J'espère pouvoir updater régulièrement, mais rien n'est moins régulier que mon temps libre. Alors si actuellement j'ai du temps, et que j'en profite pour cette fic, ça ne va clairement pas durer. Je préfère donc prévenir à l'avance ^-^
En attendant, voici la partie à l'origine de cette histoire. Car avec un bout du chapitre 2, je pensais en faire une One Shot, à l'origine. Et puis, après avoir écrit ces lignes, je me suis dit que ce serait dommage de ne pas construire toute une histoire autour. D'où acte… ^-^
Sinon GRAND MERCI à ceux qui laissent des reviews. Que je puisse ou non leur répondre en PV (comme pour Syria, Natsu18 ou Arwen).
En espérant que tous ceux qui passeront par là apprécieront leur lecture ^-^
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UNDER COVER
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Chapitre 1.
Le Lt. Marty Deeks avait été contraint de quitter ses collègues du NCIS trois semaines plus tôt pour entrer en infiltration dans la peau de son pire cauchemar. Le top One des rôles qu'il haïssait le plus : Nick Hawkins ! Individu violent, camé, schizophrène, périodiquement hystérique. Bref, une pâle copie du Joker dans Batman – fallait bien trouver l'inspiration quelque part – dont la vie l'épuisait en tout point. En ses heures perdues, Hawkins était surtout un Tueur à gages réputé et reconnu pour son sadisme dans le milieu, passant chaque année cinq à six semaines à LA pour affaires. Une légende construite avec assiduité depuis sept longues années, sur la base d'un quiproquo totalement imprévu survenu lors de sa première mission d'infiltration.
Ce personnage était né d'une blague d'un flic trop jeune pour savoir ce qu'il faisait, pour devenir un monstre surpassant jusqu'ici tous les « Bad Boy » qu'il avait pu lui-même arrêter.
Vraiment pas de quoi en être fière…
Mais cette année, tout portait à croire que ce rôle allait enfin payer à la hauteur de l'investissement inestimable qu'il avait exigé.
Car le mois passé, c'est bel et bien le plus haut bonnet du crime organisé sévissant en Californie qui avait – en personne – fait appel à Hawkins, pour un contrat juteux. Une occasion qui ne se renouvellerait peut-être jamais d'entrer dans sa demeure réputée inviolable. Jusqu'à ce jour aucun flic ou indic – infiltré ou en leur propre identité – ayant pu franchir le seuil des lieux n'en était jamais ressortit vivant. Et à ce jour, aucune preuve n'avait pu être collectée pour en accuser le Big Boss : Johnny Torrio. Un nom prédestiné, quand on savait que son homonyme avait été à l'origine de la création du Syndicat du crime dans le Chicago des années 20.
En attendant, Marty Deeks était stressé – pour ne pas dire paniqué.
S'il savait en repartant en sous-marin quelques semaines plus tôt, que cette mission serrait sans doute la plus dangereuse de sa vie de flic. Il n'imaginait pas à quel point, elle l'obligerait à plonger en enfer.
NCIS - LA
Quand le jeune homme l'avait aperçu au détour d'un couloir, il n'y avait pas cru. Mais quand l'information qu'un agent du NCIS avait été découvert en la personne de la négociatrice en nouvelle « viande fraîche » était parvenue à ses oreilles, les doutes s'étaient envolés.
Sachant les murs de la villa recouverts d'un blindage et de brouilleurs empêchant toute liaison satellite et a fortiori les contacts audio utilisés habituellement par le NCIS. Il était certain que Callen et Sam – si seulement, ils étaient présents dans le coin – ignoraient encore que la couverture de Kenzi avait été grillée. Or, connaissant maintenant le sort que le Big Boss des lieux réservait aux flics infiltrés qui l'approchaient de trop près, le temps de la réflexion n'était pas de mise, à cet instant. Il lui fallait agir et agir vite !
Courant dans les couloirs, tout en priant d'arriver à temps, Nick Hawkins – le tueur à gages en transit à Los Angeles – ouvrit avec fracas la porte blindée menant au lieu consacré aux interrogatoires musclés – pour ne pas dire chambre de mise à mort.
Devant lui, Kenzi était à genou face à une arme sur le point de se déclencher.
Nul doute qu'à la seconde près, c'était donc un corps s'écroulant au sol qu'il aurait découvert.
N'ayant guère l'opportunité de traiter dans l'instant le sentiment de panique explosant en lui à cette vérité, Deeks agit comme à son accoutumé. En pure improvisation et tout en exagération.
- Yoooo ! Salut les mecs !
- Putain Nick ! Tu peux pas entrer ici sans frapper !
- Pourquoi ?
- On allait la flinguer !
- Qui ça ? Elle ?
- Ouais, elle. Et ça va pas traîner plus longtemps.
L'arme de nouveau tendue devant les yeux de la jeune femme, si cette dernière continuait à faire bonne figure, elle ne pouvait plus cacher les tremblements de son corps.
- Désolé d'interrompre. Mais juste une question, les gars : Pourquoi lui tirer dessus ?
- C'est un agent du NCIS. Le boss refuse de prendre le risque de la garder vivante. Le peu qu'on pourra en tirer ne vaut pas le risque d'une évasion.
- Ok. Je la refais pour les cerveaux pleins de nouilles que vous avez. J'ai jamais demandé, pourquoi fallait la tuer ! Je demande, pourquoi vous utilisez un flingue plutôt que de prendre votre pied en la liquidant.
La question prit de cours les deux braqueurs en charge de se débarrasser de la fille.
- Okkkké. Je veux pas vous vexer, les gars. Mais là, on dirait vraiment deux puceaux devant le poster central d'un play-boy. Et c'est gerbant.
S'approchant de Kenzi qui lui tournait toujours le dos, il débuta son show.
- Démonstration, pour les amateurs que vous êtes.
Saisissant violemment la queue de cheval de sa partenaire, il lui arracha une bonne poignée de cheveux en la traînant sur plusieurs mètres en arrière.
Première étape - l'éloignement de la source de danger : réussie.
La laissant chuter au sol, il la tourna d'un coup de pied dans les côtes. Ses mains attachées dans le dos, et chevilles liées, elle ne pouvait guère bouger en cette position.
Si leurs yeux se croisèrent à cet instant, il sut tout aussitôt qu'elle ne l'avait pas reconnu.
Une casquette vissée sur des cheveux teints en roux pour l'occasion, une paire de lunettes rondes à la John Lenon, une barbe fournie tout aussi teintée, des vêtements sombres rehaussés d'une veste en cuir, de larges bagues en argent à chaque doigt en guise de coup-de-poing américain. Il devait avouer qu'il ne se reconnaissait pas lui-même dans les reflets du miroir.
Parce qu'il forçait aussi sa voix dans les graves en situation de stress, Kensi ne pouvait rien retrouver de Deeks en Nick Hawkins. Et heureusement pour eux, car cela lui permettrait d'en être que plus crédible.
- Hé bien ! Ce visage est tout à fait agréable. Je ne manquerais pas de plaisir à te défigurer, Poupée. Mais pour l'instant, faut qu'on montre à ces messieurs qu'une femme restera toujours qu'un bon vieux sac à foutre !
Associant le geste à la parole, il agrippa la chemise de Kensi pour la redresser debout. Alors d'un geste brutal il en arracha les deux pans pour dévoiler aux yeux de tous, son soutien-gorge noir.
- Magnifique, Poupée ! Vraiment, magnifique !
- C'est ça connard.
Pour ponctuer sa réponse, Kensi lui cracha dessus.
Ce qui lui valut dans la seconde, un puissant coup de poing au visage.
L'arcade sourcilière éclata aussitôt, tandis que son corps chutait lourdement à plusieurs mètres de lui.
- Whow ! T'as vu ça où que t'avais le droit de t'exprimer, pouffiasse ?
La rejoignant aussi vite, il la prit par la gorge pour la traîner jusqu'à une table en fer. Frappant sa tête sur celle-ci, pour l'immobiliser. Il lui écarta aussitôt les jambes pour s'y glisser.
Il savait que le Big Boss devait passer pour voir le visage de la morte, après s'être présenté brièvement à deux invités l'attendant près de la piscine. Il le lui avait dit en personne. Il devait donc encore temporiser quelques minutes tout au plus. Bien que dans le pire des cas, s'il fallait vraiment passer par là, il n'aurait aucune limite. Mieux valait quelques coups au corps et à l'orgueil, qu'une balle entre les deux yeux.
Récupérant un rouleau de chatterton présent jusqu'alors sur la table. Il obstrua définitivement toute capacité à Kensi de parler. La connaissant, valait mieux l'empêcher d'envenimer les choses quand Johnny Torrio les rejoindrait.
Lui frappant finalement doucement les joues pour la garder consciente, il lui offrit son plus beau sourire de psychopathe.
- Alors ma jolie, on fait moins la fière, hein ? Crois-moi Poupée, tu vas la sentir passer. Et après moi, peut-être que je serais d'humeur partageuse pour mes deux copains aux bras ballants qui t'observent de là-bas. Quand tu seras bien rempli, on jouera plus sérieux toi et moi. J'ai de grands projets pour ta peau de porcelaine… Mais commençons par les préliminaires, tu veux.
Elle avait beau se débattre, Kensi ne pouvait bouger d'un millimètre.
Après avoir sorti un cran d'arrêt qu'il glissa lentement entre ses seins, Deeks détacha sa ceinture pour abaisser le jean serré et dévoiler une culotte galbant une paire de fesses nacrée. Reculant d'un pas, il la retourna vivement pour la prendre par la croupe, quand la porte s'ouvrit de nouveau.
Timing impeccable.
Devant être plus convaincant que jamais, Deeks glissait sa main dans la culotte de coton noir, tout en dégrafant son propre jeans, lorsqu'il sentit une main sur son épaule.
Ferme et sans agression : la main de Johnny Torrio, très grand admirateur de Nick Hawkins.
- Nicky ?
- Ouais ?
- Combien de fois ai-je dit que je ne voulais pas de ça, ici ?
- C'hais pas.
- Trop souvent, j'en ai peur. lui répondit-il, comme à un enfant de 5ans qui ne veut toujours pas comprendre. Et s'il te plaît, range-moi… ça… quand je te parle.
Forcé par le Big Boss lui-même, Deeks se rhabilla convenablement, conservant pour autant sa prise sur Kensi pour la garder en sa position humiliante.
- Maintenant, quelqu'un peut-il me dire pourquoi cet agent fédéral est encore vivant ?
- Ça se voyait pas, là ? coupa Deeks. Je leur apprenais les bases du métier.
- Nicky, je sais que t'es comme un chat, incapable de ne pas jouer avec ta souris avant de la tuer. Mais pourrais-tu éviter d'agir de la sorte avec MES proies.
- Je croyais que vous m'aviez engagé pour faire votre ménage ?
- Ai-je payé pour elle ?
- Franchement, personne ne m'a jamais payé pour me faire plaisir sur une poupée de ce genre ! Maintenant, je voulais pas voler le boulot d'un autre. Je trouve juste dommage de gâcher une si belle marchandise, en la terminant d'une simple balle.
Le sourire maniaque et les yeux pétillants d'excitation du jeune homme eurent le véritable don d'amadouer son commanditaire.
- Quoi qu'il en soit, c'est vous le boss. Alors, je vous la termine sur le champ, si ça peut vous faire plaisir. Je m'en trouverais bien une autre ce soir sur le chemin du retour.
Dégainant son arme, Deeks la dirigea sans tarder sur la nuque de sa partenaire.
Le jeu de poker était en marche.
Soit, il fonctionnait, lui permettant de consolider sa couverture de chien fou, tout en sauvant Kensi. Soit, il se trouvait dans l'obligation de supprimer l'homme le plus recherché du moment par tous les services de police de la Californie, perdant toute chance d'atteindre son objectif dans l'action, mais sauvant toujours Kensi.
Son flingue armé, il ne manquerait pas le Big Boss, ni même les deux abrutis toujours spectateur muet de ce qui se déroulait devant leurs yeux.
Et si Callen et Sam étaient dans les lieux, il y avait même toujours une chance qu'ils puissent sortir Kensi d'ici sans plus de grabuge, lui permettant de ne pas griller sa précieuse couverture.
Mais les Dieux du Poker étaient avec lui, pour une fois. Car de nouveau la main ferme et dénuée d'agression de Johnny Torrio le stoppa dans son action.
- Tu comptais la garder vivante longtemps ?
- Trois ou quatre heures. Juste le temps de passer une bonne soirée, tout en m'échauffant pour le prochain contrat.
Semblant réfléchir, l'homme hocha finalement la tête.
- Je ne souhaite pas qu'on retrouve son corps. Elle doit disparaître.
- Ai-je seulement déjà laissé trace de mes forfaits ?
Le voyant sourire presque tendrement à sa remarque, Deeks sut qu'il avait gagné.
- Elle est à toi ! Prends là comme un cadeau de ma part, expression de ma grande satisfaction envers ton travail !
- Troooop la CLASSE !
Remontant le jeans de Kensi d'un geste brusque, il lui fit une prise aux jambes pour la faire chuter au sol.
- Hé ! Dumb & Dumber ! Emballez-la-moi ! Je voudrais pas mettre du sang plein la maison.
- J'apprécie l'attention, Nicky.
- C'est moi qui vais l'apprécier. Hein, poupée ?
Serrant sa mâchoire au point d'y laisser ses traces de doigts, il lui offrit une dernière claque, avant de jeter ses clefs au plus petit des hommes de main sans cervelles qui polluaient les lieux.
- Mettez-la dans mon coffre, les cloportes ! Je repars dans dix minutes !
Parce qu'afficher trop d'empressement à quitter la villa pourrait finalement s'avérer suspect.
Le corps de la jeune femme emporté, Deeks resta donc quelques instants à discuter avec son boss, quand à leur arrivée dans l'un des grands salons, il comprit que Sam et Callen avaient aussi rejoint son jeu de quilles.
- Nicky, laisse-moi te présenter Victor Vidovich et son homme de main… ?
- Hakim. se présenta Sam.
- Ils sont là pourquoi ? questionna aussitôt Nick Hawkins.
- Victor est à la tête d'un groupement contestataire roumain. Ils semblent pouvoir nous fournir en armes de haut calibre, en directe provenance de l'armée russe.
- Ça fait pas un peu loin pour des emplettes ?
- À qui avons-nous l'honneur ? les interrompit Callen, en regardant droit dans les yeux de Deeks.
- Nick Hawkins, un tueur à gages que j'ai engagé pour régler quelques affaires délicates qui ne vous concernent en rien.
- Dites, Victor. Il fait pas très Roumain, votre pote ! Vous recrutez les recalés d'Al-Qaïda dans votre cour de récré soviétique ?
C'était plus fort que lui. Une infime petite partie de Marty Deeks avait resurgi en Nick Hawkins avec une trop forte envie de titiller Sam.
- Excusez son franc parlé, il…
- Il est pas si con, ni idiot qu'il en a l'air ! D'où tu les sors ces deux tarlouzes ? Ça pue le flic à plein nez. T'es sûr qu'ils sont pas avec la fille que tu m'as refilée ?
- Elle n'était pas flic, mais du NCIS.
- Et eux… ?
Deeks pouvait parier qu'ils ne l'avaient pas plus reconnu. Pourtant pas faute de les y aider, en laissant exprimer son bagout habituel. Mais au moins avait-il pu les prévenir que la couverture de Kenzi était dorénavant compromise. Comme ils sauraient aussi qu'il était inutile de se faire repérer à fouiner les lieux dans l'objectif de la retrouver, puisqu'elle n'était plus dans la villa, mais en compagnie du tueur à gages qu'ils venaient de croiser.
- À quoi on joue là ? s'exclama Callen. Si on ne veut pas de nous ici, on ne s'impose pas ! Je vous rappelle, que c'est vous qui êtes venu nous chercher !
- Il a raison, Nicky. Écoute, je t'aime beaucoup. Mais je préfère gérer mes affaires avec ces messieurs sans toi.
- Pas de blême ! Toute façon fallait que j'y aille ! J'ai un petit lot qui m'attend pour la soirée, alors ce serait dommage de la faire attendre !
- Amuse-toi bien.
- À la revoyure, Ponch & Baker !
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À suivre.
Je confirme que Deeks fait bien référence aux flics de Chips dans sa dernière tirade. Une énième pique qui pourrait aussi aider Sam et Callen à le reconnaître. Même si ca marche pas lol ^-^
La suite d'ici dimanche, car presque terminée.
mimi yuy
