Bonjour / Bonsoir tout le monde !
Bon âne né, et bonne sans thé à tous ! *partie jouer au curling avec les pingouins sur la banquise* Et qui dit nouvelle année dit résolutions, et l'une des miennes vous concerne, les z'amis : je me (et je vous) promets de poster un chapitre par semaine ! Rassurez-vous, j'ai déjà du stock en réserve ;)
Et pour bien tenir mes promesses, voici le premier chapitre de l'année. Au programme : un interrogatoire comique, une recherche aves des résultats inattendus... et une nouvelle présentation (parce que j'ai - enfin - trouvé comment faire pour que ce soit moins aéré entre deux répliques ')
So, enjoy :)
CHAPITRE VIII – PRISONNIERS
Enfermés dans les cellules du navire depuis quelques minutes seulement, McGee et DiNozzo avaient déjà commencé à réfléchir au pourquoi du comment de leur présence ici : le commandant du navire connaissait parfaitement la nature de leur mission à bord, ils se demandaient donc pourquoi et comment il avait pu laisser faire une telle erreur.
" Il y a forcément une erreur quelque part, affirma Tony.
- A mon avis, c'est plus qu'une simple erreur, réfléchit Tim.
- Comment ça ?
- Je ne sais pas, mais vu comment les choses se sont présentées, ça m'a l'air d'être plus qu'une erreur. Peut-être...
- Un piège, marmonna Tony, songeur.
- Un...
- Mais oui, c'est ça !
- Quoi ?
- C'est un piège ! On nous a piégé !
- Qui ?
- Je ne sais pas, moi... Essaye de deviner qui, parmi tout l'équipage, aurait intérêt à ce que ce petit trafic ne se sache pas ?
- Flint et Graham ?
- Exactement ! Ils ont du profiter d'une absence pour fourrer leur petit matériel dans notre cabine, et pof !
- Pof ?
- Pof, le tour est joué ! Ils continuent leur trafic, et nous, on trinque à leur place !
- Comment ils auraient pu entrer dans notre cabine sans se faire repérer ?
- Réfléchis, Gêne-City ! Il y a plus de 5000 marins sur ce navire. Le temps de tous les interroger, le Seahawk aura fait escale depuis bien longtemps, et...
- ... Ils auront eu tout le loisir de descendre à quai pour ne jamais remonter ! Tu es un génie, To...
- Chut ! Il se mit à murmurer, de crainte que le garde ne les entende. Pas si fort, McGogo... On a beau être enfermés ici comme des criminels, on n'en reste pas moins toujours en mission sous couverture !
- Déso... Aïe ! Mais ça ne va pas, la tête !
- On se calme, ou je vous sépare, compris ? Lança le garde.
- Compris, lança Tony, avant de se remettre à chuchoter. Ne t'excuse jamais, c'est un signe de faiblesse, tu avais oublié ?
- Non, mais... Et alors ? Le patron n'est pas là. Quelle importance, si...
- Ne commence pas à enfreindre les règles, McGâteau.
- Règle n° 13 : Les règles sont faites pour être enfreintes.
- Les règles, oui, mais pas celles de Gibbs.
- Vous n'avez pas un peu fini de jacasser, tous les deux ? Leur hurla le garde chargé de surveiller les prisonniers. De toute façon, c'est cuit pour vous. Le commandant en second arrive et, croyez-le ou non, mais ce n'est pas un tendre. "
Il n'avait pas menti quelques instants plus tard, le Commandant en second entra dans les cellules de son navire, pria le garde de les laisser - ce qu'il fit - puis, il s'installa confortablement sur une chaise, avant de commencer son petit interrogatoire.
" Où est passé notre petit chien de garde ? Ironisa Tony. "
Le Commandant en second les regarda attentivement, les yeux dans les yeux, pendant plusieurs minutes, si bien que Tim et Tony commencèrent à se poser de sérieuses questions à son sujet. S'il est pire que Gibbs, c'est foutu, pensa l'italien.
" Je vais être bref, tous les deux : Je sais que vous êtes... Il s'interrompit : l'officier du NCIS à bord, celui-là même qui remplaçait Tony depuis son départ, était venu écouter l'interrogatoire de son supérieur. Je sais ce que vous avez fait, et vous savez aussi bien que moi que c'est illégal. Vous avez sans doute une famille, des amis, à terre... Si vous voulez les revoir dans deux ans, et non dans 15, je vous conseille vivement de collaborer.
- Mais... "
Les deux hommes en cellule se regardèrent, interloqués : comment était-il possible que le Commandant en second et l'officier du NCIS à bord soient en train de les interroger à cet instant précis ? Puis, l'agent italien eut un flash : personne en dehors du Commandant n'était au courant qu'ils étaient des agents embarqués. Les hommes en face d'eux pensaient qu'ils étaient de simple marins comme les autres. Alors, Tony tenta discrètement de faire comprendre la chose à son collègue.
" Qui est votre fournisseur ? Demanda l'agent du NCIS.
- J'aime bien votre accent, lança Tony. Vous venez d'où ? A ton avis, Gem', d'où notre petit agent peut-il bien venir ?
- Je n'en sais rien, répondit honnêtement McGee, qui ne comprenait pas où son collègue voulait en venir.
- C'est forcément un pays d'Europe... Bulgarie ? Autriche ? Oh, Danemark, peut-être, agent...
- Martin. Agent François Martin, "Capitaine".
- Français ! Vous être Français ! Je savais bien que votre accent me disais quelque chose... Mon ex-petite amie était française... Une vraie plaie ! Ça se voit que vous ne savez pas comment elles sont... De vraies garces. Jamais contentes, et puis, elles ont toujours cette sale manie de se plaindre pour un oui, pour un non... Il changea soudain de sujet. Alors comme ça, le NCIS embauche des petits français... Nord ou sud ? A ton avis, Tommy, c'est un nordiste, ou un sudiste ?
- Un... Quoi ? Comment pourrais-je le savoir ?
- Un sudiste... Je suis sûr qu'il vient du sud, il a un petit bronzage, c'est typique... Voyons voir... Toulon, peut-être... Ou bien Marseille...
- Ah non, pas Marseille, ils détestent les flics, là-bas ! S'exclama Tim... Il commençait à comprendre l'objectif de son ami, et savait comment l'aider en conséquence.
- Si, il est forcément marseillais, sourit Tony, t'as vu le regard qu'il vient de te lancer ?
- Pour sûr, c'est qu'il me ferait presque aimer la sécurité que j'ai, à être séparé de lui par ces barreaux.
- A quoi cela nous mène-t-il ? Demanda le Commandant en second.
- Ne faites pas attention à ce qu'ils disent, ils veulent juste nous faire oublier pourquoi nous sommes ici, Monsieur... Mais, malheureusement pour eux, je n'oublie pas... Je repose la question : qui est votre fournisseur ?
- Alors là, bonne question... C'est qui, déjà, notre fournisseur, Gem' ?
- Aucune idée, Ken'.
- Ne m'appelle pas Ken', je ne suis pas une poupée.
- Oh, pardon, "Môssieur le président des Etats-Unis", s'amusa Tim.
- Qui vous donne la drogue ?! S'exclama l'agent Martin. "
Il était plus qu'exaspéré des digressions de ses suspects. Sa poussée de colère fit revenir à la triste réalité les deux agents sous couverture, qui, au final, prenaient un malin plaisir à jouer avec les nerfs de leur collègue.
" Oh, ça... J'en sais rien... Tu le sais, toi, Gem' ?
- Moi ?
- Oui, toi !
- Tu parles, je suis trop défoncé pour m'en souvenir.
- Bien, songea François, on va faire autrement... Qui est la dernière personne à être venu vous rendre visite ?
- Vous, pardi ! S'exclamèrent, à l'unisson, les deux amis.
- A part moi !
- Oh... Euh... Il y a eu... Euh...
- Le Commandant en second du navire.
- Exact, Gem', d'ailleurs, il est... Oh, il est là... Désolé, Commandant, j'ai la vue trouble, je ne vous avais pas vu.
- Il y avait aussi le matelot et le Capitaine...
- Oui, ceux qui sont venus nous arrêter !
- A part eux !
- Alors là, vous nous en posez, de ces questions...
- J'abandonne pour ce midi. Commandant, veillez à ce que les suspects soient séparés. S'il y a bien une chose que je sais, et que vos hommes ont oublié, c'est qu'il ne faut jamais mettre deux suspects dans la même pièce... Quoi ?
- Rien, répondit Tony.
- Pourquoi souriez-vous comme ça, Capitaine Kennedy?
- Vous allez la garder ?
- Qui ?
- Notre drogue, pardi !
- Donc, vous reconnaissez que...
- Non, j'ai rien dit de ça.
- Pitié, pas ça, Capitaine, lâcha Tim, de désespoir.
- Quoi ?
- Chut, chut, je me concentre... Tony posa ses mains sur sa tête, comme s'il s'essayait à la transmission de pensée, mais... Super, vous m'avez fait oublié le titre !
- Le titre ? S'interrogea l'agent embarqué.
- Il est très branché cinéma... Un peu trop, à mon goût, mais...
- Peu importe ! S'exclama François. Pourquoi garderais-je selon vous la drogue ?
- Parce que vous êtes flic, et que tout le monde sait que les barbouzes sont des ripoux. Sûr que vous allez foutre la came sous scellé quelques temps, le temps nécessaire pour qu'on nous balargue au séchoir, et quand on sera au gniouf, vous allez prendre le crack et le revendre à deux ou trois pauvres junkies qui claqueront le peu de kopecks qu'ils auront gagné au chagrin à se payer leur petit rail... Simple comme bonjour...
- Quoi ? Demanda l'agent du NCIS.
- Je suis pas certain que ces messieurs aient compris quoi que ce soit à ton argot, Ken', rit Tim.
- Donc, reprit Tony en feignant d'ignorer la remarque de son ami, vous êtes flic et prônez l'utilisation de la drogue... Intéressant, vraiment...
- Je n'ai jamais dit ça ! S'insurgea l'agent embarqué. De toute façon, peu importe : ce n'est pas moi, qui suis en cellule, c'est vous, et la chose vous amuse sans doute, mais je prouverai que vous êtes coupable.
- Peut-être essayent-ils simplement de vous faire comprendre qu'ils ont été piégés, agent Martin.
- Peut-être, Commandant, mais j'en doute. Bon après-midi, Messieurs. Commandant, si vous voulez bien me suivre... "
L'agent Martin et le Commandant quittèrent la cellule des deux prisonniers, et se rendirent dans le bureau dudit agent du NCIS.
" On a eu chaud, ce midi.
- Ouais, tu l'as dit, mais bon... faut pas se leurrer, ils vont bien revenir à la charge. "
Pendant ce temps-là, Abby avait enfin fini d'analyser le mystérieux indice trouvé par l'adolescente.
" Gibbs ?
- Abby ?
- On a un énorme problème. Je veux dire, même un troupeau d'éléphants géants, ou même Einstein se creusant les méninges sur e=mc², ou Archimède cherchant encore le pourquoi du comment de son théorème, c'est rien, à côté de ça...
- C'est quoi, Abby ?
- Ça, Ziva, c'est l'explication au fait que personne n'ai jamais pu démanteler le trafic de drogue de l'USS Seahawk...
- Des empreintes ?
- Qu'est-ce que tu fiches ici, toi ? Lança furieusement le chef d'équipe à Alyson, entrée en toute discrétion.
- Désolée, Gibbs, je n'ai pas pu m'empêcher de venir fouiner. C'est MA preuve, après tout.
- Gibbs...
- Oui ?
- Regarde ces empreintes.
- Lieutenant-Colonel Ewin.A. Fray, lut l'adolescente. Et alors ?
- C'est le commandant du Seahawk, lui rappela Ziva.
- Et merde, lança Gibbs, avant de s'apprêter à quitter le labo, pour prévenir ses agents.
- Gibbs, Gibbs, Gibbs, Gibbs, attends ! S'écria Abby. Ce n'est pas fini, il y a pire !
- Pire ? Qu'est-ce qui pourrait être pire qu'un Commandant corrompu ? Demanda Ziva.
- Un agent Corrompu. J'ai trouvé une empreinte partielle sur le corps, ainsi que sur le bouton...
- François Martin ? Lut la jeune israélienne.
- L'agent embarqué sur l'USS Seahawk ? Qu'est-ce qu'il vient fiche là-dedans, Abby ?
- J'ai fouillé dans son passé et, crois-moi, ça m'a pris un temps infini de remonter toutes les fausses pistes, tous les...
- Les faits, Abby !
- L'agent François Martin n'est pas agent du NCIS...
- Qu'est-ce qu'il est, alors ?
- Un trafiquant international... Gibbs, s'inquiéta Abby... S'ils découvrent la vérité... Tony, McGee et Sacks n'ont aucune chance de sortir vivants du navire... "
Et voilà, n'hésitez pas à me laisser une petite review (ça fait toujours plaisir ;)) et... Dites-moi ce que vous pensez de cette nouvelle mise en page :)
