Chapitre 2 : A l'aube de mes troubles.
Lorsque je t'ai rencontré, en fin CM2, j'ai d'abord aimé "ton grand frère" Ace. Effectivement, tu ne me semblais pas méchant, mais tu me battais à chaque fois qu'on faisait du karaté (là où l'on s'est rencontré). Toi, tu te défoulais, et tu arborais toujours ce grand sourire, que j'ai toujours envié. Alors que tu n'étais pas au top de tes capacités, tu me battais d'une facilité… Déconcertante. Et je déteste perdre. Et j'étais tellement pas douée, que tu me faisais mal, alors que c'était à cause de mes erreurs. Tu étais d'une incroyable souplesse, et toujours de bonne humeur. Puis, ta frère a grandi, et je t'ai retrouvé au collège. Je me souviens sans aucun problème de ceci, qui date déjà de 4 ans : j'entrais dans la cour du collège, et je t'ai vu de dos. Je t'ai reconnu, et appelé « Luffy ! ». Tu t'es retourné, en ayant l'air de te demander qui avait bien pu dire ton nom à haute voix. Tu as vu que je te fixai, et tu as balbutié « T'es qui ? Et, attends une petite seconde, mais, je te connais ! Attends… Euh… Robin, c'est ça, Robin, hein ! ». Quand tu as dit mon prénom, mes yeux se sont éclairés, et je me suis rapprochée de toi, difficilement à cause de la foule.
Nous sommes restés étroitement liés, mais j'ai perdu de tes nouvelles. Tu étais avec d'autres amis, et moi, j'essayai de bien travailler à l'école. Je n'en ai plus eu pendant un long moment. Je sais que tu es parti une année dans un autre collège, la 5ème, pour une raison qui m'échappe. Puis, tu es revenu dans ce collège, et tu as failli atterrir dans ma classe. Je me souviens la joie que tu avais quand tu m'as annoncé que tu étais allé en 4ème 6 : « J'ai eu trop de la chance ! En plus, j'avais trois classes, car je fais latin. Enfin, deux puisque la première était trop "pleine". Donc, soit c'était dans cette classe, où il y a tous mes amis : Crocodile, Baggy, Akainu… Ou alors en 4ème 7, où je ne connais personne, et puis elle ne me dit rien de bien cette classe franchement ». Et je t'avais rétorqué, légèrement blessée, que j'y étais, mais il me semble que tu ne l'avais pas entendu. Puis, j'ai un peu gardé contact avec toi, et j'ai appris que tu avais eu l'accident.
D'après ce que j'ai pu glaner, tu avais oublié ton sac de sport, et tu étais reparti en vitesse le chercher chez toi, n'habitant pas très loin de l'arrêt de bus. Puis, tu es revenu, toujours en courant, et tu t'es pris une voiture. Le bus l'avait cachée. Je n'ai pas pu avoir de tes nouvelles. Je savais juste que c'était très grave. Après ma énième demande à Nami, ton amie depuis un bon moment, j'obtiens le numéro de ta chambre d'hôpital. Je n'hésite pas, et, dès que j'arrive chez moi, je prends le téléphone fixe (je n'ai pas encore de portable, à l'époque), et je te téléphone. Si je me souviens bien, j'entends ta voix m'affirmer que c'est bien toi, puis me demander qui je suis, alors que je viens de demander « Luffy ? ». Puis, je prends quelques nouvelles : tu me dis que ça va mieux, que tu fais de la rééducation, que tu as besoin de repos… Des choses assez superficielles, en fait. Je raccroche, et j'ai un grand soupir de soulagement, car, avec tes paroles, tu m'as rassurée. Tu vas bien, enfin, si l'on peut dire ça, et tu ne m'as pas oublié. Moi non plus, je ne t'ai pas oublié.
Puis, on m'apprend que tu as changé de chambre, et je ne peux plus donc te joindre. Dépitée, je continue quand même mon année scolaire. Tu passes désormais au second plan, car je suis dans une période déprime depuis un bon moment. Je deviens folle à lier, mais je n'ai pas le foutu courage d'aller jusqu'au bout. Je suis amoureuse, aussi, d'un garçon qui, au départ, devait être juste un ami. Que je n'aimais pas forcément d'ailleurs. C'est juste qu'avec le temps, je m'accroche à Lui. A Zoro. Et puis, je me rends compte qu'il se moque de moi depuis le début, et dire que je suis immensément triste serait faux, car je le suis dix fois plus encore. Alors que je venais de lui dire « Je t'aime », en vrai, car avant, on ne se le disait que par l'ordinateur.
En plus, mes parents m'oublient complètement, à part pour me rabaisser et m'obliger à me faire quelques corvées. Par chance, mes notes ne chutent pas complètement, et je peux passer « sereinement », comme les professeurs disaient, dans la classe supérieure.
Arrivent les vacances de 4ème, où j'essaie de reprendre contact avec toi. Mais Nami reste introuvable, et toi aussi par la même occasion. Je me rappelle vaguement de mes vacances. Arrive l'année, où tout à basculé. Celle qui, en quelques mois, m'a fait comprendre qu'une journée pouvait être aussi longue qu'une année entière.
P.S. : Pour le titre de ce chapitre ["A l'aube de mes troubles" of course], je me suis inspirée de quelque chose. Vous connaissez le premier tome de One Piece (enfin, normalement, hein !). Vous vous souvenez de son titre ? Voilà d'où vient le mien. C'était le petit moment qui sert à rien, juste à vous faire perdre du temps.
P.S. 2 : Je sais bien que les personnages sont complètement OOC, mais j'arrive pas à les faire correspondre à leurs vrais caractères ! Gomen !
Donc, je comprendrai très bien les reviews assassines, car je conçois très bien que cette histoire part vraiment... 'fin voilà, vous m'avez compris. Et j'hésite vraiment à écrire la suite (pas vraiment à l'écrire, plutôt à la poster).
Merci à Shina-ariz, Omya-chan et Hasegawa-chwan pour leurs gentilles reviews ! Le deuxième chapitre était pour vous !
