Disclaimer : tous les persos appartiennent à JK Rowling.
Couple : HP/SS/DM !
Résumé : Mon premier est blond, mon second aimerait avoir le poste de DCFM, et mon troisième a des lunettes. Ils ont tous, sans le savoir, le même secret... l'amour.
Petit post it : Pardooon ! Je n'ai pas tenu mes engagements, je poste ce chapitre beaucoup plus tard que prévu ! La rentrée y est pour beaucoup. Et j'ai aussi dû m'occuper un peu plus d'un de mes trois chats que l'on a dû faire opérer d'une petite tumeur, rien de grave mais elle était un peu groggy après !
Bref, j'arrête avec ma vie ! Je vous dois aussi des excuses je n'ai pas eu le temps de répondre à vos reviews si gentilles ! =( Merci beaucoup beaucoup ! Pour répondre à l'une de vos questions qui revient souvent : je viens de rentrer en Master 2 Métiers du livre. ^^ Monde de l'édition, me voilàààààààà ! hum...
Bonne lecture !
Chapitre 6 : mon sixième est entreprenant.
Les journées sans cours étaient les meilleures pour le professeur de DCFM. Il se retourna dans son drap après s'être mentalement rappelé que le week end était là et qu'il avait donc tout son temps. Pourtant, ses yeux s'ouvrirent brusquement en grand, les souvenirs de la nuit passée lui revenant d'un seul coup. Le repas avec Snape et Malfoy, la nuit avec Draco, la chaleur de leurs baisers… Il repoussa le drap et se leva, nu comme un ver, une douleur bien connue au creux des reins : Malfoy y était allé un peu fort en voulant jouer au dominant. Il appela, mais le blond ne semblait plus être dans les serres.
Il s'habilla rapidement, enfilant un pull de Draco qui traînait sur une chaise, et un vieux jean qu'il trouva dans l'armoire du botaniste. Il traversa les serres, jetant un coup d'œil à l'établit où ils avaient dîné la veille. Eblouit par le soleil une fois dehors, il dut mettre sa main au-dessus des yeux afin de sonder du regard l'ensemble de son parc. Une silhouette se déplaçait vers le verger, derrière sa maison. Il transplana.
- Bien dormi Potter ?, ricana Malfoy en le voyant arriver, les cheveux hirsutes.
Au lieu de répondre, Harry vint directement se serrer contre lui, le forçant à lâcher le râteau qu'il tenait dans les mains.
- Redis-moi ce que tu m'as dit hier, murmura-t-il dans le cou du blond.
- Euh… à quel moment exactement ?, demanda Draco, légèrement perturbé par l'attitude câline du professeur.
- Juste avant de dormir, répondit Potter en le regardant.
Malfoy fronça les sourcils et réfléchit. Il savait exactement ce que voulait savoir le brun, mais il n'était absolument pas prêt pour reconnaître qu'il avait des sentiments pour lui. Il lui avait fallu de longs mois pour admettre qu'il était amoureux de Severus. Il allait certainement avoir besoin de temps également pour comprendre pourquoi son cœur battait si fort avec Harry.
- Je ne sais plus, finit-il par dire. Mais dis-donc !, ajouta-t-il en s'écartant. Ce sont mes vêtements !
- Je me voyais mal traverser mon jardin à poil, répliqua Potter en ricanant, déçu pourtant que le blond n'ait pas répondu à sa question. Tu fais quoi aujourd'hui ?
Draco lui annonça le programme de sa journée : planter les citrouilles pour Dumbledore, continuer les plantations au bord du lac, et commencer le tracé du chemin qui irait des serres à la vieille maison.
- Et toi ?
Harry réfléchit un instant, tout en observant le blond retourner la terre de son potager grâce à un sort du bout de sa baguette. Que pouvait-il faire ? Il était en week end et tous ses cours de la semaine suivante étaient prêts. Il songea d'abord qu'il pourrait jardiner avec Draco, se rapprocher de lui, profiter de ces petits moments qui ne lui appartiendront sans doute plus un jour. Mais avant, il devait absolument discuter, tout au moins essayer, avec Severus.
- Je comptais aller voir Snape, répondit-il.
- Toute la journée ?
- Non.
Malfoy lui fit un grand sourire en hochant la tête. Il devait reconnaître que c'était de plus en plus facile d'assumer avec Potter, de dire les choses.
- Tu reviens manger avec moi à midi ?
Harry acquiesça puis le laissa seul, pour se rendre à Poudlard. Le château résonnait des rires des élèves en week end. Il était déjà dix heures et la plupart des dernières années se préparaient à aller à Pré-au-Lard. Le jeune professeur traversa les couloirs en saluant les têtes qu'il reconnaissait, jusqu'au large escalier menant au bureau du directeur. Il murmura le mot de passe et laissa la première marche l'amener jusqu'à la porte. Comme d'habitude, il n'eut pas besoin de frapper que déjà, la voix de Dumbledore lui sommait d'entrer.
- Je suis content que tu te joignes à nous de si bon matin Harry, lança le vieil homme en ouvrant grand ses bras derrière son bureau pour l'accueillir.
- Que je me joigne… à vous ?, s'étonna poliment Potter en s'avançant.
- Vous êtes tombé du lit ?, s'enquit aussitôt la voix moqueuse de Severus Snape qui se leva d'un fauteuil.
Surprit sur le coup, Harry lui décrocha finalement son plus beau sourire sans répondre. Si seulement le maître de potions savait qu'il ne portait aucun sous-vêtement, il ne le jugerait sans doute pas ainsi de haut en bas.
- Je vais y aller Albus, lâcha ensuite Snape en lâchant le brun du regard.
- Je ne veux pas vous chasser, s'excusa aussitôt Potter, et puis je voulais justement venir vous voir après.
- Et tu voulais me demander quelque chose Harry ?, demanda Dumbledore tout en observant le manège des deux hommes.
- Et bien…, hésita Potter en jetant un coup d'œil à son collègue. Avez-vous réfléchi à notre éventuel échange de poste pour l'année prochaine ?
- Je crains que vous n'ayez d'autres choix que de continuer l'année prochaine ce que vous faites déjà très bien cette année, murmura le directeur en croisant ses mains sous son menton.
- Mais…
- Je reconnais que vous êtes tous deux excellents dans les deux domaines, le coupa Albus. Mais je me fais vieux, et je suis persuadé que vous aurez bientôt d'autres choses à penser.
Harry fronça les sourcils en le regardant. Il fut pourtant inutile d'insister, Dumbledore ne voulut rien dire de plus et leur annonça qu'il avait du travail par-dessus la tête. Les deux professeurs le saluèrent donc et quittèrent le bureau en se bousculant un peu au niveau de la porte pour être certains de ne surtout pas se laisser passer. Derrière eux, invisible, un sourire naissait sur le visage ridé du directeur.
Dans les couloirs, les élèves s'écartaient sur leur passage, avec un sentiment mélangé de crainte et de respect.
- C'est très plaisant de se promener avec vous, ricana Harry en essayant d'adoucir l'air revêche de son collègue en distribuant des sourires.
- Je ne vous ai jamais demandé de me suivre, rétorqua Snape en accélérant le pas.
- Je vous l'ai dit, je voudrais vous parler.
En soupirant, Severus l'entraîna jusqu'à sa salle de classe.
- Je vous écoute, lança-t-il en refermant la porte et en s'attelant à passer un coup de baguette magique sur chaque table d'élèves pour les nettoyer.
Il ne supportait pas de rester inactif avec la présence de cet homme contre son bureau. De quoi voulait-il lui parler ? Sans doute de ces baisers qu'ils avaient échangés. Il invoqua un torchon avec lequel il se mit à essuyer frénétiquement les paillasses, cachant ainsi le léger tremblement de ses mains. Il sentait le regard de Potter sur lui, mais se refusait de lever la tête. Il n'allait certainement pas lui faciliter la tâche.
- Est-ce que Dumbledore a une idée derrière la tête ?, lança enfin Harry.
- Aucune idée, répondit sombrement Snape, s'attendant à autre chose de la part du gryffondor.
Et de nouveau, le silence. Au bout de quelques secondes, Severus s'autorisa à jeter un coup d'œil vers Potter. Celui-ci s'était carrément allongé sur son bureau, dans toute sa longueur, laissant seulement ses jambes pendre dans le vide sur le côté, le regard perdu dans le vague au plafond.
- Faites comme chez vous surtout, s'irrita le professeur en faisant disparaître sa serviette d'un tour de baguette.
- Je suis persuadé qu'Albus prépare quelque chose, murmura Harry pour toute réponse. J'aimerais beaucoup comprendre.
Snape s'approcha de lui, une décision encore frêle naissant au creux de son estomac noué. Discrètement, il lança un sort de fermeture sur la porte de sa salle de classe. La clef tourna silencieusement dans la serrure. Puis, il se pencha au-dessus de visage du brun qui bloqua aussitôt sa respiration, surprit, ne l'ayant pas entendu arriver.
- De quoi vouliez-vous me parler exactement Monsieur Potter ?, susurra Severus.
- Et bien… de… de ça. De Dumbledore. Et de nos cours aussi. Et de…
- Je crois que je n'ai plus envie de vous écouter, le coupa Snape avant de poser directement ses lèvres sur celles de son ancien élève.
Le cœur d'Harry explosa et ses mains allèrent d'elles-mêmes se poser autour des épaules du maître des potions, approfondissant lui-même le baiser, en réclamant plus. Inconsciemment, il savait que c'était précisément ce qu'il était venu chercher. Ses pensées l'amenèrent un bref instant vers l'image de Draco, avant de s'abandonner totalement à la pression des mains de Severus sur ses hanches.
L'ancien espion l'attirait à lui, lentement mais sûrement, le faisant glisser du bureau pour le remettre debout. Une fois lové contre le corps chaud de Snape, Harry ne résista pas à glisser ses doigts dans les cheveux du brun, s'y agrippant même, plus très confiant dans la force de ses jambes pour le tenir debout.
Et puis l'air passa entre leurs lèvres, un souffle d'abord, puis un véritable vide. Severus s'écartait, sans lâcher le corps tremblant du plus jeune pour autant. Les yeux fermés, Harry laissa tomber ses barrières, éloigna ses remords, fit taire sa culpabilité, et ne rouvrit la bouche que pour murmurer :
- Recommencez…, encore…
Il ne vit pas le sourire vainqueur de Snape.
- Vous me suppliez ?, susurra ce dernier, trop heureux de la situation.
- Non Severus, répondit Harry en rouvrant les yeux pour apprécier l'expression du professeur en entendant l'utilisation de son prénom. C'était un ordre.
- N'en prenez pas l'habitude, répliqua Snape.
L'ancien espion glissa ses mains sous les cuisses du plus jeune et le souleva brutalement, se délectant de la surprise qu'il créa dans le regard de Potter. Personne n'imaginait que sous ses grandes robes noires de travail il cachait une musculature fine mais puissante. Accroché à son cou, Harry se laissa emmener sans rien dire, profitant seulement de la situation pour appuyer doucement son entrejambe contre le ventre de Severus.
Il reconnut les appartements des cachots, mais découvrit une nouvelle pièce : la chambre. Son cœur se mit à battre violemment lorsque Snape le fit tomber sur son lit et s'installa au-dessus de lui.
- Et à présent ?, souffla le professeur de potions. Voulez-vous me suppliez ?
Harry ricana en tapant dans un coussin pour s'y installer confortablement.
- Pourquoi faire ?, répondit-il. Puisque je vous laisse faire ce que vous voulez.
- Vraiment ?, murmura Snape en se penchant sur lui.
Il n'alla pas plus loin, restant à quelques centimètres des lèvres entrouvertes de Potter. Ce dernier sentait le souffle chaud de Severus glisser sur sa bouche et le corps au-dessus, se pressait doucement contre le sien. Il abdiqua, sans attendre, frustré.
- S'il vous plaît…, souffla-t-il en posant une main dans le dos de son collègue pour l'attirer à lui.
Le baiser reprit, enflammé, brûlant, sauvage. Les doigts habiles du maître des potions se glissèrent sous le pull de Potter, le lui retirant sans aucune difficulté. Le pantalon, en revanche lui donna davantage matière à réfléchir. Non pas que les boutons lui résistèrent, ni même la fermeture éclair qui glissa toute seule, mais il ne s'attendait pas à se retrouver directement face au désir évident du brun, dressé là, n'attendant que son bon vouloir.
- Est-ce une habitude ou une fleur que vous me faites de ne rien porter sous votre pantalon ?, susurra Severus en ôtant complètement le vêtement.
- C'est… un simple….concours de circonstances…, haleta Harry, profondément excité par le fait d'être nu entre les bras de Snape encore habillé.
- Je m'en doutais, ricana l'ancien espion en commençant à jouer avec le sexe dressé du brun. Mais je m'en sens flatté malgré tout.
Il appréciait particulièrement ces petites taches rouges qui apparaissaient sur les joues de Potter, témoins de son désir. Mais tandis qu'il prenait un malin plaisir à le torturer, il ne vit pas, ou ne fit pas attention à cette main tendue. Elle arrivait sur sa gauche et se posa avec une douceur infinie, tendre, sur sa joue un peu râpeuse. Elle glissa le long de sa mâchoire, partit explorer son cou avant de remonter, en moult frissons, dans sa nuque. Cette légèreté le surprit. Mais beaucoup moins que de sentir une deuxième main se glisser insidieusement sous ses vêtements et les détacher, les faire glisser de ses épaules, le mettant à nu, à son tour.
- C'est beaucoup mieux comme ça, murmura Harry contre lui.
- Effectivement, approuva Severus qui commençait à aimer plus que de raison cette main circulant dans son dos.
- Vous êtes…
- Magnifique, je sais.
- Non, ricana Harry. J'allais dire brûlant.
Snape lui lança un sourire moqueur avant de le basculer sur le lit et de le retourner. Puis il se pencha sur sa nuque, y déposant ses lèvres.
- Je suis brûlant et magnifique, susurra-t-il en glissant un doigt au creux des reins de Potter.
Le brun lâcha un léger gémissement contre l'oreiller avant de pousser ses hanches contre Severus. Comprenant le signal, celui-ci enfonça un second doigt, le préparant lentement.
- Par Merlin Snape !, s'agaça Harry, excité au plus haut point. Tu perds ton temps là !
Faussement choqué par le tutoiement, le professeur de potions abandonna toute douceur et se cala contre l'arrière train qu'il massait. La pénétration, brutale mais intense, fit crier de plaisir Potter qui s'accrocha aux barreaux de la tête de lit. Ses genoux glissèrent sur le drap, mais il se refusa de perdre pied, se renfonçant de lui-même sur le membre dressé et dur de Severus. Ce dernier le pilonna, avec force, haletant, admirant la chute de rein cambrée qui s'offrait à lui.
Ils ne faisaient plus qu'un, s'abandonnant l'un à l'autre, s'offrant sans pudeur.
- Je veux te voir, souffla soudain Snape.
Il aida Harry à se retourner, puis à se redresser. Le professeur de DCFM s'installa sur ses cuisses, enroulant ses bras autour de son cou. D'un mouvement habile, il prit en main le sexe de Severus et le plaça devant son entrée, s'asseyant en douceur. L'ancien espion reprit aussitôt les choses en main, l'aidant à se lever et se reposer, le pénétrant à la verticale. La sueur perlait sur leur torse qui s'entrechoquait à chaque coup de rein.
- Embrasse-moi…, murmura Potter aussitôt exaucé.
La caresse de leur langue, les frissons du bout des doigts, l'humidité du sexe tendu d'Harry… tout les fit exploser ensemble, s'accrochant l'un à l'autre, se resserrant pour ne pas perdre une seule parcelle de peau, de chaleur.
Ils retombèrent sur les draps, épuisés, toujours enlacés. Les doigts de Potter reprirent leur ballet léger sur l'épaule nue de Snape. Celui-ci fronça les sourcils.
- Je ne vous imaginais pas si… tendre, souffla-t-il.
- Si tu me tutoies pendant l'amour, pour recommencer à me vouvoyer juste après, je risque d'être encore plus tendre, répliqua Harry, faussement vexé.
Severus ricana et l'attira à lui, l'entourant de ses bras.
- Tu n'aimes pas la tendresse ?, insista Potter à voix basse.
- Mmmh…, hésita le maître des potions. Pas l'habitude, avoua-t-il à mi- mots.
- Vraiment ?, s'étonna Harry. Il me semblait pourtant qu'avec Draco tu…
- C'est différent, trancha Snape.
Cette dernière phrase ramena le silence. Son dos contre le torse de son collègue, Harry ne put voir l'expression de son visage, et choisit de poursuivre ses arabesques sur les bras qui l'entouraient. Mais déjà, la douleur revenait. Son ventre se tordait légèrement, son cœur palpitait. Les choses ne lui avaient jamais parues si claires et si désastreuses à la fois : il était dans les bras d'un homme qu'il ne voulait plus quitter, et dont son premier amant, Draco, était amoureux depuis des années. Il ne savait plus très bien qui il trahissait, mais il avait la désagréable sensation d'être pris au piège entre deux feux.
- Je ne devrais pas être là, murmura-t-il soudain.
- Je sais à qui tu penses, répondit aussitôt Severus.
- Vraiment ?
- Draco.
Cette fois, Potter se retourna pour lui faire face. Assis à côté de l'ancien espion, il l'observa, à la dérobée.
- Tu… Tu étais au courant que… Mais… attends… tu es un monstre autant que moi dans ce cas ! Pourquoi est-ce que tu n'es jamais allé lui parler ?
- Pour lui dire quoi ? Il a le droit de coucher avec toi s'il le veut !
Harry tiqua, ne comprenant pas très bien la répartie de son collègue, et surprit que ce dernier soit au courant pour ça relation avec Malfoy.
- Euh… c'est de ça dont on parle ?, hésita-t-il.
- De quoi d'autre sinon ?, ricana Snape. Si tu crois que je n'ai pas reconnu ce pull que Draco porte régulièrement…
- De ça, oui bien sûr, s'énerva brusquement Harry. Absolument pas du fait qu'il est fou de toi depuis plusieurs années !
Severus resta interdit au milieu de son lit tandis que Potter se rhabillait, continuant de parler, agacé par la tournure des événements et contre lui-même. Visiblement, il s'était fait avoir, et en beauté, par les deux serpentards.
- Voilà pourquoi je ne devrais pas être là ! Et je ne t'ai rien dit, siffla-t-il encore en pointant son doigt vers Snape. Tu n'es pas censé savoir ça, tout comme tu ne devrais pas savoir pour Draco et moi. Il ne s'est rien passé, ni ici, ni là-bas, nulle part ! Oubliez-moi, professeur Snape, lança-t-il pour finir en se dirigeant vers la porte.
Mais il n'eut pas besoin de l'ouvrir : Malfoy venait d'entrer. Son regard glissait d'un brun à l'autre, sans comprendre. Il n'y avait pourtant pas grand-chose à expliquer : Snape était encore nu sous ses draps, et Harry avait sa ceinture à la main.
Les émotions se triplèrent entre les trois hommes. Severus venait à peine de comprendre l'aveu à demi-mots que le blond lui avait fait la veille en l'embrassant que déjà, il le trompait avec un autre de ses amants.
- Draco !, lança enfin Harry, sortant brusquement de sa léthargie. Je suis désolé, je… j'allais partir, et…
- C'est bon Potter, le coupa froidement Malfoy. Je venais justement te chercher, car il est treize heures, nous devions manger ensemble, et comme d'habitude, tu es en retard.
Tandis qu'Harry se morfondait encore en excuses, Snape s'était levé, entouré du drap tel un empereur romain. Finalement, le professeur de DCFM ne put soutenir plus longtemps les yeux gris qui le fixaient sans rien dire. Il jeta un coup d'œil à Severus et décida d'abandonner la partie. Ces deux-là s'aimaient sans se le dire, et lui n'arrivait pas à faire un choix entre les deux. La solution la plus simple était de les laisser. Il passa donc devant Malfoy et sortit, en claquant la porte, ravalant des larmes de rage.
Les deux serpentards se retrouvèrent seuls, gênés autant par la situation que par le départ précipité du brun. Pourtant, lentement, Malfoy s'approcha de l'ancien espion et glissa ses bras autour de son cou. Severus s'avoua aussitôt vaincu.
- Je n'osais pas…, souffla-t-il. Je n'osais pas venir à toi, et tu… Je n'ai rien compris. Hier soir, j'ai cru…
- C'est bon Sev, le coupa Draco. Je t'aime, c'est tout.
Décidemment très entreprenant, Snape ne résista pas à une telle déclaration. Il lâcha son drap pour serrer le blond contre lui. Les joues pâles de Malfoy rougirent aussitôt en sentant sous ces doigts ce corps musclé et encore chaud de ses ébats avec Potter.
- Euh… Sev ?, se risqua-t-il d'une petite voix.
- Oui, pardon, moi aussi je… je t'aime, rigola doucement Snape.
- Non, c'est pas ça. Même si j'en suis ravi.
Severus lui sourit et se pencha pour l'embrasser doucement.
- Alors quoi ?, murmura-t-il ensuite contre les lèvres fines du blond.
- Tu es à poil, fit remarquer Malfoy en s'écartant pour ne rien perdre du spectacle.
- Oui, c'est gênant n'est-ce pas ?, susurra Snape en le ramenant contre lui.
- Et donc, tu as couché avec Potter ?
- Je suis désolé.
- Est-ce qu'il t'a fait son truc là, avec la langue.
- Comment ça ?, s'étonna Severus, perturbé par la tournure de cette conversation.
- Oh il ne t'a pas dévoilé sa botte secrète, susurra Draco en promenant ses doigts sur le torse tant rêvé de son ancien professeur de potions.
- Tu veux me dire de quoi il s'agit ?, murmura Snape en posant ses mains sur les fesses du blond.
Il devait reconnaître que la situation était troublante, mais particulièrement excitante : un homme venait de quitter son lit, et un autre, tout aussi magnifique, prenait la place du premier.
- Non, il vaudrait mieux qu'il te montre lui-même.
- Comment ça ?
Severus sortit de sa torpeur et s'écarta du blond.
- Tu m'annonces que tu m'aimes et tu me jettes dans les bras de Potter juste après ?
- Te voir avec lui vient de me faire réaliser quelque chose : tu es accessible. Est-ce que tu comprends ?
- Non, répondit Snape en attrapant ses vêtements pour se rhabiller.
- Je n'ai pas ressenti de jalousie Sev.
- Et après ?
- J'ai juste pensé, si j'ai pu avoir Harry, et qu'Harry a pu t'avoir toi, je peux donc t'avoir aussi. Je veux dire… en plus.
- Jeune homme, la complexité de ce que vous êtes en train de…
- Il faut aller voir Potter, le coupa Draco en lui prenant la main. Il doit encore être en train de déprimer chez lui.
à suivre...
Tadaaaaaaam ! *court se cacher* Vous m'aimez bien quand même un peu... ? ^^ Le prochain chapitre sera le dernier ! Il s'intitule "Mon tout est un amour haut en couleur"... hu hu
Merci d'être aussi patients, présents, sympas, cools... Merci beaucoup, vraiment. Bisous !
Ps : je souhaite rendre à César ce qui appartient à César ! lol L'expression "trouple" que j'ai utilisé en note du chapitre dernier me vient de Fandasia ! XD Bises à toi !
