Bonjour / Bonsoir tout le monde !

Voilà, après un petit temps où j'ai été totalement débordée - et ce n'est pas fini (vive la fac -') - je vous reviens enfin, avec la suite tant attendue (ou pas ^^) de ma fic, où vous découvrirez entre autre que la coopération n'est pas le fort de Sacks et de Tony, qu'il n'est pas toujours évident de gérer une ado rebelle et qu'un nouveau protagoniste va faire son entrée sur le navire.

Pour la suite... chut ! Je ne vais pas vous spoiler plus longtemps. Enjoy ;)


CHAPITRE VI – JAMAIS DEUX SANS TROIS

55... 53... 51, on y est ! Niveau 6, salle 51... Ah, Fornell va pouvoir être fier de moi, sur ce coup-là. J'aurais mis fin à ce petit trafic tout seul. Avec un peu de chance, je vais même peut-être avoir le droit à une petite augmentation.

L'agent du FBI embarqué à bord du navire avait profité du coup de téléphone qu'avait reçu l'agent DiNozzo pour faire un petit tour du navire et, le moment venu, surprendre les deux suspects en flagrant délit grâce au tuyau donné par son patron, récoltant ainsi tous les honneurs d'une enquête pourtant menée conjointement.

" Ah, le voilà ! Marmonna un homme, en prenant un petit paquet dissimulé derrière un gros tuyau. Enfin, je vais pouvoir...

- Qu'est-ce que vous faites, Aspirant ?

- Lieutenant Hopkins... Je...

- Qu'est-ce qu'il y a, dans ce paquet, Aspirant ?

- Ça... Oh... Euh... C'est... Rien, Monsieur, balbutia-t-il, effrayé. Ce n'est rien.

- Donnez-moi ça, Flint !

- Monsieur, sauf votre respect... Bam ! Sacks venait d'être assommé.

- T'es malade, Graham, qu'est-ce qui te prend ?

- Il allait nous balancer, Flint ! C'était lui ou nous !

- T'étais pas obligé de l'assommer comme ça !

- Tais-toi, et aide-moi donc à planquer son corps quelque part avant qu'on se fasse pincer. J'ai vu son pote le Capitaine Kennedy, tout à l'heure. Il ne va sans doute pas tarder à se pointer ici. On ferait mieux de déguerpir en vitesse.

- Et on en fait quoi, de celui-là ? Demanda l'Aspirant Flint en pointant l'agent Sacks du doigt.

- Là, il y a un petit cagibi toujours fermé à clé. On a qu'à l'enfermer là pour le moment.

- C'est pas un cagibi, c'est une chambre froide !

- Peu importe, aide-moi !

- C'est la dernière fois que je te file un coup de main, Graham, c'est clair ?

- N'oublies pas la clé ! "

Ils traînèrent le corps inconscient de l'agent Sacks à travers toute la pièce, ouvrirent la chambre froide avant de lâcher l'agent infiltré du FBI au fond de celle-ci. Graham, soudain frappé d'un éclair de génie, scruta les étagères qui se trouvaient à côté de lui, y cherchant de quoi les aider, Flint et lui, à ne pas se faire repérer trop vite. Il prit une corde, à l'aide de laquelle il lia les mains du "Lieutenant Hopkins", avant de le bâillonner à l'aide d'un gros scotch, trouvé sur la même étagère que la corde. Puis, ils refermèrent la chambre froide, sortirent de la salle, la fermèrent à clé et quittèrent les lieux, emmenant la clé avec eux.

Pourvu que je n'arrive pas trop tard. S'il arrivait le moindre petit truc à Flaque... Mais qu'est-ce qui me prends ? Voilà que je m'inquiète pour lui, maintenant... N'importe quoi ! En même temps, cet abruti serait bien capable de tout faire capoter, et de nous faire repérer... Niveau 4... 5... 6... salle 97...95... Allez, DiNozzo, dépêche-toi ! Avec un peu de chance, il y aura encore du monde là-bas... 71... 69... 67... Bon sang, ce que c'est isolé, comme coin, par ici...

Après avoir traversé au pas de course le navire de part en part, Tony arriva tant bien que mal devant la porte de la salle 51, sixième niveau. Les deux Aspirants étaient déjà partis, et l'agent Sacks, du fond de sa chambre froide, était toujours inconscient.

Mince, c'est verrouillée ! Personne à l'horizon... Tant pis, il faut que je vois... Il tenta de crocheter la porte de la salle 51 en vain. Au moins, de ce point de vue là, la sécurité est renforcée. Il essaya plusieurs minutes durant de pénétrer de force dans la pièce, puis finit par abandonner. S'il avait eu son arme, tout aurait été plus simple, mais c'était plus crédible qu'il ne la porte pas... Pour ne pas détruire la couverture... Il quitta donc les lieux, perplexe, ne se doutant pas un seul instant que, dans une chambre froide au fond de la salle qu'il avait tenté de pénétrer, se trouvait l'homme qu'il cherchait, son « collègue » d'une enquête : Ron Sacks, agent spécial du FBI.

Tony était rentré dans ses quartiers depuis plus d'une heure lorsqu'on vint le tirer de ses réflexions. Il avait passé une bonne partie de l'après-midi à rechercher l'agent Sacks, sans en trouver la moindre trace. Il sursauta lorsqu'on frappa à sa porte.

" Entrez !

- Capitaine... on nous envoie un informaticien pour réparer le système de communication du navire, puisque notre personnel informatique à bord n'a pas trouvé l'origine du problème.

- Bien, quand arrivera-t-il ?

- En début de soirée, Monsieur.

- Merci, Lieutenant. Dites au Commandant que je veux voir cet informaticien dès son arrivée.

- Bien, Monsieur.

- Oh, Lieutenant...

- Monsieur ?

- Auriez-vous vu le Lieutenant Hopkins, par hasard ?

- Navré, Monsieur. Je ne sais pas où il est, sans doute est-ce l'heure de son quart.

- Sans doute... Merci, Lieutenant.

- Pas de quoi, Capitaine.

- Capitaine ? Lança un Aspirant.

- Oui.

- Un appel pour vous.

- Merci, Aspirant."

" Allô ?

- ... Vous me le paierez, Agent Gibbs !

- Pardon ?

- Ça ne se fait pas, des trucs comme ça !

- Tu n'avais qu'à rester chez...

- Papa ? Les coupa Tony, qui ne suivait plus la conversation.

- Explique-lui.

- Non ! Vous ne m'aurez pas à ce jeu-là, Gibbs.

- Tout va bien, papa ?

- Excuse-les, Tony, lui répondit Ziva, qui s'était tant bien que mal emparée du combiné.

- Mais qu'est-ce qu'il se passe encore ?

- Ben... Tu sais, on devait appréhender un potentiel suspect, et...

- Et ? Il redoutait la réponse de son amie.

- Disons qu'à la place du suspect, on a arrêté...

- Qui ?

- Alyson.

- Quoi ? S'étrangla-t-il. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien fiche là-bas ?

- Je n'en sais rien, c'est Rivers qui l'a arrêté. Elle changea soudain de ton et de sujet. Oh, bonne nouvelle, on vous a envoyé un informaticien sur le Seahawk.

- Je sais, je viens de l'apprendre. Merci quand même.

- Au fait, et de ton côté, ça avance ?

- Pas vraiment...

- Ziva, lança Fornell à l'autre bout du fil, passez-moi DiNozzo. Elle s'exécuta. DiNozzo ?

- Oui...

- Passez-moi Sacks.

- Je ne sais pas où est passé votre fils, M. Hopkins.

- Quoi ? Vous délirez, DiNozzo. Il se retourne vers l'équipe. Il délire, Gibbs... En guise de réponse, ce dernier acquiesça, tout en poussant un soupir.

- Il a sans doute pris son quart, mais en attendant, je ne le trouve nulle part sur le navire.

- Passez-moi ce téléphone, lança Gibbs. DiNozzo ?

- Papa ?

- Où est Sacks ?

- Mais je viens de le dire... Je n'en sais rien. Il était dans notre cabine, tout à l'heure, et là... Pfiou, parti, envolé, évaporé, comme dans un tour de David Coperfield, ou alors...

- J'ai compris, DiNozzo. Je te passe quelqu'un... Où... Où est-elle ?

- Elle ? Une fille ? Pitié, ne me dis pas que c'est...

- Où est-ce qu'elle est encore passée ?

- J'en sais rien, Gibbs, ne me regardez pas comme ça ! S'exclama Ziva.

- Comme quoi ?

- Comme... Comme ça !

- On te rappelle.

- Au revoir, papa ! Il raccrocha le téléphone. "

A peine l'agent Gibbs avait-il détourné son regard d'elle que l'adolescente en avait profité pour s'éclipser du bâtiment, faussant ainsi compagnie à l'équipe qui se mit aussitôt à sa recherche. S'ils croient que je vais me laisser faire, en plus de ça... Non mais ! Je suis sûre que quelque chose nous a échappé, M'A échappé et, foi d'Alyson, je trouverai ce que c'est !

Le reste de la journée se déroula sans encombre. Une seule ombre noircissait ce tableau : l'enquête n'avait nullement progressé. Personne ne savait où avait bien pu passer Alyson, et Tony n'avait toujours pas trouvé la moindre trace de l'agent Flaque dans le navire. Quelques ponts au-dessus de lui, dans la salle des opérations du navire :

" Ah, vous devez être notre informaticien, lança le Commandant, Lieutenant...

- Gem... Gemcity, Monsieur. Lieutenant Thom E. Gemcity.

- Quelque chose ne va pas, Lieutenant ?

- Je... N'ai pas... Totalement... Réussi à guérir mon... Mon mal de mer, bafouilla l'intéressé, se retenant tant bien que mal de régurgiter son déjeuner.

- C'est un problème, en effet, Lieutenant. Je vous appellerai si j'ai besoin de vous, mais en attendant, je vous laisse faire votre travail. Prenez vos quartiers, et si vous le souhaitez, vous pourrez ne commencer que demain.

- Merci, Amiral.

- Oh, Lieutenant... le Capitaine Kennedy a demandé à vous voir dès votre arrivée. Le matelot Spencer va vous conduire à sa cabine.

- Monsieur... On murmura à l'oreille du Commandant.

- Hum... Oui... Merci, Matelot Spencer. Il se tourna vers le Lieutenant. J'allais oublier, mais... Nous manquons un peu de place, en ce moment, Lieutenant Gemcity. Vous logerez donc dans la cabine du Capitaine Kennedy et du Lieutenant Hopkins..

- Bien, Monsieur. Merci, Monsieur. "

Quelques heures plus tôt, en début d'après-midi, à Washington...

Un coup d'œil à droite... Un coup d'œil à gauche... Personne en vue. Parfait, je vais pouvoir poursuivre mes investigations.

Alyson avait quitté le NCIS depuis quelques temps déjà, et pourtant, la première chose à laquelle elle avait pensé n'avait pas été de suivre les conseils de Ziva. Elle s'était rendue sur les berges du Potomac, et semblait y chercher quelque chose de précis.

Si seulement je pouvais trouver quelque chose. Un tout petit truc, n'importe quoi, tant que cela peut aider le NCIS dans son enquête. Avec un peu de chance, si je leur ramène un indice, une preuve, quoi que ce soit, Gibbs me pardonnera peut-être de... De quoi, au fait ?... Au fond, je ne vois même pas ce qu'il me reproche. C'est vrai, ça ! "Aidez les agents fédéraux et vous serez remerciés", disent-ils... Mon œil, oui ! Ce matin j'ai voulu les aider, et résultat ? J'ai failli être inculpée. Encore. Heureusement que Ziva était là... Ou pas... Qu'est-ce que... ?

Enfoui sous plusieurs brins d'herbes, un petit objet brillant tira l'adolescente de ses réflexions. Elle se pencha, sortit une loupe de sa poche, et examina le sol : un bouton de manchette !

Mince... C'est là qu'il me faudrait des gants... Ou un mouchoir propre... Mais oui !

Elle fouilla dans toutes les poches que pouvaient comporter ses vêtements, et trouva, au fond de l'une d'elle, un paquet de mouchoirs déjà bien entamé. Elle vida le paquet, glissa les deux ou trois kleenex restants au fond de son sac, puis se saisit du petit sachet, y fit glisser l'indice sans y toucher à l'intérieur, puis rangea le tout dans la poche de son veston de skai noir. Elle referma sa poche, se retourna, et pris le chemin du NCIS, où toute l'équipe présente là-bas la cherchait depuis son départ.

Retour sur l'USS Seahawk, sur lequel avait atterri, quelques minutes auparavant, l'avion transportant l'informaticien chargé de réparer le système informatique du navire. Toujours accompagné dudit Matelot Spencer, le Lieutenant Gemcity fut conduit à la cabine de Tony et de l'agent Sacks, toujours introuvable depuis 12:00 GMT.

" C'est ici, Monsieur.

- Merci, matelot. Le Matelot s'en alla, et le Lieutenant Gemcity frappa.

- Entrez !

- Alors, Capitaine, s'amusa l'homme, on fuit Dallas et les décapotables ?

- Cette voix... Tony se figea sur place quelques secondes, avant d'ouvrir de nouveau la bouche. Fermez la porte. "

Le lieutenant s'exécuta, puis, Tony se retourna et vit...


En théorie, vous avez sans doute déjà deviné qui Tony a sous les yeux, sinon... il faudra attendre la semaine prochaine :p et pour ceux qui ont deviné, gardez le secret ;)
Sur ce, a vos reviews, et à bientôt;)