Vraiment désolée de n'avoir pu updater aussi vite que prévu. Mais depuis la dernière fois, j'ai vécu un tas de galères : ballon d'eau chaude qui se vide dans l'appart à 3h du mat', vol du contenu de ma voiture, PC dont les Disques durs plantent pour des soucis d'index (heureusement que je bosse sur clef usb) en plus de la préparation finale de la Yaoi Yuri Con', convention sur Lyon où je tenais le week-end dernier un stand pour les Éditions Muffins dont je suis la gérante bénévole. Et pour laquelle j'avais tout à finir jusqu'au jour même du départ u_u
Bilan : 3 heures de sommeil par nuit, ces 10 derniers jours. Qui s'est évidemment suivi de 3 jours infernaux à mon taffe, pour la mise en production de 8 mois de travail. Du coup, j'avoue avoir profité de ma première pause qu'était ce jeudi - jour férié, pour enfin dormir, d'où l'update tardive. ^-^'' Sorry !
Sur ce roman-fleuve, je voulais prendre le temps de dire un très GRAND MERCI pour tous vos retours !
Gwenetsi, andrealeone, Enidan, Rosa020, virginie06, -Jones, lulu, glagla60800, Marie, Guest, Romane, , ncislafan, missoceane95, Misara, Lone Wolfs 34, Lion, Vam, rockandlol, visiteur, Narilla Snape, et tous ceux que je peux oublier !
Merci à vous ! J'avoue très sincèrement, que je n'imaginais pas une seconde, en recevoir autant sur ces derniers chapitres O_O Ca motive comme jamais, tout autant que cela effraye. Car du coup, j'ai tellement peur qu'avec la suite, somme toute basique, vous soyez déçus u_u
En espérant quand même qu'elle ne fera pas fuir tout le monde, la voici sans plus attendre ^-^.
Sinon, pour ceux que cela intéresse, à la dernière découpe, la fic fait actuellement 25 chapitres. La fin n'est donc pas encore pour demain ^_^''
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UNDER COVER
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Chapitre 15.
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Déjà deux heures que Kensi était assise le dos douloureux aux côtés du large lit abritant le corps inconscient de son partenaire. Deux heures qu'elle rejouait dans sa tête les tout derniers événements.
NCIS - LA
Quand l'ambulance suivie du reste de l'équipe arriva à l'hôpital militaire de Los Angeles, Hetty savait qu'elle aurait fort à faire pour conserver le lieutenant dans ces locaux. Appartenant au corps de police, bien que travaillant majoritairement pour le NCIS, Marty Deeks aurait dû être aussitôt transféré au CHU le plus proche. Mais il n'en était nulle question pour Hetty Lang. Après la déroute complète dont il avait été victime, elle comptait bien ne pas céder à la rigidité administrative, dut-elle payer une partie de son hospitalisation pour s'assurer qu'il resterait aux bons soins de personnes de confiance.
Ayant eu la possibilité de rester auprès de son partenaire jusqu'à son entrée au bloc, l'agent Blye les avait finalement rejoints dans la salle d'attente. Elle leur avait indiqué qu'après avoir été stabilisé et lavé, Deeks venait d'entrer en chirurgie pour subir une très longue série d'opérations de chirurgie réparatrice, mais aussi exploratrice. Les médecins concertés dans l'ambulance s'étaient montrés particulièrement inquiets quant à l'avenir du genou empalé et quelque peu interdits face à l'importante plaie au flanc. Le sérieux des fractures n'étant dépassé que par la somme des coupes et lambeaux de peau pelée, le nombre d'intervenants allait s'avérer d'importance.
Hetty essayait de deviner quelles pensées luttaient pour la dominance dans l'esprit de la jeune femme, quand le Caporal Tom Mason ayant participé au raid du NCIS s'avança vers eux.
- Je sais que vous allez souhaiter rester ici pour attendre sa sortie du bloc. Mais si je viens vous voir avant de rejoindre mes collègues en salle d'Op., c'est pour vous demander d'agir le plus intelligemment possible. À savoir qu'une partie d'entre vous aille dès maintenant se reposer.
Coupant court à toute opposition de l'agent Blye, l'homme poursuivit. Conscient que son message la concernait particulièrement.
- Écoutez. Nous partons pour traiter un nombre important de blessures. J'estime que l'opération durera au moins cinq heures, voire beaucoup plus, considérant la minutie dont il va falloir faire preuve sur sa main et son pied cassé. Rester ici tout ce temps n'apportera rien à personne, mise à part pour vous de l'impatience, du stress et de la fatigue. À l'inverse, vous pourriez lui offrir d'être alerte à son réveil. J'ignore s'il sera traumatisé, renfermé sur lui-même ou en quête d'une présence. Mais on sort rarement indemne de ce qu'il a vécu. Et… Je pense sincèrement que vous voir fraîche et reposée à ses côtés dès son réveil, agent Blye. Lui sera bien plus bénéfique que de culpabiliser d'être à l'origine de votre épuisement, dès qu'il croisera vos cernes noirs, tandis que vous serez incapable d'aligner deux mots cohérents pour le rassurer.
Sentant trois regards fixés sur elle, la jeune femme se sentit coincée. Bien sûr, elle était d'accord avec cette remarque… Sur le principe, tout du moins. Car ce qu'on lui demandait était plus facile à dire qu'à suivre.
- Je ne pourrais jamais me reposer en le sachant là-bas. répondit-elle en désignant la porte menant au couloir des salles d'op.
- Nous avons des chambres de libres et une palette de somnifères efficaces.
Se sachant coincée, elle céda à une condition.
- Je veux être présente quand il sortira du bloc.
- Je doserais le somnifère pour que son action reste limitée. Et je viendrais moi-même vous chercher pour vous amener à la salle de réveil. Vous savez pouvoir me faire confiance. Je vous ai déjà laissé rester près de lui, bien au-delà d'où nous acceptons la présence des familles.
Ne pouvant le nier, Kensi acquiesça non sans rechercher l'accord de ses équipiers avant cela. Car si ça ne surprenait personne, cela sous-entendait d'abord qu'ils acceptent qu'elle soit celle qui resterait à son chevet les premières heures suivant son réveil. N'étant pas en reste, Hetty la rassura à sa manière.
- Le caporal Mason a raison. Nous ne sommes d'aucune utilité à rester ici à ne rien faire des heures durant. Soyez rassurée, Agent Blye. L'agent Hanna va s'assurer de sa sécurité durant votre sommeil. Cela lui permettra d'en profiter pour faire vérifier sa blessure à la jambe. L'agent Callen va lui retourner à l'entrepôt pour y récolter toute preuve exploitable, avant que la police n'interfère dans notre scène de crime. Quant à moi, je vais repartir à l'OPS. Il nous faut donner des nouvelles du lieutenant Deeks à Mr Beal et Mlle Jones.
Hetty garda bien pour elle, qu'elle les avait déjà appelés sur le chemin de l'hôpital. Mais qu'il lui était avant tout nécessaire de retrouver au plus vite trace du véritable responsable hiérarchique de cette mission d'infiltration, dont le nom lui avait été communiqué par Nell Jones peu avant leur arrivée en ces lieux.
Les rôles de chacun établit, Kensi concéda de ne pas rester en veille au contraire de ses équipiers. Elle savait que c'était le mieux à faire. Ainsi, elle pourrait être présente à tout instant, les premières 24 Heures suivant sa sortie de chirurgie, pour lui apporter soutien et confort. Raison pour laquelle, elle accepta finalement de délaisser l'enquête en cours aux mains expertes d'un Callen rongeant son frein depuis des heures.
NCIS - LA
Son sommeil lui parut éphémère et pourtant…
Six heures ! Elle avait dormi six heures ! Avant de se réveiller d'elle-même, pour trouver dans la chambre occupée, le sac contenant un change originellement présent dans son casier de l'OPS. Douchée, rhabillée de frais, maquillée pour camoufler au mieux les hématomes couvrant toujours son visage, c'est sous sa vraie identité qu'elle réapparut dans la salle d'attente. D'abord vide de toute vie, elle aperçut très vite Sam et Callen la rejoindre avec quatre grands cafés.
- Des nouvelles ?
- Aucune. Sam et moi sommes rentrés dormir quelques heures. Deux soldats de la sécurité de l'hôpital ont été missionnés par Hetty pour garder la porte du bloc opératoire toute la nuit.
- Hetty ?
- Va très bien, Agent Blye. Qu'en est-il de vous-même ? lui répondit espiègle la femme les approchant pour prendre une tasse du nectar noir.
- Bien. Impatiente d'en savoir plus.
Hochant du chef, tous burent tranquillement leur café, dans l'attente de nouvelles.
Il leur fallut encore attendre près d'une heure avant que le Caporal les rejoigne enfin les informer avec son ton clinique du bilan de leur nuit de travail. La fatigue, pour ne pas dire l'épuisement, se lisait facilement sur son visage.
- Je vois que vous êtes déjà tous de retour.
- Comment cela s'est passé ? l'interrompit Kensi.
Il n'était guère l'heure des palabres pour les agents du NCIS.
- Comme nous l'avions constaté plus tôt. Aucun des sévices dont le Lt Deeks a souffert n'a été porté dans l'objectif de tuer. Tous étaient plus scrupuleusement conçus dans l'unique but d'affliger de la douleur.
- Je vois. Qu'en est-il de la nature exacte de ses blessures ? questionna Hetty pour eux tous.
- Il souffre essentiellement de fractures, contusions multiples, coupes de différentes profondeurs, brûlures par le feu ou l'électricité… Rien qui ne puisse mettre en péril son pronostic vital. Si bien que notre principale préoccupation réside actuellement dans la qualité de l'eau ingérée. Nous avons pu extraire toute l'eau stagnante présente dans ses poumons et son estomac. Mais nos premières analyses indiquent qu'il s'agissait d'eaux usées, ce qui a dû favoriser le développement d'un nid bactérien. Nous l'avons mis sur un large spectre d'antibiotique. Mais cela ne nous exhortera pas à le suivre avec la plus grande vigilance.
Au signe d'accord de son auditoire, le médecin poursuivi.
- Bien. Je conclurais qu'en raison d'une condition physique irréprochable, son temps de rétablissement sera relativement court. Je pronostique un retour à l'autonomie d'ici trois semaines. Comptez cinq ou six semaines pour un travail de bureau. Pour le retour sur le terrain, en revanche, il y a encore trop de facteurs en jeu.
- Maintenant, agents. Je comprends l'esprit de corps, étant moi-même très affecté par le bien-être de mes compagnons d'armes quand nous revenons de mission. Mais pour le reste de son état, par respect pour son intimité, je souhaiterais ne parler qu'à la personne désignée comme son responsable médical. Hetty. Je crois que c'est vous.
- C'est exact.
Se levant Hetty Lang le suivit aussitôt, avant de se tourner vers Kensi.
- Agent Blye. Je souhaiterais que vous nous accompagniez.
Bien qu'il n'en fût guère surpris, le médecin de champs souhaita s'assurer du bien-fondé de cette décision.
- Hetty… Je ne crois pas que… commença-t-il d'un ton bas.
- Écoutez, Caporal. Le garçon que vous traitez n'a qu'un but dans la vie : l'épouser et lui faire une ribambelle de gamins. Si elle n'est pas déjà désignée comme la personne à joindre en telle situation, c'est qu'il n'a encore jamais eu le courage de le lui demander. Alors, croyez-moi. Il est important pour eux deux que la personne qui va passer le plus de temps à son chevet soit informée des moindres détails, pour réagir au mieux à ce qui s'en suivra.
- C'est vous le chef.
- Je n'osais vous le rappeler.
Ne se faisant pas prier, Kensi se précipita pour les rejoindre dans une salle de garde. Là, assis tous trois autour d'un second café, la liste plus complète et détaillée des dommages de son partenaire leur fut présentée. Et cela ne fit qu'intensifier la colère des deux femmes.
- Bien. Au regard du rapport des ambulanciers qui l'ont pris en charge à la suite de son ensevelissement sous la villa, une partie de ses maux étaient d'hors et déjà connus. Cela concernait : Une double commotion à la tête. De multiples contusions. Une blessure superficielle par balle sur la partie supérieure de son bras gauche. Un important hématome ventral du à une pression excessive et prolongée sur cette partie du corps par une poutre métallique. Et quelques côtes fêlées. Qui au regard de ce à quoi j'ai pu assister se sont finalement cassées lorsqu'il a chuté en tombant sur le toit d'une voiture, lors de sa tentative d'évasion dans l'entrepôt.
- Concernant les tortures subies ? lui demanda Hetty qui connaissait déjà toute l'ampleur des premières blessures citées.
- Rien que du classique. Au risque de vous choquer, je le considère comme très chanceux, n'ayant pas été confié aux mains les plus barbares. Bien des sévices lui ont été épargnés.
Ne pouvant entendre pareilles remarques, Kensi bouillait de rage. Mais sachant l'expérience de l'homme sur la question, qui était-elle pour le lui nier ?
- Nous avons réalisé deux actes lourds sur sa dentition pour placer des bagues sur deux molaires. Si la mâchoire n'a pas été cassée, il aura des difficultés à parler ou mâcher pendant quelque temps. À l'inverse, si son cou présente des traces de pression, rien n'a été endommagé. Aussi pourra-t-il facilement déglutir. Nous n'aurons donc pas à lui installer un tube d'alimentation.
- La position du pendu qu'il a dû supporter longuement, l'obligeant à soutenir son poids par ses seuls poignets a nécessité une prise en charge orthopédique pour replacer convenablement les os de ses épaules déboîtés. Deux semaines d'immobilisation et il n'en sera plus rien.
- Concernant le travail d'orfèvre effectué sur ses membres. Nous avons pu replacer chaque os de la main droite et de son pied gauche scrupuleusement écrasé. Après deux bons mois de plâtre, et autant de rééducation, il retrouvera l'intégralité de ses facultés. Pour l'autre main, les ongles arrachés ont été remplacés par un gel biologique durcissant à l'air. Il se dégradera au fur et à mesure de la repousse de l'ongle. C'est une procédure novatrice conçue spécifiquement pour protéger la peau hypersensible ainsi mise à nu.
- Les drogues administrées durant sa détention étaient propres. Mélange d'adrénaline pure et de divers psychotrope voués à le garder lucide le plus longtemps possible. Cela explique en partie sa capacité à avoir conservé son esprit d'analyse, lui permettant d'élaborer un véritable plan d'évasion.
- Je vous passe les innombrables meurtrissures de l'épiderme découpé, arraché, écorché ou brûlé en surface ou sur la chair crue et qui parsèment l'ensemble de son corps. Ses poignets ont aussi été particulièrement marqués, les menottes ayant littéralement rongé son derme en profondeur. Nous avons procédé pour ces blessures à d'innombrables microchirurgies réparatrices. Des greffes de peau ont été effectuées en une dizaine de points. Cela nécessitera plusieurs opérations complémentaires pour en gommer toutes traces. Mais il n'y a rien qu'un chirurgien esthétique ne saurait effacer avec un peu de temps et une certaine somme d'argent.
- Pour ce qui nous préoccupe le plus. En premier lieu, nous avons effectué un lavage d'estomac pour évacuer des litres d'eau souillée. Comme indiqué plus tôt, il risque une infection des poumons, que nous espérons maîtriser par un traitement médicamenteux.
- Sous l'importante coupure au flanc, il n'y avait rien de plus qu'une infection naissante. Là encore, une batterie médicinale saura y apporter un terme. De ce que je peux imaginer, ils ont certainement voulu jouer dans ses entrailles. Mais aucun organe n'a été ôté, comme nous le redoutions en premier lieu.
- Pour son genou. Concrètement, je ne suis pas très optimiste pour l'instant. Nous avons passé un long moment à tenter de récupérer ses ligaments. Mais rien ne nous garantit qu'ils seront de nouveau complètement fonctionnels. Il faudra qu'il supporte une ou deux opérations complémentaires pour des actes plus lourds que nous ne pouvions réaliser cette nuit, avant de pouvoir nous prononcer définitivement. En l'état et par nos médecins, nous pourrons garantir un retour à 70% de ses facultés. Je lui conseillerais donc de consulter un spécialiste de la médecine sportive, s'il veut s'offrir de meilleures chances de rétablissement.
- Je terminerais par les effets causés par les électrocutions répétées. On a retrouvé distinctement les brûlures effectuées par les palettes employées pour transmettre le courant. Cela nous a permis d'avoir la certitude que le cortex cérébral n'a pas été touché. Ce qui là encore est une chance incroyable pour lui. Les résidus électriques ont stressé l'ensemble de ses muscles dont bien évidemment son cœur. Pour ce dernier, nous le garderons sous contrôle cardiaque ces prochains jours, pour réagir au plus vite à une possible tachycardie paroxystique. Pour le reste, il ressentira des courbatures excessives et généralisées pendant une bonne semaine sur l'ensemble de son corps. Comme un sentiment d'être encore en « charge ». Cela s'assimile à une sensibilité accrue à l'électricité statique ambiante.
À la pause du caporal, Kensi était sans voix. Le bilan cité par le médecin la faisait trembler de peine, de douleur et de colère mêlée. Se devant de poser la question, pour appréhender la teneur des traumatismes à venir, elle toussa quelque peu avant de se lancer.
- A-t-il été violé ?
- Il n'y a pas eu pénétration, si là est votre question. Mais son appareil génital a subi de très gros dommages. Encore une fois, rien d'irrécupérable. Nous avons d'hors et déjà effectué une chirurgie réparatrice pour amoindrir les effets secondaires des hautes charges électriques supportées sur ses testicules. Pour le caractère psychologique des violences, tant qu'il n'aura pas repris conscience pour les aborder, nous ne pouvons savoir avec précision ce qu'il a du supporter. Tout ce que je peux dire est que l'avoir retrouvé nu n'est pas un paramètre réconfortant en la matière.
N'ayant pas encore eu l'occasion d'en parler avec la jeune femme, Hetty put la soulager sur ce point.
- Fidèle à lui-même, Johnny Torrio a filmé ses exactions. L'agent Callen a retrouvé la vidéo de l'ensemble de son interrogatoire. Et je peux vous assurer agent Blye qu'il n'en a rien été.
- Une vidéo ?
- Oui. Une vidéo dont je vous évoque l'existence uniquement pour vous soulager quant à l'absence de tous sévices sexuels sur votre partenaire. Mais ne perdez pas votre énergie à vouloir me convaincre de la voir. Son accès a pour l'instant été limité à trois personnes. Moi-même, le capitaine Harkness de la police de Sacramento, ainsi que l'agent Gates.
- Mais…
- Nous discutons toujours de l'opportunité d'informer le lieutenant Deeks de son existence.
- Vous n'avez pas le droit de le lui cacher.
- Pour l'instant, l'important est de connaître son état mental à son réveil. Nous aviserons du reste plus tard.
Si Kensi n'était pas en accord avec Hetty, elle savait déjà pouvoir se juger heureuse d'avoir été mise dans la confidence. Aussi n'insista-t-elle pas. Préférant se concentrer sur plus important, à cet instant.
- Quand pourrons-nous le voir ?
- Tout de suite. Durant notre discussion, il devait être placé en salle de réveil où vous aurez droit d'accès, Agent Blye. J'aurais d'ailleurs quelques recommandations à vous faire quand je vous y mènerais. Lorsque ses constantes nous assureront qu'il réagit bien aux effets postopératoires de l'anesthésie, nous l'installerons dans une chambre.
Positionnant une nouvelle fois, une main vouée à l'astreindre au silence, c'est d'un sourire que le militaire poursuivit.
- Il s'agit d'une chambre double. J'ai pensé qu'un second lit serait apprécié pour celui ou celle décidant de rester à ses côtés la nuit durant. précisa-t-il non dupe quant au fait que la jeune femme ne serait pas facile à déloger avant un moment après son réveil.
- Ce n'est pas l'habitude de la maison que d'offrir telle largesse. Mais cela fait quelques années que les protocoles de soins ont été aménagés lorsqu'il s'agit de victimes de sévices poussées. Il a été largement démontré qu'une présence accrue d'un proche les premières 48 Heures suivant la prise en charge de nos soldats diminuait très largement les effets post-traumatiques.
- J'ajouterais qu'indépendamment de ces préoccupations, le NCIS a imposé à l'hôpital une surveillance accrue du lieutenant Deeks. précisa Hetty. Bien qu'il ait été enregistré en sa qualité de lieutenant de police et non sous son nom d'emprunt, un agent restera à ses côtés tant qu'il ne peut se défendre seul. La sécurité militaire a de plus été informée des risques l'entourant, pour qu'ils soient attentifs à la moindre alerte, tant que nous n'aurons pas la certitude qu'aucune vendetta n'a été commanditée. Comme promis, vous avez le premier quart, agent Blye.
N'en croyant pas sa chance, Kensi abdiqua d'un simple…
- Merci.
NCIS - LA
Déjà donc deux heures que la jeune femme observait avec attention le moindre soubresaut de son partenaire, tout deux isolés d'un simple rideau bleu azur. Il était difficile en pareille situation de ne pas se souvenir de la dernière fois où elle s'était retrouvée dans une position similaire. À la différence près que l'unique pansement couvrant ses deux blessures par balle avait fait place à d'innombrables bandages couvrant tous son corps. Entre eux, la peau originellement très pâle révélait tout autant d'hématomes et rougeurs. À l'image de sa mâchoire dévoilant un camaïeu de bleus et violets. Si elle ôtait son maquillage, ils auraient fait un couple particulièrement assorti…
Les patients étant tous dénudés, couverts d'un simple drap fin, dans la salle de réveil, celle-ci était surchauffée. Mais Kensi n'y prit pas garde, bien trop concentrée à rechercher la moindre trace de malaise post opératoire.
Caressant tout doucement du pouce le bras dénué d'IV, comme elle le faisait mécaniquement depuis son arrivée, Kensi pouvait féliciter l'œuvre des médecins. Grâce à leur travail sur ses doigts, Deeks n'aurait pas même la vision d'horreur de les voir exempts de tout ongle. Kensi remerciait tout autant le ciel à l'annonce qu'aucun des sévices physiques n'aurait de répercussions durables sur le corps du jeune homme. Bien sûr les fractures nécessiteraient de la rééducation, les cicatrices des soins d'esthétisme et son genou l'implication de spécialistes. Mais elle était bien décidée à lui apporter tout le soutien moral et financier nécessaire pour lui permettre de s'en relever sans aucune séquelle.
S'il était resté seulement six heures entre les mains de ces bouchers de mafieux. Il en avait fallu près de huit aux médecins de l'hôpital militaire pour lui apporter les soins minimaux. C'est donc finalement, une journée après que tout soit parti à vau-l'eau, que le jeune homme ouvrit enfin ses paupières, aussi subitement que lentement. Sans bruit, ni brusquerie.
N'ayant pas raté une seconde de cette action, Kensi ne réagit pas pour autant dans l'immédiat. L'observant avec la plus grande attention, assisse droite sur sa chaise, elle ne fit plus aucun mouvement, ni bruit. C'était déjà la troisième fois qu'il papillonnait des yeux sans qu'une réaction de ses pupilles ait vraiment lieu. L'infirmière en charge de la salle de réveil l'avait rassuré. Lui indiquant que certains patients avaient ce type de réaction que l'on pouvait littéralement assimiler au fait qu'il dormait les yeux ouverts, toujours en proie à l'anesthésie générale dont il s'extrayait.
Ne souhaitant pas le réveiller ou l'effrayer, Kensi l'observa simplement, reprenant finalement ses caresses sur son avant-bras, tel un rappel physique qu'il n'était pas seul. Seulement, cette fois-ci, elle le vit clignoter distinctement des yeux et l'observer à son tour avec attention.
À l'accélération du bip se faisant l'écho de son rythme cardiaque, il devenait évident qu'il était bel et bien réveillé – pour ne pas dire proche de la panique.
- Hé… Tout va bien, Deeks. Tu es à l'hôpital. Tu es en sécurité. Plus personne ne peut te blesser. L'équipe au complet est ici, avec moi.
Bien que le rythme cardiaque diminua à peine, elle fut assurée d'un certain niveau de compréhension. Pour autant, elle tenta d'obtenir une réaction tangible de sa part.
- Cligne deux fois des yeux, si tu m'entends.
Le voyant agir comme demandé, une bouffée de joie l'étreignit avec force. Souriant toute sa joie et son soulagement de le savoir alerte, elle s'approcha un peu plus encore.
- Bien. Je devine que tu es inquiet de ne pouvoir bouger. Mais tout est normal. Il ne faut surtout pas t'inquiéter. Tu n'as subi aucune blessure qui ne saurait guérir avec le temps. Tout est là. Chaque doigt, chaque os… Tu es blessé et malade, mais tout reviendra très vite à la normale. Pour ton propre bien-être, les médecins ont souhaité t'immobiliser complètement, pour les douze prochaines heures. C'est une drogue qui fige tous tes muscles. Il n'est pas question de paralysie. Tout va bien. Tu comprends ?
Les paupières clignotèrent avec plus de lenteur, mais à nouveau à deux reprises. Ses yeux étaient alors embués de larmes dont Kensi n'osa chercher la signification. Cela pouvait tout aussi bien être de peur, de soulagement ou d'inquiétude, comme une simple réaction physique à une irritation des pupilles. Tout ce qui importait était le rythme cardiaque qui à l'image de son battement de paupière ralentissait sensiblement, signe inéluctable qu'il retombait doucement dans les méandres du sommeil.
- Tu as gagné Deeks. Tous les mauvais garçons sont sous les verrous. Alors, tu peux dormir. On est tous là pour veiller sur toi.
Ses paroles durent suffirent à le rassurer, car déjà, il était de nouveau dans les bras de Morphée.
À suivre…
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Je sais que j'avais promis un retour à du Densi. Mais le médecin a été beaucoup trop bavard. Aussi, les papouilles seront pour le prochain chapitre. En ligne très vite, car je m'y attelle de suite ^-^
mimi yuy
