lors de la session d'automne 2015, Harry rencontra un étudiants en dernière année d'étude de psychologie de 29 ans appelé Stephen Mccloy, et réalisa qu'il était peut-être bisexuel, après tout.
En juillet 2016, peu de temps avant son 36e (62e) anniversaire, il devint conseiller aux ressources humaines à l'ONU, faisant qu'ils durent déménager à New York. En même temps, en sa qualité d'ancien ministre de la magie Britannique, il réussit à convaincre le Manitou suprême – par l'intermédiaire de l'ambassadeur britannique – à se révéler au secrétaire général. Si tous les chefs d'état étaient au courant de leurs homologues sorciers, pourquoi ne pas faire de même avec l'ONU et la confédération internationale sorcière?
En 2020, Harry acheta des hectares de terres dans plusieurs pays magiquement stratégiques et commença la production en masse d'ingrédients de potion, à la fois végétaux et animaux. La fabrication des potions elles-mêmes devaient se faire à la main, car c'était la magie du sorcier qui était l'ingrédient final à chaque potion, mais le manque d'ingrédient et leur prix élevé était un obstacle majeur. Il finança également grandement le Professeur S. Rogue, dont les recherches sur la chimie des potions étaient en train de révolutionner la manière de voir les potions partout dans le monde.
Lui et Stephen adoptèrent également deux jumeaux vietnamiens moldus âgés de 19 mois, Vladimir et Lydia Mccloy-Potter.
En 2025, Docteur Potter devint à nouveau célèbre pour avoir réussit à créer des ententes internationales acceptables pour tous les pays du monde – faisant en sorte que tous les pays finirent par adhérer à l'ONU. Une première dans l'histoire de la paix de la civilisation, assurément. Les bons en éducation partout sur le globe devaient y être pour quelque chose.
Ce fut également l'année où la NASA réussit à intégrer un de ses convertisseurs dans une de leur navette spatiale. Harry pensa également que c'est à ce moment que le monde sorcier rattrapa finalement le monde moldu en comparaison à leurs pays respectifs. La Grande-Bretagne magique avait atteint le niveau de la Grande-Bretagne moldu depuis presque une entière décennie maintenant, mais c'était un soulagement de voir que le gouvernement magique du Brésil avait finalement suivi le raz-de-marée de la révolution mondiale et rejoint l'avancé du Brésil moldu.
En 2027, la première université magique ouvrit ses portes au Colorado, États-Unis. Tous les sujets magiques allaient y être étudiés, de la métamorphose à la divination en passant par la botanique et la magie noire, bouleversant ainsi le modèle d'études supérieures individuelles « un maître pour un apprentis ».
L'université Potter – en l'honneur de l'homme qui démystifia la magie, et qui en fut grandement ému – allait également tenter de trouver une explication scientifiquement « moldu » à toutes les connaissances sorcières.
Lors de la première cession d'automne, 34 936 étudiants sorciers de 146 nationalités différentes furent assis sur les bancs d'écoles.
Il n'avait jamais eu assez de maître pour le grand nombre d'élève qui avait voulu continuer à apprendre après le collège, après tout.
En 2028, la confédération internationale fut doté également de casques bleus, des sorciers ayant tous suivis des formations militaires moldu en plus de la formation de combat sorcière.
En 2030 – la même année où l'homme réussit à marcher sur mars dans un grandiose évènement historique, mais néanmoins dans le costume d'astronaute le plus laid et le plus encombrant qu'Harry n'ait jamais vue (bien que très efficace dans le domaine du soutient de la vie) - la confédération internationale vota l'abolition progressive du statut du secret. De 1692 à 2030, il aura été en vigueur 338 ans.
En 2033, Croaker mourut dans son sommeil sans n'avoir jamais prit sa retraite. Lézard décida que le moment était venu de révéler toute la vérité au sujet du département à la ministre de la magie britannique, Hermione Boot – première femme de l'histoire en poste. Lézard devint la nouvelle chef, et tous les agents devinrent connu des bureaux de la ministre, dans une véritable imitation du MI-5.
Toutes les données scientifiques recueillit au cours des 300 ans dernières années par les langue-de-plomb furent transmise à l'université Potter. Les autres gouvernements magiques ne tardèrent pas à suivre l'exemple.
Après que ses enfants ait quitté la maison pour tous les deux aller à l'université, en 2037, Harry démissionna de son poste à l'ONU et lui et Stephen déménagèrent en Californie pour accepter tous les deux des postes à la NASA – Stephen au département psychiatrique, Harry en tant que chef de projet scientifique. Plusieurs personnes affiliées à l'université Potter y travaillaient également.
Parce qu'utiliser les convertisseurs magiques dans les vaisseaux est quelque chose, mais utiliser le nouveau champ d'étude de la physique pour comprendre l'univers en est une autre. Cinq ans après La Réunification – qui, de manière surprenante, n'avait réellement causé des réactions extrêmes que chez les religieux extrémistes (de toutes religions confondues) -, le climat politique s'était suffisamment calmer pour le permettre.
Stephen, derrière toutes ses rides et ses cheveux blancs, sourit avec lassitude à son conjoint d'où il était couché dans son lit.
« Tu sais, Harry, au fond, ce qui sauva ton monde, ce ne fut rien d'autre que la vérité. Un peu de connaissance, peut-être, mais la vérité. »
Entouré d'Harry, de leurs deux enfants et de leurs sept petits-enfants, Stephen Mccloy-Potter mourut à l'âge de 102 ans, respectable pour un moldu, en l'an de grâce 2088, où à la fois l'ONU et la Confédération sorcière (devenue la fédération) étaient toutes deux devenue les véritable gouvernements planétaires pour les deux principaux peuples de la planète.
À 108 (134) ans, Harry se dit pour la première fois qu'il était maintenant prêt à mourir.
En 2100, les deux gouvernements s'unirent pour simplement porter le nom officiel du « Gouvernement Terrien ». Pour la première fois de l'histoire, il y avait une véritable gouvernance planétaire.
Il dût attendre l'an 2154, la mort de ses deux enfants et le développement de la technologie hyperdrive avant de mourir paisiblement dans son lit à l'âge de 174 (200) ans. Pas le plus vieux sorcier, mais il l'avait attendu longuement. On le découvrit un léger sourire aux lèvres, regrettant sans doute de ne pas avoir pu aller à la conquête des étoiles avec sa famille.
Ses trois petits-enfants toujours vivants eurent tout un héritage. Et pas simplement en bien matériel.
Ce qui sauva ton monde, ce fut la vérité. Car qu'est-ce qu'est le savoir, si ce n'est véritable.
Fin
