Disclaimer : tous les persos appartiennent à JK Rowling.

Couple : HP/SS/DM !

Résumé : Mon premier est blond, mon second aimerait avoir le poste de DCFM, et mon troisième a des lunettes. Ils ont tous, sans le savoir, le même secret... l'amour.

Petit post it : Bien, il est minuit cinquante-quatre, j'ai donc 54 minutes de retard ! J'en suis désolée, ma journée a été un peu plus remplie que prévue. J'espère que pour celles et ceux qui faisaient leur rentrée aujourd'hui tout s'est bien passé ! ^^

Je vous livre donc le cinquième chapitre qui m'a donné du mal, je l'avoue. Je me torture l'esprit avec ce "trouple" ! Mais j'espère que ça vous plaira ! Bonne lecture !


Chapitre 5 : Mon cinquième est perturbé.

Harry quitta le bureau d'Albus Dumbledore légèrement agacé. Il avait voulu mettre au courant le vieux directeur que Snape et lui souhaitaient échanger leur poste à la rentrée prochaine. Et au lieu de s'intéresser à cette situation, Albus n'avait fait que lui demander comment il s'entendait avec son collègue, et comment les choses se passaient chez lui, avec Malfoy. Quel intérêt pouvait avoir ces informations à côté d'un bouleversement dans l'organisation du corps professoral ?

Il rejoignit donc son bureau d'un pas vif et s'attela à sa dernière tâche de la journée : écrire à Remus. Une fois par semaine, il prenait des nouvelles du couple installé en Italie, ne voulant pas perdre contact avec eux. Sa vieille horloge sonna soudain vingt heures, et il envoya son hibou rapidement avant de fermer la porte de son bureau.

Il descendit aux cachots, croisant un groupe d'élèves se rendant dans leur salle commune. Arrivé devant la porte des appartements de Severus, il frappa, attendant une réponse qui ne vint jamais.

- Snape, c'est Potter !, lança-t-il en réessayant.

Il essaya d'ouvrir, mais la poignée restait obstinément bloquée.

- Je veux seulement m'excuser et… j'ai parlé à Dumbledore !

Après avoir attendu quelques instants il tourna les talons, en soupirant. Le professeur de potions ne voulait visiblement pas le voir. Déçu, et espérant pouvoir renouer le dialogue dès le lendemain, il décida de rentrer chez lui.

En apparaissant devant les grandes grilles de son parc il se demanda un bref instant s'il allait passer par chez Malfoy ou non. Il avait encore en tête les sensations des baisers échangés avec Snape, et la culpabilité lui vrillait les entrailles rien qu'en imaginant devoir affronter le regard de glace du blond. Pourtant, ses pas le dirigèrent naturellement vers la serre dont les grandes verrières diffusaient une douce lumière dans la nuit.

- Draco ?, appela-t-il en entrant.

- Il est dans sa cuisine, lui répondit une voix reconnaissable entre tous.

- Snape !, s'étonna Harry. Je… je suis justement passé chez vous. Je croyais que vous refusiez de…

- Evidemment vous avez été incapable d'imaginer que je pouvais me trouver ici, ricana Severus.

Le maître des potions était penché au-dessus d'un gros chaudron, au milieu des serres. Il avait attaché ses longs cheveux bruns, dégageant ainsi son visage fin sur lequel se reflétait la lueur des flammes. Un instant perturbé, Potter l'observa en silence.

- Je suis content de vous voir, finit-il par dire en s'approchant. Que faites-vous ?

- Je surveille cette invention de Draco. A votre avis, qu'est-ce que c'est ?

Harry ricana.

- Vous cherchez encore à me tester, ça devient lassant.

Mais il se pencha malgré tout sur le chaudron, humant et observant la texture épaisse qui bouillonnait doucement. Sourcils froncés, il avoua qu'il n'avait aucune idée de ce que la préparation pouvait donner.

- Evidemment, se moqua Severus en attrapant un torchon pour s'essuyer les mains. C'est une chose de connaître toutes les potions du programme, ç'en ai une autre d'être capable de distiller une nouveauté pour comprendre ce que…

- Arrête Sev, lâcha une voix douce.

Draco venait de les rejoindre, un grand plat remplit de feuilletés au potiron dans les mains. Il le posa sur un établit où trois assiettes avaient déjà été disposées.

- Il s'agit d'une pâte frigorifique pour mes fleurs, expliqua-t-il en les rejoignant autour du chaudron. Je veux essayer de créer des roses givrées été, printemps, automne comme hiver, de jour comme de nuit, quelle que soit la météo.

- Ingénieux, n'est-ce pas Potter ?, ricana Snape en passant un bras autour des épaules de Malfoy.

Le cœur d'Harry faisait des bonds dans sa poitrine. En croisant les yeux noirs de son collègue, il se revoyait en train de l'embrasser. En observant le visage du blond, il lui semblait encore entendre ses gémissements. Et en permanence, l'aveu de Draco tournait dans son esprit. Les voir tous les deux si proches le perturbait de nouveau.

- C'est… très ingénieux, répondit prudemment le brun. Cet abruti de serpentard a toujours de fabuleuses idées, ajouta-t-il d'une voix douce.

- Bien, ça suffit, grogna Malfoy en repoussant Severus pour se diriger vers la table improvisée. Maintenant on mange, et sans sarcasme.

- Je ne veux pas m'imposer, lâcha Harry en reculant.

Mais c'était sans compter la détermination du blond qui le rattrapa par la main et l'attira vers la première chaise.

- Pour une fois que tu ne rentres pas après minuit, j'apprécierais que tu restes manger avec moi. Euh… nous, se reprit-il en invitant Snape à s'asseoir à son tour. En plus, j'ai quelque chose à vous dire, continuait-il en servant ses invités. J'ai reçu un courrier du professeur Dumbledore qui…

- Ah bon ?, s'étonna Harry. Je l'ai vu tout à l'heure il ne m'en a rien dit.

- Vous êtes allé voir Albus ?, lâcha Severus en fixant son collègue. Ne me dites pas que vous lui avez parlé de notre accord ?

- Et bien, ça me semblait important de le mettre au courant, expliqua Potter. Il n'y a aucune raison à ce qu'il ne soit pas…

- Bien sûr que le directeur doit être au courant !, s'emporta Snape. Mais nous aurions pu y aller ensemble Potter !

- Je n'avais pas envisagé que vous accepteriez de…

- Si vous ne vous la bouclez pas immédiatement, siffla soudain la voix de Malfoy, sur un ton particulièrement froid, je vous jure que vous ne remettrez plus jamais les pieds ici.

Les deux bruns se tournèrent vers lui. Il se tenait parfaitement droit, lèvres pincées, sourcils froncés, le regard fixé sur un point droit devant lui. Harry et Severus se jetèrent un coup d'œil avant de retourner à leurs assiettes, en silence.

- Puis-je raconter ma vie à présent ?, susurra Draco de cette voix toujours glaciale.

Ils hochèrent la tête, enfournant de grosses bouchées de feuilletés.

- Bien. Je disais donc que j'avais reçu un hibou de Dumbledore qui me demandait si je pouvais, d'ici la fête d'Halloween à Poudlard, faire pousser une centaine de citrouilles géantes. Je crois qu'Hagrid a des soucis avec le potager de l'école, il est envahi de Billywigs et a beaucoup de mal à s'en défaire.

- De Billywigs ?, s'enthousiasma Harry. Nous pourrions aller l'aider pour récupérer le plus de dards possibles !

- Impressionnant, susurra Snape. Vous venez d'avoir une réaction digne des plus grands maîtres de potions.

- Et c'est reparti…, soupira Malfoy. On peut s'intéresser à moi deux minutes ?

- Non, là, c'était un compliment je crois, ricana Potter en lançant un clin d'œil moqueur à Severus qui ne releva pas. Donc, tu as accepté ?, ajouta-t-il en se tournant vers le botaniste.

- Evidemment ! Il me paye dix gallions par citrouille ! A ce prix-là, je lui ai même proposé d'en graver certaines. Mais bien sûr, il me faut ton accord, ajouta-t-il en se tournant vers son propriétaire.

Potter acquiesça, lui proposant de faire ce champ de cucurbitacées vers le verger, autour de sa maison.

- C'est très envahissant tu sais, le prévint Draco. Ça peut entourer ta baraque en quelques semaines.

- Parfait, on la verra moins comme ça ! C'est très bon tes feuilletés, lança-t-il ensuite en changeant radicalement de sujet.

Le blond reconnut en toute simplicité que ses petites bouchées étaient effectivement à tomber par terre et qu'il comptait profiter de son contrat avec Dumbledore pour lui proposer d'en faire pour le repas à Poudlard. L'idée parut intéressante aux deux autres qui approuvèrent.

- Maintenant vous pouvez recommencer à vous battre comme si je n'étais pas là, ricana ensuite Draco en débarrassant.

Il disparut dans sa cuisine, les laissant seuls. Harry sauta sur l'occasion pour se pencher vers Severus.

- Je suis désolé pour ce matin, murmura-t-il d'une voix à peine audible.

- Désolé de quoi, exactement ?, demanda Snape en portant son verre à ses lèvres.

Potter suivit le mouvement avec un fin sourire.

- De vous avoir laissé frustré dans votre laboratoire, livré à vous-même, ironisa-t-il.

- Intéressant, susurra Severus en plongeant ses yeux d'onyx dans le regard d'émeraude de son collègue. Vous semblez persuadé de m'avoir vraiment troublé.

- Mais…, s'insurgea Harry. Je vous ai troublé ! Ne dites pas le contraire Snape, siffla-t-il en le menaçant du doigt. Ou bien…

- Quoi ?, ricana son collègue, constatant qu'il était toujours aussi facile de mettre hors de lui ce jeune lion. Vous allez recommencer ?

- Ne me tentez pas, vous perdriez bien plus que…

Mais Potter se redressa brusquement, cessant toutes ces menaces lubriques : Draco les rejoignait.

- Vous parliez de quoi ?, demanda aussitôt le blond en posant un plateau de fruit devant eux.

- De rien !, lança Harry un peu précipitamment.

- Des cours de potions que je donne à cet imbécile, répondit Severus en même temps.

Les sourcils de Malfoy s'arquèrent, mais il se rassit, sans rien dire.

- Je n'ai pas besoin de cours Snape, renchérit Potter, sautant sur l'aubaine pour dissiper le malaise.

Puis il se leva, refusant de la main les fruits que lui tendait Malfoy.

- Je vais rentrer, lança-t-il. Merci pour ce repas Draco. Professeur Snape, à demain j'imagine.

Le botaniste le raccompagna jusqu'à la sortie de la serre. Dehors, le vent frais de la nuit les fit frissonner. Draco avait terriblement envie de se serrer contre le brun, d'autant plus que celui-ci semblait fatigué et un peu perdu.

- Est-ce que ça va Potter ?, murmura-t-il en le retenant quelques instants par le bras.

- Tu pourrais profiter de cette soirée pour parler avec lui, non ?, lança Harry au lieu de répondre.

Malfoy rigola doucement, surprit par cette remarque.

- C'est plus compliqué que ça, répondit-il. Si les choses avaient dû évoluer, on…

- Rien du tout, le coupa le brun. Vous êtes deux serpentards, le courage n'est pas votre fort. Donc si tu veux que ça bouge, à toi d'aller vers lui.

- Très bien Potter, ricana Draco, arrêtant là cette étrange conversation. Merci de jouer les entremetteurs et bonne soirée.

Il regarda Harry s'éloigner dans le parc, songea un instant qu'il devrait commencer les travaux de l'allée qu'il avait prévu de faire entre la serre et la vielle maison, puis retourna à l'intérieur. Snape était près du chaudron, tournoyant une grande spatule dans la mixture.

- Tu n'as pas oublié le baiser du soir ?, lança ironiquement Severus en voyant le blond revenir vers lui.

Malfoy leva les yeux au ciel et secoua la tête.

- Depuis quand es-tu jaloux ? Et de qui exactement ?, suggéra-t-il sans laisser paraître que son cœur venait de vivre une accélération incroyable.

- De lui, répondit doucement Snape en reposant la spatule. De toi aussi, de vous.

- Il n'y a pas de nous entre Potter et moi, répliqua Draco en s'appuyant sur son établit.

- Tu le regrettes ?

Le jeune botaniste haussa les épaules.

- On s'entend bien… je veux dire qu'on s'entend mieux qu'avant, se reprit-il en rigolant devant l'air narquois de Severus.

- Et tu es seul depuis longtemps, suggéra Snape.

- Je ne me suis jamais senti seul, avoua Draco en le fixant au-dessus du chaudron.

Harry avait raison. Peut-être qu'il était temps pour lui de se jeter à l'eau et de formuler ce qu'il avait sur le cœur. Mais alors qu'il commençait à réfléchir aux bons mots à employer, il se rendit compte qu'il ne savait plus ce qu'il voulait. Sa récente proximité avec Potter le troublait, sans pour autant éteindre cette vieille flamme brûlant pour le maître de potions. Abandonnant l'idée de trouver les termes adéquats, il préféra agir.

Contournant son établit, il s'approcha de Snape, le cœur battant. Le brun, surprit par son silence, se tourna vers lui, attendant. Lentement, Draco reproduisit les gestes qu'ils avaient l'habitude d'échanger depuis la guerre, posant ses bras autour du cou de Severus. Puis il avança son visage et frotta son nez contre une joue du brun qui automatiquement, posa ses mains sur ses hanches.

- Tu ne t'aies jamais senti seul…, chuchota Snape, reprenant les derniers mots du blond.

- Aide-moi Sev, souffla Draco.

- Comment ?, lâcha le brun dans un murmure.

- En fermant les yeux.

Après un long échange visuel, Severus abdiqua. Plongé dans le noir, il se concentra sur la sensation de ses mains sur les hanches du blond. Et bientôt, deux lèvres d'une douceur infinies vinrent se poser sur les siennes. S'interdisant de rouvrir les yeux, il se contenta d'appuyer un peu plus, sans approfondir, attirant le corps de Draco contre le sien. Puis les lèvres glissèrent le long de sa mâchoire, jusque dans son cou.

Et la tête blonde resta là, lovée sur l'épaule de Snape qui reprit contact avec la douce lumière des serres.

- Je me suis jamais senti seul non plus, murmura Severus en posant une main dans le dos de Malfoy. Pas avec toi dans ma vie.

- Et soudain, rideau sur la guerre, souffla Draco. Plus de missions ensemble, toi à Poudlard, moi au manoir.

- Et soudain, Potter, ajouta Snape en se détachant légèrement pour le regarder.

- Harry n'a rien à voir avec ça, grommela le botaniste en se retournant vers son chaudron pour baisser le feu.

- Sans vouloir jouer le rôle d'Albus, rigola Severus, je pense que Potter va avoir quelque chose à voir avec ça.

- Et c'est quoi « ça » ?, lança Draco en se retournant vers lui.

Snape leva les mains en l'air en signe d'abandon.

- J'ai très largement dépassé mes capacités de réflexion pour ce soir Dray, lança-t-il. Je vais rentrer.

Malfoy acquiesça, reconnaissant lui-même que les émotions de la soirée lui suffisaient. Comme pour Harry un peu plus tôt, il raccompagna l'ancien espion jusqu'aux portes de la serre.

- Tes roses sont magnifiques, lança Snape en désignant les pots des fleurs luminescentes.

- Je suis d'accord, ricana Malfoy.

Mais il ne se moqua pas plus longtemps. Deux bras l'enserraient de nouveau et Severus prenait déjà l'initiative d'un second baiser, plus abrupte, à peine plus sauvage, mais guère plus long. Ils se quittèrent dans un soupir et Snape transplanna après un dernier regard échangé sans un mot.

En entendant du bruit chez lui au beau milieu de la nuit, Harry n'hésita pas une seconde : il sauta hors de son lit et descendit ses escaliers en courant. Il ne portait que le bas de son pyjama et sa baguette magique. Son lumos éclaira vivement le visage troublé de Draco qui restait planté au milieu du salon.

- Qu'est-ce que tu fais là Malfoy ?, s'agaça le bun en le rejoignant. Je t'avais pourtant demandé de ne jamais rentrer ici.

- Je comprends pourquoi, osa lancer le botaniste en désignant d'un mouvement vague l'état abandonné de ce qui semblait être un salon.

- Je ne te demande pas ton avis, rétorqua froidement Potter en lui attrapant le bras pour le tirer à l'extérieur. Une fois sur le perron, il referma soigneusement sa porte et lui demanda pourquoi il était venu le sortir de son lit au milieu de la nuit.

- Tu sais bien, non ?, murmura Draco.

Il lui prit une main et la porta à ses lèvres.

- J'ai pris l'habitude de t'avoir dans mes bras pour dormir.

La colère du brun partit aussi vite qu'elle était venue. Il ne récupéra sa main que pour la poser dans la nuque de Malfoy et l'attirer à lui. Le baiser fut léger dans la nuit, les faisant frissonner.

- J'ai très envie de dormir avec toi aussi, susurra Harry. Mais je voulais te laisser avec Snape. Je pensais que…

- Oublie ça, viens.

Le blond les fit transplanner sans prévenir, juste devant la serre. Tout en l'embrassant et en glissant ses mains sous son pull, il l'attira vers son studio, et finit par le pousser sur le lit.

- Tu sais que je dormais ?, rigola Potter.

Pour seule réponse, il obtint de voir son unique vêtement tomber au sol. Le botaniste grimpa à son tour sur le lit et s'allongea sur le corps nu du brun, embrassant chaque parcelle de peau avant d'arriver aux lèvres déjà rougies par l'appréhension. Harry répondit avec enthousiasme, abandonnant totalement l'idée de dormir. Du coin de l'œil, il observa Draco descendre sur sa poitrine et déclencher des frissons dans tous ses membres.

- Tu es réveillé maintenant ?, susurra Malfoy.

- A… absolument…, haleta l'enseignant.

Le blond remonta vers son visage, l'embrassant, lui mordillant le cou, déclenchant des soupirs de bien-être.

- Je peux continuer ?, demanda-t-il encore de sa voix suave.

- Affirmatif…

Leurs langues entamèrent aussitôt un doux ballet qui fit oublier au brun la sensation pourtant bien présente d'une pénétration lente et précise. La danse devint puissante. Draco se redressa au-dessus de Potter, s'installant plus profondément dans ce corps tendu contre le sien, enchaînant les va-et-vient. Il se délecta du visage abandonné de son amant, de ses lèvres entrouvertes et gémissantes, de ses yeux fermés par le plaisir.

Sentant les chairs du brun se resserrer autour de son sexe, Malfoy explosa, ne pouvant tenir plus longtemps. Harry le suivit aussitôt dans un cri retenu par son poing sur sa bouche. Le blond se laissa retomber sur le lit, à côté de Potter qui vint aussitôt se serrer contre lui, emmêlant leurs jambes. Ils restèrent ainsi, reprenant leur souffle en silence, jusqu'à ce que le brun reprenne la parole, rompant cet état de grâce suivant la jouissance.

- J'en déduis que tu n'as pas parlé avec Snape.

Draco ne put retenir un soupir.

- J'en déduis que tu te poses trop de questions, répondit-il.

- Hier soir, c'était toi qui voulait absolument tout comprendre, lui reprocha Harry. Savoir si on avait baisé ou fait l'amour, savoir si…

- Et tu as trouvé la réponse ?

Potter se resserra davantage contre lui, déposant un baiser sur les lèvres fines.

- Je n'ai jamais pensé que c'était autre chose que de l'amour, murmura-t-il.

- Alors il n'y a plus de questions.

- Si, tu es amoureux de la chauve-souris.

Draco ricana dans le noir.

- Faux, j'ai des sentiments pour un homme au style inébranlable, à la peau douce, au regard de braise…

- Aux lèvres de feu, murmura Harry, ne pouvant se retenir de compléter la description du professeur de potions.

- Je ne parlais pas de toi Potter.

- Je sais.

- Mais ça aurait pu.

- Okay, là, ça me pose une nouvelle question !

- Pouvons-nous dormir ?, suggéra Malfoy, regrettant déjà ses sous-entendus.

- Tu as des sentiments pour moi ?

- J'ai des sentiments pour mon oreiller…, murmura Draco en baillant. Et pour tes bras autour de moi.

Harry fit mentalement une prière à son cœur pour arrêter de battre aussi fort, et glissa ses bras autour du corps pâle. Il déposa un dernier baiser sur une épaule, et sombra dans les bras de Morphée. Les questions seraient pour plus tard…

à suivre...


Voilà voilà ! Les choses avancent... Le sixième chapitre ne viendra peut-être pas demain, mais sans doute après-demain, car je fais ma rentrée à la fac demain (youpiii), donc je manquerai peut-être de temps. ^^

Et je ne peux pas vous donner le titre, je le cherche encore ! Mais quoiqu'il arrive, ce sera une sorte de dénouement... Encore merci de suivre cette histoire et à après-demain !