Comme d'hab, je suis vraiment désolée pour le temps qui passe entre chaque chapitres u_u. Mais en ce moment je suis engluée dans le boulot. Que ce soit celui qui paie les factures ou le soir venu celui lié aux Editions Muffins. Bref, me revoilà enfin pour la suite ^-^, alors sans plus attendre : bonne lecture à vous !
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UNDER COVER
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Chapitre 8.
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Pris pour cible par au moins trois hommes au nombre de tirs simultanés qu'il essuyait, Deeks pouvait bien l'avouer. Clairement coincé derrière son mur, il avait peur. Peur de ne pas arriver à mener à bien sa mission, peur d'y rester d'une simple balle qu'il ne saurait éviter, peur de décevoir ceux qui comptaient sur lui, et non moins peur de l'image qu'il devait donner au MTAC. Comment conserver l'estime de ses collègues et amis quand on affichait autant de crainte ?
Contrarié par cette fugace perte de contrôle, l'homme prit deux longues inspirations pour se recentrer. Il ne devait pas lâcher. Sa situation n'avait encore rien de désespérée pour se le permettre ! Ok. Mathématiquement, il ne pouvait pas descendre les trois hommes le prenant pour cible, avec ses deux dernières balles. Mais il était toujours à couvert et à moins d'un mètre de l'entrée du bureau. Il fallait juste prendre la bonne inspiration et profiter du changement de chargeur de ses opposants pour se créer une occasion. Ça marchait toujours dans les films d'action.
Prenant le pari que la porte du bureau n'ait pas été fermée à clef depuis son départ, Deeks oublia aussi vite son plan, pour retrouver bien plus d'espoir aux nouveaux bruits les entourant. Finalement, cela n'avait pas que des désavantages de ne rien connaître à l'architecture. Levant les yeux au plafond, il assista à la création d'une multitude de fissures s'y propageant comme une toile d'araignée. Il n'allait pas tarder à tomber et quiconque se trouverait dessous…
Aux premiers morceaux de plâtre se détachant, et bruits plus fort synonymes de torsion métallique, il se jeta sciemment dans le feu de l'ennemi. D'un bon, il sortit de sa cache pour plonger littéralement dans le bureau à la seconde même où le plafond du couloir s'écroulait complètement, anéantissant en quelques secondes les tireurs, tout en obstruant l'ensemble des portes menant aux pièces de l'aile ouest.
NCIS - LA
Allongé au sol, Deeks prit de longues secondes avant de se retourner. La porte ouverte vers l'intérieur de la salle laissait entrevoir un monceau de débris, obstruant toute l'entrée. Au moins, cela lui offrirait un peu de temps. Enfin… Se redressant en sursaut, se surprenant lui-même de sa baisse de vigilance, il regarda tout autour de lui - surpris par l'absence de Johnny Torrio. Il était seul. Mais peut-être pas pour longtemps. Car si le boss n'était plus là, il y avait de fortes chances qu'il sache pour lui. Loin d'être à l'abri de toute attaque, de par l'existence des portes-fenêtres, Deeks sut qu'il ne devait pas perdre une seconde.
Ignorant la blessure superficielle qu'il découvrait seulement – obtenu de toute évidence par une balle ayant frôlé le haut de son bras gauche durant son saut de l'ange, son esprit était plutôt sur ses amis et partenaires du NCIS. Sam et Callen avaient-ils pu s'échapper ? Se trouvaient-ils dans une zone où le plafond s'était écroulé ? Sachant ne rien pouvoir faire pour eux dans l'immédiat, il se promit en revanche de tout mettre en œuvre pour leur venir en aide, dès qu'il en aurait terminé en ce lieu.
Mais pour l'instant, il devait absolument récupérer le maximum de preuves, si seulement Johnny n'avait pas eu le temps de toutes les supprimer. Sortant les tours de dessous du bureau, il les désossa à vitesse grand V, pour dévisser non moins vite chaque disque dur interne s'y logeant. Il en avait déjà quatre, quand une fouille approfondit des lieux, lui permit d'en trouver deux autres. Pour les transporter, il les bourra dans la sacoche contenant le seul ordinateur portable présent sur le lieu - parce que oui, il avait loupé le cours « Comment extraire le disque dur d'un portable ».
Alors, il décida qu'il était temps pour lui de sortir de là. Glissant la bandoulière en travers de son torse, il se dirigea vers les fenêtres. Comme peu avant, le bruit caractéristique de la charpente en métal qui se pli résonnait soudainement dans ses oreilles. Un coup d'œil au dessus de lui et la présence des fissures lui intimèrent de presser le pas. Ouvrant la porte-fenêtre pour s'échapper par les jardins, le jeune lieutenant de police ne dut sa survie que par des réflexes forgés par l'expérience. À l'évidence, dehors, c'est un groupe entier d'hommes de main qui l'attendait. Aussi, à peine avait-il mis un pied à l'extérieur qu'une rafale de balles s'abattait sur lui. De nouveau dans le bureau, derrière la maigre protection des fenêtres munies de vitre par balle, il tâcha de trouver une solution, toujours plus angoissé à la vue du plafond poursuivant sa torsion.
- Merde, merde, merde…
Il n'avait pas de quoi faire une percée dans le jardin, démunie de toute arme suffisamment chargée. Et pour ne rien arranger, la faille au dessus de sa tête s'élargissait sans cesse.
Observant la caméra de surveillance pointant vers lui, Deeks se demandait s'ils le voyaient toujours au MTAC. Il espérait que non. Car c'est une vague de honte pure qui le submergeait. Il était au-delà de la panique, là. Sans arme, il ne pouvait pas le faire ! Impossible pour lui de sortir de la villa. Sa seule option était donc de faire marche arrière. Peut-être pouvait-il dégager assez de décombres pour se glisser de l'autre côté ? S'y précipitant, il n'atteint pas le milieu de la pièce quand tout s'écroula autour de lui.
Tachant de garder l'équilibre il se faufila comme il put sous le bureau pour échapper au plus gros. La respiration difficile – en raison de sa panique – son cœur s'emballa un peu plus quand il comprit que le pire restait à venir. Car à peine pensait-il que le déluge était terminé, le laissant sauf sous son abri de fortune, que le plancher s'écroulait à son tour. À cet instant, Deeks sut qu'il ne pourrait définitivement pas s'en sortir sans casse.
Fermant les yeux pour une courte prière muette, l'homme se sentit emporter par une force incontrôlable l'entraînant dans une chute monumentale
NCIS - LA
Dans les films, le héros aurait perdu brièvement connaissance pour ne pas se voir malmené telle une poupée de chiffon baldinguée de part et d'autre d'une somme de meubles, morceaux de plâtre ou de parquet. Non. Dans les films, on observait la prouesse technologique des derniers effets spéciaux à la mode, pour revenir en visée plongeante sur une silhouette s'éveillant au monde apocalyptique.
Dans la vraie vie, le mec serrait les fesses, se faisant aussi petit que possible, gueulait de douleur et surprise mêlée, tout en priant tous les Dieux auxquels il ne croyait pas de lui offrir une chance de s'en sortir vivant. Oui, Deeks savait qu'il n'était pas l'un de ces foutus héros à qui rien ne fait peur. Comme il savait qu'il était loin d'égaler les Rambo - mode commando - qu'étaient ses partenaires du NCIS. Mais tout le monde n'avait pas l'expérience de vivre l'équivalent d'un tremblement de terre de grande envergure.
Ne sachant pas trop à quel instant l'effondrement de toute la villa s'était terminé, c'est dans un état second que le jeune homme réalisa qu'il l'avait finalement fait. Il n'était pas mort !
Tout était finalement stabilisé… du moins le supposa-t-il à l'absence de tout mouvement dans les dernières minutes.
De ce qu'il pouvait entre apercevoir autour de lui, les deux sous-sols venaient de s'effondrer. Sachant la demeure munie d'un étage, il se trouvait donc emprisonné sous quatre niveaux de gravats. Et bien évidemment, pour couronner le tout… Un arc électrique lui fit manquer un battement de cœur.
- PUTAIN !
En voulant s'éloigner des étincelles, Deeks hurla de nouveau. Il était complètement enchevêtré par des poutres métalliques et autres bouts de bois dont il n'identifiait pas la provenance. Tachant de ne pas plus paniquer, il voulut prendre une profonde inspiration pour seulement réaliser que le bas de son torse était la partie de son corps la plus coincée et douloureuse. Entre ça et la poussière ambiante, il n'était plus surprenant qu'il respire mal. Et avec sa chance, l'isolation du toit était à l'amiante…
Désireux de rester maître de lui, Deeks enfoui profondément son envie d'hurler comme une fille pour privilégier la nécessiter de faire le point
Côtés positifs : Sauf nouvelles surprises, il était persuadé d'avoir échappé au pire.
Sérieux. Qui pouvait se targuer de tomber de plusieurs étages sans être embroché comme un morceau de viande à la saison des barbecues ? Être bloqué par de la ferraille était sans aucun doute le moindre mal. Sans compter que le câble électrique – de par ses étincelles constantes – était une source inattendue de lumière dans son environnement dénuée de toute ouverture sur l'extérieur.
Côtés négatifs : Il avait quand même réussi l'exploit de s'enterrer vivant avec un câble à haute tension non loin de lui ! Qui fait mieux ?
L'angoisse était de ne pas savoir si Sam et Callen s'en étaient sorti indemnes
Le sens pratique lui inspirait de ne pas perdre de vu son but premier : collecter de quoi faire tomber une bonne fois pour toutes l'un des plus grands cerveaux de la pègre urbaine du moment.
Pour y parvenir, il avait en sa possession : son téléphone toujours au fond d'une poche, l'ordinateur portable s'il n'avait pas trop souffert des chocs et toute une poignée de connectiques enfouies au fond de la sacoche.
Restait à livrer grâce à cela, le contenu des disques durs aux bonnes personnes. Il s'apprêtait donc à « déballer » la marchandise quand une sorte d'explosion se fit entendre.
- Putain ! Mais ça ne s'arrêtera jamais ?
Observant autour de lui, Deeks se surprit de ne rien voir bouger. Si les murs s'effondraient toujours, ce n'était plus dans son secteur. En même temps, il n'y avait plus grand-chose à bouger dans son coin.
Finalement, à moitié adossé à… quoi qu'il se trouve derrière lui, le cœur battant, le souffle court, toussant du trop-plein de poussière en expansion, il réussit à saisir son téléphone. S'il était réaliste, rien ne garantissait l'arrivée de secours rapidement. Les arcs électriques toujours présents autour de lui, et la menace toujours possible d'un tassement plus important des décombres formaient des risques encore concrets de perdre ce qu'il avait eu tant de mal à obtenir.
Devant cet état de fait, et les maigres fournitures à sa disposition pour réussir n'importe quel miracle, le lieutenant de police sut qu'il n'était pas assez qualifié pour trouver THE solution. Pas plus que ses collègues du LAPD d'ailleurs. C'est donc sans la moindre hésitation qu'il appela les seules personnes aptes à lui venir en aide, espérant en premier lieu que le réseau téléphonique fonctionnerait de nouveau après tout ce carnage.
NCIS - LA
Surpris par l'appel en provenance d'un numéro inconnu, l'analyste du NCIS n'en décrocha pas moins. Il avait appris depuis longtemps que nombre de leurs agents employaient parfois des téléphones non référencés, en situation d'urgence. Et depuis un moment, ce qualificatif était de mise au sein du MTAC.
- Éric ?
À la voix faible, mais on ne peut plus reconnaissable, le jeune homme se leva d'un bond, tout en branchant le haut-parleur.
- Deeks ! T'es vivant ! Où es-tu ?
- J'imagine que les caméras de surveillance ne sont plus en marche ?
- Seule une poignée est encore en activité. Et pour cause ! Des caméras du jardin, nous pouvons voir que plus de la moitié de la villa s'est écroulée. En revanche, il semble établit que les brouilleurs du réseau téléphonique soient HS.
- Je confirme appeler d'un portable.
- Deeks, tu vas bien ? les coupa Kensi, peut intéressée par leur babillage technique.
- Hé, Kensi ! Vous avez des nouvelles de Sam et Callen ?
- Oui. Ils ont pu sortir avant que tout ne s'effondre de leur côté. Mais tu n'as pas répondu à ma question. Es-tu blessé ?
- Non. Rien de plus que des bosses et contusions. Mais je suis complètement coincé. Je ne pourrais pas sortir d'ici par mes propres moyens.
- Des secours viennent déjà d'arriver sur les lieux. le rassura aussitôt Hetty.
- Que s'est-il passé ? le questionna Kensi
- J'ai appuyé par inadvertance sur un gros bouton rouge ?
- Deeks !
- Ouais, ouais. Pas l'heure pour les blagues. Disons plus sérieusement que l'artificier amateur que je suis n'est pas aussi doué qu'il l'imaginait. Hetty ! Je sais déjà sur quel sujet portera ma prochaine formation.
- Je vous écoute. lui offrit de poursuivre la femme, soulagée de le savoir sain et sauf.
- Disons qu'apprendre le BA ba de l'architecture ne serait pas du luxe au vu de ma récente expérience.
Un bloc de béton se détachant brutalement non loin de lui, un nuage de poussière le recouvrit subitement bloquant à nouveau toute sa respiration, il se prit à tousser avec force.
Ouais indéniablement, il aurait dû y réfléchir à deux fois avant de placer toutes ses charges sur les fondations. Même si pour sa défense, il n'était pas censé rester dans la demeure aussi longtemps après leurs implosions.
Son manque de réponse, ou plus sûrement les longues minutes passées à s'arracher les poumons en toussant ayant du inquiéter ses interlocuteurs, c'est un cri plus qu'un autre qui le sortit de son tumulte.
- DEEKS ! Statut !
- Callen ?
- Éric vient de nous rattacher à ton appel.
- Qu'est-ce qui t'as pris de mettre autant de charges par déflagration ? s'emporta Sam.
- Ok. Veut pas me plaindre là, mais je suis comme qui dirait enseveli par quelques gravats. Et j'apprécierais qu'on attende que je sorte avant de m'étriper. Parce que ce n'était pas vraiment le but de mon appel à Éric et Nell !
- Que peut-on pour toi ? reprit Éric
- Besoin d'aide sur une question d'informatique. Et accessoirement si vous pouviez recouper l'électricité comme tout à l'heure, cela m'éviterait de finir griller.
- Je coupe le courant dans la seconde, Deeks ! s'empressa de répondre Nell en alerte pour répondre au moindre de ses besoins.
- Quant à moi, je t'écoute pour ta question. lui répondit plus posément Éric. Et sois sûr que plus personne ne t'interrompra, sans risquer de perdre sa connexion à cet appel.
La menace était claire et Deeks l'en remercia. Il n'avait pas le souffle pour discuter plus longtemps sur des non-urgences.
- Merci. Je ne sais pas si c'est possible. Mais l'ensemble des preuves informatiques que je dois collecter pour la police se trouve dans des disques durs que j'ai en ma possession. Je ne veux pas paraître pessimiste. Mais si les décombres s'écroulent un peu plus, je n'ai aucune garantie qu'ils y résistent.
Tous comprirent que si un disque dur protégé dans sa coque n'y survivrait pas : le corps de leur ami n'aurait guère plus de chance. Or à l'entendre continuer à tousser comme un asthmatique, l'inquiétude était déjà de mise.
- Deeks est-ce que ça va vraiment ?
- Ouais. Désolé. Y'a juste vraiment trop de poussière ambiante. Éric, Nell, vous pensez qu'il y a moyen que je vous envoi tout par distance, histoire de m'assurer que les infos soient sauvegardées ailleurs, quoiqu'il arrive ici ? J'ai avec moi une poignée de câbles en tout genre, un ordinateur portable, et mon téléphone cellulaire. Grande chance pour moi, les deux batteries sont gonflées à bloc !
- Le réseau wifi fonctionnant de nouveau, il y a de bonnes chances qu'on puisse faire quelque chose. Mais tu dois nous dire plus en détail ce que tu as pour essayer.
- Ok.
- Juste une question t'as de la lumière ?
- Yep. Un ami à moi a fait en sorte que mon téléphone possède l'option lampe torche.
- J'avais oublié, mec.
- Bah tu peux être sûr que je ne me moquerais plus de tes gadgets…
NCIS - LA
Il suffit de quelques minutes à Nell pour réunir sur la grande table l'exacte réplique de ce que possédait Deeks auprès de lui. Avec cela, il leur restait à simuler l'exercice. Si ce n'était pas impossible, l'absence de certains éléments n'était pas pour leur faciliter la tâche. Mais en moins d'une demi-heure, l'analyste et l'informaticien du groupe avaient conçu un branchement adapté. Excité d'avoir réussi haut la main leur partie, Éric rappela Deeks. Dans le but de conserver sa batterie, ce dernier n'avait pas maintenu la conversation, ne sachant combien de temps il leur faudrait.
- Toujours en un morceau, Deeks ?
- Ouais, à fond.
- Bon, on l'a ! Alors, maintenant, tu suis pas à pas, tout ce qu'on va te dire.
- Je suis vos mains.
Avec satisfaction, Deeks comprit chaque ordre donné. Il se savait peu doué en informatique, aussi en donna-t-il tout le crédit à Nell et Éric qui se relayaient dans leurs informations ; tout en agissant à une vitesse folle de leur côté pour intensifier la puissance du réseau utilisé, tout en paramétrant leurs propres serveurs de sorte à les préparer à recevoir une forte quantité d'informations.
Quand le transfert des premiers octets débuta, la joie était de mise au sein du MTAC.
- Les données sont reçues en flux continu ! s'exclama Éric.
- Ahi Aho.
- Mais tout est crypté, Deeks. se permit de faire remarquer Nell.
- Ah oui. Je savais que j'avais oublié un truc. J'ai aussi un paquet de clés USB avec moi et surtout une carte SD. Normalement celle-ci doit fournir le code de décryptage.
- Va vraiment falloir que je te donne des cours de base sur la priorité des données à transmettre... le taquina Éric.
- Crois-moi, je suis le premier à réaliser où se trouvent mes lacunes, à cet instant.
- Ok. On stoppe une seconde le transfert en cours. Branche-moi ta carte sur le réseau qu'on vient de créer, comme tu l'as fait pour le disque.
- Une seconde… Fait.
- On l'a !
Le contenu de la carte passé, Deeks rebrancha le disque dur qu'il soupçonnait contenir le plus d'informations. Et dans l'instant, les données transmises se matérialisèrent sur les écrans du NCIS en une succession d'images et documents en tout genre.
- Wouawou !
- Ça fonctionne ?
- Et pas qu'un peu !
Excité comme jamais, Nell lui fit part de son enthousiasme d'un flot de paroles ininterrompu.
- De ce que l'on peut déjà en voir. Je peux te confirmer que c'est du jamais vu, Deeks ! Du peu que nous avons déjà, il y a des noms, photos et données pouvant permettre de démanteler une quantité incroyable de trafics.
- Si le reste de vos données restent dans cette veine, votre découverte intéressera aussi bien la NSA que le FBI. appuya Hetty. Vous pouvez être fière de vous, lieutenant Deeks. Ce seront des centaines d'enquêtes qui vont pouvoir prendre fin grâce à vous.
- Génial. Je dois maintenir la connexion pour encore combien de temps ?
- Si les autres disques sont aussi remplis… Au minimum, une demi-heure pour chacun.
- J'en ai six avec moi, ce qui fera donc plus de trois heures. N'oubliez pas d'en prévoir une copie pour le LAPD quand ce sera terminé, ou ils vont me lapider.
- N'ayez crainte, lieutenant. Avec une telle prise, je doute que quiconque trouve à vous faire le moindre reproche.
- Ça me changerait. Mais mon expérience m'a prouvé que je devais apprendre à voir le verre à moitié vide avec eux. J'ai peur qu'apprendre que je suis à l'origine de la destruction d'une villa de plusieurs millions de dollars pèse fortement du mauvais côté de la balance. Sans compter que j'ai perdu de vu Johnny Torrio. Des preuves sans accusé n'est pas ce que l'on appelle une enquête réussie par chez nous.
Au gémissement, bien que camouflé, terminant sa tirade, tous eurent de nouveau les poings serrés – frustrés de se sentir si inutiles.
- Comment vous sentez-vous, lieutenant ? s'enquit Hetty
- Je préfère me dire que tout va bien, si ça ne vous dérange pas. Parce que ce n'est pas comme si on pouvait y faire grand-chose pour l'instant.
Et cela ne répondait clairement pas à leur question.
- Je vais couper la com' là.
- Deeks !
- Désolé Kensi. Mais si je dois rester plus longtemps que prévu là dessous, j'apprécierais de garder de la batterie pour plus tard.
- Sage décision, lieutenant. Pouvez-vous tout de même rappeler Éric pour l'informer de la fin de transmission du dernier disque dur ?
- On fait comme ça.
Ne pouvant plus se retenir, Deeks raccrocha sans plus de fioriture, pour enfin laisser échapper un long cri de rage et de douleur mêlée. La poutre forçant sur son torse ne cessait d'augmenter de pression quand toute cette poussière ambiante l'incitait à tousser toujours plus… Ce n'était rien, mais suffisant pour lui broyer les entrailles d'angoisse à l'idée de ne plus pouvoir respirer à tout instant. Enfin…, c'était déjà heureux que le matériel informatique résiste à ces particules fines qui l'empêchaient tant de respirer correctement.
Ignorant tout de l'activité frénétique ayant lieu au dessus de lui, Deeks reposa sa tête lourde contre les éléments présents derrière lui. Soupirant tout doucement, il du se rendre à l'évidence : il ne lui restait plus qu'une longue attente pour toute occupation.
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À suivre
Encore un chapitre où Deeks est quelque peu isolé du reste du groupe. Mais promis, dès le prochain, les relations entre partenaires seront un peu plus de retour. ^_^x Sans compter que techniquement, la mission de Deeks est finalement terminée pour laisser place… au pire lol
Sinon, je profite de cette update pour renouveler tous mes remerciements aux lecteurs qui passent par ces pages ^_^ !
À très vite, j'espère.
mimi yuy
