Franchement pas très satisfaite du résultat final. Mais j'ai beau tout relire sans fin, je n'arrive pas à produire mieux. Alors, j'abdique là ^_^''
En vous souhaitant quand même une bonne lecture ^-^
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UNDER COVER
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Chapitre 2.
Enfin, sortit de la villa, Deeks prit place au volant de sa Ford Mustang, près à décamper pied au plancher. Pour autant, il prit soin d'emprunter des rues escarpées qu'il savait pauvres en caméras de surveillance, et de rouler à vitesse mesurée pour ne pas attirer l'attention.
La demi-heure le séparant de sa planque lui parut ainsi interminable. Mais il se doutait que cette attente était encore plus insoutenable pour sa partenaire plongée dans le noir dans un espace réduit.
Finalement garé dans une impasse déserte, il ne souffla pas une seconde avant d'ouvrir le coffre et la voir enfin. Dans ses yeux ont pouvait lire un mélange de peur glacial et de détermination mortelle. Ça, c'était sa femme ! Courageuse jusqu'à la dernière seconde.
- Hé… Tout va bien Kensi. C'est terminé. T'es en sécurité, à présent. Je vais décoller le scotch, mais on est encore en pleine rue. Alors, ce serait bien que t'évites de me hurler dessus tout de suite. Compris ?
Si elle hocha doucement la tête, il douta qu'elle ait vraiment assimilé toutes ses paroles.
Ôtant comme promis ce qui scellait ses lèvres avec le plus grand soin, il s'approcha encore plus près avec son couteau.
- Ok. Maintenant, je vais délier les liens.
- Pourquoi me délier, si vous voulez me tuer ?
- Quoi ?
Stoppé dans son élan, Deeks réalisa affligé qu'elle ne l'avait toujours pas reconnu. Il aurait pensé qu'avec son timbre de voix normal, l'emploi de son prénom… Se reculant aussitôt, il se débarrassa de la casquette et des lunettes, pour qu'elle puisse voir ses yeux clairs.
- Hé ! C'est moi, princesse ! Deeks ! Ton partenaire. Je suis là, ma puce. T'es plus en danger. C'est moi !
Se pressant tout aussitôt à lui délier poignés et chevilles, il l'aida à sortir du coffre. Mais les jambes flageolantes, elle ne put tenir debout.
La retenant aussitôt, le jeune lieutenant hésita réellement à l'attitude à avoir. Après l'avoir violenté avec tant de brutalité et absence de toute retenue, comment pourrait-elle ressentir du réconfort dans ses bras.
- Je t'en prie Kensi, parle-moi. Dis-moi que t'as compris que c'était moi. Hurle-moi dessus, frappe-moi ! Mais réagis. S'il te plaît.
En pleine panique, il la vit l'observer avec attention. Elle glissa sa main droite le long de sa joue couverte d'une barbe épaisse, tandis qu'elle cherchait à capter son regard, en quête évidente du bleu clair de ses yeux. Alors, il sut à la seconde exacte quand elle y crut enfin. Quand elle le reconnut. Une découverte qui se solda à ce qu'elle se blottisse tout contre lui.
Un instant raide, de crainte de l'effrayer plus à l'entourer de ses bras, l'heure n'était plus à la retenue quand il la sentit pleurer contre son torse.
- Chutt… C'est terminé. C'est terminé, princesse.
Tout le stress et la peur s'écoulant de ses épaules, toute la douleur et la crainte s'accumulant dans ses muscles, Kensi ne fut plus qu'un poids mort dans ses bras, pleurant à en fendre l'âme. Glissant un bras sous ses jambes, il la porta sans plus tarder jusqu'à l'appart miteux lui servant de planque.
La déposant doucement sur le lit, il comprit qu'elle n'allait pas reprendre le contrôle avant un moment. Accrochée à sa chemise comme si sa vie en dépendait, il du user de toute sa conviction pour la convaincre de le laisser libre de tout mouvement.
- J'en ai que pour une seconde K'ens'. Je veux vérifier la gravité de tes blessures pour te soigner. Et pour cela, j'ai besoin d'aller chercher ma trousse de secours dans la salle de bain.
Il la laissa à peine une minute, le temps d'apporter près du lit de quoi lui prodiguer les premiers soins. Il avait pris garde d'éviter de frapper tous points vitaux et que ses coups soient plus impressionnants que blessants. Pour autant, son visage souffrirait de bleus et contusions comme l'ensemble de son corps. Et ce n'était rien à côté des conséquences psychologiques de ce qu'il avait fait. Quand il en eu fini, fixant avec attention un dernier strip sur l'arcade sourcilière blessée, il sut qu'elle était toujours en état de choc. Aussi, la laissa-t-il se recroqueviller sur elle-même au centre du lit, avant de l'y rejoindre. Même si cela l'étonnait, après tout ce qu'il avait fait, ses tremblements diminuaient vraiment quand il l'étreignait avec force.
De nouveau blottie dans ses bras, Kensi semblait toujours incapable de prononcer un simple mot. À peine avait-elle cessé de pleurer. La voir aussi… cassée, lui fendait le cœur. D'autant plus qu'il était la raison de cet état. Caressant doucement ses longs cheveux bruns, il déposa un baiser fraternel sur ces derniers avant de rompre le silence pesant.
- Je suis désolé Kensi. Pour tout ce qui s'est passé là-bas. Je suis tellement désolé. Je…
Frôlant les abords de l'œil au beurre noir colorant déjà son si beau visage, des larmes de peine montaient à présent aux yeux de Deeks.
- C'était la seule manière. J'ai pas vu d'autres solutions pour te sortir de là. Ils allaient… Ils allaient te tirer dans la tête. Je voulais pas… Je… J'aurais jamais. Quand…
Essayant de nier la boule coincée dans sa gorge, Deeks prit sur lui pour poursuivre. Ce n'était pas lui la victime ici ! Il devait assumer ses faits et gestes. Mais cela n'en rendait pas pour autant la tâche facile.
- Quand je m'apprêtais à... quand j'ai…
À ses yeux fixés aux siens, il sut qu'elle comprenait à quoi il faisait référence.
- Je n'aurais pas… Le timing était prévu dans ma tête. Je savais que Johnny Torrio était sur le chemin pour nous joindre, je savais qu'il ne voudrait pas que j'agisse sur place. Et quand… avec l'arme. S'il avait dit oui, c'est lui que j'aurais tiré. Pas toi ! Ils étaient que trois, je les aurais tous eus. Mais… Je devais tenter le coup, je devais essayer de sauver ma couverture. Mon enquête… C'est tellement plus grand que tout ce sur quoi j'ai bossé jusqu'à maintenant. C'est… On parle de traite de femmes, de meurtres, de trafic d'esclave, de drogue, d'escroquerie… Ce type… C'est la clef de voûte de tout le syndicat du crime de Californie… Je devais essayer. Je devais…
Il se sentait minable à ne pas pouvoir retenir ses propres larmes. Bon Dieu, il avait frappé sa partenaire ! Il avait fait croire à la femme qu'il aimait qu'il allait la violer ! L'avait touché de la façon la plus vile et la plus sale qu'il pouvait... S'il ne savait pas que s'éloigner la ferait un peu plus souffrir, il se jetterait au-dessus des toilettes pour vomir toute la bile qui remontait au fond de sa gorge.
- Je suis désolé.
- Chutt…
- Tellement désolé.
- Tu m'as sauvé.
- Kensi ?
Relevant les yeux, il n'en croyait pas sa vue. Il y avait tant de compassion, de compréhension qui passait dans son regard. Il n'osait pas y croire jusqu'à ce qu'elle lui dise ces mots :
- « Toujours là derrière moi, même si je ne te vois pas ».
Les paroles qu'il avait lui-même prononcées, la première fois qu'elle était partie sur une infiltration en solo sans lui. Des mots qui lui laissaient espérer qu'elle accepte un jour de travailler de nouveau à ses côtés, malgré toute cette débâcle.
- Toujours, partenaire. Je serais toujours là pour couvrir tes arrières.
- Merci.
Se confinant un peu plus dans ses bras, Kensi apposa ses lèvres dans le cou dénudé de son équipier. Elle avait eu si peur. Si peur de mourir sous une balle, si peur de mourir sous les coups et tellement peur de se faire violer. Mais découvrir qu'il s'agissait de lui…
Les sentiments se disputant en son cœur lui faisaient tourner la tête. Une seule certitude, dans son brouillard, lui permettait de garder pied. Celle que son partenaire ne lui aurait jamais fait de mal. De vrai Mal. On ne parlait pas ici de coups portés pour sauver la face – combien de fois avait-elle pu voir Sam battre à sang Callen sur l'écran géant du MTAC. Mais de cette certitude que votre associé avait votre dos. De cette certitude que si les choses tournaient subitement au plus mal, il donnerait sa vie pour sauver la vôtre. La certitude qu'il n'aurait jamais laissé la situation s'échapper de ses mains. Et cela changeait tout.
- Tout va bien, bébé. lui murmura-t-elle au creux de l'oreille. Tout va bien…
Multipliant ses baisers fugaces, elle approcha finalement les lèvres gercées du lieutenant de son cœur avant de les happer avec force. Plus que de passion, elle débordait d'une faim vorace attisée par le désespoir. Il n'était plus heure de retenir l'attirance réciproque qu'ils cachaient jusqu'alors si mal l'un à l'autre, dans une veine tentative de se leurrer eux-mêmes.
Une main perdue dans les cheveux de son partenaire, l'autre meurtrissant son avant-bras sous la force de sa prise, Kensi en réclama toujours plus. L'attirant à elle, se fondant en lui.
Glissant une jambe contre son aine, plongeant sa langue dans la cavité chaude de son homme, elle imposa un rythme haletant, presque féroce. Elle exigea la commande dans cet échange, aussi intensément qu'elle n'avait pu en avoir sur l'agression qu'elle avait subie plus tôt. Une dominance que Deeks lui abandonna plus que volontairement, si cela pouvait atténuer un tant soit peu sa frustration, sa colère et sa peine d'avoir été ainsi manipulée et violentée par l'équipier auquel elle faisait jusqu'alors confiance pour garder ses six.
Mais très vite, la fatigue ou le sentiment d'enfin maîtriser la situation la fit ralentir. Ses baisers étaient moins effrénés, plus doux, plus tendres... plus partagés, aussi. Ses mains se détachèrent doucement de leurs prises, pour commencer à glisser. Les doigts fins s'insinuèrent sous la chemise de Deeks, caressant la peau nue, cherchant à engendrer du plaisir au corps s'offrant à elle et non plus à le maîtriser. Toute la tension semblait enfin tomber de ses épaules. Elle n'était plus qu'un corps chaud... Si sensuelle, si chaude… Elle attisaient tous ses sens à l'extrême.
Deeks dut user de tout son self contrôle pour la stopper alors en douceur et l'inciter à ralentir le rythme.
La sentant moins frénétique, il espérait – non sans crainte – qu'elle comprenne que sa requête n'était pas synonyme d'un rejet pour sa personne.
- Kensi, calme-toi.
- J'ai envie de toi.
- Je vois ça. Et moi aussi. Au mon Dieu, moi aussi. Si tu savais comme j'en ai rêvé. Mais pas comme ça.
Glissant ses mains autour de son visage, pour l'inciter à le regarder dans les yeux, il le lui dit alors enfin, avec force et conviction.
- Crois-moi. Je t'aime plus que tout, Kensi Blye.
- Alors, fais-moi l'amour.
- Non.
- Pourquoi ?
La prière dans sa voix lui faisait mal. Car il savait ne pas pouvoir lui donner ce qu'elle attendait de lui. C'était trop.
- Je peux pas… Je peux pas faire ça. J'ai besoin…
- De quoi as-tu donc si besoin ?
- J'ai besoin d'être moi… J'ai besoin que tu ne voies que Marty Deeks pour notre première fois.
- Mais…
- Il y a trop de Nick Hawkins en moi, dans ma tête, dans mon corps… J'aurais l'impression que c'est lui et pas moi qui te possède. Et je ne peux pas… Je ne veux pas qu'il te touche plus que nécessaire. Il t'a frappé si violemment… Je t'aime trop pour accepter qu'il aille plus loin. Parce que je risque d'aller plus loin. Je suis moi, mais dans ma tête, il est encore là et…
- Chuttt…
Touchée par son flot de paroles, Kensi se glissa toujours plus près de lui, pour échanger un énième baiser, lent, tendre, langoureux… avant de s'écarter à peine.
- Je comprends.
- Pardon… Je ne suis pas assez fort pour ça. Pas assez bon… pas assez… pas pour toi…
Le cœur de Kensi fut touché de la perdition de son partenaire. Il était si maître de lui dans ses missions d'infiltration et parfois si fragile et peu sûr de lui quand il lui faisait face. Tellement lui-même, contrairement à ce qu'il pensait. Mais oui, elle pouvait comprendre. Elle était même rassurée et reconnaissante de sa retenue. Car il n'était pas si impossible qu'au cœur de leurs ébats, elle n'ait pas finalement vu Hawkins le tueur et non Deeks son partenaire l'étreindre. Et plus que tout, elle ne souhaitait pas non plus, souiller leur première fois par ce type de souvenirs.
- Au contraire. Tu es bien plus fort que moi.
- Je…
- Et c'est bien par ce que tu es toi à cet instant. Si soucieux de bon bien-être, que…
- que… ?
- … je t'aime ?
- K'ens'…
Cachant son visage dans le giron de son homme, trop honteuse d'avoir dit à son tour « ces » mots, elle n'en poursuivit pas moins ses confidences.
- Je ne voudrais pas non plus que Nick s'interpose dans notre première fois. Mais j'ai besoin que toi, Marty, tu me serre très fort.
- Sans problème, princesse. Je ne te lâche pas.
Échangeant nombre de nouveaux baisers avant que Kensi retrouve enfin tout son calme, Deeks la sentit finalement tomber doucement dans le sommeil. N'en serrant que plus son étreinte, il se prépara à ce qu'elle passe une longue nuit peuplée de cauchemars.
Mais à présent que toute urgence était passée, il lui fallait absolument prévenir les autres.
Saisissant son cellulaire, il commença par un premier numéro qui étonnamment ne lui répondit pas. Si Hetty n'était pas accessible via le numéro qu'elle lui avait confié par le passé, il se risqua à joindre directement le MTAC, via le numéro d'appel d'Éric. Il y avait des chances qu'ils soient tous en alerte, suite à la perte de contact d'avec Kensi.
- Allo ?
- Éric ? C'est Deeks.
- Deeks, je…
- J'ai essayé de joindre Hetty, mais elle ne répond pas.
Le silence inhabituel le surprit.
- C'est que… Nous sommes en alerte actuellement. Il est arrivé quelque chose de grave dont nous allons devoir te parler. Mais… Que puis-je d'abord pour toi.
- Je voulais vous informer que Kensi était avec moi.
- … QUOI !
Il lui avait pété les oreilles, ce con.
- Ne quitte pas, je te mets sur haut-parleur.
- Éric, NON !
À l'écoute du bip explicite indiquant qu'il était écouté de toutes personnes présentes dans le centre de commande, Deeks grinça des dents. Il n'avait aucune envie d'évoquer les derniers évènements à la cantonade.
- Lieutenant Deeks, c'est vous ?
- Oui, Hetty.
- Est-ce vrai que l'agent Blye est à vos côtés ?
Caressant tendrement les cheveux emmêlés de son équipière profondément endormie, le visage enfoui contre son torse, il leur répondit enfin.
- Oui.
- Vivante ?
- Bien sûr vivante ! C'est quoi cette question ?
- Pouvons-nous lui parler ?
- Elle dort. Et après ce qui vient d'arriver, je n'ai pas vraiment le cœur de la réveiller. Alors si ça ne vous dérange pas trop, vous devrez attendre.
Au soupir de soulagement collectif qu'il entendit à l'autre bout du fil, Deeks comprit que l'inquiétude avait été de mise au NCIS.
- Lieutenant, l'un de vous est-il blessé ?
Soupirant à son tour, l'adrénaline de l'action s'écoulant finalement hors de lui, Deeks répondit d'une voix fatiguée.
- Non. Kensi est très meurtrie, mais rien qui ne puisse mettre sa vie en danger.
- Pardonnez-moi de vous poser cette question. Mais nous avons découvert, il y a deux heures seulement qu'elle était compromise. Comment avez-vous fait ? Comment avez-vous pu la trouver ? A-t-elle pu vous appeler après s'être échappée ? Pouvez-vous nous indiquer où vous êtes, que l'on puisse venir vous chercher ? Il est vital que nous puissions lui parler pour nous assurer que les couvertures des agents Callen et Hanna sont toujours sauves.
- Hetty…
Sachant bien que leurs questions étaient innombrables, Hetty mit un terme à sa panique inhabituelle pour le laisser parler. Cela ne lui ressemblait pas d'agir ainsi. Mais la joie de savoir que l'agent Blye était saine et sauve... Ce miracle n'avait aucun prix !
- Pardonnez-moi. Avez-vous la possibilité de nous expliquer tout ce que vous savez, sans vous mettre en danger ?
- Oui. Nous sommes à l'abri dans une planque sûre.
- Alors, allez-y lieutenant. Nous vous écoutons.
- Avant cela, je voudrais savoir qui m'entend.
- Nous ne sommes que quatre. Moi-même, l'agent Nates, Mr. Beal et Mlle Jones. Cela vous convient-il ?
- Oui. C'est parfait.
Rassuré qu'il ne s'agisse que de personne en qui il avait toute confiance, Deeks débuta.
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À suivre.
Pour ne pas faire un chapitre sans fin, j'ai dû couper à la moitié. Il est donc normal que vous puissiez penser que les choses sont allées trop vite entre Deeks et Kensi, car ce n'est pas terminé, en fait ^_^''
La suite arrivera assez vite, car presque terminée ^-^
Sinon, je sais qu'on m'a dit que ma version de Deeks semblait un peu « fragile » dans ma précédente fic. Et j'ai conscience qu'il n'est guère très « viril – sans peur et sans reproche » dans ce chapitre-ci. (comme pour le prochain d'ailleurs ^-^). Mais j'aime l'idée que ce soit un homme fort dans l'action et son travail. Mais qu'il assume ses faiblesses et sa fragilité dans le cadre de sa vie sentimentale et familiale. Du coup, s'il va s'avérer quelque peu fragile en ce début d'histoire, j'espère pouvoir mettre en avant le super flic qu'il est aussi, dans la seconde partie de ma fanfic ^-^
mimi yuy
