Hola la compagnie !
Désolée si c'est mal écrit, je sais c'est OOC, mais si on n'aime pas, bah on lit pas ! [et on laisse une review assassine aussi xD]. 'fin bref ! Je tiens à remercier qui a corrigé, que dis-je, épuré de toutes fautes ce texte, la grande *roulements de tambours* Roronoa Asuka ! [Ouh, l'expression de Omya-chan..]. J'arrête mes blablatages, aussi intéressants que la fic elle-même, et je vous laisse lire !
Chapitre 6 : Le bal.
Alors que je pose les pieds au collège, je me rappelle que j'ai oublié mon ticket à la maison. Quelle imbécile. Ce n'est pas si grave ; on me laisse quand même rentrer. J'observe toute la petite bande : Marco, qui a comme cavalière Boa alors qu'il aime Kalifa, Hina, et tous les autres. Je remarque que toutes les filles sont sur leur « 31 » : robes noires, à bretelles ou à bustier. Les chaussures sont souvent à talons, et mes semblables sont maquillées. Pour les garçons, le noir et le blanc sont de mises. Chemises, gilets, pantalons foncés… Tout le beau monde discute, selon leurs affinités.
Moi, j'ai une robe noire à bretelles, avec quelques volants. Comme les autres, dira-t-on. J'ai les cheveux lâchés, et j'ai à la main un appareil photo. Je ne sais pas danser, et pour un bal… Je n'ai pas non plus de cavalier. Je préfère être toute seule. De toute façon, on m'a toujours rejetée ou exclue. Alors, qu'importe ? Ce soir sera sans doute comme les autres.
Alors que la musique n'est pas encore d'actualité, je revois une grande partie des 3èmes, qui n'étaient plus venus depuis un moment, pour « réviser le brevet chez eux ». J'aperçois Nami, qui a une magnifique robe bleu nuit, lui tombant sur les hanches avec de légers replis. Son portable à la main, elle discute sans cesse avec toi, Luffy, ou même Alvida. J'aperçois Perona, qui est, encore et toujours, habillée d'une jolie robe, qui lui va comme un gant. Ainsi vêtue de rose et de noir, elle s'est superbement maquillée, ce qui fait que les garçons tournent autour d'elle comme des ours en proie de miel.
La soirée commence doucement. Les musiques s'enchaînent à un rythme effréné, et je te vois, toi et le groupe, vous amuser comme des fous. Vous sautez aux refrains, vous avez des grands sourires qui vous illuminent le visage.
Alors que le bal est déjà bien entamé, il doit être déjà 22H, je vous vois sortir. La nuit est tombée, et l'on peut distinguer dans le ciel mes amies les étoiles. Je vous suis discrètement, et l'autre est là. Hina. Je vous retrouve sur un banc, soit assis, soit debout. Je demande au nouveau couple, Marco et Kalifa, une photo, et j'ai à peine ouvert la bouche qu'elle me renvoie franchement. J'aperçois Boa qui soulève un œil, et je repars, la tête baissée.
Encore une fois, on m'a exclue. Encore une fois, je ne me sens pas bien.
Toi, Luffy, me jettes un regard, et je ne prends pas le temps de dire quoi que ce soit, car, mon appareil photo toujours à la main, je repars filmer la soirée. Tout le monde danse, et a le visage rayonnant. Vous êtes tous beaux, et moi j'ai l'impression d'être à part. Dans un autre monde. Un autre univers.
Quelques minutes plus tard, vous réapparaissez, et vous vous remettez à vous défouler. Un gars fait de la break dance, deux filles du hip-hop… Vous dansez la macarena, ou bien la queue-leu-leu. Vous avez l'air épanouis, et je vous envie un peu.
A la fin de la chanson, Boa vient me voir, et me dit de venir pour prendre une photo de groupe (à l'entrée de la cantine se poste un bel appareil photo et des personnes pour prendre ces souvenirs sur fond blanc).
Mais comment peux-tu dire ça avec ce grand sourire ?
Mais bon, je suis habituée. Tu ne connais pas la détresse des gens. Tu n'entends que les louanges, et tu prêtes de la fausse attention à autrui pour t'attirer des remerciements.
Mais, je le concède, jamais, jamais je ne m'étais sentie aussi triste, et désarmée. Je te réponds alors négativement, et tu fais semblant d'insister. Ta fausse compassion fait mal au cœur. Alors, tu repars en disant «Oh, et puis mince ! ». C'est ça, pars ! Pars comme tous les autres !
Tu n'es pas différente, après tout.
J'ai comme l'impression d'avoir une migraine. Comme si toutes mes pensées rebondissaient contre les parois de mon crâne. Mais la soirée continue, et bat à présent son plein.
Environ dix minutes plus tard, Boa revient comme si rien ne s'était passé. Elle arrive, toujours souriante, et je remarque qu'elle me suit. Je lui demande ce qu'elle fait, et elle me dit « Bah, t'es toute seule, je ne veux pas te laisser toute seule !
- BOA ! Je suis toute seule depuis le début de la soirée. Je comprends, c'est gentil, ''mieux vaut tard que jamais'', mais là, c'est bon ! ». Et, sur ces paroles, je m'enfuis dans la cour, les larmes perlant aux coins de mes yeux.
Je m'assis sur un banc, dans l'ombre des arbres (il y a quelques lumières dans la cour, c'est pour cela qu'il y a la présence d'ombres). Je suis recroquevillée, et mon bras gauche est sur mon ventre, tandis que ma main droite recouvre mon front et mes jambes sont croisées. Mes cheveux me cachent le visage, tels des rideaux noirs masquant la vérité. Et les larmes n'arrivent pas à tomber, malgré mon immense tristesse.
C'est alors que Shanks, la personne grâce à qui j'ai pu entrer, même sans ticket, passe et, visiblement, s'assure que tout va bien. Il me voit, me reconnait et s'asseoit juste à ma droite, sur le banc. Il me demande : «Qu'est-ce qu'il y a Robin ? ». Je lui murmure qu'il n'y a rien, mais il ne réagit pas. Ce qui est normal, car moi-même j'ai eu du mal à entendre mes paroles. Alors, il pose sa main gauche sur mon épaule, la frotte et me dit « Tu ne veux pas en parler ? ». Réponse négative. Et, gentil, il m'annonce doucement « Si je peux t'aider, tu peux te confier à moi, je suis là, d'accord ? ». Il repart alors vers la salle de bal, et demande en passant si tout se passe bien à deux tourtereaux.
Les larmes restées bloquées tombent. Enfin. Shanks m'a comme libéré. Je lui en suis reconnaissante, mais je n'ai pas envie de le gêner avec mes problèmes. J'ai en moi un désarroi si immense que je… Non. Je suis triste. Et je n'arrive pas à m'arrêter de pleurer.
Puis, un bruit de pas. Quelqu'un qui s'asseoit à l'autre bout du banc. Johnny. Je crois reconnaître ta présence. Mais, je ne suis pas sûre. Malgré tes murmures, je doute de ta personnalité, car ma tête baissée, mes yeux embués cachés par mes cheveux, et l'utilisation de ces mots me font croire à une autre personne :
« Robin ?
- …
- Ça va ?
- …
- …
- Ca va, articulai-je difficilement. Comment as-tu réussi à te débarrasser d'eux ? ».
Tu comprends facilement que je parle de tes amis. Tu n'es jamais sans eux.
« C'était plutôt facile. Moi fatigué de danser. Eux vouloir danser. Moi rester ici. ».
Je souris. Mes larmes cessent peu à peu de couler. Tu me fais oublier ma détresse. Pour un léger instant, du moins. C'est alors que j'entends d'autres pas, qui me font devenir certaine de ton identité. Ton ami, Yosaku, arrive alors. Vient rapidement à mon esprit ton image, que je me suis faite de lui en début de soirée. Baskets oranges, dont il ne se sépare jamais, chemise blanche, jean bleu foncé, et gilet noir, comme mon professeur de mathématiques. Il s'asseoit sur le banc, en face de moi, et de Johnny, donc. Je remarque que vous êtes amis depuis longtemps, mais que vous vous jouez des mauvais tours. Vous dites des choses, plus insensées les unes que les autres, et voilà que je me surprends à rire. Peu, certes, mais à rire ! Évidemment, cela ne doit pas durer très longtemps. Voilà que des pas approchent, puis deux mains se posent sur le banc où je suis assise, j'entends un léger saut et…
« Vous étiez là les gars, j'vous cherchais ! Ha merde, j'l'avais pas vu celle-là, dit-il, dédaigneux.
- … … …
-…
- Je ne savais pas que je te faisais autant chier ! ». Et je me relève, fais quelques pas, observe les astres, et puis me mets à courir, vers le fond de la cour.
Zoro.
Il avait coupé mon minuscule havre de paix.
Je vis une ombre, et cru reconnaître Aokiji. Je m'élançai, le hélai, mais pas de réponse. Encore quelqu'un qui m'a ignoré.
Je me retrouvai sur un autre banc, à l'abri des arbres. Je pouvais tout de même observer le ciel, dégagé. Les astres, inconscients de mon chagrin, continuaient gaiement à briller.
La musique est maintenant à fond, et je peux sentir toutes les âmes, déchainées sur la piste, qui dansent, qui sourient, qui sont heureuses. Les larmes retombent. Je m'en peux plus.
Qui suis-je pour me lamenter sur mon sort ?
Je suis une fille, nourrie, qui va à l'école. J'ai des vêtements, un toit. Comment puis-je être aussi misérabiliste ? Comment me faire comprendre que je suis l'une des plus chanceuses sur Terre ? Que des milliers de gens envient le quart de mon statut dans la société ?
Qu'est-ce que le bonheur, finalement ? Avec tout ce que j'ai, je ne suis pas heureuse. Je ne mérite que des claques. Je ne sais pas apprécier ce que j'ai. Toujours envie d'avoir plus.
Sur cette Terre, je suis un grain de poussière.
« J'ai l'impression d'être un grain de poussière dans ce monde d'étoiles.
Mais un grain de poussière qui vaut bien plus à mes yeux que toutes les étoiles de ce monde».
D'où ces paroles me sont-elles venues ? Je cherchai un peu dans ma mémoire, quand soudain, le visage de la personne qui me les a dites me revint à l'esprit. Une fille, qui m'avait promis que l'on resterait en contact, alors qu'elle déménageait. Une fille en laquelle j'avais confiance.
Visiblement, je ne fais pas confiance aux bonnes personnes. Et puis, il y a cette phrase aussi : « Je suis heureuse. Vous savez pourquoi ? Je n'attends rien des autres ».
J'ai peut-être du bonheur matériel, mais l'âme, l'esprit ?
Je suis sûre que quelqu'un peut être heureux s'il sait trouver les bonnes personnes. Dans quel endroit serais-je le plus libre ? Le plus heureuse ? Sont-ils les mêmes ?
Je suis sûre qu'une personne normale ne se pose pas autant de question. Elle vit sa vie comme elle l'entend, et essaie d'être heureuse. De profiter, avant de mourir. D'ailleurs, je trouve que la mort est une suite logique à la vie.
Bruit de pas. Soupir.
Les larmes remontent doucement.
« Robin?
- Luffy ?
- Ça va?
- …
- Tu pleures à cause de moi, c'est ça ?, dis-tu, ton énervement perceptible dans ta voix.
- Non. C'n'est pas ta faute…
- Je suis désolé, dis-tu en te grattant l'arrière de la tête, pour ce matin. J'étais sur les nerfs, et je…
- Pardon, mais je te coupe. Ne t'excuse pas, s'il te plait. C'est de ma faute, tout ce qu'il s'est passé aujourd'hui. Je t'ai cherché. Tout est de ma faute. Tu m'as encore donné une chance, que j'ai laissée passé. Encore.
- Non, Robin. Je suis aussi fautif. J'étais énervé tu sais, les problèmes avec ma sœur, mes parents…
- Justement ! Au lieu de t'aider, je t'ai encore plus frustré et énervé. Je suis encore désolée. Mais je pense que tu ne voudras pas me pardonner. Pas cette fois. Et puis, j'avoue que je n'aurais pas du dire ça, aujourd'hui.
- À action, chiche ou vérité ?
- Voilà. Je voulais juste savoir comment tu allais réagir. Mais j'étais loin de me douter de ça. Et puis, tu sais, pour ma naissance…
- Robin ! Je ne retirerai pas ce que j'ai dit. Tu en parles si facilement ! C'est horrible, ta naissance !
- Si seulement tu comprenais le sens dans lequel je le saisis… Soufflai-je.
- Et tu en parles, le midi, comme si de rien n'était ! Tu vois, à l'hôpital, j'ai vu des trucs horribles, et j'en suis traumatisé. Je ne pourrais jamais en parler. Parfois même, ça me hante !
- Luffy, continuai-je, dans le plus grand désarroi. Comprends-moi s'il te plait ! Quand tu me dis que ma naissance est horrible, il y a deux sens. Le sens propre, et figuré. Le deuxième, c'est que… Tu n'aurais pas voulu que je naisse… ».
Et ces fichues larmes qui retombent ! J'en ai marre, je ne tiens plus ! Je suis assise sur ce foutu banc. Tu es devant moi. Tu regardes un peu le sol, et parfois, tu me fixes de ton regard, bien trop perçant à mon goût. J'aimerais que tu saches lire mes yeux, comprendre la détresse dans laquelle je suis. Car je repense à ta lettre, à notre passé. À notre amitié.
« Tu te souviens le soir où tu as disparu… ?
Je n'ai pas envie d'en parler.
- Non, ce que je veux dire, c'est que, lorsque ta sœur m'a appelé pour me prévenir, j'ai eu une crise d'angoisse. Impossible de dormir. Surtout avec ce que je t'avais dit le midi. Ton visage revenait sans cesse dans mes pensées… Et le lendemain, le mercredi, quand j'ai vu que…
Ma voix s'était mise à vaciller.
- Tu n'étais pas revenu, je me disais « Ce n'est qu'un cauchemar, ce n'est pas vrai ! ». Puis, après mon examen, le jeudi, je t'ai vu, et j'ai voulu te sauter au cou, te serrer fort dans mes bras et te dire que j'étais désolée, que je tiens énormément à toi, bien plus que tu ne le penses. Mais toi, tu as continué à m'ignorer, mais ta simple présence me faisait du bien. Je sais, c'est le passé, et tu ne veux plus que l'on en parle, mais je…
Je ne veux plus en parler. Et puis, j'ai fugué, et ce n'était pas vraiment de ta faute…
- Je vois… ».
Quelque chose se brisa en moi. Était-ce mon cœur ? Non, le cœur est un muscle, il ne peut pas se briser. Au sens figuré, en tous cas. Je ne sais plus comment la conversation continua. Je me souviens juste de la fin.
« Le DJ passe d'excellentes musiques.
- Pourquoi ne retournes-tu donc pas danser ?
J'n'vais pas te laisser toute seule.
- Je ne crains rien, ici, tu sais.
- Tu sais très bien ce que je veux dire.
- C'est extrêmement gentil de ta part.
Et puis, j'ai ma cheville qui craint un peu.
- Qu'a-t-elle ?
- Bah, le docteur m'a dit de ne pas trop appuyer dessus, et j'ai sauté comme un fou depuis le début de la soirée.
- Oui, vous vous êtes bien amusés. Tu vois Luffy, ce soir, nous avons parlé, et nous ne nous sommes pas disputés. Pourquoi ?
- Comment ça « pourquoi » ?
- Je… Rien.
- Parce que je suis plus calme, toi aussi.
- Tu as raison. Comme toujours. »
Et là, miracle. Un vrai sourire monte à mes lèvres. Un sourire montrant mon bonheur.
« Tu as réussi où bien d'autres ont échoué. Tu as réussi à me mettre un vrai sourire sur mon visage. Depuis le collège, je n'ai du en avoir que 4 ou 5.
- Tu veux dire qu'avant tu ne souriais pas pour de vrai ?
- Voilà, on peut dire ça. Allez, va, et ne force pas trop sur ta cheville.
- Quoi ?
- Je sais que t'en meurs d'envie, allez, va !
- Comme tu veux !».
Tel un veau que l'on lâche au pré, tu t'en vas, gai. Un sourire ornant mon visage, je regardais sereinement mon amie la lune et ses compagnes les étoiles. Une petite brise me chatouilla le cou, et je ne garde rien de la demi-heure qui passa, sauf un étrange sentiment de bien-être et de volupté.
Le bal touche à sa fin. Un dernier slow, sur le célèbre « Hotel California », passe dans la salle de la cantine. J'observe tous les petits couples.
Je sors du collège. La soirée n'était pas si mauvaise que ça, finalement !
J'aperçois, après quelques minutes, Luffy, Hina, et toute la bande. Quand tu pars, mon cher ami, je ne sais ce qui me prend, mais je te dépose un léger bisou sur ta joue gauche. Il me semble que tu t'es parfumé. Mais, on dirait qu'Hina et Marco font un concours pour savoir lequel me remettra le moral à zéro. Aucun des deux n'y parvient. Je rentre chez moi, et lorsque je me couche, je pense à toi, Luffy, à notre discussion, qui n'a pas viré en dispute, cette fois-ci, et c'est sereine que je m'endors, bien bordée sous ma couette.
