Coucou tout le monde!
Voici le 3ème chapitre, j'espère que vous l'apprécierez!
Si oui, laissez moi un petit mot pour me le dire, sinon... laissez en un quand même! aha
Non c'est vrai, j'aimerais bien savoir ce que vous en pensez! En tout cas, merci beaucoup à Echco pour sa review!
A la semaine prochaine!
Chapitre 3
C'était un lundi, quelques jours seulement après l'entrevue de James et Sirius. Ce dernier était affalé par terre, une pile de vêtements comme oreiller, les pieds surélevés sur son lit.
La fenêtre, grande ouverte, laissait entrer une légère brise, apportant un peu d'air dans la chaleur étouffante de la pièce.
Il observait les murs, autrefois verts. Ils étaient maintenant recouverts d'images des moldues en bikinis, dans des gros objets métalliques appelés voitures, ou des musiciens dont il ne connaissait même pas le nom.
A droite se trouvait un grand drapeau de Gryffondor, et un peu plus loin, une photo de ses trois meilleurs amis.
Il était assez satisfait du résultat final : ses jours de travail avaient portés leurs fruits.
En effet, ne pouvant même plus sortir de chez lui depuis son escapade chez James, il avait décidé de re décorer sa chambre, entre autre pour faire enrager ses parents.
Et même s'ils n'étaient pour l'instant pas au courant, la glue perpétuelle et les images osées ne manqueraient pas à leur devoir.
Il aurait tellement aimé être dehors par cette magnifique journée d'été, avec James, ou mieux encore, avec les Maraudeurs au complet !
Il regarda la photo au dessus de son lit, qui les représentaient tous les trois, à Poudlard.
Là-bas, il se plaignait tout le temps de la surcharge de travail et des trop nombreuses heures de retenues qu'il avait chaque semaine, et n'attendait qu'une chose : les vacances.
Mais finalement, les matchs de Quidditch lui manquaient, ainsi que les duels contre les Serpentards, les filles, mais surtout, ses amis.
Un battement d'ailes, au loin, le fit sortir de sa rêverie. Sirius tourna sa tête en direction de la fenêtre, et aperçu un hibou grand duc qui se rapprochait. Un hibou de Poudlard ! Qui sait, peut être s'agissait-il des résultats de ses B.U.S.E ?
Il se leva, et courut attraper la lettre qui lui apportait l'oiseau, maintenant à la hauteur de sa fenêtre. Il reconnu immédiatement le sceau de la célèbre école de sorcellerie : un P, entouré d'un aigle, d'un blaireau, d'un serpent, et bien sur, d'un lion.
Il déchira l'enveloppe et la jeta par terre, puis déroula le parchemin, avide de connaître ses résultats. Il parcouru plusieurs fois la lettre, à la recherche de ce qu'il attendait tant.
En vain.
C'était les consignes pour le devoir de métamorphose de McGonagall. Il poussa un profond soupir, et entreprit de la lire plus attentivement.
« COLLEGE POUDLARD, ECOLE DE SORECELLERIE
Directeur : Albus Dumbledore.
Cher Mr Black,
J'ai le plaisir de vous faire parvenir le devoir de métamorphose ci-joint, à faire en binôme pour le 1er septembre. Ce travail sera évalué et comptera comme première note de l'année.
Je vous pris donc de le faire avec soin, en rédigeant des phrases complètes, et en citant des exemples que vous pourrez trouver dans l'ouvrage d'Emeric G. Changé, 1001 Métamorphoses : l'art de la transformation.
Toute similitude avec le devoir d'un autre binôme sera fortement sanctionnée.
Votre binôme sera : Lily Evans.»
Sirius ne finit même pas sa lettre. Ses yeux restaient pendus au « Lily Evans » écrit à la plume. James avait eu raison, leur professeur n'avait pas digéré leur dernière blague, et les avaient séparés. Mais pire encore, elle l'avait mis, lui, Sirius Black, avec Lily Evans ! Cette bonne vieille McGo' avait eu se revanche, sur James du moins. Et sur lui.
Il se voyait déjà étripé par son meilleur ami ou pendu la tête en bas par un levicorpus jusqu'à la fin des vacances. Ou les cheveux verts tant que James ne sortirait pas avec Lily, c'est-à-dire à vie.
Il s'allongea sur son lit en soupirant. Comment allait-il lui annoncer cela ? Son ami était dans le genre très possessif quand il s'agissait de Lily. Comme un petit ami jaloux. Sauf qu'il n'était pas son petit ami.
Il lui dirait en face, bien sur, histoire de pouvoir le rassurer ou le faire asseoir en cas d'évanouissement. L'image de lui avec des cheveux vert lui revint à l'esprit. Non, finalement, par hibou, ce serait tout aussi bien.
Il se leva, déterminé à aller chercher Seilopé, son hibou et un morceau de parchemin pour écrire son mot.
Il s'arrêta net quand une pensée effleura son esprit : il n'avait plus d'hibou. Ses parents lui avaient confisqué pour éviter tout projet de fuite avec James.
« Non d'une gargouille, pensa t-il, je vais devoir lui annoncer en personne ! ».
N'y avait-il pas un autre moyen ? Si seulement il n'était pas en binôme avec Lily !
Il était planté au milieu de sa chambre à réfléchir, en se frottant le menton. Tout à coup, il sursauta. Il fallait amadouer McGonagall pour la faire changer d'avis ; voilà la solution !
C'est avec un grand sourire aux lèvres qu'il s'assit à son bureau, déchira un bout du premier parchemin qui lui tomba sous la main –un vieux devoir d'Histoire de la Magie en l'occurrence- et trempa sa plume dans l'encre à moitié asséchée par ce soleil d'été.
Il mordilla le bout de sa plume quelques secondes pour trouver comment commencer sa lettre, puis se lança.
« Professeur McGonagall,
J'espère que vous vous portez bien. Moi non.
En effet, James Potter et moi-même, Sirius Black sommes rongés par la culpabilité après le mauvais tour que nous vous avons joué, peu avant le début des vacances.
Nous sommes prêts à vous rembourser l'intégralité de votre précieux fauteuil.
Nous tenons également à vous signaler que nous n'avions aucune mauvaise intention, nous voulions juste vous faire sourire.
Nous admettons que nous sommes peut être allés un peu trop loin, particulièrement cette année. Nous nous engageons donc à ne plus vous adresser de farces, ni à vous, ni aux élèves durant votre (passionnant !) cours de métamorphose.
Sincèrement,
Sirius Black (& James Potter).»
Il relu plusieurs fois sa lettre, puis satisfait du résultat, il la plia en quatre et se retourna pour la donner au hibou grand du de Poudlard.
Il avait disparu. Ce stupide volatile était repartit vers sa maison !
Sirius, furieux, réduit en boule sa lettre, et la jeta par terre d'un geste rageur. Décidément, tout allait de travers !
