Tout avait commencé comme prévu : les mangemorts étaient entrés dans le château dans un silence de mort alors que tous les combattants étaient cachés. Mc Gonagall avait lancé l'assaut puis tout avait dérapé. Cinq élèves de serpentard à qui tout le monde faisait confiance s'étaient retournés contre l'armée de Poudlard, une catastrophe. Les combats devaient se maintenir dans le château afin d'assurer une bonne connaissance du terrain au camp d'Harry mais ils s'étaient finalement étendus jusqu'aux abords du parc. Les combattants tombaient un à un alors que les mangemorts avançaient, imperturbables. Un cauchemar.
Du haut de son talus, Hermione observait la scène, comme hypnotisée. Elle n'arrivait plus à réfléchir de manière censée. Elle n'arrivait plus à bouger. Elle ne pouvait plus rien faire. Il ne restait qu'une quarantaine de combattants de Poudlard et une centaine d'elfes et de gobelins, une maigre armée en somme. Ils étaient perdus. Elle vit alors l'impensable : Harry se faisait dominer pour la première fois par Voldemort, il semblait en très mauvaise posture. Pourtant, elle savait qu'elle ne pouvait rien faire pour l'aider : c'était un combat qu'il devait achever seul, quelqu'en soit l'issue. Elle le regardait, torturée par la culpabilité et l'angoisse. Elle voyait son meilleur ami crouler sous les coups, le visage ensanglanté et la cicatrice en feu…
Que Merlin lui vienne en aide…
Elle chercha alors Ron des yeux et le vit à terre. Elle se précipita vers lui et lui fournit les premiers soins : il était salement amoché mais sa vie ne semblait pas en danger. Il ouvrit les yeux et un léger sourire à peine perceptible apparut lorsqu'il la vit au- dessus de lui. Hermione leva une dernière fois les yeux sur Harry puis se tourna vers Ron, le visage grave.
« Ron, il faut que tu m'écoutes attentivement.
« Oui ma mione tout ce que tu…
« Harry est entrain de mourir.
« Qu…Quoi ?
En disant cela, Hermione sentit les larmes coulaient sur ses joues mais elle décida de continuer à parler, à lui transmettre son plan, il le fallait, ils n'avaient plus le choix.
« Ecoute moi Ron, s'il te plaît... Nous ne pouvons plus rien y faire. Je l'ai vu… il est très mal en point, il n'arrive plus à se défendre… Ron, il faut que juste avant sa mort nous allions le voir… et que nous lui disions qu'il a gagné… pour qu'il parte en paix…
« Mione, on ne peut pas faire ça… il ne peut pas mourir… C'est Harry, c'est mon frère ! Il ne mourra pas…
« Ron s'il te plait, arrête ! Harry va mourir, c'est une certitude. Mais ce n'est pas tout…
« Quoi encore ?
« Nous allons perdre la guerre.
Le choc de la déclaration lui fit faire un bon et il se retrouva debout, au milieu des sorts qui fusaient de part en part. Hermione lui attrapa violemment le bras et le plaqua au sol.
« Tu es fou Ron ! Tu pourrais te faire tuer !
« C'est toi qui est folle Hermione de dire une chose pareille !
« Tais-toi et écoute moi. Nous allons perdre cette bataille car nos combattants tombent un à un. Il faut rester lucide Ron. Nous prendrons la tête d'un groupe opposé à Voldemort et nous le vaincrons d'une manière ou d'une autre. Maintenant, nous devons aller voir Harry pour lui dire au revoir…
Les deux jeunes gens se levèrent, esquissèrent quelques mouvements de baguettes pour éviter les sorts qui fusaient et se précipitèrent sur le corps inconscient de Harry. Le jeune homme avait une énorme cicatrice sur tout le torse, le visage tuméfié et une plaie béante au niveau du cou. Sa respiration était plus que saccadée et il tremblait de tous ses membres. Hermione l'appela deux fois avant qu'il n'ouvre les yeux.
« J'ai perdu… je vais mourir…
« Non Harry, tu ne vas pas mourir, tu ne peux pas nous abandonner…
Hermione sentait toute sa volonté l'abandonner et les larmes couler en abondance sur ses joues. Heureusement, elle sentit Ron prendre les choses en main.
« Eh tu as gagné mec ! T'es un vrai héros maintenant !
Hermione vit la difficulé de Ron à mentir ainsi délibérément à son meilleur ami mais elle savait au fond d'elle que c'était le bonne solution. Il fallait que l'enfant martyr parte en paix.
« Oui bravo Harry, tu l'as vaincu !
« C'est vrai ? ….
« Oui Voldemort est mort, nous allons pouvoir vivre heureux et en paix, comme tu l'as toujours voulu ! N'est-ce pas merveilleux ?
Hermione aperçut l'ombre menaçante de Voldemort s'approcher d'eux à pas lents, comme la sourde promesse d'une mort prochaine. Elle pria alors de toutes ses forces pour que Harry parte avant de voir le charnier qui les entourait.
« Je vous aime tellement… J'aurai aimé fêter la victoire avec vous… Vivez heureux…
« Harry reste avec nous ! RESTE !
Et le survivant, après un bref sourire apaisé, ferma les yeux pour la dernière fois. Un rire d'une puissance et d'une cruauté sans nom retentit dans le parc et les glaça tous d'effroi.
Lord Voldemort avait vaincu Harry Potter.
« Ron, on doit partir…
Hermione tentait de chuchoter quelques mots à l'oreille de Ron. Il devait agir vite sinon, ils étaient perdus.
« Ron, vite !
Le jeune homme mit dix secondes à réagir : il ne voulait pas laisser le corps de son meilleur ami là, dans la boue, mais il savait qu'ils ne pouvaient pas le transporter. Fou de douleur, il attrapa la main de la jeune fille et ils coururent vers le château en emportant le maximum d'elfes, d'élèves, de membres de l'Ordre, de professeurs et de gobelins sur leur passage.
Les combats faisaient toujours rage dans le parc mais tant pis, ils devaient prévoir un plan pour la suite désormais et c'est Ron qui en prendrait la tête. Il s'avança face au groupe, la main d'Hermione toujours vissée à la sienne et parla d'une voix atone et sans émotion.
« Nous venons de perdre Harry…
Sa première phrase provoqua une vague de cris et de pleurs parmi la petite foule réunie.
« … mais nous devons continuer la lutte. A tout prix.
Son ton dur et froid en étonna plus d'un mais Hermione savait qu'il ne pouvait pas craquer face à eux. Il le ferait plus tard, quand ils seraient tous les deux.
« Voldemort a gagné cette bataille mais il ne gagnera pas la guerre. Nous allons soigner nos blessés, brûler nos morts pour éviter les maladies.
Un murmure d'effroi saisit l'assemblée : brûler les morts était considéré comme un sacrilège chez les sorciers.
« Nous sommes en guerre, nous n'avons pas le choix !
La voix de Ron claquait comme un coup de fouet, ses yeux vrillaient l'assemblée d'un regard acéré et dur où flamboyait une rage sans limite. Il se tenait droit comme un i. Il n'était plus un gamin, il était un chef de guerre accompli. Hermione ne put s'empêcher d'être fière de lui : jamais elle n'aurait pensé que Ron Weasley pouvait être capable d'une telle prestance, et cela la rassura.
« Ecoutez moi ! Nous n'avons pas beaucoup de temps. Il faut faire cesser les combats dehors. Organisez le repli des troupes et acheminez morts et blessés dans la Grande Salle puis nous nous réunirons à nouveau. Une fois tout le monde à l'intérieur, les mangemorts se retireront et nous fermerons le château.
Sur ces derniers mots, tout le monde obéit : personne n'aurait eu l'idée de le contredire à cet instant. Les combats durèrent jusqu'au soir et, à la nuit tombée, Voldemort ordonna le retrait de ses troupes. Plusieurs autres combattants étaient tombés dans l'après midi, beaucoup trop.
Une fois les mangemorts partis, la longue parade des corps commença. Hermione et Ron prirent délicatement celui de leur meilleur ami et l'emmenèrent dans la Grande Salle, à l'écart des autres. Hermione nettoya son visage avec une manche de sa chemise et Ron l'emmayota dans un drap blanc qu'il trouva sur un brancard. Ils se recueillirent quelques minutes sur son corps et le laissèrent là. Seul Harry bénéficierait d'une tombe au titre de héros de guerre.
Hermione déposa un baiser sur la joue rugueuse et terreuse de Ron puis tous deux allèrent aider les autres. Le balais mortuaire dura toute la nuit. La Grande Salle fourmillait et puait le sang, la sueur, la peur et la peine. Une fois tous les corps rentrés à l'intérieur, les troisièmes et quatrièmes année barricadèrent le château de dizaine de sorts afin que plus aucune entrée ou sortie ne soit possible. Les premiers rayons de soleil qui éclairèrent la Grande Salle ne firent que montrer davantage le charnier dans lequel ils se trouvaient tous.
Les blessés légers avaient tous été guéris dans les plus brefs délais afin d'aider pour les cas les plus sérieux. La plupart étaient sauvés mais beaucoup mourraient malgré les soins.
La journée du lendemain fut consacrée aux adieux aux morts. Tous les élèves, professeurs et créatures magiques étaient réunis dans le parc face à un énorme entassement de corps. Une longue cérémonie eut lieu durant laquelle chaque combattant tombé reçu un hommage digne puis le corps professoral dans son entier leva sa baguette et, en un sort, tous les corps disparurent. La solution de Ron avait été abandonnée car juger trop barbare. Les faire disparaitre semblait beaucoup plus correct pour la communauté sorcière. Un long silence suivit la disparition jusqu'à ce qu'une musique douce retentisse. La foule vit alors s'avancer Ron et Hermione tenant le corps d'Harry enveloppé dans un drap d'une blancheur éclatante. Les deux jeunes gens avaient le visage grave et déterminé. Tous lui rendirent hommage et une stèle blanche en marbre fut édifiée à l'emplacement de sa tombe. La foule regagnit alors le château qui fut à nouveau barricadé.
La Grande Salle avait repris sa fonction première et le dîner servi se déroula dans un grand silence, seulement interrompu par des pleurs ou des cliquetis de couverts. Ils n'avaient rien avalé depuis l'avant bataille. Pourtant, se retrouver assis ici, comme à la normale, alors que tant de places restaient vides leur semblait complètement incongru. Cependant, ils devaient reprendre des forces pour continuer la lutte, c'était vital.
Après le dîner, tout Poudlard resta dans la Grande salle. Ron, Hermione et les membres de l'Ordre restant s'avancèrent face aux autres et Ron prit la parole.
« Je ne vous retiendrai pas longtemps ce soir car nous avons tous besoin de repos. Je veux seulement vous dire ceci : nous sommes tous accablés par la fatigue et le chagrin… mais nous devons nous montrer fort, prêts à prendre notre revanche et à venger nos amis, nos parents. Demain matin, nous nous réunirons à nouveau après le petit déjeuner et nous établirons un plan d'attaque. Bonne nuit à tous.
Tout le monde acquieça et chacun se dirigea vers sa chambre. Certains se retrouvaient seuls désormais et rejoignaient donc d'autres dans leur chambre. Lorsque Ron et Hermione pénetrèrent dans la leur, un grand vide se fit sentir et ils restèrent à l'entrée, immobiles, bien conscients désormais de l'absence d'Harry. Hermione sentit Ron trembler et elle le serra contre lui du plus fort qu'elle put. Ils se figèrent dans cette position, désemparés et seuls au monde.
« Ça n'aurait jamais du arriver… Harry était prêt depuis longtemps… il n'avait pas le droit de mourir !
« Ron, ne dis pas ça… bien sûr qu'il était prêt mais il savait qu'il risquait sa vie…
« Je m'en fiche de ça ! C'était mon frère, mon ami, il ne pouvait pas mourir !
Le desespoir dans sa voix était tel qu'Hermione ne sut quoi répondre. Elle resta contre lui jusqu'à ce qu'il s'éloigne.
« Je suis désolé Mione mais j'ai besoin d'être seul là. Je ne peux pas rester ici.
Et il sortit de la chambre en courant sans un regard pour elle. Hermione ne tenta pas de le rattraper, c'était inutile. Elle ne lui en voulait pas non plus, elle comprenait. Elle ne voulait pas non plus rester ici, cette pièce lui rappelait trop Harry. Elle se balada dans les couloirs mais tout lui rappeler Harry, chaque couloir, chaque coin de mur, chaque passage secret. C'était une douleur sourde, insupportable. Elle n'arrivait même pas à réaliser qu'elle ne le verrait plus jamais. Elle laissa libre cours à ses pensées et à ses larmes qu'elle avait retenues durant des jours. Elle voulut sortir dans le parc mais se souvint que toutes les sorties du château étaient désormais condamnées. Elle se dirigea alors machinalement vers les endroits que Harry préférait : la Grande Salle, la salle sur demande, celle des cours de défense contre les forces du mal, la vollière et à chaque fois, elle s'asseyait et se rappelait quelques souvenirs. Un courant d'air froid la fit se lever et elle rejoignit la tour d'astronomie, lieu de refuge de Harry lorsqu'il n'était pas bien. En bas des marches, elle entendit du bruit en haut de la tour et ce qu'elle perçut la glaça de désespoir.
Harry, mon frère, mon vieux, pourquoi t'es parti ? POURQUOI ? T'avais pas le droit, tu devais rester avec moi, avec Hermione… Tu nous as abandonné ! Je te déteste Harry, je te hais ! Pourquoi tu as fait ça ? hein Harry, t'étais pas heureux avec nous ? Putain Harry, reviens… J'y arriverai pas sans toi… Ils veulent que je sois leur chef… la bonne blague, je suis sûr que tu en ris de là où t'es… tu m'étonnes… je m'en veux tellement de t'avoir menti Harry… mais on avait pas le choix… je suis désolé Harry, tellement désolé… je voulais que tu partes heureux… qu'est ce que tu aurais fait à ma place ? Hein ? Qu'est ce que t'aurais fait ? j'le saurai jamais… Vaut mieux que tu sois mort plutôt que de voir le bordel que c'est ici… t'as de la chance en fait… p'tèt que j'te rejoindrai bientôt après tout… qui sait… Au moins tu as retrouvé tes parents… y en a tellement qui sont morts aussi… tout le monde est déprimé… c'est pitoyable… y a même Mc Go qui pleurait à ton enterrement… ça t'aurais fait rire…
Les larmes d'Hermione avait recommencé de plus belle. Il n'avait rien dit ni rien laisser percevoir depuis trois jours et là, d'un coup, il craquait complètement. Hermione n'en perçut que davantage la déchirure qu'ils avaient désormais en eux et qu'ils porteraient toute leur vie. Quelques minutes plus tard, elle entendit Ron descendre de la tour mais elle n'eut pas le temps de se cacher. Lorsqu'il la vit, il s'immobilisa sur la dernière marche, l'observa, s'approcha d'elle et la serra de toutes ses forces. Surprise par tant de douceur alors qu'elle s'attendait à de la colère, elle se laissa aller à cette étreinte. Elle sentit les larmes de Ron couler le long de sa nuque mais elle s'en fichait.
« Je… Je ne voulais pas t'écouter mais je suis arrivée là et…
« Ça n'a aucune importance Mione. Je suis désolé de t'avoir laissé mais j'avais besoin de faire ça sans toi.
« Je le sais Ron, ça m'est égal… mais ne me quitte plus.
« Non, je resterai avec toi, je te le promets.
« Je me sens tellement vide… je ne sais pas si je serai capable de continuer sans lui.
Ron s'écarta un peu d'elle et lui prit le visage entre ses grandes mains. Les sillons de ses larmes se distinguaient nettement sur sa peau mais sa voix paraissait plus ferme que quelques minutes auparavant.
« Bien sûr que si Mione, nous y arriverons, ensemble. Harry ne voudrait pas te voir affaiblie, il aimait te voir forte, fière et droite, il aimait la lionne en toi alors continue ! Je serai à tes côtés, tout le temps, ce sera dur mais nous vaincrons cette ordure pour Harry.
Il posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Hermione fut extrêmement touchée par ses mots et ses gestes si tendres. Elle ne l'en aurait pas cru capable avant. Avant… ce mot lui paraissait si innocent. Avant, ils se caressaient innocement… avant, ils étaient tous les trois… avant Ron était avait la capacité émotionnelle d'une cuillère à café… avant Harry était là.
« Viens, Mione, il faut que l'on dorme un peu.
« Le soleil est entrain de se lever, il faut rejoindre les autres.
« Vas te coucher toi alors, tu es épuisée…
« Non ! Je reste avec toi. Je ne veux pas être seule.
Ron attrapa alors fermement sa main et ils se dirigèrent tous deux vers la Grande Salle où la plupart des étudiants et membres de l'ordre était déjà là, les traits tirés. Personne n'avait dormi cette nuit là si bien que certains s'étaient réunis dans la Grande Salle dès le petit matin. Personne ne parlait beaucoup mais au moins ils étaient ensembles, unis dans la même douleur. Lorsque Ron et Hermione entrèrent, tous les regards se tournèrent vers eux.
« Mes amis, un nouveau jour se lève, celui de notre victoire. Nous devons nous organiser le plus efficacement possible. Avant toute chose, je vous propose d'établir un système de vote. Si vous voulez proposer une règle de conduite ou tout simplement si vous avez des remarques à faire, vous pourrez les écrire et les déposer dans une urne qui sera située aux portes de la Grande Salle. Chacune des propositions émises sera votée à main levée ici même par l'ensemble des membres de Poudlard.
Un murmure d'approbation se fit entendre ce qui conforta Ron pour la suite de son discours.
« La première proposition sera donc celle-ci : je sais que beaucoup d'entre vous ont perdu des amis proches et qu'ils sont donc seuls dans leurs chambres. Il ne faudrait imposer à personne de dormir seul. Ainsi, je propose que ceux qui le souhaitent puissent dormir dans la Grande Salle qui sera aménagée pour eux chaque nuit. Qui est pour ?
Toutes les mains se levèrent, ainsi que celles des professeurs et membres de l'Ordre.
« Bien. Je laisse désormais la parole à Hermione.
« Hum… nous devons nous organiser de la manière la plus rationnelle possible. Pour le moment, nous sommes en sécurité dans le château mais à l'extérieur, c'est le chaos. Nous avons obtenu des informations sur ce qu'il se passe et je ne vous le cacherai pas : le monde est à feu et à sang. Les mangemorts ont pris presque tout le territoire sous leurs ordres.
Cette déclaration suscita des exclamations de haine et de stupeur.
« Chut, s'il vous plaît, il faut être efficace ! Nous ne pouvons pas rester à Poudlard éternellement mais le château sera notre QG, notre lieu de rassemblement, de soin, le point stratégique de notre camp. Hier soir, nous l'avons rendu incartable. Les mangemorts ne pourront le trouver que si l'un de vous leur donne l'adresse exacte. Nous comptons donc sur vous. Plusieurs groupes de résistants s'organisent à Londres, nous devons donc les rejoindre et s'allier à eux. Nous partons demain matin. Nous vous donnerons les instructions au cours de la journée. Ah, un dernier détail : tous les membres de Poudlard devront passer voir les membres de l'Ordre afin que l'on récupère votre trace magique. Ceux qui ne le feront pas ne pourront ni sortir ni entrer dans le château. »
