Alors, je ne ferais plus jamais de pronostique quant à l'arrivée du prochain chapitre. Car après un week-end surchargé totalement imprévu, j'ai eu quelques soucis avec mon PC. (block out total pendant 6 jours -_-) et cette semaine, j'ai pas pu me concentrer une seconde en raison de la chaleur (je suis pas fan de l'été, moi ^-^'')
Du coup, toutes mes excuses pour cette si longue attente ^-^
UNDER COVER
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Chapitre 5.
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Faisant face à la devanture d'une boite branchée, le lieutenant Deeks soupira lourdement. Son infiltration faisait du sur-place. Déjà près d'une semaine qu'il avait sauvé Kensi du pire et croisé brièvement Sam et Callen. Et depuis, rien n'avait bougé pour lui.
Craquant les muscles de son cou involontairement - il prit sur lui pour ne pas réagir plus que nécessaire. Se sachant perpétuellement suivi et traqué par les caméras de surveillance d'une cible intrinsèquement parano, il était essentiel qu'il reste à tout instant sur le qui-vive et dans la peau de son personnage. Le moindre signe de faiblesse serait fatal à son infiltration.
Poussant finalement la porte d'accès réservée aux membres du staff, il entra enfin dans le dernier lieu de débauche à la mode du moment. Comme convenu la veille au soir, Nick Hawkins devait y retrouver Johnny Torrio, heureux propriétaire des murs.
Traversant la discothèque encore fermée, il put profiter de l'ampleur des salles de danse sans far ni paillettes. Dans le coin VIP de la salle principale, son boss l'observait le rejoindre, une ribambelle de jeunes femmes agglutinées autour de lui.
Simples bimbos ? Serveuses ? Hum… Entraîneuses, plutôt…
Avec sa chance – et aux regards aguicheurs qu'elles lui lançaient toutes - elles semblaient même là spécialement pour lui. Fichue réputation…
Alors qu'il s'asseyait sur une banquette, toutes les poupées se ruèrent sur lui. Piégé, il du rester fidèle aux habitudes qu'on lui connaissait, et en empoigna une qu'il embrassa voracement. Glissant ses mains dans le short serré de la jeune femme, il était à la limite de le lui ôter pour la prendre en public sans plus de préliminaires, quand son boss toussa discrètement.
Ce type pouvait cumuler des centaines de crimes… le cautionnement d'exhibitions sexuelles n'en faisait clairement pas partie…
Remerciant ce trait de caractère - étonnamment très prude en définitive - qui lui sauvait fréquemment la mise, il écarta la poulpe siliconée scotchée à lui. Non sans lui claquer violemment le postérieur pour la repousser consciencieusement comme une malpropre.
- Désolé chérie. Boulot, boulot.
Loin de paraître traumatisée d'avoir été quelque peu malmenée, la femme se contenta de s'éloigner… un peu. C'était bien le seul avantage au rôle de Nick Hawkins. S'il était un dépravé sexuel, sadique et tortionnaire, aimant faire mal. Au moins Deeks avait-il pu instaurer que son personnage ne soit attiré que par de vraies femmes d'expérience – aux mœurs légères pour l'apéritif, et à fort caractère pour la soirée. Aucun commanditaire n'avait donc l'idée saugrenue de lui donner en pâture de jeunes filles innocentes, victimes de prostitution forcée et autre droguées ou gamines vierges arrachées à leur famille.
Si cela n'en excusait pas moins sur le fond son comportement. Il restait humainement mille fois plus facile de gifler une professionnelle qui assume son métier qu'un oiseau fragile tombé du nid.
- Nicky. Avant de commencer. As-tu du temps à me consacrer ce soir ?
- Hum… ? Rien de prévu.
- Je convie un certain nombre d'amis et connaissances à un match d'Ultimate Fighting, ce soir. Cela t'intéresse ?
- Plutôt, ouais.
- Bien. Nous irons donc ensemble quand nous en aurons fini ici.
- Chouette… conclut-il en reluquant distinctement la barmaid l'observant en contrebas.
NCIS - LA
Pénétrant dans l'usine désaffectée, réhabilitée pour une nuit en une arène d'Ultimate Fighting digne du championnat officiel diffusé sur le câble, Deeks pouvait bien le concéder. Johnny Torrio était époustouflant d'efficacité.
Les lieux lugubres vus de l'extérieur respiraient le luxe et la classe une fois franchit la horde de balaises filtrant l'entrée. L'arène centrale en contrebas était surmontée par des estrades où des femmes courtement vêtues proposaient alcool et autres gâteries en tout genre à toute une flopée de mâles en rut.
- Prends ce qu'il te plaît ce soir. C'est moi qui offre !
- Bien aimable.
Débutant par un Scotch, Deeks rejeta aux primes abords les avances de la serveuse pour aller s'asseoir à la table VIP où il était convié. Il allait avoir besoin d'alcool ce soir. Car il n'y avait aucun doute que son commanditaire l'avait spécifiquement convié en ce lieu pour lui permettre d'agir sans plus aucune restriction. Pour garder sa couverture crédible, il devrait donc forcément passer par la case Sexe, durant la soirée. Une situation qui ne l'enthousiasmait pas franchement. Mais on ne l'avait pas recruté au service des infiltrés du LAPD pour jouer les vierges effarouchées ou avoir des états d'âme sur la question. Alors quand fallait y aller...
Avalant d'un coup sec l'alcool fort, pour trouver de quoi l'aider à se désinhiber un peu plus, il vit dans sa périphérie un homme de main se pencher à l'oreille de son boss.
À sa mine soucieuse, quelque chose ne se déroulait pas comme attendu.
Redoutant le pire, il osa jouer les curieux. Autant savoir au plus vite ce qui s'apprêtait à perturber leur soirée.
- Problème ?
- Mon combattant a déclaré forfait.
- Il se couche avant même le combat ?
- Il s'est fait arrêter par la police juste avant de venir.
- Et vous pensez qu'il va lâcher l'adresse ?
Se tournant vers lui pour croiser son regard, Johnny Torrio lui offrit le sourire confiant de l'homme qui n'a aucun doute.
- C'est un chauffeur à moi qui l'amène à l'arène. L'adresse changeant à chaque combat, il n'y a aucun risque d'avoir une visite impromptue.
- Où est le problème dans ce cas ?
- Disons que j'avais misé gros ce soir.
L'information circulant à toute vitesse dans sa tête, Deeks sut aussitôt ce qui lui restait à faire. C'était là une occasion inespérée. Nick Hawkins partait dans trois jours pour d'autres cieux, alors qu'il n'avait toujours qu'effleuré du doigt ce pour quoi il s'était engagé. S'il n'avançait pas très vite d'un pas de géant, il serait bon pour revenir dans ce rôle l'année prochaine. Or repousser toutes les affaires en cours d'une année était synonyme par effet boule de neige de centaines, voire d'un millier de victimes, qu'ils n'auront pu sauver entre temps.
Sifflant leur serveuse, il lui prit cette fois-ci deux verres. Vidant l'un dans l'autre, il avala le tout d'un trait. Puis, pour faire bonne figure, l'embrassa avidement avant de la repousser tout aussitôt d'un geste violent.
- Vous savez quoi ? Ça fait un moment que je n'ai pas combattu.
- Et ?
- Et si personne ne combat pour vous, vous avez perdu votre mise, c'est ça ?
- Hum hum.
- Dans ce cas, si je perds. Je n'empire pas votre cas ?
- Dis-tu que tu souhaites combattre pour moi ?
- Vu de ma fenêtre. J'ai gagné une somme non négligeable grâce à vos contrats, j'ai croisé de nouveaux clients potentiels, me suis fait quelques bonnes relations. Et vous m'avez même offert cette brunette du NCIS pour mon seul plaisir, l'autre fois. Alors, je vous le dois bien.
Ne voyant pas quoi y répondre, Torrio lui tendit le bras en signe d'ouverture avant d'appeler son homme pour qu'il le guide jusqu'à l'entrée de l'arène.
- Oh. Si ça ne vous dérange pas trop de me garder ça.
Ôtant sa veste, il la tendit à son boss. Ainsi que son arme à feu présente à sa taille, celle à sa cheville et ses deux couteaux glissés dans ses manches.
Sur le chemin, il ôta sa chemise pour rester en tee-shirt, abandonnant le tissu au pied de l'arène. D'un élastique, il se fixa les cheveux en arrière pour ne pas obstruer sa visibilité.
Fin prêt, il rejoint son adversaire au centre de la cible géante.
Cela lui rappelait étrangement le combat durant lequel il avait affronté Sam. Si lui avait retenu ses coups ce jour-là. Clairement, il n'en avait pas été de même pour le Navy Seal.
Ce soir, il n'était pas question de se refréner. S'il se savait bon. Il avait surtout conscience de ses limites. Et ses capacités étaient à leur top sur un court temps. Plus le combat durerait et moins il aurait de chance de le gagner.
Voyant finalement l'identité de son opposant, Deeks ne simula pas son sourire.
S'il devait briser un homme pour parfaire sa couverture, il était bien plus motivé à se savoir face à une petite frappe notoire que la police n'avait jamais pu arrêter faute de preuve.
L'ayant vu tabasser une jeune serveuse fluette, deux semaines plus tôt, il appréciait même le destin lui ayant offert une vraie chance de se défouler sans trop culpabiliser.
Au coup de sifflet de l'arbitre, l'affrontement débuta.
NCIS - LA
Bien qu'il sache que c'était-là le but premier de ce type de combat, Deeks devait tout de même concéder que ce dernier atteignait une violence rare par sa seule faute. Si son adversaire venait carrément de lui péter une dent. Dans un accès de folie passagère et un besoin vital d'extérioriser sa colère, sa frustration et son épuisement mental, lui, l'avait bel et bien massacré.
Les règles de l'arène étant qu'il n'y en avait aucune, il se redressa finalement - le cou de sa victime bloqué sous son bras. Sa prise était si ferme qu'en une seule impulsion il aurait pu lui briser la nuque. Mais il n'en fit rien. Stoppant subitement tous ses coups, il fixa alors Johnny Torrio. Tel Jules César devant un combat de gladiateurs, son champion attendait un signe.
De toute évidence, l'initiative fut grandement appréciée au regard d'étonnement et de contentement mêlé qu'il obtint en retour.
Le voyant réfléchir, Deeks n'eut finalement aucune surprise à voir Torrio lui refuser la mise à mort, d'un infime mouvement de tête. C'était même clairement là une mise à l'épreuve à l'égard du tueur à gages ne laissant jamais aucun survivant derrière lui. Une demande de grâce qui, si elle était suivie, symboliserait devant toute l'assemblée, la force de conviction de leur hôte à tous : le grand Johnny Torrio ! Deeks espérait qu'offrir la satisfaction personnelle d'avoir en laisse le célèbre Nick Hawkins gonflerait un peu plus l'ego démesuré du « renard ».
Le combat restant toutefois un jeu, ce soir-là, et non un contrat, Deeks abdiqua sans crainte pour la réputation de sa couverture, à la demande muette de clémence.
Aussi, relâcha-t-il le corps sans plus s'en soucier, ignorant avec classe l'homme qui tombait mollement au sol.
Sortant des limites de l'arène, Deeks ramassa aussitôt sa chemise qu'il utilisa comme serviette pour ôter le plus gros de la sueur et du sang qui lui couvrait le visage et les bras.
Alors seulement, il fut pris d'un frisson subit.
Se retournant, il vit avec surprise les yeux de tueur de Sam Hanna et G Callen fixés sur lui.
Nul doute qu'à cet instant ils savaient qu'il était celui qui avait maltraité l'agent Blye.
Restait à découvrir s'ils connaissaient aussi dorénavant sa véritable identité.
Pour l'instant, aux vues de la fureur qui se dégageait de leur égard, cela n'en donnait pas l'air. Clairement, déstabilisé un court instant par leur présence, il ne vit pas Torrio le rejoindre.
- Bravo, Fils ! Ce combat était magnifique.
- Mon plaisir, lui répondit-il par pur automatisme.
Se détournant du regard de ses partenaires du NCIS, Deeks fit face à son commanditaire pour réaliser seulement à l'instant, par quel qualificatif ce dernier venait de l'appeler. S'il avait exprimé jusqu'à présent une vraie tendance à l'affection, jamais il n'avait atteint une telle proximité. La main sur son épaule, l'homme l'entraînait déjà vers la sortie.
Conscient qu'il venait d'avoir une seconde absence, Deeks n'eut aucune idée de ce à quoi il venait d'acquiescer d'un signe de tête et qui les menait à partir des lieux.
- Tu n'as vraiment aucune idée du montant que tu viens de me faire gagner.
- Si je peux aider et me faire plaisir dans le même temps…
- Dis-moi ce que tu souhaites. Quoi que ce soit ! Et tu l'auras dans l'heure.
- Puisque vous proposez. Je ne serais pas contre un dentiste, là, tout de suite.
Une réplique qui eu pour réponse, un rire franc de son interlocuteur.
- J'imaginais beaucoup d'autres choses. Mais cette requête reste dans ma mesure.
L'enfournant dans une limousine, Torrio lui rendit sa veste et ses armes.
Sans aucune surprise, Deeks ne retrouva pas son téléphone dans ses poches.
- Si je peux aussi récupérer le téléphone. J'ai la mauvaise habitude de jouer à Hungry Birds avant de me coucher.
Une seconde slave de rires accueillit son humour des plus basiques.
Une réaction flippante quand il réalisait déconfit que depuis la fin du combat, c'était la pure vérité qui sortait de sa bouche. Vérité qui avait généré par deux fois pareille hilarité.
Attrapant son portable qui lui était lancé, il n'y vérifia rien avant de le ranger aussitôt dans une poche intérieure.
- Il n'a pas de GPS.
- Je ne suis ni James Bond, ni Taximan…
- Combinaison de références intéressante.
- Dans mon domaine professionnel, on n'apprécie guère l'idée que tout à chacun puisse nous localiser.
- Cela pourrait t'être aussi utile pour pister tes cibles.
- Je préfère travailler à l'ancienne. Disons que ça évite de perdre sa proie en cas de bug informatique.
- Et pour les rares traces d'appel ou absence totale de numéro en mémoire ? J'aurais imaginé qu'un professionnel de ton niveau disposerait d'une liste impressionnante de contacts.
Comme il s'y attendait, l'homme avait réussi à passer son code pin pour espionner le contenu de son mobile.
- Comment pourrais-je ambitionner de travailler pour les plus grands, si je stockais leurs coordonnées dans une simple carte SIM ? J'ose croire que si j'étais si négligent, un homme comme vous ne m'aurait pas même approché.
- Exact.
Deeks limita son sourire à une grimace quelque peu ensanglantée.
Johnny Torrio l'observait toujours avec une telle attention.
- Je te convie dans ma maison ce soir. Mes quartiers privés. J'aimerais te montrer quelque chose.
Criant de joie en son for intérieur, Deeks se laissa couler dans les fauteuils en cuir blanc.
- Et pour la dentiste ?
- « La » ?
- J'ai toujours eu le fantasme d'une brune pulpeuse ne portant qu'une simple blouse et me plaquant dans le fauteuil durant les soins.
La fatigue du combat et de l'alcool ingéré peu avant tendait à lui faire relâcher son attention. Une fois encore son esprit s'égarait vers sa véritable personnalité, saupoudrée de l'image irréelle de sa coéquipière. Mais loin de faire douter Johnny Torrio. C'est bien le fait que Deeks eut cette seconde de faiblesse - avant de se redresser d'un geste vif pour se reprendre et afficher de nouveau son masque du joker fou - qui termina de harponner définitivement son poisson.
Car aux yeux de l'homme chapeautant toute la mafia californienne, Nick Hawkins venait « enfin » d'afficher un bref instant sa véritable identité ! Celle d'un jeune homme déjà usé et fatigué suite à une décennie de meurtres. Bien qu'il garde en lui ses fantasmes fantasques et une parano sécurisante pour ses clients, le tueur à gages devait aspirer au confort d'un emploi plus stable. Exactement le profil recherché par Johnny Torrio.
- Je prends bonne note pour la dentiste.
NCIS - LA
Il venait de passer près d'une heure sous la roulette d'une véritable dentiste soignant à domicile. La concernant, Deeks pouvait bien l'avouer. En la voyant s'approcher de lui, clairement nue sous une blouse de médecin, il avait très fortement douté de ses compétences médicales. Mais une petite anesthésie plus tard, suivie de soins pointus prodigués avec expertise, et il ne sentait plus rien. De quoi effacer toutes ses craintes.
Il restait tout de même déconcertant de conclure de cette expérience qu'il venait de profiter d'une médecine de haut niveau, très éloignée de celle mise à disposition des flics de LA.
Remerciant la jeune femme, d'un sourire charmeur et simple caresse sur l'une de ses jambes dénudées. Il eut pour cœur de ne pas lui manquer de respect, en la quittant sans autres interactions physiques.
Groggy et les muscles fatigués, il prit alors sur lui de rejoindre Johnny Torrio dans son bureau où il se savait attendu.
- Assieds-toi, Nicky.
Se laissant chuter dans un fauteuil accueillant, a contrario son interlocuteur se leva vers son bar pour leur servir deux verres de Cognac. Il manquait plus que les cigares cubains pour compléter l'image d'Épinal. Prenant le verre tendu, il laissa l'homme démarrer la discussion.
- N'as-tu jamais eu le désir de te poser quelque part ?
- Encore jamais eu l'opportunité qui m'en donne l'envie.
- Tu m'arrêtes, si j'outrepasse ma position de simple commanditaire. Mais je trouve dommage que tes capacités particulières et ton énergie débordante se dispersent ainsi dans tout le pays.
- J'aime les voyages. Ils forment la jeunesse.
- Sauf que tu n'es plus si jeune. Peut-être qu'une garantie de commandes régulières, une prise en charge de toutes tes dépenses seraient des arguments appréciables pour te donner l'envie de te fixer et profiter de notre climat accueillant.
Prenant le temps de la réflexion, le sourire maniaque qu'il arborait toujours se dissipa pour laisser place à son expression la plus sérieuse.
- Je ne sais pas. J'aime avant tout ma liberté. Entrer dans une structure à l'image de la vôtre. Cela laisse forcément des traces. Comment savoir que je ne tomberais pas aux mains des flics pour cette seule raison ? J'ai passé sept ans sans qu'on me suspecte une seule fois. La moindre erreur de votre équipe et je deviens quoi ? C'est l'injection assurée dans ce patelin, pour moi !
- J'ai un système de sécurité très sûr.
- Ne vous vexez pas. Mais ce ne sont que des mots qui ne suffiront pas à me convaincre.
- Et si je te l'explique en détail ? Serais-je alors plus persuasif ?
- Non. Car si vous présentez vos protocoles de sécurité à quiconque en fait la demande. Je ne vois pas en quoi ils pourraient être efficaces, une fois connus de tous.
- Ce qui nous mène en une position cornélienne, tu ne crois pas. Tu refuses d'en savoir plus, pour ne pas affaiblir mon système. Mais ne peux croire en son efficacité sans en connaître les rouages.
- Pourquoi vous croyez que je m'assume seul depuis tant d'années ?
Sachant qu'il n'avait pas mille cartes à jouer, Deeks se leva avant de tendre sa main.
- Je vous remercie sincèrement pour le job, monsieur Torrio. J'ai particulièrement apprécié votre confiance et les soins dentaires offerts ce soir. Mais, je crois que ma participation à votre œuvre s'arrête là. Mon instinct de survie m'indique que je dois continuer ma routine et repartir dès demain pour d'autres cieux. Maintenant, si vous le souhaitez, je serais heureux de revenir travailler pour vous, sous mes conditions habituelles, à mon retour l'année prochaine.
Repartant vers la porte, il sentit son cœur battre à tout rompt dans sa poitrine quand une main se posa sur son épaule.
- Permets-moi d'insister. Si cela ne te convainc pas. Tu seras toujours libre de partir.
Prenant le temps de la réflexion, c'est le regard dur et les poings serrés qu'il hocha son accord.
Loin du père protecteur, Johnny Torrio venait de dévoiler à son tour son vrai visage. Celui du tueur qu'il fut jadis, celui du politicien qu'il voulait devenir et celui de l'homme de fer à qui personne ne pouvait dire non, sans y laisser la vie.
Pour le lieutenant Marty Deeks, ce qui lui fut alors confié cette nuit-là n'avait pas de prix.
Tachant de retenir tous qu'il entendait et voyait, une question de taille ne quittait pas son esprit : Comment, diable, allait-il pouvoir sortir toutes ces informations de la villa sans y laisser sa peau ?
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À suivre
Voilà. Le premier volet de cette histoire est terminé. Le second sera consacré au « cambriolage », dirons-nous, de la villa par Deeks. Et tout ce qui en découlera pour lui ^-^
La suite… heu… dans un moment. Mille excuses pour ma lenteur dans les updates u_u
mimi yuy
