Bonjouuuur!

Tout d'abord, merci pour le nombre de lectures qui augmente sans cesse (nous avons dépassé les 900!), et sachez qu'en plus de lire, vous pouvez aussi laisser une petite review, ça me fait très plaisir! :D

Sinon, voici le tant attendu (ou pas) chapitre 11! :D
Au passage, je vous signale Poopy, une autre de mes fics qui vient de débuter!

A bientôt! :D


Chapitre 11

Lily reposa sa lettre d'un geste lent. Elle était furieuse. Non, pire encore. Elle bouillonnait intérieurement, comme extérieurement : elle était plus rouge que ses cheveux et serrait les poings si fort que ses jointures allaient exploser.

Stuart, le coli piégé, James et Sirius. Tout était relié.

Comment avait elle pu penser un seul instant que Sirius était digne de confiance ? Qu'il n'allait pas tout raconter à son imbécile de meilleur ami ?

Elle se sentait tellement coupable maintenant ! Elle imaginait le beau visage du jeune homme ruiné par des furoncles, et sa colère ne fit qu'augmenter. Surtout parce que, même si elle n'osait pas l'avouer, sa beauté était sa principale qualité… Et peut être bien la seule !

Elle secoua la tête, horrifiée par ses pensées. Non non non, elle aimait Stuart pour plein d'autres raisons ! Qu'est ce qui lui prenait de penser ça ? Et puis c'était ces deux abrutis les responsables de la blague, pas elle ! Décidément, la colère lui faisait perdre la tête !

Elle réfléchît à son plan de bataille. Elle allait les étriper. Tous les deux.

La Gryffondor ouvrit la porte, et la claqua derrière elle, passa en coup de vent en criant « je rentre pour le dîner» à l'intention de sa mère, puis sortît. Elle marcha d'un pas décidé jusqu'à l'arrêt de bus, qui heureusement ne mît pas longtemps à arriver. Elle choisît ensuite une place au fond pour ne pas être dérangée dans ses pensées.

James habitait dans la riche périphérie de Londres. Elle-même n'y était jamais allée, mais connaissait l'adresse et était sûre de la reconnaitre la demeure une fois sur place. En effet à la rentrée, les conquêtes d'été du séducteur se pavanaient d'avoir pu aller chez lui et racontaient chaque détail de l'intérieur si bien qu'elle aurait pu décrire fidèlement chaque pièce.

Non pas qu'elle écoutait les récits de ces pimbêches, non ! Au contraire, elle essayait de traîner le moins possible avec elles. Mais bon comme les trois quarts des filles de Poudlard étaient sorties avec Potter, elle devait bien leur parler un peu. Toutefois, elle continuait à détester ces filles qui se laissaient manipuler par n'importe que garçon.

Bon d'accord, elle devait l'avouer, James Potter n'était pas n'importe quel garçon. Il était plutôt mignon. C'était même le plus beau garçon de tout Poudlard d'après ce qu'on disait. Mais ce n'était pas une raison pour se faire entraîner dans son lit et…

Encore une fois Lily secoua la tête pour chasser ces pensées de son esprit.

Jamais elle ne le laisserait faire, elle ! Il était bien trop orgueilleux, stupide, coureur de jupons, hypocrite, immature, puéril, idiot, irresponsable, moqueur, sans cœur, versatile, égoïste, têtu, fier… à court de mots péjoratifs, elle fut contrainte d'arrêter sa liste.

Mais surtout ce qu'elle ne supportait pas, c'était son obstination. Il était déjà sorti avec la plupart des filles de Poudlard. Sauf elle. Et depuis plusieurs années déjà, il essayait d'y remédier, un peu trop régulièrement au gout de la jeune fille.

Bien sur, elle refusait à chaque fois : il était hors de question de traîner avec cet être répugnant. Ni avec ses amis d'ailleurs. Le seul de la petite troupe avec lequel elle pouvait parler sans réprimer une envie de meurtre était Remus.

C'était un jeune homme gentil et timide, tout le contraire de James et Sirius. Si bien qu'elle se demandait souvent comment il pouvait passer ses journées à leurs côtés.

Le voyage se déroula plus rapidement que prévu, et Lily aperçu bientôt des villas du beau quartier de Londres. Deux arrêts plus tard, les villas avaient laissé place à la campagne, où se trouvaient de véritables manoirs.

Elle descendit donc et s'achemina vers une grande bâtisse en pierre, qui d'après les conquêtes de Potter semblait correspondre. Arrivée devant la grille, elle vit ce nom gravé dans le fer, signe que c'était le bon endroit.

Elle sonna d'un coup décidé et quand la grille s'ouvrit, elle referma violement la porte derrière elle.

Potter allait passer un mauvais quart d'heure.

La rousse le vit sortir par l'entrée principale laissant la grande porte légèrement entrouverte derrière lui. Il avait quelque chose d'étrange du haut du perron, mais elle n'y fit pas attention, trop furieuse pour s'occuper de ce détail. Elle s'avança vers lui, et lorsqu'il lui murmura « Evans ? », il reçu une baffe monumentale en réponse.

-« Petit crétin, ne prends pas cet air innocent avec moi ! Je sais très bien ce que tu as fait ! Et tu sais quoi ? Tu n'es qu'un petit minable, prétentieux, tu es pitoyable, pire encore, tu me dégoutes ! Tu sais que tu aurais pu défigurer à vie Stuart ?

Elle reprit son souffle puis reprit de plus belle.
Si tu crois que sa aurait suffit pour que je sorte avec toi, tu te fourres le doigt dans l'œil ! Chaque geste que tu fais me répugne encore plus. Tu n'es qu'un tas de bouse de troll ! Et pourquoi tu ne réponds pas ? REAGIS !

Lily, maintenant rouge écarlate, s'époumonait toujours. Et le fait que Potter ne disait rien la mettait plus encore hors d'elle.
-REPOND ! Tu commets des actes ignobles envers un innocent, et tu n'es même pas capable d'assumer la…
-TU VEUX QUE JE TE REPONDE ? Oui, je suis peut être allé un peu trop loin. Mais je l'ai fait parce que je t'aimais ! Je ne l'ai pas fait pour te faire souffrir ! Tu te rends compte de ce que tu me fais là ?! Tu ne vaux pas mieux que moi.
-Qu'est ce que tu oses dire Potter ?! Ce n'est pas parce que tu n'as pas la conscience tranquille que les autres ne doivent pas l'avoir ! »

Le ton montait de plus en plus, et Sirius, alerté par ces hurlements, apparut à la porte le visage sombre et inquiet.

« - Viens Cornedrue, elle n'en vaut pas la peine !

Il le prit et le tira à l'intérieur de la maison tandis que Lily en finissait avec lui :
-C'EST CA, VA TE CACHER SALE LÂCHE ! Jamais je ne sortirais avec toi tu m'entends, JAMAIS ! »

Et elle resta plantée là, maintenant seule. Quelques instants plus tard, Sirius réapparu, furieux cette fois.

« -Je te pensais pas comme ça Evans, tu me déçois, vraiment.

Il parlait d'une voix glacée, vibrante de colère, si bien que Lily resta quelques secondes muette, puis sa rage reprit le dessus.
-Tu te prends pour qui à me juger ? Et puis c'est toi qui es allé tout raconter à Potter ! Tu ne vaux pas mieux que lui !
- Ecoute, je n'en ai rien à faire si tu t'en prends à moi. Mais James, c'est comme un frère pour moi, et personne ne fait de mal à ma famille. Alors tu vas partir d'ici et tu vas lui ficher la paix, ou tu auras à faire à moi. »

Sur ces mots, il pivota sur ses talons et rentra en claquant la porte derrière lui.

Lily, complètement étourdie, fit demi tour comme une automate, passa le portail du manoir et marcha jusqu'à l'arrêt de bus. Ce ne fut qu'une fois dans le bus qu'elle parvint enfin à réfléchir sur cette dispute.

Pourquoi les deux garçons avaient-ils réagit comme ça ? C'était surtout le comportement de James qui était étrange. Il n'était pas du genre à se laisser crier dessus sans rien faire. Plus encore, il ne laissait jamais transparaître ses faiblesses, et là il était pratiquement en train de pleurer. Et Lily était prête à parier qu'il le fit une fois la porte franchie.

Ce mystère la tracassait, si bien qu'elle se rendit bientôt compte qu'elle avait prit le mauvais bus. Elle s'empressa alors de descendre dès le prochain arrêt. Heureusement, elle savait parfaitement où elle était : en effet, elle prenait souvent ce chemin pour se rendre au chemin de traverse.

C'est ainsi que l'idée de s'y balader un peu pour s'aérer l'esprit lui vint. Elle en avait bien besoin après tous ces tracas. Elle tourna donc à droite, entra dans le bar et se retrouva dans la rue sorcière avec l'aide de sa baguette.

Etant donnée la chaleur ambiante, elle décida aussitôt de se rendre chez Fantarôme prendre une glace. Mais en passant près du kiosque, son regard s'accrocha sur un mot du gros titre d'un journal. Un mot qu'elle connaissait bien. Ce demandant ce qu'il pouvait bien faire en première page, elle s'approcha et prit le temps de lire le titre en entier.

Et ce qu'elle lut faillit lui faire perdre l'équilibre.


*rire sadique*
A la semaine prochaine! :p