Merci merci pour tous les retours !
Je suis vraiment contente que vous ayez apprécié ces derniers chapitres.
Alors, en vous souhaitant une bonne lecture, la suite sans plus attendre ^-^
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UNDER COVER
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Chapitre 14.
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L'agent Sam Hanna n'était pas homme à être facilement impressionné. Loin s'en faut.
Quand il avait croisé la première fois ce flic, il l'avait jugé comme un combattant de bas étage, pas fichu d'aller au bout de ses poings dans le combat d'Ultimate Fight qu'ils avaient partagé. Après l'avoir eu à leurs côtés pour quelques missions, sa vision de l'homme n'avait cessé de s'abaisser. Détesté de ses congénères de la police, il ne leur servait à rien en sa qualité de flic de liaison entre leurs deux entités. Sans compter que son incapacité à avoir un équipier dans la police ne pouvait s'expliquer que par son incapacité à savoir jouer en équipe. De quoi les inquiéter, G et lui, sur le bien fondé de l'associer à Kensi. Mais si Hetty lui faisait confiance, ils s'étaient résolus à lui laisser une chance.
Très vite, leur surfeur – puisqu'il n'en avait pas que l'allure – avait démontré une absence totale de testostérone. Pas foutu de montrer son autorité à Kensi, il la suivait comme un bon petit chien. Pas plus fichu de leur rentrer dedans, pour imposer une limite à leurs taquineries. Alors, ok. Il avait démontré tout aussi vite son aptitude au combat et prouvé une maîtrise inégalable au tir, de ses deux mains. Il n'en était pas moins largement dénué de toute envergure !
Avec du recul, Sam pouvait bien admettre qu'entrer dans une équipe comme la leur n'avait pas dû être si simple pour le jeune homme. Il n'était pas du NCIS, il n'était pas apprécié des siens, et lui-même l'avait accueilli froidement en lui demandant d'ôter ses fesses de Blanche-Neige du siège de Dom. En définitive, personne n'avait pris en compte une seconde sa position délicate.
Le temps passant, ce qu'ils prenaient tous pour de la faiblesse s'était avéré plus subtil. Deeks n'était simplement pas de ceux qui fanfaronnent sur leurs capacités ou vous font croire tout savoir sur tout. Quand il ignorait une pratique, il observait, apprenait et reproduisait. Lorsqu'il s'affichait auprès de Kensi dans son mode chiot, il admettait juste à son entourage qu'une femme pouvait être meilleure que lui et que cela méritait son respect. Quand Kensi s'était trouvé en mauvaise posture, son inquiétude n'avait pas été feinte. La violence du coup porté sur l'homme l'ayant giflé encore moins. Pour preuve, il s'était cassé deux phalanges dans l'acte.
Alors oui, le lieutenant Marty Deeks s'était finalement avéré être un équipier acceptable. Révélant au fil des mois son statut de flic consciencieux et de partenaire de confiance. Le voir sous les traits de Max Gentry avait définitivement tourné une page. Prouvant, s'il le fallait, qu'il pouvait aussi afficher un côté dur. Depuis lors, Sam l'avait accepté et respecté comme un équipier à part entière. Utile, bien qu'en toute honnêteté, non indispensable. Un faire valoir pour Kensi, gardant sans faille son dos. Preuve en était son sauvetage à l'hôpital, lorsqu'il y était soigné pour une blessure par balle – en raison d'une pure négligence, fallait-il préciser ! Un administrateur consciencieux pour Callen - merci à la police de former ses agents pour assurer la paperasse en toute autonomie. Et pour lui : Un ami… qui ne lui manquerait pas beaucoup plus qu'Éric ou Nell, si leur vie venait à les éloigner les uns des autres.
Aussi, s'était-il senti en partie responsable quand ils avaient découvert - quelques mois plus tôt - que leur flic maison ne leur faisait pas confiance. Cette nuit où il l'avait trouvé en si petite forme recroquevillé sur son canapé leur avait prouvé à tous qu'il ne s'était jusqu'alors jamais cru digne de leur aide et bienveillance. Cela faisait déjà près de deux ans qu'ils travaillaient ensemble et il ne s'imaginait pas pouvoir leur faire confiance pour assurer ses arrières. Une révélation qui les avait beaucoup marqués. D'abord choqués qu'il puisse les dénigrer ainsi. Une discussion commune des trois agents avait révélé plus justement qu'à aucun instant, ils lui avaient réellement laissé une chance de penser différemment de par leur attitude toujours légère et taquine à son égard. Comment le jeune homme aurait-il pu deviner qu'il s'agissait d'une simple franche camaraderie et non plus de leur croyance à le prendre pour un incapable ?
À son réveil, tous trois s'étaient investis à lui faire comprendre qu'il n'en était plus rien ! Et depuis lors, Deeks s'était affiché plus relâché en leur présence. Plus serein et étonnement moins blagueur, n'ayant plus besoin de sa cacher derrière l'humour pour affronter leur taquinerie mesquine.
Mais tout cela n'avait en rien changé sa vision primaire du flic et de ses capacités limitées. Jusqu'à ce soir…
Observant Kensi et le médecin s'occuper du corps brisé de leur équipier, Sam pouvait bien l'admettre. Cet homme l'avait impressionné comme jamais aucun autre en sa vie de militaire aguerri. Pas même G. Callen en son temps.
- Tu vas t'en remettre Sam ? le questionna justement son partenaire et meilleur ami.
- Comment a-t-il fait pour rester aussi alerte après tout ce qu'il a subit ?
- Deeks est un homme fort.
- Tu as vu toi même la difficulté que j'ai eue à le stopper.
- Dois-je seulement te rappeler qu'il m'a tiré dessus ?
- Sur ce point, j'aurais honte. lui répondit-il taquin, pour camoufler l'inquiétude ressentie quand il avait vu Callen s'écrouler sous l'impact du coup de feu.
- Au moins, cela t'aura permis de la localiser en repérant l'origine du tir…
- C'était surtout un coup de chance avec l'écho retentissant dans tout l'entrepôt.
Observant de nouveau les premiers soins prodigués sur le corps inconscient de leur équipier, Callen exprima sa théorie.
- Instinct de survie ?
- Je dirais, bien plus que ça. Nous avions le moniteur pour le suivre. Et malgré cet avantage, il nous a fallu courir de toute part - comme des canards sans tête - pour réussir à le coincer. Alors que lui…Il n'aurait jamais du être en capacité de se mouvoir dans son état.
- Tu n'aurais pas agi autrement.
- J'AI suivi un entraînement poussé pour y parvenir !
- Il faut croire que les flics sont plus formés que nous ne le pensions.
- Là encore, il y a plus que ça. J'ai vu des Navy Seal tourner de l'œil pour le quart des blessures que je peux voir d'ici. Or, il n'a jamais fait l'armée. Il n'avait aucune expérience pour faire face à ce type de sévices…
- Sur ce point, vous avez tort, Agent Hanna.
Comme à son habitude, c'est sortie d'une ombre qu'Hetty s'insinua dans la discussion. Elle venait tout juste d'arriver sur site, avec une équipe d'investigation vouée à fouiller et analyser les lieux pour l'enquête à venir.
- Pourquoi ne nous en aurait-il jamais parlé dans ce cas ? Je lui ai déjà clairement posé la question, par le passé. lui répondit naturellement Sam.
- Parce qu'il ne s'agit pas d'une expérience militaire. On n'évoque pas si simplement ce qu'il a connu.
- Que voulez-vous dire Hetty ? relança G, curieux lui aussi d'en savoir plus.
- Disons que j'imagine que sa résistance à la douleur fut plus certainement acquise de sa naissance à l'âge de onze ans.
- Quoi ?
Sam était surpris par cette information. Lui qui prenait l'adulescent tout droit sortit des jupons d'une famille de beatniks surprotecteurs.
- Sa mère et lui-même ont supporté plus de dix années de maltraitance d'une violence rare. Dès ses premiers jours de vie, les rapports médicaux ont démontré une maltraitance évidente. Les coups, les brûlures, les os si hachés qu'il faut poser des broches dès l'âge de 5ans pour leur permettre de tenir le temps de la croissance… Je ne serais même pas surprise qu'il nous informe plus tard n'avoir rien subit ce soir de plus qu'il n'ait déjà connu par le passé.
Sam était révolté.
- Comment est-ce possible ? Les services sociaux ne servent-ils donc à rien ?
- Il y a toujours des cas particuliers qui passent au travers des mailles du système.
- Comment cela s'est-il terminé, questionna Callen.
- Son ami Ray vola l'arme de son père pour la lui remettre. Une prévoyance salvatrice, qui lui permit de tuer son bourreau peu après ses 11 ans. Le corps de l'enfant était alors si massacré, que les policiers durent attendre une semaine qu'il sorte du coma artificiel imposé par les médecins pour lui parler. Face à cela, le procureur n'envisagea aucune poursuite. Pour l'enfant alité, il n'y eut pas l'ombre d'un procès. Tout cela fut classifié d'où son absence dans son dossier.
Toujours observateur, Callen réalisa un détail.
- Il ne porte pourtant aucune cicatrice… du moins, il n'en portait pas jusqu'à ce soir ?
- Chirurgie esthétique. Le peu d'argent qu'il a gagné des années durant lui a servi à payer les opérations laser vouées à les effacer.
- Vous en savez autant sur nous tous, Hetty ?
- Cela va de soi, agent Hanna.
Les laissant à leur réflexion, la responsable du NCIS de Los Angeles s'approcha du corps inanimé de sa dernière recrue.
NCIS - LA
En infiltrant (enfin) les lignes ennemies, Kensi Blye était fermement décidée à sortir son partenaire du purgatoire qu'il n'avait pas mérité. Tenant le module de suivi portatif leur permettant de tracer la puce GPS a priori toujours présente sur le lieutenant de son cœur, elle guida ses équipiers vers le lieu de sa détention.
Quand la porte en fer fut doucement entrouverte par un Sam aux aguets du moindre tireur isolé, tous relâchèrent très vite la tension. Il n'y avait plus personne en ces lieux. Ou du moins plus personne de vivant. L'agent retournant du pied le corps sans vie placé devant eux, tous y découvrir le visage de Johnny Torrio.
- Nuque brisée. Leur annonça Callen
Repérant les menottes ensanglantées toujours fixées au crochet de boucher pendant au-dessus du sol par une lourde chaîne, la conclusion était simple.
- Deeks s'est échappé.
D'un nouveau coup d'œil sur le moniteur, Kensi confirma.
- Il est en mouvement. Tout au fond ! Là-bas !
D'un pas pressant, ils s'y dirigèrent hurlant le nom de leur compagnon d'armes. Sans que celui-ci ne semble les entendre. Alors enfin, ils en eurent une image fugace. Celle d'un corps nu couvert de sang et de poussière, se faufilant entre les caisses, l'arme au point.
Ce n'est qu'à cet instant que le médecin de champs complétant leur groupe s'exprima.
- Si je puis me permettre. Je pense qu'il n'est plus à même de vous identifier. Nous devons l'encercler et le faire prisonnier.
Avant que Kensi ne puisse hurler à l'effroi, le militaire la stoppa d'un geste de la main.
- Ne vous méprenez pas. La douleur, les battements certainement erratiques de son cœur, conjugués à la peur et au désir mortel de vouloir survivre… Tout cela plonge les victimes de sévices dans un état secondaire quasi impossible à percer. Non seulement rien n'infiltrera son brouillard de panique. Mais si nous ne le stoppons pas très vite, vous deviendrez très vite ses cibles.
Devant l'air sceptique des trois agents du NCIS, l'homme se montra plus sérieux encore.
- Soyez certains que vous ne lui ferez aucun mal. À l'inverse, il vous tuera tous. Et croyez-moi. Aussi forts que vous puissiez être, et aussi faible et blessé pensiez-vous qu'il soit : c'est ce qui arrivera. Vous devez le considérer comme un ennemi prêt à l'attaque. L'encercler et vous en saisir. Maintenant !
Comprenant son point de vue, Sam et Callen agirent de concert, guidés par Kensi restant un peu plus en retrait pour mieux appréhender leurs positions respectives. Cela dura un bon quart d'heure à leur surprise à tous. L'angoisse atteint l'horreur quand Deeks commença à leur tirer dessus. Dans un cauchemar éveillé, il semblait que le tremblement distinct de ses membres ne soit pas suffisant pour altérer son efficacité habituelle au tir.
Voyant Callen s'effondrer brutalement, Kensi hurla tout en sortant in extremis de la ligne de visée. Plus éloigné, Sam grimpa au plus vite sur un amoncellement de caisses, suivant les indications de la jeune femme et ce qui semblait le point d'origine des coups de feu. Arrivé à mi-parcours, il vit une lucarne et dehors un corps chutant du toit d'une voiture de l'équipe commando pour atterrir rudement sur le sol. Suivant dans l'instant le chemin pris par leur cible, Sam put enfin l'enserrer de ses bras pour enfin stopper sa fuite. Dans le mouvement, un choc sur le pied blessé coupa net leur lutte, Deeks chutant dès lors telle une pierre.
Sortant par une porte secondaire dont ils explosèrent la serrure sous plusieurs coups de feu, Kensi, Callen et le médecin les rejoignirent dans l'instant.
Le corps mou de Deeks n'étant plus un danger pour lui-même ou l'un d'entre eux, Sam se releva d'un bon, laissant la place à Kensi et le médecin de champs. Approchant Callen, il vit sans mal qu'il avait été touché.
- Ça va ?
Ouvrant sa veste, son équipier dévoila son gilet par balle.
- Je m'estimerais heureux qu'il n'ait pas visé la tête.
Sam gronda de colère. Ils l'avaient sous-estimé. C'était un animal sauvage en rage qu'ils venaient de chasser. Et en telles circonstances, ils n'auraient jamais dû se jeter ainsi sur lui, têtes baissées.
Non loin d'eux, Kensi agenouillée près de l'homme qu'elle aimait releva délicatement sa tête couverte d'un mélange de sang, larmes et fluides en tout genre. Suivant avec précaution les directives du médecin les accompagnant, elle frôla plus que caressa des passerelles de son visage dans l'espoir fébrile de lui faire reprendre conscience.
- On est là Deeks. C'est fini ! C'est fini.
Ses propres larmes coulant sans retenue, Kensi aida l'urgentiste à l'arranger en position allongée sur le dos, de sorte qu'il repose sur l'une des deux couvertures qu'ils avaient apportées. C'était un homme d'expérience qui avait rejoint leur groupe de sauvetage. Un ami d'Hetty tristement aguerri dans le traitement, en zone de guerre et sur le champ de l'action, des blessures octroyées sous la torture. Revenant à peine d'une longue rotation passée en Afghanistan, il accordait là une faveur. Mais il n'avait pas eu beaucoup de mal à accepter quand il en avait su un peu plus sur les circonstances ayant mené l'homme qu'il traitait à devenir ce morceau de viande humain abandonné aux mains de bouchers.
Déployant doucement chaque membre de son patient, le médecin fit un premier bilan d'ensemble. Premier bon point, le dos était globalement épargné, si on exceptait une vilaine brûlure. Il n'y avait aucun coup de fouet, ni plaie purulente nécessitant une attention urgente. Cela faciliterait grandement les soins pour le jeune homme, en lui assurant une position de repos satisfaisante. Toutes les victimes qu'il avait traitées n'avaient pas eu cette chance. N'oubliant pas son aide, l'homme partagea avec elle, toutes ses observations.
- Il a beaucoup de chance. À première vue, il ne souffre d'aucune blessure vitale. Pour autant, les plaies béantes ne sont pas forcément les plus graves. Il faut commencer par parcourir son corps à la recherche d'une rupture de veine. Si le sang est interrompu trop longuement à la jonction de ses membres, il risque l'amputation.
Acquiesçant l'information d'un hochement de tête, Kensi suivit avec attention les consignes données. Agissant de concert, le médecin entreprit de commencer par stopper le lourd saignement présent au niveau du genou droit. Ceci fait, ils couvrirent le corps inférieur du jeune homme dans une volonté de lui redonner un peu de décence avant l'arrivée du reste des secours et membres du commando.
L'urgence n'étant plus de mise, Kensi voulut se saisir de l'une de ses mains en un geste de réconfort, espérant que Deeks puisse ainsi la percevoir dans son inconscience. Mais la vue de sa main exsangue aux ongles consciencieusement arrachés à leur racine lui donna la nausée.
- Tout va bien agent Blye ?
Tachant de reprendre contenance, Kensi hocha du chef, bien incapable d'exprimer la moindre parole, au flot de sentiment auxquelles elle faisait face. Un mot et elle ne saurait se retenir de vomir. Ce qui n'aiderait en rien son partenaire.
Alors que le médecin palpait chaque membre, couvrait chaque zone pelée, et vérifiait chaque coupure suffisamment profonde pour provoquer une perte de sang, Kensi repéra l'importante blessure au flanc… la présence des agrafes refermant la plaie l'offusquait plus encore. Du pue commençait déjà à se former autour des attaches. Ne pas savoir quel dégât cachait cette fermeture imaginative l'angoissait particulièrement.
- Que peut-on faire pour limiter le risque d'infections ?
- Rien. L'infection est déjà en place. Même s'il n'a pas été tranché par une lame rouillée, il est certain que personne ne s'est soucié de stériliser les objets l'ayant transpercé. L'important pour l'instant est uniquement de stopper ses hémorragies et ruptures de flux sanguin pour éviter que le cœur faiblisse. Pour le reste, il faudra attendre d'être à l'hôpital. Chacune de ses blessures y sera traitée en chirurgie. Mais concrètement, du bilan que je peux déjà en faire. Je suis surtout inquiet par l'état de sa rotule. Il semblerait que son genou ait été transpercé par une barre de métal à l'intersection exacte de ses ligaments.
L'homme jugea en avoir terminé avec la prise en charge d'urgence, quand le jeune lieutenant fut subitement pris de convulsions, en lieu et place du frémissement perpétuel qu'il présentait jusqu'alors.
- En position de survie. Vite !
À deux, ils réussirent à pencher le corps tremblant sur le côté opposé à sa blessure au flanc, tout en forçant ses jambes à se replier près du corps. Ils avaient agi juste à temps pour permettre au jeune homme de vomir une quantité inquiétante d'eau.
N'ayant rien perdu de la scène, Sam réalisa un détail sur le lieu où ils avaient trouvé le corps sans vie de Johnny Torrio.
- La grille !
- Quoi ?
- La grille ! Le crochet était placé au-dessus d'une grille et ses cheveux sont trempés. Il a subi le supplice de l'eau.
Comprenant tous l'implication de cette information, le médecin fit signe aux ambulanciers venus les rejoindre de presser le pas.
- Il nous fait une noyade à retardement. Il n'y a pas une seconde à perdre.
Alors qu'il plaçait le corps moue sur un brancard, Kensi ne lâcha pas un instant la main ensanglantée. Bien que désireuse de ne pas gêner le corps médical, elle ne comptait pas quitter son partenaire des yeux, avant son entrée en chirurgie.
Hetty - qui ne lâcha pas la scène des yeux - savait qu'il y aurait beaucoup à faire dans les prochaines 24 Heures. Le lieutenant Marty Deeks ne leur avait pas facilité la tâche en poursuivant son infiltration sans les tenir informés. Mais pour sa défense, il agissait alors pour la police. Et de ce qu'elle avait déjà pu découvrir, il avait parfaitement suivi la procédure, en tenant informé ses collègues du LAPD à chaque étape de son infiltration. Il n'était pas responsable de l'incompétence de sa hiérarchie. Juste victime de leur négligence à ne pas avoir répondu à sa demande explicite d'obtenir soutien et appui. Pour cette seule raison, la femme comptait bien imposer sa propre loi dans les heures à venir.
Mais pour l'instant, l'important était de protéger l'un des leurs. Se tournant vers les agents Sam et Callen, elle résuma sans mal, leur priorité.
- On rentre chez nous, les enfants.
À suivre.
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Pas mon chapitre préféré. Mais bon, je ne savais pas comment le tourner autrement. J'avais envie que ce soit Sam qui réalise le premier à quel point il a pu sous-estimer Deeks. Car dans la série il était jusqu'ici le plus dur avec lui. Ceci étant, dans l'épisode 4.02, j'ai piaillé comme une folle quand il est le seul à s'intéresser aux photos de vacances de Deeks, au point que tous deux s'endorment l'un contre l'autre dans l'avion du retour ! Ça illustre enfin le sentiment d'affection fraternelle que j'aimerais qu'ils partagent )) Même si dès le début du 4.03, les taquineries reprennent et qu'il le met violement au tapis, sans vraiment lui laisser une chance de combattre =_=
Pour en revenir à cette fanfic. J'aimerais publier la suite très vite, mais il faudra sans nul doute attendre une petite semaine. Pour la peine, il y aura toutefois (enfin) un retour à du « Densi » bien mielleux lol ;D
A très vite.
mimi yuy
