AN : Bon, je sais, je crains, je mets 150 ans à update, mais au moins je le fais non ? Mieux vaut tard que jamais ? Bon et sinon *evil grin* enjoy la lecture. Ah oui, et juste pour vous situer dans l'histoire, il me reste deux ou trois souvenirs de Fudge, et on en est donc, pas même à la moitié de la fic. Bref.


Les bougies qui éclairaient l'endroit étaient presque entièrement consumées, l'un des trois bureaux était couvert de livres, et la pièce était silencieuse. Il devait y avoir eu une fête car la jeune sorcière portait une robe de soirée au genou et ceinturée et Cornelius était en costume, tous deux ayant une coupe de champagne à la main.

Le jeune homme était en train de remettre en place une mèche de cheveux de son amie. Une fois ses boucles brunes coincées derrière son oreille, Minerva se retourna et rompit le silence.

_ C'est beaucoup plus calme ici, dit-elle, d'une voix soulagée.

_ Je dirais que nos chers collègues ont légèrement forcé sur le Whisky Pur Feu, répondit Cornelius avec un sourire en coin.

_ Je ne comprends pas en quoi le fait de passer d'une année à une autre justifie un usage abusif de l'alcool et je...

_ Hey Mademoiselle Rabat-joie, rendez moi mon amie !

En guise de réponse elle lui administra une gentille tape sur l'épaule. Il attrapa sa main au passage et la regarda droit dans les yeux.

_ Oh pitié, on dirait une de ces histoires d'amour affreuses que Maman a l'habitude de lire, gémit Ron.

_ Et comment tu sais ce qu'il y a dedans ? Objecta Hermione.

_...

Soudain, sûrement l'alcool aidant, Cornelius passa une main autour de la taille de Minerva et l'attira vers lui. La jeune femme qui, malgré sa récente désapprobation, semblait avoir consommé un peu plus de champagne que nécessaire, se rattrapa à lui en posant ses mains, aussi pâles que fine et délicates, sur le torse de son ami. Celui-ci entreprit de passer la main dans les longs cheveux bouclés de la demoiselle.

Tout à coup la porte s'ouvrit à la volée, et un couple passablement éméché passèrent leur tête dans la pièce, probablement pour vérifier que l'endroit était désert. Minerva se dégagea rapidement des bras de Cornelius, qui inspira une grande bouffée d'air.

_ Vous allez quand même paaaaaaaaas travailler ce soiiiiiiiiiir ? Lança la demoiselle qui ne marchait plus très droit.

_ On discutait, Amélia, répondit un Cornelius dont les nerfs étaient mis à rude épreuve.

Il alla fermer la porte au nez des deux intrus qui avaient gâché le moment de complicité qu'il partageait avec Minerva.

_ Je vais y aller, murmura la jeune femme qui semblait perturbée.

Elle marcha droit vers la porte, la tête baissée, mais fut vite arrêtée par Cornelius, qui la retint par les poignets, en la plaquant brutalement contre le mur le plus proche. Minerva écarquilla les yeux et retint son souffle, surprise par l'engouement du jeune homme. Contre toute attente, elle attrapa son collègue par la nuque avant de planter abruptement et avidement ses lèvres sur les siennes. Les mains du jeune homme descendirent sur les hanches de Minerva, avant de continuer à se promener sur ses bras, son cou, sa poitrine tandis que celles de la jeune femme passaient des cheveux à sa nuque. Il continua de l'embrasser et descendit lentement dans le creux de son cou, décrochant un soupir satisfait. La tension monta d'un cran quand il passa une main agile sous sa robe, défaisant habilement les petits clips retenant ses bas et entreprit de baisser la fermeture éclair de la robe grâce son autre main.

_ Je crois que j'ai suffisamment compris ce qui c'était passé ce soir là, et je n'ai vraiment, VRAIMENT pas besoin d'en voir plus. Mes yeux me piquent, gémit Ron.

_ Vous pensez... qu'il a laissé le souvenir entier ? Demanda une Hermione qui était d'un rouge vif impressionnant.

_ Par pitié, dites moi qu'il a coupé, ou modifié ou censuré... Ou je sais pas, mais qu'il ait fait quelque chose pour ce souvenir avant que..., commença Harry.

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que le décor commençait déjà à s'effacer, à la plus grande joie du trio.

_ Dieu existe ! S'exclama Ron.

_ Pourquoi il nous a montré ça... comme ça ? On en aurait vu moins ça n'aurait pas été un problème... continua Harry

_ Peut-être... Peut-être qu'il voulait qu'on fasse attention à un détail que l'on a pas vu ? Proposa timidement Hermione.

_ Tu veux dire à quel moment, à celui où il aspirait les amygdales de McGonagall ou celui où il a commencé à enlever son porte-jarretelle ? Ironisa un Ron qui ne semblait pas tout à fait remis de ce qu'il venait de voir.

_ Je t'en prie, n'utilise plus jamais « McGonagall » et « Porte-jarretelle » dans la même phrase, supplia Harry en fermant les yeux comme pour effacer de son esprit ce qu'il avait vu et entendu.

_ Il faudrait peut-être le revoir pour...

_ NON ! Répondirent les garçons d'une même voix

_ Je doute qu'il nous ait laissé voir autant de ce souvenir sans raison, s'obstina t-elle.

_ Mais ça t'a pas suffit toi ? Ils étaient à moitié en train de... enfin... s'exclama Ron.

_ Si, mais peut-être justement qu'on était trop focalisés sur eux et que...

_ Moi je propose qu'on regarde la suite, dit Harry, afin de tuer dans l'œuf le débat stérile qui allait s'engager entre ses deux amis.

_ Bonne idée, approuva Ron. Mais par pitié, pas d'autres dans le genre !

Hermione soupira face au manque de maturité des deux autres, mais se résigna et plongea avec eux dans la pensine, une fois de plus.

Ils étaient dans un vieux quartier enneigé de Londres près du Chaudron Baveur, où Minerva marchait très rapidement, suivie par Cornelius qui semblait essayer de l'empêcher de partir.

_ Minerva … Minerva ! MINERVA ! Où tu va comme ça ?

_ Oh j'ai quelques livres à chercher chez Fleury & Bott, commença t-elle.

_ Pourquoi tu m'évites ? Depuis qu'on a fait l'amour tu...

Elle s'arrêta net et se retourna.

_ Ca n'aurait jamais du se produire. C'était un incident, j'avais bu et...

_ Tu avais bu quelques verres, mais tu n'étais pas ivre non plus. Dis moi ce qu'il se passe vraiment.

_ Je ne veux pas être Tom.

_ Je te demandes pardon ?

_ Je veux pas me servir de toi. Je tiens à toi, c'est vrai, mais probablement pas de la même façon dont toi tu...

_ Comment tu...

_ J'ai vu la façon dont tu m'as regardée, avoua t-elle. Et je voudrais aussi mettre quelques choses au clair. Je ne suis pas le genre de fille qui... Enfin, certainement pas comme ça, je...

_ Je sais, dit-il.

_ Je pense que ce serait mieux si l'on ne se voyait pas pendant quelques temps.

Il avait réellement l'air blessé, mais ne protesta pas, et chacun partit de son côté.

Ils passèrent au souvenir suivant, et furent surpris de rester secs malgré la pluie. Ils suivirent Cornelius dans la maison de ville qui se situait de l'autre côté de la rue, lorsqu'ils entendirent Minerva l'appeler. Il ferma son parapluie pour se retourner précipitamment sur la jeune femme qui était trempée. Ses cheveux étaient décoiffés par le mauvais temps et lui tombaient sur le visage tandis que la soie de sa robe d'été entièrement verte était alourdie par l'eau. Elle ne bougeait pas.

_ Qu'est ce que tu fais là ? Cria t-il afin de se faire entendre.

_ Il faut que je te parle !

_ Restes pas là, viens ici !

Et ils rentrèrent tous deux, suivis de près par le trio, dans ce qui fut un jour leur foyer...