CHAPITRE UN . IT RAINED ALL NIGHT
Neil n'a pas de sens. Pas qu'elle eut jamais voulu que son prénom en ait un. Elle a toujours pensé que c'était la personne qui devait donner le sens et pas le nom. Pourtant, Neil, si le mot en lui-même vient de nulle part, évoque quelque chose.
Neil, c'est la Nuit.
Et la Nuit, elle a indubitablement un sens. Des sens, même. Elle est partout, tout le temps, toujours à portée de main et en même temps si insaisissable. Dans ce monde en particulier. Personne ne sait pourquoi mais un jour, la lumière a cessé de tomber du ciel. Le ciel est devenu noir, le froid a envahi la terre des humains et le monde s'est transformé.
Les humains sont la race la plus tenace, la plus maligne (dans tous les sens du terme). Ils se sont accrochés, entretués, réorganisés. Une nouvelle société, qui avait pris du pire comme du meilleur de toutes les précédentes, s'est imposée. Et c'est à peu près à ce moment-là que Neil est née.
Et on l'a appelée un peu comme la Nuit. Et elle est devenue un peu comme la Nuit.
Et parfois elle se demande si c'est son prénom qui l'a faite ou si c'est parce qu'elle est ainsi, que c'est à la Nuit qu'elle s'associe.
Dans ce monde de la Nuit perpétuelle, pour survivre au froid, les hommes se sont enfermés dans des bulles. On a créé les Dômes et des villes en dessous. Mais comme les Dômes, faits d'énergie pure, sont limités en taille, on a limité la population admise à y vivre. Pour vivre maintenant, il faut se battre.
Littéralement.
Neil est mal partie dans la vie. La natalité sous les dômes est très strictement contrôlée. Alors quand un indésirable naît, les autorités se l'approprient et en général, s'en débarrassent. Un nouveau-né non contrôlé est inutile. C'est une faible bouche à nourrir. Si son patrimoine génétique n'est pas intéressant ou ses géniteurs pas suffisamment riches, on l'envoie crever dans le Dehors.
Avant d'être laissée à mourir, une personne a cependant estimé que Neil avait du potentiel. Ca arrive parfois. On appelle cette personne le Corbeau (on ne lui connaît pas d'autre nom). Tous les jours (le mot "jour" est un tic de langage dont il est encore difficile de se débarrasser), le Corbeau va dans le sas des indésirables, où il parcourt lentement les différentes sections (nouveaux-nés, adolescents, matures, vieillards). Le Corbeau a toute autorité, aussi, lorsqu'il voit quelque chose qui l'intéresse, l'Indésirable devient Intéressant.
Selon sa Maîtresse, Neil doit la vie à la couleur de ses yeux. Après la purge qui a suivi la construction des Dômes, il ne restait que des gens beaux, aux yeux clairs et aux cheveux blonds. Alors ce nourrisson chauve, gras et surnuméraire a attiré le regard expert du Corbeau.
Il paraît même que le Corbeau l'a pris dans ses bras (chose d'une incroyable rareté), et l'a amené en personne à la Tour des Femmes, cet austère pic de verre teinté, joyau d'architecture dont on ne sait rien si l'on n'en fait pas partie, en dehors du fait qu'il abrite les Amazones. Séductrices, féroces et secrètes Amazones.
C'est le Corbeau qui l'a appelée Neil. Normalement, les noms doivent avoir un sens. Mais comme c'est le Corbeau qui a choisi, les Femmes de la Tour n'ont pas bronché. On s'est dit que l'enfant aux yeux noirs, noirs comme la Nuit, devait s'appeler ainsi. Neil. Nuit. Noir. Comme tout est lié et que dans cette société seul l'extraordinaire devient Intéressant, cette enfant qui avait été choisie pour sa particularité par une personne d'une particulière importance, avait devant elle un destin extraordinaire.
Et l'on peut dire que Neil a réussi, d'une certaine manière, à satisfaire les prédictions des Femmes. Neil a grandi, elle a appris, et elle devenue elle-même une Amazone. Disciple exemplaire de l'art de la séduction, de la guerre et de la manipulation mais surtout, favorite incontestable du Corbeau.
C'est à tout ça et tellement d'autres choses qu'elle pense, tandis qu'elle apporte une dernière touche de poudre noire autour de ses yeux, et de rouge sombre sur ses lèvres. Le maquillage spécifique des Amazones. Elle enfile ensuite ses gants de cuir noir mat (à l'image du reste de sa tenue, souple, couvrante et près du corps), ses bottes sans talons à semelle fine, et sort de sa chambre.
Elle a été appelée quelques minutes plus tôt, au sortir de ses deux heures de sommeil journalières. Un message bref et impérieux, codé de manière à ce qu'elle seule (et quelque rares initiées) puisse le comprendre. Cinq mots brefs, sortis directement de la bouche du Corbeau et qui, après décodage, donneraient : "Dehors." "Véhicule." "Recherche." "Appel." "Maintenant.".
Le Corbeau l'attend dans la Zone de Recherche, un endroit connu des seules Amazones, loin dans le Dehors glacial. Un véhicule rapide lui a été réservé. Une mission va lui être assignée. Immédiatement, et par le Corbeau en personne.
C'est une chose très rare, ce genre d'appel impromptu, surtout dans le Dehors.
Neil est une créature taillée pour le Dôme. Elle connaît la danse, l'esprit des hommes et des femmes qu'elle séduit. Elle est même l'une des meilleures dans son domaine. Son physique n'est pas le plus avantageux, mais sa compréhension de son corps et de ce qu'elle peut en faire lui a permis de s'imposer dans la haute société si tordue et malsaine de la ville.
Les Amazones font partie des rares à posséder les moyens de sortir des Dômes et d'explorer le Dehors. Grâce aux véhicules de déplacement rapide (des sortes de dômes miniatures amovibles) et avec les Laides (celles qui n'ont ni le physique ni la technique pour séduire ou qui se sont avérées tout simplement trop douées en Recherche), qui creusent sans relâche le sol, à la recherche du passé, et de la raison pour laquelle le soleil s'est éteint.
C'est la première et véritable mission des Femmes de la Tour.
Comme prévu, le véhicule est là à l'attendre au pied du bâtiment. Personne à son bord, le trajet est auto-programmé. Il s'agit d'un simple disque métallique en aluminium bleu Nuit, mat, avec en son centre une tige de la même matière, le tout flottant à quelques centimètres du sol. Elle monte dessus et à l'instant où sa main entre en contact avec l'élément central du véhicule, une bulle d'énergie pure se déploie autour d'elle, avant que l'engin se mette en marche. Elle traverse la ville en quelques secondes, avant de passer le grand Dôme et de s'élancer dans le Dehors.
Elle ne voit pas grand-chose de ce qui l'entoure, tout simplement parce qu'il n'y a rien à voir. Depuis un siècle que le jour ne s'est pas levé, le monde n'est plus qu'un vaste désert glacial, agité de temps en temps par de redoutables tempêtes grises, balayant les restes de l'Avant, brisant tout sur leur passage. Il n'y a que les Dômes pour y résister, vague reflet de ce que fut l'humanité à une certaine époque.
Puis, l'engin passe une sorte de miroir arrondi, il s'arrête, la bulle d'énergie se résorbe et Neil descend. Elle retrouve le métal dépoli des murs et le béton du sol dans le sas d'entrée de la Zone n°4, la plus récente des zones de recherche des Laides.
Quelqu'un l'attend. C'est Aurore.
Aurore s'appelle ainsi à cause de ses géniteurs, qui faisaient partie de ces adorateurs du soleil disparu qui pensaient qu'appeler leur progéniture du nom de leur fantasme le ferait se réaliser. (j'ai modifié un peu la phrase pour la fluidité) Aurore est une blonde à la peau et aux yeux très clairs. Ça, avec son physique long et fin, sans compter sa maladresse naturelle, ont fait que malgré sa grande intelligence, Aurore n'a jamais été destinée à rester dans la ville. Neil et elle ont le même âge, elles ont grandi ensemble, appris, jusqu'à ce que leurs particularités respectives les séparent.
Aurore est ce qui se rapproche le plus d'une amie pour Neil. C'est pour cela qu'elle ne bronche pas lorsque la blonde l'interpelle de ce ton toujours aussi joyeux et incongru :
- Neil ! Neil ! C'est ici. Le Corbeau t'attend.
Elle pointe de sa main gantée l'une des entrées, indiquant d'un geste du poignet qu'elle doit la suivre.
- Merci, Aurore, répond sobrement Neil tout en lui emboîtant le pas.
Elles ne croisent personne sur leur chemin, qui les emmène d'escalier en escalier, relativement bas sous le niveau du sol. La zone semble avoir été brusquement vidée de ses quelques occupantes. Ici et là, on voit les restes de travaux inachevés et de documents non classés. Et il y a Aurore, qui malgré son caractère bavard et après une simple salutation ne semble pas encline à parler. Des choses très sérieuses se préparent.
Et puis, il y a le Corbeau. Elle sait qu'elle va le voir à l'instant où Aurore s'efface devant l'entrée d'une petite pièce aveugle, toute en longueur, très mal éclairée et complètement vide. Du sol au plafond, le même métal dépoli, froid et impersonnel. Puis, tout au fond, là où le peu de lumière empêche de distinguer correctement les détails, l'ombre. Haute silhouette couverte d'une épaisse cape noire, qui masque corps et visage. Neil hésite un instant sur le pas de la porte grande ouverte, puis entre en baissant le regard, avant de refermer soigneusement derrière elle.
- Corbeau ? murmure-t-elle alors, d'un ton bas et humble.
- Assieds-toi.
Sa voix, comme toujours, est asexuée et sans âge. Profonde et impérieuse. Neil obéit sans un mot, s'asseyant sur l'unique siège (un petit tabouret en aluminium), placé juste à côté de la porte. Elle reste ainsi assez loin du Corbeau, chose qui ne l'étonne pas vraiment.
Malgré son statut de favorite, ce n'est que la troisième fois (si l'on excepte le jour de sa naissance) qu'elle rencontre le Corbeau.
La première n'est qu'un vague souvenir qui traîne au fond de son esprit. Elle avait treize ans à l'époque, et s'apprêtait à entrer en apprentissage pour devenir une Amazone. On avait très tôt détecté ses talents, sans compter son physique qui s'annonçait particulier en ce début de puberté. C'était le Corbeau lui-même qui avait décidé de qui serait sa Maîtresse, et pour la plus prometteuse des apprenties, il avait choisi la meilleure des Maîtresses. Cela n'avait duré que quelques brèves minutes, et à l'époque, Neil se sentait plus concernée par la réputation d'intransigeance de sa future éducatrice que par la présence muette de leur chef.
La deuxième fois, elle s'en souvenait bien plus. Elle venait de terminer sa formation avec un an d'avance, et c'était avec honneur qu'elle avait reçu les compliments du Corbeau devant ses camarades, ainsi que sa première mission. Mission qu'elle avait d'ailleurs réussi facilement, puisqu'il ne s'agissait que d'intégrer un cercle de "discussion" assez huppé. Elle avait ensuite enchaîné de petites missions de cet acabit, cette fois-ci données de manière indirecte. Enfin, deux ans plus tard, Neil avait vingt-trois ans et comme aujourd'hui, elle avait reçu un message codé du Corbeau pour une entrevue plus privée. La mission avait été ardue et dangereuse. Il s'agissait d'un travail de renseignement classique : infiltrer, séduire, puis disparaître. Le tout dans le Dôme voisin, alors en guerre avec sa ville. Bien entendu, elle avait parfaitement accompli son devoir.
Puis, silence radio pendant trois ans. Jusqu'à ce matin.
- Nous avons fait une découverte. Quelque chose de suffisamment extraordinaire pour que je t'appelle immédiatement, Neil. Quelque chose que nous attendions depuis très longtemps.
L'Amazone écarquille légèrement les yeux, étonnée par cette entrée en matière.
- Et qu'est-ce que cette chose ? se surprend-elle à demander.
- Tu sais, Neil, que tout est lié. Et que je ne t'ai pas choisie par hasard. Dans d'autres circonstances... Peu importent les autres circonstances. Les choses sont telles qu'elles sont à l'instant où elles se déroulent, et ne seront jamais autrement. N'est-ce pas, Neil ?
Un ange passe. Puis curieusement, tandis que le Corbeau reprend la parole, l'Amazone croit entendre un sourire dans sa voix.
- Et tu sais que cette question n'attend pas de réponse, parce que quelle que soit la réponse, elle sera fausse.
- Corbeau...
Neil ne comprend pas où il veut en venir.
- Les Amazones sont nées avec la disparition du soleil. Tu connais notre but premier, et tu travailles indirectement à son accomplissement en nous donnant le pouvoir, grâce à la séduction.
- Nous voulons comprendre la disparition du soleil, répond-elle comme on récite une leçon.
- Non, Neil, ça nous le savons déjà.
- Quoi ?
- Le soleil s'est éteint avec la mort du dernier des Magiciens. Sa magie était la seule chose qui raccrochait encore les Valar aux hommes.
- Valar ?
- Des dieux, auxquels personne ne croit plus. Et comme les Hommes se sont désintéressés des dieux, alors les dieux ont abandonné les Hommes.
- Vous y croyez.
- Oui. Mais une fois partis, ils ne reviennent pas.
- Pourquoi nous ? Pourquoi rechercher alors ?
- Parce que le temps est une chose aussi capricieuse que fragile, Neil. De la même manière que tout est lié, rien n'est absolu, rien n'est définitif. Et tel est le rôle du Corbeau depuis un siècle que nous existons : trouver la solution. Ce que nous venons de faire. Tout à l'heure, nous avons déterré la dernière pièce du puzzle, le moment est maintenant venu pour toi d'accomplir ce pour quoi je t'ai choisie et formée. Tu vas retourner dans le passé, à l'époque précise où le destin des hommes s'est joué, celui où les elfes ont quitté la Terre du Milieu, et ont emporté avec eux une grande partie de ce qui faisait la magie de ces terres.
- Des elfes ? Des Elfes, des Valar, des Magiciens... Si vous n'étiez pas le Corbeau...
- Tu me crois, Neil. Tu dois me croire car bientôt, tu les rejoindras.
- Comment ?
- Cela, tu n'as pas à t'en préoccuper. J'ai fait préparer tout ce qui te seras nécessaire au voyage. J'ai confiance en ta capacité à t'adapter et à comprendre le monde d'avant. Car peu importe si le soleil brille ou pas, si la magie existe ou non, les hommes resteront toujours des hommes, et ça, tu sais t'en arranger mieux que quiconque.
- Corbeau, je...
- Non, Neil. Crois-moi. Ne pense pas. Crois-moi, et écoute-moi bien. Tu vas bientôt partir. Là-bas, tu trouveras un monde où le soleil brille. N'oublie pas de protéger ta peau et tes yeux. Qu'importe ta curiosité, ne le regarde jamais de face. Ne méprise pas non plus la magie, les pouvoirs plus grands que toi. Fuis-les. Les elfes aussi, il faut t'en méfier plus que des hommes, ils sont moins sensibles aux appels du corps, et certains sont même doués du pouvoir de lire dans les âmes : eux, tu ne les tromperas pas, ou du moins, très difficilement. N'essaye même pas. Car ils doivent rester. A tout prix. Ne fais confiance à personne. Ni sages, ni magiciens, ni qui que ce soit. Tu vas rejoindre une période de grands périls où le mal et le bien se mêlent sans cesse, et où une vie de plus ou de moins importe peu. Si tu dois retenir un enseignement de notre époque, c'est que jamais, jamais, tu ne dois être surnuméraire. Implique-toi dans le sort des guerres, des quêtes et des royaumes, et sauve le futur, ton futur. Sauve les hommes de leur propre vanité. Empêche la magie de quitter ces terres, Neil. Accompliras-tu cette mission ?
Peut-on dire non au Corbeau ? Peut-on ne pas le croire ? A-t-elle jamais eu le choix ? Alors ,au lieu de réfléchir, Neil hoche la tête et répond, toujours les yeux rivés au sol :
- ...Oui, Corbeau.
- Bien, prends ce sac, ajuste tes gants et approche.
Elle se lève, fait quelques pas, attend.
- Allonge-toi.
Neil s'exécute.
- Ferme les yeux.
Ses paupières, doucement, couvrent son regard.
- Laisse-toi aller.
Laisser aller. Laisser aller. Respiration. Inspiration. Flux. Expiration. Reflux. Elle n'est plus que le mouvement du liquide écarlate dans ses vaisseaux sanguins. Sa poitrine qui se gonfle, puis s'affaisse. Le tout est de ne plus penser, de ne plus réfléchir pour s'élever. Au-delà du corps et de la réalité. Se laisser aller vers le haut. Le corps devient lourd, à mesure que l'âme s'en détache. Les yeux grands ouverts qui ne voient plus rien sous les paupières abaissées. Les muscles décontractés. La respiration profonde et régulière.
Mouvement. Choc.
Le froid l'assaille, son corps s'enfonce profondément dans un sol d'un coup humide et mou. Elle se redresse, écarquille les yeux, cherche l'oxygène, narines dilatées et bouche grande ouverte.
La première chose qu'elle remarque, c'est l'odeur. L'air est étrangement... frais ? Et puissant aussi, quelque chose de musqué, animal, végétal... humide. Vivant. Rien qu'elle ne connaisse, elle qui a passé toute sa vie dans une bulle en circuit fermé, à température et taux d'humidité stables. Sous ses doigts gantés, la surface est meuble, quand elle referme le poing dessus, elle la sent même qui s'effrite. De la terre ? De la vraie terre ?
Ensuite, c'est le froid, oui, et l'eau. Comme une douche légère, qui tombe d'en haut. Irrégulière, non-contrôlée... Ce doit être de la pluie. La pluie nécessite des nuages. Les nuages nécessitent une atmosphère et des températures particulières que la Terre n'a pas connues depuis plus d'un siècle. Tout comme la terre, qui n'est pas gelée ni recouverte de béton...
Pourtant, lorsqu'elle lève les yeux vers le ciel, c'est la Nuit qu'elle trouve.
La même Nuit sombre et stérile. Le ciel noir, sans reflet ni couleur. Elle a vu des reproductions du ciel d'avant, de la Nuit d'avant : noir bleuté et parsemé d'étoiles, ces petits éclats de lumière plus ou moins blanche.
Elle sent la déception la balayer d'un coup. Le Corbeau lui a pourtant dit qu'elle trouverait un vrai ciel avec un soleil, et donc des étoiles. Elle n'a probablement pas changé de temps, tout au plus de lieu. Elle a entendu parler de cette tentative de reproduction du climat d'avant, dans l'un des grands Dômes... Elle se laisse tomber, les bras et les jambes en étoile, contrariée.
Elle ne comprend pas ce qui a pris le Corbeau. Peut-être est-ce un complot ? Peut-être n'était-ce pas vraiment le Corbeau ? Peut-être, sans le savoir, a-t-elle fait une faute grave qui lui vaudrait l'exil ? Ou alors une expérience ? Un test ?
Qu'importe, décide-t-elle. Qu'il s'agisse d'une punition ou d'un exercice, l'important c'est de survivre. Alors Neil se relève, s'assure que son sac est bien sur ses épaules, ajuste une nouvelle fois ses gants et se met en marche.
1. Désolée pour le retard ! | 2. Merci pour ceux qui ont commenté le prologue, je ne m'attendais certainement pas à avoir des réponses tout de suite ^^' | 3. Sinon, ça vous plaît jusque là ? Neil n'est pas trop mécanique à votre goût ? (moi je l'aime bien comme ça, mais bon...). | 4. Merci à Hinaya-chan ma correctrice ! | 5. HABRACADABRA !
