A/N: Rated M ;)

(oui oui oui ! :P)


Chapitre 16 : Naomi. - Nuit de noce.

Le dernier refrain fut chanté tous ensemble, et même Emily avait décidé de se joindre à nous pour le chanter. Je pense que ça lui avait plu. Ou alors elle était une très bonne actrice et les larmes qui coulaient le long de ses joues n'étaient que le fruit de mon imagination.

La soirée touchait ensuite doucement à sa fin pour Emily et moi. il était pourtant encore assez tôt, mais je voyais qu'elle commençait à s'impatienter en caressant ma cuisse fermement tout en me lançant des regards qui en disaient long.

On devait prendre l'avion demain après-midi pour passer une semaine en Irlande pour notre voyage de noce. Et Emily ne se doutait absolument de rien. J'aurais préféré y aller dès ce soir, mais on aurait certainement été toutes les deux bien trop fatiguées par la suite. Et il était absolument hors de question qu'on passe notre première nuit en tant que couple marié à dormir !

Une demie-heure plus tard, lorsque je vis qu'Emily ne pouvait plus restée en place, je partis rejoindre ma mère pour lui annoncer qu'on allait partir. Bien sûr, et c'était à prévoir, elle annonça au micro à tout le monde qu'on avait l'intention de filer en douce.

Ils nous accompagnèrent donc vers la sortie et la quasi-totalité des invités (y compris ceux que je ne connaissais pas) me serrèrent dans leur bras. J'entendis la grand-mère d'Emily murmurer à son mari :

"Mon Emily devient une femme ce soir !"

Et son mari lui répondit :

"Oh, ne me dis pas que tu crois encore à ce genre de chose…"

J'étouffai un rire avant de reprendre la main de ma petite a… De ma femme ! J'allais avoir beaucoup de mal à m'y faire…

Je répétai à ma mère qu'elle devait s'assurer que tous les invités avaient une chambre, puis la pris dans mes bras (chose peu commune). Même Jenna se décida à me serrer contre elle. C'était encore plus surprenant.

À peine entrées dans la limousine (hé oui, on ne peut pas faire les choses à moitié), Emily se jeta sur moi pour m'embrasser passionnément. Oh mon Dieu, il fallait que le chauffeur se dépêche d'arriver à l'hôtel dans les temps, car je ne savais pas encore combien de temps je serai capable de tenir.

Dix minutes plus tard, la voiture s'arrêta et Emily essuya le rouge-à-lèvres qu'elle avait éparpillé sur ma figure. Le chauffeur sortit nos bagages du sac et je lui tendis son pour-boire. L'arrivée à la chambre fut difficile. D'abord parce que la réceptionniste mit je ne sais combien de temps avant de trouver notre réservation, puis parce qu'il y avait des journalistes qui attendaient dans le hall, et ensuite la montée dans l'ascenseur… Emily n'arrivait pas à garder ses mains pour elle, toujours obligée de me toucher absolument partout, et j'avoue que je ne savais pas comment j'arrivais à rester calme.

Après avoir balancé nos affaires dans l'entrée de la suite, elle se rua à nouveau sur moi et je ne pus contenir mon rire.

"Laisse-moi au moins fermer la porte et te conduire à notre chambre…" lui dis-je en riant.

Elle s'écarta de moi avec toute la peine du monde et je mis exprès plus de temps à fermer la porte. Je savais qu'elle devait bouillonner à l'intérieur, car c'était aussi mon cas. Je la pris ensuite par les jambes pour la porter dans mes bras. Je l'avais déjà fait une fois, j'avais donc beaucoup moins de mal à la soulever. Elle riait dans mon cou et y déposait en même temps quelques doux baisers.

Passée la porte, je la reposai sur le sol et elle s'émerveilla en voyant la taille de la chambre. C'était la plus grande de l'hôtel; et il y avait la vue sur tout Londres. J'avais expressément demandé à ce qu'on dépose des pétales de roses blanches ainsi que des plumes sur le lit. Il y avait aussi des bougies (je ne les avais pas demandées, mais maintenant qu'elles étaient là, je remerciai mentalement ceux qui avaient fait ça).

Emily se retourna à nouveau vers moi après avoir effleuré les pétales du bout des doigts et contemplé la vue quelques minutes. Elle agrippa ensuite mon cou et déposa un rapide baiser sur mes lèvres.

"Je t'aime." lui dis-je.

"Je sais." dit-elle en m'embrassant encore. "Et si maintenant, ma femme me faisait l'honneur de me faire l'amour dans ce lit, je serais comblée."

"Vos désirs sont des ordres, madame Campbell-Fitch." répondis-je avec un clin d'oeil.

Je projetai ma bouche contre la sienne et sentis immédiatement sa langue frotter contre mes lèvres. Le baiser dura un moment avant que ses mains ne commencèrent à caresser ma poitrine à travers ma robe. Éprouvant le besoin de faire de même, je séparai nos lèvres pour essayer de la déshabiller. Je la retournai et dégrafai un-à-un chaque bouton en embrassant son épaule droite.

Je contemplai son dos nu sûrement trop longtemps, car je l'entendis rire doucement avant de se retourner vers moi. Je remarquai alors qu'elle portait de magnifiques sous-vêtements en dentelle assortis ainsi qu'une jarretière. Si mon pouls ne battait pas déjà à son maximum, qu'est-ce que ce sera dans quelques minutes ?

"Tu vois quelque chose qui te plaît ?" demanda-t-elle en s'approchant de moi.

J'ouvris la bouche pour répondre, mais fus réduite au silence lorsqu'elle posa à nouveau ses mains sur ma poitrine. Elle m'embrassa ensuite férocement et je ne pouvais plus me concentrer sur autre chose que ses lèvres douces et son corps chaud.

Je remarquai qu'elle essayait de défaire ma robe tout en m'embrassant. Je m'écartai d'elle un moment pour l'aider, mais elle m'embrassa avec la même force que la seconde précédente. Je la laissai donc me déshabiller sans mon aide.

Quelques instants plus tard, on se retrouva toutes les deux presque nues sur le lit. Je la touchais de façon de plus en plus sensuelle, ce qui provoqua de légers gémissements de sa part. Je commençai alors à déposer de longs baisers dans son cou ainsi que sur son omoplate et elle gémit bien plus bruyamment.

Aussi sophistiqués qu'ils étaient, il fallait absolument que je lui retire ses sous-vêtements. Et vite. Ma main gauche se balada donc dans son dos pour trouver l'ouverture de son soutien-gorge. Je n'eus pas trop de mal à l'ouvrir et le retirai le plus délicatement possible. Elle enleva elle-même son string (mon Dieu, oui) et retira le mien, mais je décidai de m'occuper de la jarretière.

J'embrassais tout son corps jusqu'à sa cuisse, l'obligeant à accrocher ses mains dans mes cheveux. Je sentis les muscles de ses jambes se contracter lorsque je les caressai du bout des doigts. En jetant un dernier coup d'oeil vers Emily (qui était complètement en trans), je retirai la jarretière avec les dents et je l'entendis à nouveau gémir. Mon Dieu, elle allait définitivement être très bruyante.

J'embrassai à nouveau l'intérieur de ses cuisses en veillant bien à ne pas précipiter les choses. Plus je me rapprochai de l'endroit désiré, plus je sentais qu'Emily perdait le contrôle de ses membres. Je m'arrêtai volontairement à l'extrémité de son bassin et souris lorsque je l'entendis crier.

"Naoms, putain !" s'exclama-t-elle. "Ça fait plus d'une semaine qu'on n'a pas couchées ensemble, je crois que je vais exploser si tu ne te dépêches pas !"

Je ris en voyant à quel point elle était devenue incontrôlable. Pour éviter de la rendre plus frustrée encore, j'embrassai son sexe chaud et complètement trempé, avant d'y insérer ma langue. Elle gémit de plaisir et agrippai mes épaules avec force. J'augmentai la pression avec mon pouce et ne ralentis pas mes mouvements.

"Oh putain… Mon Dieu, Na-"

Elle hurla de plus bel lorsque j'accélérai la cadence. Elle était déjà si proche de l'orgasme que je crus qu'elle allait fondre d'une seconde à l'autre. Et ses simples caresses involontaires dans ma nuque accéléraient mon rythme cardiaque et je dus me toucher lorsque je me rendis compte à quel point j'étais trempée.

"Nai, je vais… Oh putain, oui !"

Elle hurla plus fort que je ne l'avais jamais entendue hurler et je ne pus m'empêcher de gémir à mon tour en me touchant plus fortement. Elle m'obligea ensuite à remonter vers elle, puis m'embrassa. Je sentis ensuite sa main agripper mon poignet et elle remplaça ma main par la sienne. Je hurlai de plaisir à mon tour en sentant ses doigts en moi et caressai généreusement sa poitrine avec ma paume en embrassant son cou.

Elle accéléra le rythme et j'étais déjà incroyablement proche et en trans. Je ne pus m'empêcher de lui procurer le même plaisir en introduisant mes doigts en elle. C'était délicat de trouver la position adéquate, mais on la trouva rapidement et je ne perdis pas de temps pour suivre son rythme. Nos hanches claquaient à l'unisson et nos gémissements résonnaient dans toute la pièce.

"Em, je vais… Ah ! Putain, Em !" m'exclamai-je, à bout de souffle.

Son rythme s'accéléra encore et je sentis que sa respiration devenait encore plus forte lorsque je fis de même. Elle plaça sa main libre sur mon fessier tandis que je continuai à caresser son sein.

"Ouvre les yeux, bébé." murmura-t-elle. "Je veux te voir jouir."

Oh mon Dieu ! Elle avait une voix si sexy qu'il était impossible de lui résister. J'ouvris donc les yeux pour rencontrer les siens et vis qu'elle se mordait la lèvre inférieure, luttant contre ses cris. Ma main maintenait l'allure tandis que je gardais mon regard plongé dans le sien.

Lorsque je vis qu'elle avait toute mon attention, je ne pus me contenir plus longtemps et hurlai donc son prénom à travers la pièce. Son étreinte autour de moi se resserra et je palpai sa poitrine plus fermement en embrassant son cou. Elle gémit bruyamment de plaisir elle aussi et se mit à griffer mon dos.

Je ralentis la cadence et elle fit de même, mais je gardai la même position, mes doigts caressant encore son sexe brûlant. Sa main précédemment posée dans mon dos vint se faufiler dans nuque, ramenant nos lèvres ensemble pour un doux baiser. Son autre main remonta ensuite mon bas-ventre et caressa mes côtes. Je retirai donc à mon tour ma main pour masser sa cuisse.

Elle décolla nos lèvres pour coller nos fronts ensemble et me regardait comme si elle me voyait pour la première fois. Sa main caressait à présent ma joue et je lui souris tendrement.

"Je t'aime tellement." dit-elle.

"Oui… Moi aussi." répondis-je.

Et je l'embrassai une dernière fois sur les lèvres avant de me coucher à ses côtés, gardant ma main posée sur son flanc, le caressant tendrement. Elle s'allongea alors sur le côté pour me faire face, et je vis ses yeux pétiller comme des étoiles. Elle était si belle que ça en devenait presque inhumain.

"Serre-moi contre toi, mon amour." demanda-t-elle.

Si je n'avais pas été si épuisée, je ne me serais pas contentée de seulement la serrer contre mon corps. Mais on avait toutes les deux besoin de dormir pour être en forme demain. Je la pris donc dans mes bras et elle se retrouva rapidement allongée sur mon corps, et je l'enlaçai fermement contre moi.

Je l'embrassai encore une fois pour pouvoir blottir mon visage dans ses cheveux. Je pourrais facilement vivre une vie entière de cette façon, aux côtés de l'amour de ma vie.


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