Disclaimer : tous les persos appartiennent à JK Rowling.

Couple : HP/SS/DM !

Résumé : Mon premier est blond, mon second aimerait avoir le poste de DCFM, et mon troisième a des lunettes. Ils ont tous, sans le savoir, le même secret... l'amour.

Petit post it : Bonsoiiiiir ! J'ai peaufiné ce troisième chapitre devant TF1 qui diffusait ce soir le premier film de notre saga favorite Harry Potter ! Actuellement, nos trois héros sont en train de se dêméler du filet du diable juste sous la trappe gardée par Touffu... hi hi

Bref, j'espère que ce troisième chapitre vous plaira ! Bonne lecture !


Chapitre 3 : Mon troisième est une chauve-souris.

- Tu as quoi ?, s'exclama Drago en attrapant une cagette au fond de sa serre.

- Tu as très bien entendu Malfoy, ne m'oblige pas à le répéter !, s'énerva Harry en le suivant dehors. Maintenant, je peux être sûr qu'il ne voudra jamais me donner de cours.

- T'es quand même terrible Potter, ricana le blond. Il était justement en train de te faire la proposition quand tu l'as insulté de… comment t'as dit ?

- Malfoy !

- Ah oui…

- Non, ne le redis p…

- Chauve-souris graisseuse !, claironna le chercheur botanique en sortant une rose de la cagette. Nan mais quelle insulte à la Gryffon ça ! Chauve-sou…

- Mais tais-toi bordel ! Montre-moi tes foutues roses qui brillent, qu'on en finisse !

- Elles ne brillent pas Potter, répliqua le blond froidement en achevant de les poser devant lui, sur l'herbe, à la lumière de leur deux baguettes. Elles réfléchissent la lumière du jour pendant la nuit. Eteins les baguettes.

D'un mouvement souple du poignet, Harry mit fin au sort lumos. Aussitôt, alors que la nuit était enfin totale, une douce lumière rosée s'échappa des pétales des roses plantées dans les pots devant eux. La luminosité était faible et pâle, mais elle suffisait aux deux jeunes hommes pour voir leur visage.

- Bon, ça pourrait être mieux, grogna le blond. Peut-être qu'avec un peu plus d'asphodèle je pourrais…

- Tu plaisantes ?, s'émerveilla Harry. C'est génial !

- Je ne nie pas le fait que ce résultat tient du génie, mais il n'est pas suffisant à mon goût pour autant.

- Toujours aussi modeste.

- Rallume, je vais les rentrer.

Ils firent le chemin inverse vers la serre, Harry ouvrant le chemin avec les deux baguettes dans chacune de ses mains. Lorsque l'ancien serpentard eut fini de ranger la cagette, il s'essuya les mains et se tourna vers le brun.

- Bon, qu'est-ce que tu vas faire alors maintenant ?

Harry haussa les épaules.

- Je n'ai plus qu'à attendre, non ? Après tout, je me suis excusé.

- Je ne suis pas sûr que de telles excuses lui suffisent.

- Et bien il s'en contentera. Il m'agace.

- C'est toi qui vois. Si tu veux le poste l'année prochaine, il faudrait faire plus d'efforts.

- Je te laisse Malfoy, grogna le brun en se dirigeant vers la sortie.

- C'est ça. Bonne nuit chéri.

L'ancien gryffondor haussa les épaules et claqua la porte de la serre avant de transplanner directement chez lui. Draco et lui s'entendaient de mieux en mieux, tout en continuant entre eux les moqueries qui leur permettaient de garder contenance. Pourquoi n'arrivait-il pas à se contenir de la même façon face aux provocations de Snape ?

Le brun atterrit dans un petit salon aux murs tristes et sales. Il grimpa un escalier tout aussi sombre, et pénétra dans une chambre où un lit défait l'attendait. Il avait perdu l'habitude depuis bien longtemps de prendre soin de son intérieur, et admirait parfois secrètement Malfoy dont le studio était parfaitement en ordre. Il se laissa tomber en grognant sur son lit, encore habillé, et s'endormit.

Une nouvelle semaine passa tranquillement. Puis, un soir, juste après le déjeuner, alors qu'Harry retournait vers son bureau pour rentrer chez lui par cheminette, il percuta un corps au détour d'un couloir.

- Ouch, pardon, je…

Sa phrase s'arrêta net lorsqu'il rouvrit les yeux et qu'il se trouva face à Severus Snape.

- Ah… c'est vous…

Le professeur de potion continua de le fixer les sourcils froncés, semblant attendre quelque chose.

- Et bien…, hésita Harry, excusez-moi.

Aucun signe de vie de la partie adverse ne lui permit de savoir que sa phrase avait été bien entendue.

- J'ai dit : excusez-moi, répéta l'ancien gryffondor.

- Je ne suis pas sourd Potter, répliqua Snape.

- Ben vous ne bougez pas aussi !

- Je me demandais simplement pour quoi vous vous excusiez exactement, siffla l'homme plus âgé.

Il fallu une seconde à Harry pour percuter. Le jeune homme sourit.

- Mais… je m'excuse pour tout, répondit-il un large sourire aux lèvres.

- Pour tout ?, insista Severus.

- Bien sûr ! Oh vous savez mon cher Snape, poursuivit Harry sur le ton de la conversation badine, vous me connaissez bien depuis tout ce temps. Vous savez à quel point les gryffondors peuvent être…euh… emportés ?

Un silence mortel suivit cette tirade. Le directeur des serpentards eut un rictus.

- Je ne vous le fait pas dire. Et c'est bien là un défaut non négligeable pour un homme qui voudrait faire des potions.

Harry se sentit tout de suite en terrain glissant. C'était bien en effet un reproche que son maître de l'école des aurors lui avait souvent fait : il était impulsif. Or l'art des potions se caractérisait notamment par une parfaite maîtrise de soi.

- Certes, murmura le brun. Et je sais à quel point vous possédez la qualité inverse, à savoir toute la dignité et la mesure nécessaire à…

- Je suis blasé de flatterie par Albus, Potter. Trouvez une autre technique.

- Je ne vais quand même pas m'abaisser à vous supplier de me donner des cours alors que cela vous arrangera autant que moi au final !

Le sourire sadique de son ancien professeur donna des frissons au jeune homme.

- Pas la peine de vous abaissez Potter, vous pouvez me supplier debout.

Le gryffondor fronça les sourcils et décida qu'il en avait assez entendu. Il tourna les talons. En arrivant chez lui, en Ecosse, il se sentit tout de suite déprimé, comme toujours. Il détestait cette masure. Il l'avait achetée surtout pour le grand terrain qui l'entourait, et s'était promis de retaper la vieille maison. Malheureusement, le temps et les idées avaient manqué.

Comme tous les soirs, il sortit donc rapidement, ne supportant pas de rester chez lui à ne rien faire. Après quelques pas dans son parc, qui commençait à prendre tournure, il aperçut au loin l'ombre de Draco qui travaillait vers le futur emplacement du lac. Un sourire malicieux sur le visage, Harry transplanna pour réapparaître brusquement aux côtés du blond.

- Ahhh !

Celui-ci poussa un cri de frayeur, et croyant devoir se défendre, frappa par réflexe l'épaule du brun qui, ne s'y attendant pas, glissa sur le sol boueux et tomba au fond du trou que Malfoy était justement en train de creuser. Heureusement, le lac artificiel n'était pas encore très profond, et la terre suffisamment moelleuse pour amortir la chute. Draco explosa de rire en constatant que sa peur ne venait que de Potter. Agacé, ce dernier sortit sa baguette et lança un sort de croc jambes qui fit à son tour basculer le blond.

- Hey !, siffla celui-ci en atterrissant sur le professeur de DCFM.

A son tour, Harry rejeta sa tête en arrière, et malgré le poids de Malfoy sur lui, éclata de rire. Il ne vit donc pas tout de suite le regard perturbé du blond qui se posait sur son cou et ses lèvres entrouvertes. En voulant se relever, les pieds de Draco glissèrent à nouveau et il retomba lourdement sur la cuisse gauche de Potter qui, cette fois-ci, hurla de douleur.

- Mince, pardon, grimaça le botaniste en parvenant enfin à se relever.

- J'ai connu bien pire, lui lança Harry énervé, mais tu ne m'as pas loupé pour autant !

- J'ai une crème à la rhubarbe de ma confection qui empêchera l'hématome de se former. Viens chez moi.

Il aida le brun à se relever et ils sortirent du lac en transplannant. Après un rapide sort de nettoyage faisant disparaître la boue, ils entrèrent dans la petite serre. La nuit était tombée, et l'éclairage à l'intérieur ne se faisait que grâce au feu ronflant sous la marmite centrale, et aux roses fluorescentes que Draco avait perfectionné.

- Retire ton pantalon et assieds-toi sur l'établi, ordonna celui-ci en fouillant sa réserve de potions.

- Je te demande pardon ?, s'étouffa Harry.

- Je t'ai déjà vu sans pantalon Potter. Je te rappelle qu'il n'y a qu'un seul vestiaire au stade de Quidditch à Poudlard. Tu peux te déshabiller sans crainte.

Le brun fronça les sourcils et finit par faire ce qu'il lui demandait. Malfoy avait raison, alors pourquoi se retrouver en sous-vêtements devant son ancien ennemi, dans cette ambiance tamisée et apaisante, le rendait-il si nerveux ? Draco s'approcha enfin de lui, une fiole entre les mains. Assit légèrement en hauteur, sur un des établis, Harry le laissa verser de la crème directement sur sa peau nue. Puis tous ses muscles se contractèrent lorsque les doigts du blond se posèrent à leur tour sur sa cuisse afin d'étaler le produit, par petits cercles.

- Le bleu apparaît déjà, murmura le botaniste. Je ne pensais pas être si lourd que ça.

- Dans tous les sens du terme, si, répondit Potter, s'échappant une nouvelle fois par l'humour.

- Idiot, siffla Malfoy en décidant d'appuyer sur la blessure exprès pour se venger.

Malheureusement, ce geste lui en coûta : sous la douleur réveillée, Harry poussa un cri et étendit automatiquement sa jambe. Son pied frappa ainsi de plein fouet l'entrejambe du blond qui se recroquevilla aussitôt sur lui-même.

- Mais c'est pas vrai !, hurla Draco plié en deux. Tu veux m'achever ou quoi ?

Désolé de son geste malencontreux, Potter descendit de l'établit et s'approcha de lui pour passer un bras réconfortant autour de ses épaules.

- Je connais une crème à base de rhubarbe super efficace pour ce genre d'hématome, murmura-t-il en admirant les reflets que la lumière du feu donnait aux cheveux blonds. Je peux t'en mettre si tu veux ?, ajouta-t-il avec un rictus moqueur.

Draco redressa la tête et fixa le brun, agacé. Mais quelque chose arrêta la méchanceté qu'il allait dire : l'ambiance, le visage calme et soudain sérieux du professeur, les iris émeraudes qui brillaient. Tout cela réunit les laissa brusquement silencieux, se fixant au milieu de la serre, l'un tenant l'autre par les épaules, ne pouvant plus se quitter des yeux. Harry sentit naître en lui une nouvelle révélation.

Il ne rentrait pas chez lui tous les soirs après ses cours pour pouvoir profiter de sa maison. Il rentrait pour voir Draco un peu tous les jours. Il n'était pas en admiration devant les fleurs que le botaniste lui montrait, il était en admiration devant ce qu'il était capable de faire. Il ne voulait pas d'un lac fleurit, aussi magnifique soit-il, mais plutôt d'un lac où il pourrait nager avec Draco en été.

Pendant qu'il réalisait tout cela, le blond avait déjà fermé ses yeux et penché ses lèvres vers celles de son ancien ennemi. Lorsque le baiser commença véritablement, Harry sembla sortir de ses pensées et répondit avec douceur. La réponse à ses questions semblait assez simple. Il poussa doucement Malfoy, l'allongeant ainsi à même le sol, et poursuivit les caresses naturellement. Alors que le blond lui ôtait sa chemise, Potter se pencha vers son cou qu'il mordilla avant de lui murmurer en souriant :

- Et maintenant, ai-je le droit de te mettre un peu de crème ?

Pour toute réponse, Draco leva ses jambes, les noua dans le dos nu du brun, et pressa ses fesses contre le sexe gonflé du professeur. Surpris, Harry le regarda dans la lueur douce des roses lumineuses et l'interrogea du regard.

- Tu peux me mettre ce que tu veux Potter, susurra Malfoy avant de l'attirer à lui pour l'embrasser à nouveau.

Les derniers vêtements volèrent rapidement, et les gestes tendres firent places à des positions plus sauvages. Harry explora le corps entier du blond, dans chaque coin de la pièce, sur chaque meuble, renouvelant à chaque fois leurs cris rauques de désirs. Ils finirent par atterrir sur le lit de Draco, pour les derniers coups de reins, donnés avec force, qui les firent jouir ensemble, salissant les draps de leur plaisir. Potter retomba sur le torse pâle et se laissa aller dans les bras forts qui l'entourèrent aussitôt.

- J'ai plus mal à la cuisse…, murmura-t-il doucement.

Le ricanement doucereux de Malfoy lui donna des frissons.

- Par contre, moi, j'aurais peut-être quand même besoin de crème, répondit le blond d'un ton moqueur.

- Pas de souci, susurra Harry en se redressant.

Il quitta le studio pour se rendre dans la serre, et revint avec la petite fiole.

- Je plaisantais Potter, soupira Draco.

- Moi pas, répondit le brun en lui lançant un large sourire.

Il prit un peu de crème dans ses mains et s'installa au-dessus de Malfoy afin de l'embrasser avec douceur. Laissant ce baiser s'éterniser, il commença tranquillement à masser le sexe épais du blond, le masturbant avec toute la force tranquille dont il était capable, réveillant pour la énième fois les soupirs excités de son ancien ennemi.

Le lendemain matin, une odeur inhabituelle réveilla les sens d'Harry Potter. C'était un parfum extrêmement doux, mais puissant à la fois. Très fleuri, il semblait provenir de la serre. Le brun finit par ouvrir les yeux et se redressa dans le lit pour mieux sentir.

- C'est une Rosae Solera, grommela une voix endormie contre lui. Son parfum est à son maximum lorsque les premiers rayons du soleil viennent se poser sur elle.

Un tendre sourire naquit sur les lèvres de Potter. Il se pencha et embrassa le front du blond qui gardait obstinément les yeux fermés.

- C'est magnifique, murmura-t-il. Tu as de très bonnes idées.

- Je suis très inspiré, c'est vrai, reconnut Draco en se retournant pour enfoncer sa tête dans l'oreiller. Mais par contre, poursuivit-il de sa voix grave, je ne suis pas du matin.

Harry rigola doucement et caressa le dos pâle d'une main légère.

- Je te laisse te réveiller dans ce cas, finit-il par susurrer. Je vais à Poudlard.

Un simple grognement lui répondit, et une heure à peine plus tard, il était assis à son bureau devant sa première classe de la journée, à se demander encore ce qui avait bien pu se passer la veille au soir.

Au repas du midi, il n'osa regarder Severus Snape, assit quelques chaises plus loin. Il connaissait les pouvoirs d'occlumens de celui-ci, et s'il sentait que quelque chose s'était passé, il pourrait potentiellement avoir l'envie de regarder ce que c'était. Mais malheureusement pour Harry, le professeur de potions, quant à lui, cherchait à tout prix à capter son regard. C'est ainsi que, vers la fin de l'après midi, Potter ne fut pas surpris de voir entrer Severus dans son bureau, sans même prendre la peine de frapper.

- Savez-vous ce qu'est l'intimité ?, s'agaça Harry en rangeant le cahier d'un élève.

- Je ne connais que la mienne, susurra Snape en venant s'asseoir en face du bureau.

Potter haussa les épaules, préférant ignorer la réplique et continua de trier ses affaires. Un silence tranquille s'installa entre les deux hommes, aucun des deux ne voulant faire le premier pas. Mais terriblement curieux de la présence de Severus dans ses quartiers à l'heure où la plupart des élèves terminaient leurs devoirs dans leur salle commune, Harry décida de le titiller de nouveau.

- Finalement, je vois que vous êtes allé demander mon emploi du temps à Dumbledore, susurra-t-il en quittant des yeux ses copies.

- Absolument pas, mentit Snape. Je passais par hasard dans ce couloir.

- Et donc, vous entrez pour vous asseoir un moment en ma compagnie.

La grimace de Severus en disait long sur ce qu'il pensait de la compagnie de Potter.

- Je voudrais que l'on reparle de notre accord, annonça-t-il froidement en croisant ses longues jambes.

- Je le croyais annulé, répondit Harry dont le regard s'était un instant perdu sur la silhouette de son visiteur, mise en valeur par la position qu'il venait de prendre.

Malheureusement pour lui, Snape semblait avoir remarqué cet instant d'égarement. S'il ne s'était pas tenu au courant des études post-Poudlard de son ancien élève, il avait été obligé d'entendre les nombreuses rumeurs circulant sur l'homosexualité du héros sorcier. Absolument pas choqué par la nouvelle, étant lui-même assez souple quant aux choix du sexe de ses partenaires, il n'avait en revanche jamais songé qu'il pouvait, en bon serpentard, profiter de la situation. Avant de répondre, il prit donc la peine de recroiser ses jambes dans l'autre sens, avec une lenteur toute calculée.

- Cela ne dépend que de vous, susurra-t-il.

- De moi ?, répéta bêtement Harry en se secouant mentalement.

Il ne devait pas se laisser distraire. Il se reconcentra sur le visage de Severus et fit soudain une constatation évidente.

- Vous savez, lança-t-il brusquement, je regrette vraiment ce que je vous ai dit. Vos cheveux paraissent beaucoup plus soyeux qu'à l'époque où… nous étions…

Le froncement des sourcils de Snape l'arrêta dans ses explications.

- Ce n'est… pas tout à fait ce que je voulais dire, se reprit-il après un raclement de gorge. Vos cheveux sont parfaits et le sobriquet que je vous ai donné n'est absolument pas justifié.

- Sobriquet ?, s'agaça Severus.

- Euh… insulte ?, essaya Potter d'une petite voix.

- Et je vous remercie d'avoir apporté la précision qu'il s'agissait de mes cheveux.

De plus en plus mal à l'aise, Harry ne sut quoi répondre, et préféra ranger ses plumes sur son bureau.

- Maintenant que les choses sont claires, pouvons-nous discuter de ce qui nous intéresse ?, lança le professeur de potions d'une voix plus apaisée.

Le brun s'apprêtait à accepter, et à, très certainement, devoir supplier Snape, comme ce dernier le lui avait demandé, mais il fut coupé dans son élan par un hibou venu frapper à la fenêtre de son bureau. Il se leva donc et récupéra la lettre que l'animal lui apportait. Il essaya d'en cacher l'écriture, mais il était trop tard, le professeur de potions avait d'ores et déjà reconnu le grand duc des Malfoy.

- Qu'est-ce que Draco vous raconte ?, demanda-t-il d'un ton faussement poli.

- Rien d'intéressant, répondit Potter dont les joues rosirent malgré lui.

Le botaniste lui expliquait très simplement qu'il n'avait absolument pas compris ce qui avait amené leur relation à évoluer à ce point la veille, mais qu'il l'attendait de pied ferme pour renouveler l'opération au plus vite.

- Pourquoi vous troublez-vous dans ce cas ?, insista Snape, curieux de la réaction de son ancien élève.

- Il me demande de… rentrer rapidement pour… lui donner mon avis sur une nouvelle fleur, répondit Harry en reprenant contenance.

Il plia la lettre et la glissa dans sa cape. Severus se releva et se dirigea vers lui, menaçant.

- Je suis persuadé que vous manigancez quelque chose, commença-t-il en s'approchant dangereusement du plus jeune. Si jamais…

- La seule chose que je veux manigancer, le coupa sèchement Potter, c'est notre échange de poste. C'est pourquoi je vous le demande une dernière fois.

Très sérieux, il posa une main sur une des épaules du brun qui recula d'un pas.

- Professeur Snape, lança Harry en le fixant de ses yeux verts brillants, je m'excuse pour toutes mes erreurs passées, et vous supplie de me dispenser votre science afin d'égaler votre niveau en potion.

Un lourd silence s'installa tandis qu'ils s'observaient, conscients que leurs rapports ne seraient plus jamais les-mêmes, en fonction de la réponse qui allait suivre. Severus toussota, un instant troublé, puis s'écarta.

- J'accepte, grogna-t-il. Soyez là demain matin, à l'aube, pour commencer le travail.

Il tourna les talons et quitta enfin le bureau. A peine la cape de l'enseignant disparaissait derrière la porte, que Potter se jetait sur sa poudre de cheminette pour rejoindre Draco.

à suivre...


Désolée de couper là, mais j'étais obligée, on m'a forcée ! ^^ Cette fois-ci, je ne peux même pas vous donner le titre du chapitre quatre, car je ne suis pas encore tout à fait sûre de ce que sera mon quatrième... ^^ Merci d'avoir lu en tout cas, et n'hésitez pas à donner votre avis ! A demain pour le chapitre 4 ! Bises.