Comme pour le précédent chapitre, un petit avertissement sur le fait que le texte à venir peut contenir des passages pouvant gêner. Ceci étant, je suis encore plus light que dans le précédent coté descriptif. Car il fallait laisser à Deeks le temps de la réflexion, ici ;D
Sinon, je renouvelle tous mes remerciements pour vos retours !
J'espère de mon côté, pouvoir vous offrir la suite au plus vite, car j'ai moi-même hâte de retrouver Deeks en interactions avec Kensi ))
Bonne lecture !
.
UNDER COVER
.
Chapitre 12.
.
Johnny Torrio bouillait de rage, devant ce visage toujours aussi confiant face à lui. Oui, le garçon hurlait, criait, pleurait et gémissait de douleur. Mais rien ne semblait casser son esprit. Il réagissait corporellement comme tout à chacun. Mais derrière cette façade de faiblesse physique, il ne perdait toujours pas prise sur les évènements. Toujours aucune pleurnicherie pour prier la pitié. Pire, il semblait accepter son destin avec autant de fatalisme que son espoir d'évasion lui semblait inéluctable.
En ces conditions, le chef autoproclamé de la mafia californienne n'eut d'autre choix que de passer à l'étape supérieure ! Après tout, il en allait de sa réputation.
.
Exigeant à ce qu'on détache Hawkins, celui-ci n'eut guère le temps de réagir qu'il était d'hors et déjà menotté à un crochet, lui-même maintenu par une chaîne au plafond via une poulie. Ainsi pendu par les bras, ils le dépouillèrent de ses vêtements, ne serait-ce que pour vérifier qu'il ne portait réellement aucun traceur sur lui. Avec tout ce qu'il avait régurgité, il était certain que rien ne se camouflait dans son estomac. Mais sa croyance ferme en l'arrivée prochaine de secours ne devait pas être prise à la légère. Accessoirement, le mettre à nu ajouterait aussi à son humiliation.
Sauf que sans grande surprise, se retrouver dénudé face à une dizaine d'hommes armés n'eut aucune once de changement dans l'attitude du tueur à gages. Soupirant, Johnny Torrio se morigéna. À quoi s'attendait-il au juste, de la part d'un type qui n'avait cessé de s'exhiber dans toutes les positions sexuelles possibles face à lui.
Pour Deeks, il était vrai que se savoir à poils devant tous ces connards n'avait que peu de chance de le faire flipper. Il aurait été bien plus en stress sur une plage de nudiste, face à une belle femme, avec Kensi à son bras. S'il était prude dans sa vie privée, il n'en était plus rien et depuis longtemps dans le cadre de son travail. Il savait faire la part des choses.
Et en l'occurrence, le point qui le travaillait réellement à cet instant, était qu'il se trouvait dorénavant pendu par les bras, les menottes enferrant ses poignets glissées sur un crochet d'abattoir. L'image même du cochon de ferme attendant la saignée.
S'ils pensaient lui faire peur, avec ça…
Plus les tortures se succédaient et plus les souvenirs de son enfance remontaient à son esprit.
Pouvait-on réellement trouver de la nostalgie au souvenir des supplices du passé ? Amusé par la tournure de ses pensées, il se demandait quelles drogues ils lui avaient prendre pour avoir de telles idées.
- Peut-on savoir ce qu'il y a de si drôle ?
Nul doute que sa réaction inconsciente au souvenir de son père n'était pas celle attendue. D'autant qu'il n'avait pas même réalisé en rire à la limite de l'hystérie.
- Juste… Moi… Là, comme ça… Vieux souvenirs…
Se laissant pendre de tout son poids sur ses poignets, Deeks réalisa que ses pieds ne touchaient pas terre. À peine ses orteils frôlaient-ils la grille d'évacuation placée sous lui. À l'inverse, son propre poids tirait sur ses épaules agencées en une position inconfortable. Là encore, rien qu'il ne connaissait déjà depuis une certaine infiltration au sein d'un cartel de la drogue, quelques années plus tôt.
Le rire ne cessant plus, Torrio las de son attitude exigea une action radicale. Il préférait encore l'entendre gueuler comme un porc plutôt que ces rires indécents en cette situation. Et cela ne manqua pas de fonctionner, quand son homme de peine positionna l'un des pieds sur la chaise pour le briser de plusieurs coups d'une masse de chantier.
NCIS - LA
Le visage en sueur et en sang reposant sur un bras, Deeks balbutiait des paroles embrouillées, lâchant une bonne fois pour toutes le mensonge composé par le capitaine Harkness avant qu'il ne sorte de son trou.
- Sacramento ? répéta Johnny Torrio.
- Hum… Frankie Yale… veut…prendre votre groupe en main. Sorte d'holding… entre mafieux. Truc dans le genre... Sait pas plus…
- Et donc, tu avais pour mission de m'approcher pour me voler assez d'informations pour lui permettre de mettre la main sur mon empire ?
- Ça vous étonne tant que ça ? murmura-t-il.
Clairement, la réponse était oui. Bien que jamais il n'avouerait avoir été à ce point pris de court. Qu'il s'agisse de flics, agents du FBI ou de la police militaire. Ok. Mais que son ennemi du moment soit un autre baron de la mafia, désireux de tirer la couverture sur lui…Cette révélation était réellement surprenante et suffisamment inattendue pour la creuser un peu plus.
- Que devais-tu faire de toutes ces infos ?
- Les donner… à un contact…
- Et qui serait ce contact ?
- Harkness… Jack Harkness…
Tout cela paraissait trop simple et trop inattendu pour lui. Et définitivement trop surprenant pour qu'il y concède aussi vite ! Après tout, Hawkins avait résisté longtemps avant de lâcher cette dernière bribe d'information… Dans ce genre de cas, pousser un peu plus le témoin était la seule alternative pour entériner la réponse. Si alors, il ne changeait pas de version, il y croirait.
Pour mener le jeune homme au point de rupture, il lui restait encore trois cartes en main. Après quoi, il rentrerait quelques heures dans sa résidence secondaire avant de revenir titiller une dernière fois ce bout de chaire pendillant devant lui. À moins que les aveux aidant, la soirée se poursuivre jusqu'à ce qu'il fasse preuve de clémence et lui offre sa délivrance avant l'aube.
Tout à sa réflexion, Johnny Torrio choisit non sans attention une barre de métal parmi la dizaine disposée non loin d'eux. Il en sélectionna une épaisse, en fer forgé et à l'extrémité en trépointe.
- Faite… quoi… ?
- Te voilà curieux à présent ?
- J'ai collaboré... Arrêtez…
- Oh… Mais commencerais-tu une ébauche de prière requérant notre pitié ?
- Stop…
- Tu l'as dit toi-même… C'est encore trop tôt mon cher…
Laissant son bourreau attitré se saisir de l'arme choisie, ce dernier approcha de Deeks qui fit son possible pour se reculer. Mais chaque micro frôlement de son pied gauche crispait toute sa jambe, propageant une douleur infernale jusqu'à l'aine. Il en avait depuis longtemps oublié ses mains. À moins qu'il ne s'agisse juste du fait que le sang ne les irriguait plus depuis qu'on l'avait pendu par les bras ?
Quand son nouveau tourment débuta, Deeks eut une certitude. S'il devait les classifier, ce supplice entrerait au Top One. Plus que tout ce qui avait précédé, le processus était lent, insoutenablement lent. Si voir cette barre transpercer son genou gauche était une vision d'horreur… littéralement ingérable… le vivre était indescriptible…
Saisi d'une panique qu'il ne pouvait plus contrôler, le jeune lieutenant perdit toute maîtrise de son corps. Vomissant le peu de bile qui restait en lui, il fut encore plus surpris qu'il puisse rester le moindre fluide dans sa vessie. L'odeur âcre et cuivreuse atténuée un temps par la disparition de ses vêtements revenait en force, l'incitant toujours plus à succomber à ses nausées entrecoupées d'hurlements crus.
Il supposa s'être de nouveau évanoui, quand il sortit de sa torpeur par une arrivée massive d'eau sur lui. Glacée, elle offrait subitement un voile de fraîcheur salvateur pour son corps en feu.
- Tu apprécies, on dirait.
- Tr… rr. ooo.. puant… po….pour… vous… ?
- Quelque chose comme ça.
Clairement apaisé par cette douche inattendue, Deeks souleva sa tête dans le but de se désaltérer un peu – assimilant seulement que l'arrivée d'eau était située au-dessus de lui. Mais presque aussitôt un torchon vint couvrir son visage, tandis que par son biais, on le forçait à garder le visage tiré en arrière. Il n'en fallait pas plus pour qu'il comprenne le but de la manœuvre : le supplice du noyé.
Une torture vieille comme le monde, largement répondue dans les pays en guerre.
Un instant volé pour Marty Deeks.
La plus mauvaise idée que Johnny Torrio n'avait jamais eue !
Surfeur né, ce mur d'eau tombant sur lui ne déstabilisa pas une seconde, le jeune lieutenant. Tout sportif pratiquant intensivement le surf à haut niveau se trouvait régulièrement confronté à des courants violents et vagues monstrueuses. Parfois, la nature agitée gagnait largement le combat sur l'agilité, brassant alors l'homme dans un déchaînement sans commune mesure, nécessitant pour lui de retenir sa respiration de très longues minutes. Lorsqu'on était ainsi happé par la force magistrale de l'océan, il ne fallait pas lutter. Juste se laisser porter, ralentir le rythme de son cœur et prendre à profit toute la force des éléments qui vous entourait… L'eau était un symbole de vie dont il n'y avait pas à avoir peur. Même emporté dans de gigantesques rouleaux, il fallait savoir que l'océan vous remontait toujours à la surface. Toujours. Nul besoin de paniquer. Il fallait juste être patient et confiant en sa capacité à ne pas respirer avant l'heure.
Plongé dans sa visualisation, Deeks inspira à la seconde même où l'eau cessa de s'écouler sur lui, pas un instant paniqué par son retour presque immédiat. Même après la succession de plusieurs rouleaux, il avait toujours trouvé la force de retrouver l'appel de la lumière et remonter à la surface avant d'atteindre sa limite. Boire un peu de cette eau sacrée n'était pas mortelle. Sans compter que l'idée même de mourir de noyade était foncièrement un fantasme commun aux gens de son espèce. C'était pour eux, l'état de communion extrême avec l'entité qu'ils aimaient plus que tout. L'océan lui avait offert l'équilibre nécessaire pour sortir vivant des affres de son passé. De fait, l'océan avait tout droit de lui ôter tout ce qu'il avait offert.
Alors que la majorité des hommes paniquait définitivement à ce stade, trop imprégné par la peur ancestrale de se noyer, qu'ils se tortillaient sous l'effort d'essayer d'échapper aux flots s'écoulant dans leur gorge. Johnny Torrio assistait impuissant à la vue d'un corps détendu comme il ne l'avait jamais été depuis le début de leur interrogatoire. Nick Hawkins – l'homme qui rechignait à l'idée d'approcher une plage, refusait toute emploie d'une piscine ou rallait dès la présence d'un grain de sable sur lui… Cet homme affichait une maîtrise et un calme incroyable. Alors que des flots tombaient sur lui presque en continu depuis un bon quart d'heure, il ne montrait aucune tentative de s'en extraire, aucun affolement, ni même un infime sentiment de malaise. En ces conditions, cela rendit bien inutile toute tentative de poursuite en ce sens.
Quand l'eau fut coupée. Deeks eut besoin de longues et interminables minutes avant d'émerger de son état second. Ultime provocation inconsciente, c'est un sourire sincère qui passa sur ses lèvres quand il ouvrit ses yeux sur son tortionnaire. Régénéré, apaisé, le lieutenant de police avait bel et bien atteint cet état second imaginé plus tôt. Celui permettant à l'esprit du supplicié de se détacher complètement des souffrances de son corps.
- Merci.
Ne pouvant rester sans réaction, Johnny Torrio se contenta d'interagir avec dérision.
- À ta disposition Nicky.
Profitant de son bref instant de lucidité, Deeks réalisa qu'il avait suffisamment attendu. S'il avait complètement perdu le court du temps, il n'en avait pas moins l'intime certitude que les secours ne viendraient plus. Il ne doutait pas que ses équipiers du NCIS aient réellement tout donné pour le retrouver. Mais il était évident que leurs recherches n'avaient pu aboutir, le laissant seul face à ses choix. Pas vraiment de quoi le faire paniquer, au regard de tout ce qu'il avait déjà supporté. Sans compter que cela ne le changeait guère. Après tout, il en avait toujours été ainsi depuis son enfance. S'il avait espéré gamin le support d'une mère battue, de voisins aveugles ou d'agents de l'état aux mains liées par le poids des administrations. Son expérience avait démontré que le jour venu, c'est seul qu'il avait du agir pour survivre. Vingt ans plus tard, l'histoire se répétait. Il avait espéré le support officiel du LAPD - clairement incapable de le lui fournir -, et prié pour un plan de secours avec le NCIS - qui s'était avéré boiteux. Et il avait perdu. Restait à lui d'en assumer les conséquences…
Voyant approcher une sorte de batterie sur roues, il se doutait de ce qui se préparait pour lui. Résigné, il se promit que ce serait la dernière torture. Quoiqu'il lui en coûte, ce serait la fin.
Observant en connaisseur, le corps trempé tout en muscles agrémenté de multiples plaies et lacérations, c'est avec un plaisir pointu que Johnny Torrio rapprocha sa dernière trouvaille : une dynamo électrique. Il était impatient de voir ce que son invité penserait de la fée électricité.
Pelant d'abord quelques lambeaux de peau, c'est sur la chair crue qu'il apposa ses petites palettes. Les hurlements d'horreur sonnaient doux à ses oreilles… Mais le regard de défi rendu entre chaque forfait élevait toujours plus haut son irritation et sa colère. Lui-même en sueur, depuis qu'il prodiguait une partie des supplices, dorénavant habillé d'une seule chemise aux manches retroussées, Johnny Torrio perdait définitivement tout contrôle. À bout, son flegme et calme légendaire furent balayé par un déchaînement de fureur. Désireux de prouver sa suprématie sur le tueur à gages, il se déchaîna sans plus d'arrêt, usant et abusant de ses palettes sur toutes les parties sensibles du corps humain, privilégiant avec vice la chair tendre des testicules de sa victime.
Les hurlements insoutenables du lieutenant eurent finalement raison de certains hommes de main s'éclipsant discrètement pour vomir à leur tour.
NCIS - LA
Il l'avait fait !
Souriant de joie à se savoir vainqueur d'un combat pourtant lutté à armes inégales, Johnny Torrio observa avec jouissance, le corps brisé de Nick Hawkins. Exténué, détrempé, il n'y avait plus trace en lui de l'image d'homme du monde, à la tenue et au maintien impeccables. Mais cette perte de contrôle s'était avérée fructueuse ! Car le traître était enfin prêt à dévoiler toute la vérité. Impatient d'écouter la douce musique de ses aveux, l'inquisiteur agit comme à son accoutume en pareille occasion. Lorsqu'enfin l'individu passé à la question était prêt à se mettre à table, il exigeait de ses hommes de mains qu'ils s'effacent – bien trop désireux de recueillir seul, les derniers mots du condamné avant d'effectuer lui-même la mise à mort.
Sachant la victime du jour au-delà de la capacité à penser, personne n'exprima le souhait de rester avec leur chef pour le protéger de cette poupée désarticulée, pleurnichant comme le dernier des bébés.
L'assistance évacuant, Deeks les observa du coin de l'œil. Quelque part au fond de sa tête, il savait que cela finirait ainsi. Si seulement il avait eu la certitude que prier et accepter de parler aurait suffit à ce qu'on les laisse seuls, il aurait agi de la sorte bien plus tôt. Mais il n'était pas dupe. On ne pouvait si facilement simuler l'épuisement et l'abandon moral. C'est bien parce qu'il avait réellement perdu tout espoir de voir ses équipiers du NCIS venir à son secours qu'il était enfin devenu crédible. Aussi, à cet instant lui restait-il deux options : survivre ou mourir. Si ces deux choix entraînaient à leur manière d'ultimes souffrances auxquelles il faudrait faire face. La survie impliquait surtout un tas de conséquences à assumer. Car ses ordres officiels étaient clairs. Les contrecarrer impliquerait au mieux, la radiation de son poste de lieutenant… Mais se sachant non soutenu par la police de la ville et certainement perdu pour ses équipiers du NCIS. Avait-il seulement le choix ? Quel homme fou accepterait de mourir pour les beaux yeux d'une bureaucratie qui s'en foutait royalement de sa gueule ?
C'était toute l'histoire de sa vie…
À nouveau ses souvenirs d'enfance refirent surface. À l'époque déjà, il avait toujours été seul face à son père. Priant pour une délivrance qui n'était jamais venu. Ni les profs, ni les services sociaux, ni même les simples voisins ne pouvant pas ne pas entendre ses cris d'enfants n'avaient jamais réagi. Personne n'était jamais venu. Mise à part peut-être sa mère, quand les coups n'étaient pas si violents qu'elle ne perdait pas conscience avant lui. Aujourd'hui encore, il devrait se débrouiller seul. À jamais et pour toujours, il ne pourrait jamais compter que sur lui-même. Alors à l'image de cette nuit où préadolescent il s'était libéré de son fardeau paternel. Il choisit d'oublier le but de sa présence en ces lieux et de tuer son bourreau afin de pouvoir se libérer de ses chaînes.
- Qu'ils…. Aill…ent tous… se faire… foutre. balbutia-t-il entre bave et sang...
- Quel langage ? De qui parles-tu donc ainsi ?
- Ceux… qui vo…us veulent… vivant….
- Oh. Et qui est-ce ?
- Flics…, NCIS…, le cp'taine Hark…ness…
- Capitaine Harkeness ? Ton contact à Sacramento est un flic ?
- Sérieux ? Vous pensiez à… quoi d'autre ? lui chuchota-t-il
Amusé de son aplomb, quand son corps tremblait toujours, ses muscles encore en proie de saisies générées par l'électricité… Johnny Torrio approcha un peu plus de sa victime. Heureux de pouvoir enfin le faire chanter tel un rossignol au printemps qu'on éclate d'un coup de feu bien porté.
- Dans ce cas. Dis-moi donc. Qui es-tu bon sang ?!
À son tour amusé que « le renard » ait perdu tout son flegme et sa prestance depuis la dernière heure, Deeks lui offrit un sourire flamboyant. Se sachant enfin en une position de force - unique et fragile – il supporta tout son poids de ses poignets pour trouver la puissance nécessaire à relever d'un bon ses jambes, et en une fraction de seconde, enserrer le cou de sa victime. L'une des toutes premières prises que l'on apprenait aux flics à l'école de police.
Pris de court, ne s'attendant pas un instant à tel revirement de situation, ni à une telle démonstration de vivacité, Johnny Torrio n'eut aucune chance de réagir à temps. Son corps supérieur bloqué, il entendit la réponse à la question tant répétée jusqu'alors.
- Je suis de la Police, Connard ! Lieutenant Marty Deeks du District de Los Angeles.
La gorge fermement immobilisée ne sachant trop comment, l'homme tenta de s'extraire de cette prise. Mais plus il se débattait et plus il se coinçait lui même. La barre enfoncée dans le genou de ce putain de flic bloquant sa carotide au point qu'il ne pouvait ni hurler, ni même déglutir.
À l'inverse, Deeks hurla lui plus fortement que jamais. En ce cri, c'est tout sa volonté à survivre et ses espoirs de libertés restaurés qu'il exprimait enfin.
À suivre…
.
Dans le prochain chapitre, retour du côté du NCIS ! J'espère pouvoir le mettre en ligne dès ce soir (ou cette nuit lol ;p) ^-^
[1] Pour ceux que cela intéresse, Frankie Yale est le nom du véritable associé de Johnny Torrio qui un jour accepta de prendre un certain Al Capone pour l'aider à tenir l'un de ses bars… Encore une fois en manque d'inspiration pour trouver un nom au mafieux de Sacramento, j'ai pioché dans la vraie « petite » histoire ))
Sinon, j'espère que les pensées de Deeks pour sa jeunesse n'ont pas semblé tomber de nulle part. Indépendamment que cette réminiscence m'est essentielle pour la suite de mon histoire. Je voulais exprimer le fait qu'entre les drogues, la perdition par la douleur et le retour aux fondamentaux qu'est le rapport de Deeks avec l'eau, Tout cela a mené son esprit à errer vers d'autres temps où il lui sembla vivre la même dose de souffrance, même si à une moindre échelle du fait de sa jeunesse d'alors. C'est finalement le souvenir de la force qu'il avait su démontrer enfant, qui le rend confiant quant à sa capacité à s'en sortir une nouvelle fois seul. Bref, s'il a perdu espoir envers le NCIS (contrairement au chapitre précédent où il tenait par la seule certitude de se savoir sauvé par eux), cette séance de torture lui à l'inverse redonner toute sa confiance en lui. Un changement d'esprit important pour la suite directe ^-^
mimi yuy
