Pour débuter : toutes mes excuses pour cette si longue attente !
Le truc c'est que j'avais besoin d'écrire ce chapitre et le plus gros des deux qui suivent en même temps pour ne pas me contredire dans la succession des scènes. Mais n'ayant pas eu de temps libres, de tout le mois d'août… Ça ne fait que quelques jours que j'ai enfin pu m'y remettre ^_^''
Enfin… Tout ça pour dire que ce fut très frustrant pour moi, de ne pouvoir vous proposer la suite plus tôt -_-.
Alors, en vous souhaitant une bonne lecture… la suite sans plus attendre ^-^
UNDER COVER
.
Chapitre 6.
.
Déjà près d'une semaine que Marty Deeks – Lieutenant de la police de L.A. en infiltration dans le plus gros réseau de la mafia californienne, sous le nom d'emprunt de Nick Hawkins, tueur à gages de son état – avait fait soigner sa dent explosée suite à son combat dans un Ultimate Fighting underground et accessoirement eu l'occasion de croiser pour la dernière fois ses partenaires du NCIS.
Se savoir dans l'incapacité d'obtenir des nouvelles de sa partenaire le stressait au plus haut point. Mais si l'envie de bafouer toutes les consignes de sécurité pour l'entrevoir ou juste lui parler ne serait-ce qu'une poignée de minutes était forte, la raison l'emportait facilement. Il était trop près du but pour se permettre le moindre faux pas. Il se devait de rester droit dans ses bottes pour ne pas compromettre toute l'opération. Raison pour laquelle il n'avait pas plus tenté de communiquer depuis deux semaines avec l'unique personne informée de sa mission d'infiltration…
Si sa véritable identité était connue d'une petite poignée de policiers de son service auquel il avait toute confiance – si ce n'est pour garder son dos, au moins pour garder leur langue – il ne travaillait pas spécifiquement pour le district de LA, cette fois-ci. C'est un membre de la police du district de Sacramento : le capitaine Harkness venu expressément de la capitale pour traiter le problème « Johnny Torrio » qui l'avait recruté pour assurer cette mission. L'homme s'était montré pointilleux et confiant en leur réussite, pour peu qu'ils suivent tous deux des règles strictes de sécurité. Garder le silence entre eux, de longues semaines si nécessaire en était la colonne vertébrale. Et jusqu'alors, ses exigences s'étaient montrées payantes. Prolonger son infiltration de plusieurs jours n'était pas plus un problème. Une aubaine, sachant que son retour à la maison n'était clairement pas au programme.
Pour autant, il espérait pouvoir en finir au plus vite. Raison pour laquelle, depuis la veille, il était fin prêt à agir à tout instant, dès que l'occasion en or se présenterait. Bien sûr, son plan restait encore à l'état d'ébauche… plus trouée qu'un napperon des années 60. Mais avec le temps, il trouverait bien à le peaufiner. Et dans le cas contraire… Même s'il frisait le plus grand numéro de jonglage de la décennie, il avait fait son choix : celui de jouer sa main aussitôt que possible.
En premier lieu, il lui faudrait entrer dans la chambre forte située à l'une des extrémités de la villa. Enfin… quand on disait Chambre forte, il était plus question d'un espace dépassant les 15m² blindé de l'intérieur et muni d'une porte à la serrure ultra sécurisée. Un véritable coffre fort géant digne des succursales de la Citizen Bank. Pour en franchir le seuil, il fallait connaître le code secret – que Johnny Torrio renouvelait évidemment chaque jour. Auquel s'ajoutait une clef qui ne quittait pas le cou du chef mafieux. Une fois entré, il lui faudrait alors chercher la carte SD contenant le code de décryptage des données informatiques stockées dans les PC du bureau. Cela imposait donc ensuite, la condition sine qua none de récupérer les disques durs contenant lesdites données cryptées. Quatre étapes déjà compliquées auxquelles s'ajoutait l'ultime phase : fuir des lieux en vie.
Pour débuter ce long chemin de traverse, il lui faudrait une série de diversions. Sur ce point, son choix s'était porté sur une solution quelque peu… explosive. Mise au point grâce aux cours donnés par Sam lors d'une très – très – longue planque effectuée des mois plus tôt. Il avait passé trois jours à flâner dans toute la demeure pour glisser de petites charges sans que la surveillance vidéo puisse définir ses mouvements comme suspects. Véritable casse-tête qu'il avait mené à bout grâce aux fruits de longues années de pratique pour égaler les meilleurs pickpockets sévissant dans les allées de Vénice. Une capacité dont il ne se vantait guère, vu comment ils s'étaient tous ligués pour mieux se moquer de lui lors de sa démonstration au Bento, une année plus tôt.
En attendant, il portait dors et déjà sur lui de quoi agir. Habillé d'un sweat épais muni d'une large poche centrale zippée, il y avait déjà camouflé son petit matériel : un minuscule tournevis à pile, un couteau suisse guère plus gros qu'un pouce, ainsi qu'un petit rouleau de scotch d'électricien. Ce à quoi s'ajoutaient trois déclencheurs miniatures, stratégiquement placés dans trois de ses poches. Le parfait outillage du cambrioleur moderne d'après l'expertise d'Éric faite une nuit d'ivresse aquatique. S'y ajoutait ses armes habituelles : la principale : un glock 19 callé dans le dos, un Beretta tomcat de secours à sa cheville et ses deux couteaux fixés à chaque jambe.
Il était donc prêt à craquer l'allumette à tout instant. Bien que cela puisse prendre quelques jours à plusieurs mois, pour franchir la première étape : l'obtention du code secret. Était-ce alors conscient ou non. Toujours est-il qu'en ce matin de début de semaine, il murmurait le thème de « Mission Impossible » tout en flânant dans les couloirs, quand son karma se rappela à son bon souvenir.
Car bien évidemment, il n'avait pas pensé que le reste de l'équipe du NCIS allait « encore » lui ajouter du sel à son plan boiteux pourtant déjà suffisamment épicé.
NCIS - LA
Au moins, cette fois-ci n'avait-il pas eu besoin de courir dans toute la villa pour stopper une mise à mort à la dernière seconde. Depuis cette nuit où Johnny lui avait fait sa proposition, il avait abandonné son appart miteux pour prendre ses quartiers dans une chambre d'ami de l'aile ouest. Celle donnant sur la plus grande piscine. Il sortait donc en ce matin ensoleillé de la cuisine, un mug de café en main quand il entendit une certaine animation non loin de lui. S'approchant, le lieutenant Deeks vit l'insoupçonnable : Sam Hanna et G. Callen en prises avec des hommes de main surarmés. Si les deux agents ne s'en sortaient pas trop mal, la politique maison de Johnny Torrio de faire entrer les « étrangers » sans armes, ne leur facilitait pas la tâche. Pourtant, Sam s'apprêtait déjà à désarmer l'un d'eux pour s'emparer de son flingue, pendant que Callen en mettait deux à terre. Une fuite semblait donc encore possible pour eux.
Sauf que lui avait absolument besoin de son code. Et cet incident se transformait en occasion rêvée… Ne prenant pas le temps d'une véritable réflexion, Deeks réagit à l'instinct pur. Poussant son mug à moitié plein dans les mains d'un subalterne positionné sur sa gauche qui s'approchait en même temps que lui, il dégaina son arme pour tirer sans préavis dans la jambe gauche de Sam. Avant de braquer Callen à la tête. Son intervention… aussi rapide qu'efficace lui valut leur attention à tous.
En son for intérieur, il grimaça à l'idée de ce qui l'attendrait quand toute cette affaire serait derrière lui. Mais pour l'instant, il devait garder son masque. Ne perdant pas le fil, il parla distinctement à un Sam à peine stoppé par son action.
- Tout doux, le molosse. indiqua-t-il avec sa voix la plus grave. Un mouvement de plus et ton pote y passe. précisa-t-il en tapotant la tempe de son chef d'équipe avec le canon de son arme.
Sam ne bronchant plus, ses bras furent aussitôt maintenus par les gardiens du zoo. À le voir, c'est à peine s'il semblait dérangé par la balle venant de traverser le muscle de sa cuisse.
Johnny Torrio qui les rejoignait seulement, lui tapa sur l'épaule en le dépassant.
- Belle approche, Nicky.
- Il se passe quoi, ici ?
- Disons que je te dois des excuses ! La première fois que tu les avais croisés, tu m'avais dit qu'ils puaient le flic. Hé bien, ton instinct ne t'avait pas trahi. Nous avons suivi leurs mouvements. Et cela nous a menés tout droit à des adresses servant de planques pour le NCIS.
Il n'en fallait pas plus pour comprendre qu'il y avait une taupe grande comme Gozilla au sein du NCIS ! Comment était-ce seulement possible quand rares étaient déjà les agents à connaître plus d'une ou deux de ces adresses ?
- Alors, ces deux-là... ?
- Deux agents infiltrés tentant de fuir et dont nous allons nous débarrasser sans tarder.
Partant du principe qu'il ne pouvait bien évidemment pas laisser ses amis se faire tuer, Deeks savait toutefois avoir un jeu à jouer ! À savoir provoquer là l'excuse ultime qui lui manquait ! Il ne pouvait laisser échapper une telle occasion. D'autant qu'il y avait un point extrêmement positif à la mise en danger de Sam et Callen. En sa qualité d'officier de police, la loi était claire, le concernant. Il avait dès à présent, officiellement toute liberté d'agir à sa guise pour leur venir en aide. Sans compter que dans le cadre d'une action de sauvetage d'un civil – après tout, un agent du NCIS était avant tout un civil aux yeux d'un flic – il était en droit de recueillir toutes informations qui lui sembleraient opportunes, sans aucune restriction, ni nécessité d'obtenir un mandat au préalable. Le contournement ultime à l'absence de toute autorisation juridictionnelle depuis des décennies, expliquée par le nombre important de juges vendus à l'ennemi et/ou proie de chantages financiers ou affectifs.
Merci à sa licence d'avocat qui lui permettait autant que possible de prévoir les coups de l'ennemi au tribunal. Même si c'était là, l'une de ces raisons pour laquelle les flics de la ville le détestaient.
- Je vois.
Braquant de nouveau son arme sur Sam, il allait tirer une seconde fois quand la main de Johnny Torrio se posa sur le canon pour l'en empêcher.
- Qu'est-ce qui te prend au juste ?
- Je les flingue.
- Pas ici, mais en bas.
- Là, ça ne va clairement pas le faire...
S'il n'était pas en infiltration, il aurait éclaté de rire à la vision de son entourage… Les idiots de service attendaient les ordres du big boss, Sam le défiait du regard à peine intimidé à l'idée de mourir, Callen voulait clairement le tuer et Johnny Torrio l'observait avec une totale lassitude pour son caractère indompté.
- Et pourquoi, au juste ?
- Écoutez ! Ces types sont des supers espions ou militaires de carrière ! Vous croyez peut-être que vos sbires suffiraient à les stopper, s'ils décidaient de fuir sur le chemin ? Cette première balle ne permettra pas une seconde de ralentir celui-ci. Ce n'est qu'une blessure de chaire. Il en a pour des heures avant que cela ne le fasse cligner de l'œil. À l'inverse, si on touchait une artère, ce serait une autre histoire. Mais si le but est bien d'éviter de laisser des traces sur le parquet, ça ne répondra pas franchement au besoin. Raison pour laquelle une balle dans la tête, ici et maintenant, me semble plus adaptée, nette et sans bavure.
Fixé avec insistance par Sam, Deeks se rongea les joues. C'était pas croyable qu'il ne le reconnaisse toujours pas. Jouant toujours le tout pour le tout, son cerveau en ébullition décida de poursuivre son impro.
- À moins que…
- A moins que… quoi ?
- …vous me permettiez de vous faire une démonstration de mon talent. Je n'ai jamais eu de témoin pour mes forfaits jusqu'ici, mais… je n'avais non plus, jamais eu de patron officiel. Alors, cela pourra être l'occasion pour vous de découvrir exactement ce que vous vous êtes offert.
Deeks jubilait. Les yeux du « Renard » pétillaient littéralement d'anticipation au pouvoir d'assister à ce qui n'était qu'une chimère impalpable dans le monde de la pègre : Une mise à mort – avec préjudices – interprétée par Nick Hawkins.
- Alors ? Ça vous tente ? Parce que je n'ai pas grand-chose à faire, là ? Donc on pourrait même s'y mettre de suite.
- J'ai un rendez-vous important avec un juge de la cour fédérale dans une demi-heure. Mais… J'avoue être intéressé à l'idée d'assister à l'instant où ils déverseront leurs tripes.
Inutile de préciser qu'il parlait là dans le propre comme dans le figuré.
Et Deeks comme Sam et Callen le savaient parfaitement.
- Descends-les à ta manière et fais en sorte qu'ils y restent d'ici à mon retour.
- J'insiste sur le fait que la salle du second sous-sol restera insuffisante pour les retenir.
- J'en doute, si vous les ligotez convenablement.
- Faites-moi confiance, Johnny ! Moi je n'en doute pas une seconde.
Deeks savait qu'il venait d'utiliser là, un joker unique. Pour la première fois, il nommait son boss par son prénom, tout en faisant appel à sa confiance.
Le tableau qu'il venait de créer devait l'aider à affirmer ses dires. Sam n'avait pas été la victime de son tir, par hasard. Il savait qu'il avait la constitution la plus à même d'y faire face sans broncher. Sans compter accessoirement qu'habituellement, c'était toujours Callen qui se trouvait massacré par ses poings. Une forme d'égalité poussée par le principe que Callen restait aussi accessoirement son chef au sein de l'équipe du NCIS. Sam n'était que le grand frère pénible qui lui reprochait tout et rien. Ca frôlait la vengeance de cours de maternelle, mais fallait bien fonder ses choix sur des critères, quels qu'ils soient.
- Peut-être…
L'homme ne pouvant nier les mâchoires serrées des deux agents du NCIS qui les dévisageaient avec colère, il laissa Deeks finir sa théorie.
- Alors quoi ? Que conseilles-tu ?
- Enfermons-les dans la chambre forte. C'est le seul lieu dont ils ne pourront vraiment s'extraire, le court laps de temps que je sécurise la salle du bas.
Deeks retint son souffle la longue minute nécessaire à Johnny Torrio pour faire son choix.
Ça passait ou cassait.
- Partant du principe que tu m'as largement prouvé ta perspicacité et loyauté, je vais suivre tes conseils cette fois-ci. Mettez-leur des menottes et suivez-nous.
D'un sourire sadique digne de son modèle de DC Comics, le lieutenant Deeks s'empara aussitôt d'une paire de menottes, pour s'occuper en personne de Callen. Alors, il le repoussa vivement devant lui pour le faire marcher, tous deux suivit de Sam Hanna, lui-même escorté par les toujours très pathétiques et patibulaires hommes de main. De sa position, Deeks put profiter avec joie d'une vue parfaite sur le cadrant camouflé dans le mur sur lequel Johnny Torrio tapa son code du jour, tout en glissant la clé permettant l'ouverture des lieux.
Étape une : Réussie haut la main !
Poussant Callen dans un coin inoccupé de la pièce blanche, il glissa avec doigté la clé des menottes au creux de sa paume droite. Soulagé que l'agent ne montre aucun signe pour cette aide inattendue, il repoussa bien plus vivement Sam tout à côté. Récupérant un rouleau de chatterton, il en fit un bâillon pour leur bouche, avant de lier leurs chevilles. Les dévisageant une dernière fois, il s'offrit une petite vérité en public.
- Les gars… Je me ferais un plaisir de revenir en personne vous chercher !
Suivant alors son maître, tel le bon toutou qu'il devenait aux yeux de ce dernier, Deeks l'accompagna jusque dans son bureau qu'il prit soin de fermer nonchalamment derrière eux. Enfin seuls, l'étape 2 du plan était de mise.
- Vous voulez que je vous accompagne à votre rendez-vous en qualité de garde du corps ?
Le voyant hésiter, Deeks continua d'insister pour le bien de sa couverture.
- Je peux saisir une veste en deux secondes
- Hum ? Non. Ce sera inutile. Je préfère te garder dans l'ombre.
Continuant son badinage, pour mieux se rapprocher de l'homme sans arborer de soupçon, Deeks atteint finalement la position voulue. Glissant ses mains dans l'une des poches de son jean, il se saisit d'un petit commutateur, en ouvrit le couvercle protecteur et finalement appuya sur le levier miniature pour déclencher une série de petites explosions. Aussitôt, les fondations de la villa tout entière se mirent à vibrer.
- Qu'est-ce…
Simulant la surprise, Deeks s'enquit aussitôt d'exprimer la première idée qu'un non-natif des lieux aurait en telle situation.
- Vous pensez que ça pourrait être un tremblement de terre ?
- Non. Trop court…
Déstabilisé par une nouvelle secousse plus vive que la première, Johnny Torrio perdit l'équilibre, se rattrapant d'une main sur son bureau. Il n'en suffit pas plus pour que Deeks posté juste derrière lui, l'assomme d'un violant coup sur la nuque de la crosse de son arme.
Le laissant chuter au sol, il se pressa de lui ôter la chaîne qu'il portait au cou.
Étape deux : Réussie. La précieuse clé étant en sa possession.
Initialement, à cette étape, il ne lui restait plus qu'à récupérer les disques durs présents dans cette pièce, ligoter l'homme pour une arrestation en bonne et due forme. Puis retourner au coffre pour se procurer la carte SD et… en la situation : libérer ses coéquipiers. Rien de plus facile, si seulement la population entière vivant dans la villa n'était pas en état d'alerte suite aux mouvements systémiques forcés de toute la demeure.
Ce qu'il n'espérait pas arriva donc dans la seconde, avec une poignée d'hommes de main défonçant la porte du bureau. Face aux trois hommes armés les fixant, il hésita.
- Que s'est-il passé ?
Deux choix se portaient à lui. Les flinguer et poursuivre son plan d'origine. Ou conserver un peu plus longtemps sa couverture. Ne pouvant à cet instant garantir la sécurité de Sam et Callen, s'il ne s'en sortait pas vivant. La seconde option lui sembla préférable. Glissant discrètement la clé enchainée dans sa poche, il se releva confiant.
- Il vient d'être assommé suite à la seconde secousse. J'essayais de le réveiller. Quelqu'un sait-il ce qui provoque toute cette agitation ?
- On dirait des déflagrations. Des hommes sont descendus au sous-sol pour le vérifier, mais la cage d'escalier est encombrée.
Comme quoi, ils n'étaient pas tous stupides, pensa-t-il à cette réponse sensée. En même temps, il fallait bien se douter que l'homme dont on recherchait la culpabilité depuis tant d'années n'était pas réellement entouré d'incapables. À l'image de son propre recrutement, Deeks savait bien qu'il s'agissait d'un écran de fumée pour ses ennemis. Mieux valait faire croire à un entourage faible et stupide, pour mieux prendre ses opposants à revers.
- Ok. Que l'un de vous reste avec lui. Je vais voir ce qu'il en est.
Tous les hommes de main sachant depuis le lendemain de la soirée d'Ultime Fighting qu'il avait obtenu un poste très convoité d'homme de confiance – pour ne pas dire : bras droit du patron pour la filiale des crimes sadiques – personne ne remit en question ses ordres.
C'est donc d'un pas décidé que Deeks sortit des lieux, direction la chambre forte.
À chaque homme qu'il croisa sur son chemin, il leur indiqua une consigne d'éloignement, lui offrant une voie dégagée sans besoin de montrer son arme.
Tout allait donc au mieux quand une rupture totale du courant survint.
Ça, c'était un imprévu… imprévisible. Car il avait bien pris soin que ses charges explosives ne viennent pas à couper la source électrique permettant l'ouverture de la porte.
À croire qu'ils souffraient réellement d'un tremblement de terre, en plus de ses explosions maison.
Observant tout autour de lui, une minuscule lueur attira son attention. Le point rouge situé sous la caméra de surveillance fixé distinctement devant la porte blindée le fit de suite douter. Comment était-ce possible ? Pas de lumière, ni de courant permettant à la porte de s'ouvrir, mais des caméras en fonction…
Était-il possible que deux anges gardiens fassent en sorte de le ralentir pour protéger les personnes présentes dans la pièce bouclée électroniquement ?
Sachant qu'il s'était toujours affiché violent sous leur lumière, il comprenait le réflexe. D'autant que rien ne leur permettait de savoir d'où provenait le mouvement des murs. Face à ce dilemme, Deeks mit sciemment sa couverture de côté. À l'étape 3 de son plan, il jugeait qu'Harkness ne pourrait lui reprocher cette seconde anicroche à leur règlement.
Faisant bien face à la caméra de surveillance, il attira l'attention d'un mouvement de main, indiquant ensuite ses yeux, puis ses lèvres.
Il n'avait plus qu'à espérer qu'au MTAC, on arrive à le comprendre…
NCIS - LA
Au MTAC en question, l'état d'alerte était encore de mise !
Toujours spectateurs impuissants des images retournées par les caméras de surveillance quadrillant toute la demeure de Johnny Torrio, les agents du NCIS rongeaient de nouveau leur frein. Pour ne pas « changer », deux de leurs collègues se trouvaient encore découverts !
Une situation inimaginable – pour ne pas dire inacceptable – aux yeux d'Hetty Lange ! Jamais encore cette équipe n'avait été compromise si facilement par leur proie !
Si l'inquiétude était l'emprise du moment, la colère enfouie peu derrière l'incitait surtout à penser qu'il lui faudrait leur imposer à tous de nouveaux stages d'entrainement pour leur re-inculquer les bases de l'infiltration urbaine.
En attendant, des mouvements de la structure même de la villa, ainsi que des coupures intempestives de certaines caméras leur laissaient entendre que la demeure était prise d'assaut. Mais par qui ?
- Que se passe-t-il ?
- Aucune idée Hetty, répondit dans la seconde un Éric tapant frénétiquement sur ses claviers. On dirait que tout tremble dans la villa.
- Regardez !
Nell attira leur attention sur le retour du rouquin traversant le couloir d'un pas décidé pour se diriger vers la porte derrière laquelle Sam et Callen avaient été enfermés.
- Que fait-on ?
- Peut-on seulement le stopper, Mlle Jones ?
- La porte est bloquée par une serrure électronique, si on coupe une partie du courant, on pourrait le stopper.
- Sans perdre les caméras de surveillance.
- Sans problème. La villa est gérée par plusieurs lignes indépendantes, a priori expressément pour éviter toute rupture du système de surveillance.
- Dans ce cas. Allez-y.
En quelques claquements de clavier, le courant était coupé juste avant que l'homme n'atteigne la porte. Un sentiment de réussite les imprégna avant que l'attitude du tueur à gages ne les interloque. Éric et Nell n'en revenaient même pas.
- Ok. Ôtez-moi d'un doute. Il est en train de nous parler, là ? demanda Éric.
- Je confirme, Mr Beal. Mlle Jones. Pressez-vous d'allez chercher l'Agent Blye.
Nell se leva d'un bon pour chercher la jeune femme qui se trouvait actuellement dans le bureau jouxtant le MTAC. Affublée d'une perruque d'un carré blond cendré, et d'une paire de lunettes fines aux montures noires, la jeune femme était méconnaissable.
- Que se passe-t-il ?
Kensi était surprise qu'on vienne la chercher. Car depuis sa mort fictive, Hetty l'avait empêché de participer de près comme de loin à l'affaire, littéralement coincée entre deux bureaux avec interdiction d'entrer ou de sortir de l'OPS aux heures ouvrables. Malgré ses efforts pour présenter un autre visage, elle n'avait pas même eu l'occasion de croiser ou parler à quiconque, en dehors de ceux ayant vu le retour vidéo de son agression. Une situation qui habituellement l'aurait fait bondir. Mais sachant que la moindre fuite pourrait avoir des répercussions mortelles pour son partenaire, elle n'avait contredit aucune demande d'Hetty, à la plus grande surprise de cette dernière.
- Agent Blye, pouvez-vous lire sur ses lèvres.
Observant l'écran géant, la jeune femme eut un infime sursaut de surprise. Elle avait beau savoir que ce rouquin barbu était son partenaire, le voir ainsi était vraiment déstabilisant. Mettant de côté son malaise et inquiétude que les autres mirent sur le compte des « retrouvailles » d'avec son agresseur, Kensi observa avec attention les lèvres en mouvement. Sa tâche facilitée par le fait que Deeks parlait très distinctement, elle comprit rapidement son besoin.
- Il veut que vous remettiez le courant pour qu'il puisse entrer dans la chambre forte. Sam et Callen semblent y être coincés et il… Il dit qu'une nouvelle vague de déflagration peut se déclencher rendant le besoin particulièrement urgent.
- Et… pourquoi, ton agresseur s'adresse à nous comme ça ? osa demander Éric. Comment sait-il seulement qu'il y a quelqu'un derrière les caméras à l'origine de la coupure de courant ?
- Il se doute que c'est nous, car il sait surtout que nous avons la main mise sur les vidéos de surveillance de toute la villa.
- Et comment, le saurait-il ? exigea Hetty
- Parce que vous le lui avez dit.
Devant le silence glacial suivant cette première révélation, Kensi sut qu'elle ne pouvait plus garder sous silence l'essentiel.
- Il s'agit de Deeks.
.
À suivre…
.
Bon je sais qu'il y a déjà deux points faibles à ce début de plan. Aussi, je ne serais pas surprise que vous m'en fassiez la critique u_u Mais à l'image de Deeks, je joue sur l'effet de surprise qui empêche mes méchants « plongés dans l'action » à penser à tous les détails qui clochent. Mouais, bancale je sais -_-
Sinon, c'était clairement le chapitre des "- Mais que se passe-t-il ?" Vu que quasi tous les persos prononcent cette question. Si bien que je me suis cru, un moment dans un vieux sketch des "Inconnus" ^_^''
Ah et non, toujours pas de crossover. Le nom du capitaine de police, n'est qu'un clin d'œil similaire à l'officier de la marine victime de Johnny Torrio. Faute d'idée, je pioche dans mes séries préférées ^-^
La suite dans une semaine, j'espère.
mimi yuy
