Bon bah sans surprise cette fois-ci, il m'aura fallu un très très long moment pour avancer suffisamment la suite avant de publier un nouveau chapitre. Faut dire qu'entre temps, après le block out de mon disque dur, c'est le PC entier qui a rendu l'âme u_u (C'est à ces moments là qu'on réalise combien on peut être dépendant de sa bécane u_u). Ajouter à cela que ca fait deux semaines que je relis ce chapitre chaque soir sans jamais en être satisfaite, j'ai conscience que cela fait une trop longue pause u_u. Du coup, je me décide enfin à le publier, bien qu'il y ait encore des passages qui ne me plaisent pas totalement ^_^''
En vous souhaitant une bonne lecture, malgré tout ^-^
UNDER COVER
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Chapitre 18
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Deux jours.
Deux jours qu'il rongeait son frein !
Deux jours que sa colère ne cessait de gronder tel un volcan aux limites d'imploser.
Après la longue discussion qu'il avait eu avec le capitaine Harkness, une part de lui-même – celle qui faisait de lui, le petit dernier de la famille NCIS – s'était amplement calmée.
Il était un adulte muni d'un minimum de facultés mentales. Si si…
Alors, si on lui expliquait droit dans les yeux, qu'avoir une discussion qui se tienne un minimum avec un patient - même flic - shooté jusqu'aux ouïs était peine perdue, il pouvait le comprendre. Les différentes visites de son médecin qui s'était bien avéré exister, mais dont il avait tout oublié les premières 24H avaient largement aidé à argumenter ce point de vu !
Alors, Ok. Il avait accepté l'idée qu'il était trop impatient et qu'il fallait être parano pour leur reprocher de ne pas s'être jetés sur lui tels des chacals. Harkness avait précisé qu'indépendamment de leur souhait à vouloir le préserver, ils avaient surtout voulu s'épargner de se répéter maintes fois. Ou pire ! Offrir une chance aux futurs défendant de remettre en cause ses rapports, s'il les avait signés en mode junkie en plein spleen. Accessoirement, cela lui avait ainsi permis de prendre le temps de se déplacer sur LA, en lieu et place de leurs précédents points téléphoniques.
Pour autant, pour l'autre part de lui-même – celle qui faisait de lui, un flic aguerri d'expérience ayant déjà vécu nombre de situations similaires. La pilule ne passait pas si simplement. Et plus les heures et jours passaient, et plus sa patience déjà bien entaillée s'effritait à ne plus rien en laisser.
Bilan. Si Harkness avait eu le cran d'être honnête et transparent avec lui, ce n'était clairement pas le cas de tout le monde. Aussi attendait-il toujours la visite officielle d'Hetty. Une visite qui semble-t-il n'aurait jamais lieu s'il n'agissait pas là aussi, pour la motiver.
En attendant, il avait quand même pu finaliser son enquête de police d'un dernier compte rendu, suivi d'innombrables signatures validant ses précédents rapports. Suite à quoi, le représentant de la police de Sacramento l'avait quitté, laissant sur sa table de nuit une carte SD renfermant la vidéo de son interrogatoire. Ainsi qu'une offre de recrutement pour son service.
Si l'idée même de quitter son Los Angeles natal n'était pas une seconde envisagée, se savoir suffisamment apprécié pour qu'on veuille le recruter réchauffait le cœur et l'estime de soi. En lieu et place, il avait plutôt négocié l'annulation de la décoration qu'on tentait de lui refourguer. Bien plus désireux d'obtenir sa promotion que de jouer les singes savants devant un parterre de journalistes, au seul profil de politiques hypocrites désireux de se montrer outré de la véritable personnalité de l'homme qu'ils côtoyaient jusqu'alors. Hé non, il n'était pas fan des récompenses !
Sa seule satisfaction au terme de son échange avec Harkness était qu'Hetty avait tout de même respecté sa parole en fournissant les disques durs à la police : but premier de son infiltration. Ainsi que la vidéo : source de son litige personnel avec la femme. Certainement contre toutes les attentes d'Hetty, il avait sur ce point, aussitôt donné son accord pour que cette pièce à charge soit remise au greffier du procureur général du district de Los Angeles.
Une concertation avait depuis eu lieu dans le bureau d'un juge fédéral. Le procureur, son commissaire, ainsi que l'avocate de son unité d'infiltration y avaient participé. S'en était conclu, un classement sans suite officiel quant à la mise à mort perpétrée dans le cadre de son évasion. Les presque six heures de torture endurées au préalable avaient a priori suffit à convaincre ce collège d'experts de l'inutilité de lui intenter un procès. Achever un homme dans ces circonstances semblait suffisamment acceptable pour ne pas devoir le plaider devant un jury civil. On ne le féliciterait pas de cet instant de faiblesse pour autant. Mais les remerciements officiels pour les fruits de son enquête restaient de rigueur. Et le rapport officiel transmis aux avocats et proches de Johnny Torrio ne ferait pas état des détails de sa mise à mort, plus simplement décrite comme issue de légitime défense. Certainement pas ce qu'aurait souhaité pour lui le capitaine Farell, s'il avait eu son mot à dire…
Tout se terminait donc au mieux quant à son avenir dans la Police… Mais pour ce qui était du NCIS… Que leur chef qui l'avait personnellement recruté le qualifie distinctement de victime officielle de Johnny Torrio dans son rapport pour la police, l'exaspérait au plus haut point. Mais découvrir par quelques sous-entendus que sans son appel téléphonique, Harkness ne l'aurait pas visité si tôt - ayant eu pour consignes strictes du commissaire principal d'attendre l'invitation du NCIS pour agir - le rendait fou de rage.
Il avait conscience d'avoir compliqué la tache du LAPD en impliquant son équipe du NCIS dans sa libération. Mais de là à imaginer qu'Hetty irait en profiter pour tirer tant de ficelles derrière son dos, fasse de la rétention d'information pour le garder dans l'ignorance, et agisse dans l'ombre pour faire pression sur sa hiérarchie… C'était incompréhensible !
Agir ainsi, le faisait passer aux yeux de son propre corps d'arme, pour un débutant qu'on enfantait. Un homme trop fragile pour faire face à la réalité des faits et de ses choix. Un homme qu'il fallait à tout prix préserver. Alors qu'il n'en était rien ! Non seulement il assumait complètement cette mise à mort, aurait-elle dû lui causer bien plus de problèmes. Mais depuis ses tous débuts dans la police, il avait toujours su défendre sa propre cause.
Ce qui le rendait fou, c'est qu'il ne comprenait toujours pas, en quoi son comportement lui donnait cette image de fragilité. Une inconnue qui l'obligeait à se remettre en question. Ils s'étaient trop laissé aller ces derniers temps, abaissant dangereusement sa vigilance face aux membres du NCIS. Il avait cru – voulut croire – en leur message se voulant fédérateur. Comme quoi, ils lui faisaient confiance. Mais preuve en était que ce n'était que des paroles en l'air. Ils n'avaient pas confiance en sa capacité à faire face aux événements. Alors qu'il était pourtant le premier à avouer ses faiblesses quand il n'était pas sûr à 100% de pouvoir agir comme on l'attendait de lui.
Hetty n'aurait jamais agi de la sorte avec Callen ou Sam. Comme ils étaient loin de la liberté offerte à Kensi lorsqu'elle avait affronté les fantômes de son passé ! Pourquoi n'était-il pas traité comme ses trois partenaires ? Hetty réagissait-elle ainsi en raison de la vidéo ? La jugeait-elle à ce point dangereuse, humiliante ou dévalorisante pour lui ?
Suite à la visite d'Harkness, Éric était venu en coup de vent lui apporter un sac de fringues, son rasoir et surtout une tablette graphique ainsi que son téléphone portable. De quoi reprendre contact avec l'extérieur. Ainsi équipé, il avait depuis eu tout loisir de visionner l'intégralité des 5 heures de sa détention. En partie dans l'après-midi, puis la suite et fin durant la nuit, après qu'il ait au préalable gentiment renvoyé Kensi dormir chez elle pour plus de tranquillité.
Son visionnage l'avait laissé partagé, presque de glace. S'il ne pouvait nier avoir réagi comme un individu lambda en pareille situation. Non, il n'était pas un super héros. La douleur, ça faisait pleurer, crier et dégueuler… Détails scabreux, mais réels qu'on ne pouvait éviter en pareille situation à moins d'être dans un film ou un robot au corps totalement désensibilisé. Il n'empêche qu'il se sentait en partie fier d'avoir tenu si longuement sa couverture. Le plus étrange à se voir après les faits était de découvrir des sévices qu'il n'avait pas eu conscience de supporter. Certaines brûlures le trifouillage de tripes… Au terme de son visionnage, il n'était donc pas tant honteux de s'être tortillé nu, tel un ver de ligne, gueulant comme un porc à chaque nouvelle torture subie. Que de réaliser qu'il avait finalement ses limites, au-delà desquelles, il avait bel et bien fini par craquer et parler.
Il savait d'hors et déjà qu'il lui faudrait du temps pour se remettre de son échec symbolisé par la mort de son suspect ! Une mort qui le dérangeait au fond de ses tripes, sans trop pouvoir l'expliquer bien qu'il ne la regrettait pas ! À moins que ça ne vienne de sa frustration à ne pas avoir su gérer le grain de sable de trop. Si cet abruti de Farell avait bien voulu suivre son plan, l'arrestation attendue se serait effectuée… et rien de tout cela n'aurait eu lieu. Pour autant, il savait devoir se remettre en question. S'il en voulait à Hetty de ne pas lui accorder toute la confiance à laquelle il aspirait, lui même n'en avait-il pas manqué envers Sam et Callen pour ne pas les mettre dans la confidence de son plan…
C'était là l'ultime conclusion qui bouclait dans sa tête depuis son réveil !
- Coucou !
Coupé dans ses pensées, Deeks vit sa partenaire entrer dans la chambre. Comme la veille, elle passait le voir suite à sa journée de travail. Prenant sur lui, il se força à sourire.
A priori, Hetty la gardait toujours consignée dans les bureaux de l'OPS, bien qu'elle n'ait plus besoin de se cacher depuis la mort de Johnny Torrio. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça ne lui réussissait pas. Il savait qu'il y avait des choses à ne pas dire aux représentantes du sexe féminin – a fortiori, celles fortement armées. Mais là, elle avait vraiment une salle tête. Pourtant pas faute de la pousser à se reposer chez elle, plutôt que de jouer les gardes malades à ses cotés.
- Salut.
- Comment tu te sens aujourd'hui ?
- Bien…
- Devine quoi ? J'ai croisé une infirmière dans les couloirs qui venait te voir pour un bain à l'éponge. Je l'ai convaincu de me confier la tâche.
- Hum.
Impossible pour Kensi de ne pas voir son manque d'enthousiasme flagrant. Elle en avait pourtant tellement entendu parler la dernière fois qu'il était hospitalité. Ils n'étaient alors qu'équipiers, empêchant toute participation de sa part à ce genre d'activité. Mais à présent qu'ils s'étaient dévoilés l'un à l'autre... Elle aurait pensé qu'il sauterait littéralement sur l'occasion. Car s'il y avait bien une chose à laquelle Kensi ne croyait pas était le caractère prude et réservé de Deeks envers elle.
- Deeks ?
- …
- Sérieux, t'es en train de m'ignorer là ? Alors que je te propose ce qui s'avère être peut-être ton plus grand fantasme ?
Réalisant qu'il ne jouait pas le jeu comme il pensait, Deeks tâcha de se reprendre. S'il n'était pas question de s'imprégner d'une identité créée pour ses infiltrations quand il était auprès de Kensi. Il se devait tout de même de prendre sur lui pour ne pas afficher sa mélancolie noyée dans une mer agitée de frustrations et d'incompréhensions.
C'est alors qu'il réalisa n'avoir pas écouté un mot de ce qu'elle venait de lui dire. Sachant qu'il s'en sortirait mieux d'une pirouette qu'avec la vérité pure, il tenta de détourner le sujet – quel qu'il fût. Mais en croisant le regard de Kensi, ce qu'elle y lut ne devait guère être attrayant au vu de sa réaction immédiate.
Calmée plus sûrement qu'avec un seau d'eau froide, elle l'approcha avec plus de réserve jusqu'à s'asseoir à ses côtés. Le jeune homme étant alors en position assise, le lit remonté au maximum, elle n'eut aucun mal à glisser ses doigts dans les boucles d'or pour attirer son attention.
- Hé… J'ai dit ou fait quelque chose qu'il ne fallait pas ?
- Non.
- Je ne voulais pas te gêner. Je pensais sincèrement que tu bondirais sur l'occasion, impatient de me convaincre d'agir pour de vrai. Mais si tu préfères que ce soit une infirmière, je vais en chercher une dans la seconde. Même si cela me surprend, je peux comprendre que cette idée te mette mal à l'aise. Je veux juste que tu te sentes bien.
Ne sachant toujours pas de quoi il était question, Deeks observa autour de lui. A la vue de la bassine munie d'un gant de toilette et de gel douche, tout s'emboîta facilement. Ok. Gérer une bombe sexuelle en prise aux doutes quant à son sex a peal, restait dans ses cordes… aussi à l'ouest puisse-t-il être pour tout le reste.
- Pas ça.
- Alors quoi ?
- Je…
N'ayant aucune envie de lui imposer le sujet de sa colère refoulée, il préféra la balayer d'un revers de main. Mieux valait profiter de l'instant et de sa compagne, que de se prendre la tête sur tout ce que tout le monde lui cachait. Bien que la concernant. Il ne doutait pas que le cas échéant, les non-dits de Kensi existent dans l'unique but de la préserver elle et non de le protéger lui.
Tapotant sur le bord du matelas, il se voulut plus accessible que jusqu'alors.
- Grimpe.
Ne se faisant pas prier, Kensi ôta ses chaussures pour s'installer plus franchement sur son lit.
Ne supportant pas de la voir peinée de sa réaction inhabituelle, il glissa aussitôt sa main plâtrée sur ses reins pour l'approcher au plus prêt et l'embrasser. Un baiser aux allures sages, qu'il pimenta de petits grignotements de sa lèvre inférieure. Il avait découvert la veille que cela suffisait à lui titiller les orteils. Mais très vite, il se nicha dans son cou bien décidé à y laisser sa marque …
- Dis-moi, Deeks. Que se passe-t-il ? lui souffla-t-elle, jouant instinctivement avec les mèches de cheveux tombant sur sa nuque.
Se laissant happer par la sensualité de son partenaire, Kensi ferma les yeux sous un gémissement silencieux. Ses lèvres sur sa jugulaire… avaient le don de la couvrir de frissons. Oubliant presqu'aussitôt sa question, elle se laissa entièrement aller à la prise ferme de son homme sur son corps.
Sensible à son contact, elle céda très vite devant sa détermination à ce qu'elle l'enjambe complètement. Alors face à face. Le souffle déjà court, il l'embrassa comme jamais. Gémissant mutuellement, les deux partenaires se perdirent un long moment dans cette communion orale qu'ils pensaient ne plus être de leur âge.
S'ils avaient eu une bonne répétition l'avant-veille au matin, cela faisait des années qu'elle n'avait pas flirtée de la sorte avec l'un de ses partenaires d'un soir. Tachant de retrouver un tant soit peu son souffle, Kensi s'écarta à peine suffisamment pour respirer l'air expulsé par son compagnon. Tel un affamé, ce dernier ne cessait pas un instant ses baisers couvrant de nouveau son cou de suçon, tandis que sa main bandée sortait discrètement, mais sûrement, les pans de son corsage blanc jusqu'alors glissés dans son jeans.
N'ayant nulle envie de jouer les vierges effarouchées, Kensi guida aussitôt la main mutine sur sa peau nue, bien décidée à l'attirer vers sa poitrine. Soupirant d'aise au sentiment d'être enfin touché par l'homme sur lequel elle fantasmait depuis leur rencontre. Elle reposa un instant son front sur l'épaule de ce dernier, se mettant à son tour à laper une infime parcelle de peau jusqu'alors dénuée de toute marque.
Sachant qu'il souffrait actuellement d'une absence ou excès de sensibilité du bout de ses doigts, elle se retint de justesse de rire à le voir grignoter ses boutons. Le repoussant sans un mot, elle s'enquit de les défaire rapidement. Mais dans l'empressement du moment, lui n'eut pas sa patience, arrachant complètement les tout derniers. Offusquée, elle allait s'en plaindre quand il lui coupa toute capacité à parler d'un énième baiser dévorant, avant de lui murmurer des paroles se voulant rassurantes.
- J'ai plein de tee-shirts à te prêter si nécessaire.
Alors seulement, Deeks prit enfin le temps de profiter du spectacle offert. S'il redoutait la réaction de Kensi à ses derniers actes quelque peu… vivaces. Il n'en fut rien. Loin de lui reprocher quoi que ce soit, elle lui concédait même tout loisir de découvrir ce sur quoi il avait si longuement rêvé par le passé.
La respiration saccadée de sa partenaire soulevait sa poitrine merveilleusement habillée de soie et dentelle d'un mauve soutenu, en un rythme irrégulier qui l'excitait comme un fou.
Touchant d'une phalange le haut des monts, il gémit minablement à ce seul effleurement.
Sa peau était si douce.
Quelque part dans son esprit, sans trop pouvoir l'expliquer, Kensi savait qu'il aurait une forte attirance pour cette partie de son anatomie. C'est donc sans surprise, qu'elle le vit clairement boire la vision qu'offrait son simple soutien-gorge. Ok. Si elle était honnête, il s'agissait surtout d'une pièce rare achetée dans une boutique de lingerie de luxe, qu'elle ne réservait qu'aux grandes occasions. Elle n'était donc pas tout à fait innocente dans cette scène, étant honnêtement venu à lui ce jour dans l'espoir de partager un peu d'intimité. Pour autant, elle ne s'était pas attendue à une telle réaction du lieutenant de son cœur. De quoi ne plus douter de la valeur financière de ces morceaux de dentelle.
Écartant un peu plus les deux pans du corsage, pour l'inciter à comprendre qu'il avait toute liberté d'agir. Elle découvrit amusée les yeux bleus pétiller un peu plus, digne d'un gamin découvrant un pot de biscuits.
Longuement, elle l'observa, troublée par la fascination qu'il affichait pour cette partie de son corps. N'osant dire un mot, respirant difficilement, elle sentit alors comme une brûlure le touché aérien contournant chacune de ses courbes. Plus léger qu'une plume, il renouvela ses caresses sur la soie fine à plusieurs reprises, avant d'apposer respectueusement ses lèvres sur la chair découverte. Déjà ses mamelons réagissaient à ces frôlements répétés, pointant aussi sûrement qu'en plein hiver. Pourtant, c'est une chaleur inhabituelle qui montait en elle.
Elle ignorait d'où provenait ce sentiment d'étouffement l'étreignant brusquement, mais la vérité était qu'elle se sentait littéralement brûler de l'intérieur de par ces seules caresses et ces yeux de bébé qui la dévoraient…
Quand il frôla de ses canines la pointe d'un mamelon, il n'y eut aucun doute quand à leur gémissement commun. Loin de lui reprocher les risques pris avec la soie fragile, Kensi l'incita plus justement à poursuivre son action qu'elle qu'ait été son but final.
Oublieux de tout ce qui l'entourait en dehors de la jeune femme, SA femme, qui se donnait à lui, Deeks se pencha pour titiller aussi délicatement l'autre source de son plaisir égoïste. Ne voulant pas aller trop vite, il taquina de longues minutes encore la chair tendre emprisonnée dans son carcan de dentelle avant d'oser ouvrir la prison de soie via son attache centrale. Le plaisir ultime de la lingerie fine de qualité.
Totalement découverte, Kensi l'attira vivement à elle pour le laisser la goûter jusqu'à plus soif. Une main perdue dans ses cheveux, l'autre griffant superficiellement sa nuque, elle frémissait toujours du plaisir qu'il lui procurait. Pourtant, elle était encore loin de ce qui suivit et resterait longtemps dans son souvenir.
Couvrant son décolleté de baisers, paraissant suivre le chemin d'une rivière de diamants, Deeks s'enquit de lécher cet espace tendre situé entre ses deux seins, avant de simuler une morsure sous la chair rebondissante. D'abord décontenancée par l'attention sans cesse intensifiée qu'il lui offrait, Kensi perdit littéralement pieds quand il la prit en bouche pour débuter une succion d'abord mesurée. Il intensifia son excitation en jouant sadiquement avec son mamelon, le stimulant du bout de sa langue, tout en laissant soin à sa main bandée de s'occuper du mont délaissé.
Lapant, tétant, mordillant ses deux seins… Deeks était entièrement imprégné par sa mission, tandis que Kensi perdait définitivement toute maîtrise de son corps. Elle savait au fond de son esprit que le téton était un organe érectile, comme le clitoris. Et que leur succion entraînait aussi la production de l'hormone de l'orgasme. Mais jamais au grand jamais, elle n'aurait imaginé vivre ce que certaines allaient jusqu'à nommer l'orgasme mammaire.
Sauf que loin de s'amoindrir, la tension ne cessait de s'intensifier au creux de son estomac et dans son coffre. La chaleur l'emprisonnait dans une chape éblouissante. Soudainement sourde aux bruits ambiants, Kensi perdit complètement l'équilibre, ne devant son maintien qu'au bras le retenant par la taille. Elle n'avait plus aucune conscience d'implorer son salut d'une prière ininterrompue.
Souriant non sans malice à sa réaction, Deeks intensifia plus encore son forfait, motivé par les murmures et soupirs se transformant de plus en plus en un couinement qu'il trouvait adorable de la part d'une femme qu'il pensait jusqu'alors introvertie dans l'intimité.
Son compagnon géra avec une telle maîtrise la merveilleuse conjugaison de ses caresses, mordillement et succion intense de ses seins qu'une véritable jouissance mentale l'accapara plus puissamment qu'elle n'aurait osé l'espérer. C'était tellement plus fort que le plaisir ressenti par d'innombrables pénétrations de son passé… Kensi n'aurait jamais pensé qu'on puisse la faire gémir de plaisir par cette seule attention. Bon Dieu, elle en tremblait violemment de tout son corps, ne doutant plus d'avoir trop fortement griffé la nuque victime de ses ongles.
Alors qu'elle retombait doucement de son orgasme, parce qu'il n'y avait pas d'autres termes pour décrire cette vague de chaleur qui venait de l'envelopper au point de lui faire perdre toute raison. Tous deux hors de souffle. Blottis l'un contre l'autre. Deeks se nichait toujours contre sa poitrine, tandis qu'elle l'incitait à rester dans cette position, le temps qu'elle reprenne maîtrise de son corps, de ses sens…
Cette expérience était inédite pour elle.
C'était censé être un mythe, bon sang !
Certes, plus mentale que physique n'étant toutefois pas accompagné de spasme du vagin, elle n'avait jamais ressentit autant de plaisir par ce type de caresses. Alors, s'il s'agissait-là d'un aperçu des préliminaires made in Marty Deeks. Elle n'allait pas tarder à jouer à « Misery », désireuse de l'attacher à son lit, pour profiter de son don le plus longtemps possible.
Retrouvant doucement pied, Kensi se voulu désireuse de lui rendre la pareille. Aussi ses mains fines glissèrent naturellement vers une région plus au sud de l'anatomie de son homme. Mais à peine frôlait-elle le dessus d'une jambe, qu'il le lui refusa d'un mot ferme et sans appel.
- Non.
- Quoi ?
S'en voulant d'avoir coupé court aussi brutalement à son geste, somme tout amène et logique, il reprit plus doucement.
- Désolé, Ken's. Juste pas maintenant…
Se reculant juste un peu pour croiser son regard et espérer mieux comprendre ce qui le freinait, Kensi y lu une frustration tangible qui la décontenança.
Soupirant, il fit l'effort d'être plus explicite.
- Entre les médicaments, les antidouleurs, et tout… je peux pas bander.
- Oh.
Sachant le sujet sensible pour la gent masculine, elle n'y répondit rien de plus. À quoi bon. Cela n'y changerait strictement rien, mis à part marteler une évidence dont il ne voulait certainement pas parler à cet instant. Il s'agissait peut-être même là de l'unique raison pour laquelle il l'avait ignoré à son entrée. Dans ce genre de cas, mieux valait encore l'action aux platitudes stériles. Aussi se jeta-t-elle plus simplement sur ses lèvres. Bien décidée à lui démontrer qu'il n'était pas le seul à pouvoir offrir des baisers ravageurs.
Quand elle lui permit de respirer à nouveau, elle ne murmura qu'un mot en se blottissant contre lui.
- Idiot.
Une vérité que Deeks lui concéda sans mal. Car sa perdition momentanée venait de le pousser à avouer ce qu'il aurait bien aimé gardé pour lui quelque temps encore.
Bien qu'il sache que cela n'avait aucun rapport. Cette incapacité physique à réagir à l'excitation de voir ce corps féminin offert à lui et à la satisfaction infinie de lui apporter du plaisir, faisait surtout écho à tout le reste. Le fait qu'Hetty le prenne pour un débutant, un incompétent, un flicaillon traumatisé… Une description peu glorieuse qu'on pouvait actuellement coupler au fait qu'il était aussi un impuissant aux couilles brûlées. Ouais, ça donnait vachement envie sur le papier. Pour autant, s'il n'avait jamais été aussi fragile dans son corps et sa tête, Kensi, sa Wonder Women qui ne se gênait pas d'habitude à le rabaisser à la moindre occasion, se montra câline et accessible.
- C'est pour ça que tu t'es braqué à mon arrivée ?
- Non, je…
- Hé…
Ne le laissant pas abaisser le regard, elle imposa un nouveau baiser mouillé avant de poursuivre.
- Sérieux Deeks. T'as bien conscience que tu viens juste de me faire grimper aux rideaux sans même me frôler au-dessous de la taille ?
- Kensi… gémit-il.
Pourquoi fallait-il qu'elle en rajoute. Il n'avait rien fait de plus que s'offrir le plaisir égoïste d'assouvir l'un de ses plus grands fantasmes.
- Dans ce cas, sois sûr que je suis impatiente de participer aux autres. Surtout s'ils ont les mêmes effets dévastateurs sur moi. lui susurra-t-elle taquine.
Réalisant seulement s'être exprimé à voix haute, Deeks en gémit de nouveau de honte.
- Je suis sérieuse, vraiment sérieuse. Alors avec de telles prouesses, tu peux te rassurer. Ta virilité n'a rien à craindre !
- Ok.
- Bien.
Se blottissant contre lui, Kensi apprécia qu'il agisse sur la commande du lit pour obtenir une position plus confortable. Elle qui voulait lui offrir une pause coquine pour lui faire oublier un instant ses douleurs et démangeaisons couvrant son corps en proie à la cicatrisation. C'est lui qui avait réussi l'exploit d'effacer en un instant ses contrariétés. Se reposant un peu plus fortement que prévu, un léger gémissement en tout point différent des précédents la fit se redresser aussitôt.
- Je t'ai fait mal ?
- Non. Juste… décale toi plus sur le côté… ouais parfait….
- Sûr ?
- Hum… C'est juste les côtes cassées qui se rappellent à mon bon souvenir. Aurais pas du me plier autant.
- Désolée.
- Faut croire que tu n'es pas si légère qu'on l'imagine... pour une fougère.
- Crétin !
- Aaaouillle !
Ok, il l'avait cherché. Il savait pertinemment qu'elle le frappait chaque fois qu'il la nommait ainsi. Du moins, s'ils n'étaient pas sous couverture. Aussi, n'était-il pas si surpris de ce geste plus automatique que véritablement souhaité. Mais pour être honnête, il devait être un tant soit peu maso. Car si Kensi rougissait subitement comme une tomate, réalisant seulement l'avoir frappé pile sur un pansement couvrant une douloureuse brûlure imposée sur une parcelle de peau préalablement mise à vif. Lui, bien que grinçant des dents pour camoufler au maximum sa douleur, appréciait réellement son comportement. Contrairement aux autres, en réagissant de la sorte, elle venait de lui prouver qu'elle continuait à agir « normalement » avec lui. Un constat précieux pour l'homme plongé en pleins doutes.
Finalement confortables en leur nouvelle position, tous deux perdus dans leurs pensées respectives, Kensi rompit leur silence bienheureux pour quelques aveux. Le fruit de sa propre réflexion la poussait à vouloir lui confier ce qu'elle lui cachait depuis leurs retrouvailles.
- Ce qui m'est arrivé n'a aucune commune mesure avec ce que tu as vécu. Mais… j'en suis déjà à plusieurs séances avec Nate.
Abaissant son regard pour croiser les yeux vairons, sachant parfaitement à quel évènement elle faisait référence, Deeks voulut se fondre une nouvelle fois en excuses. Jamais il ne se pardonnerait d'avoir posé la main sur elle.
- Je n'aurais jamais du…
- Non ! Deeks, attend.
Cherchant ses mots, la jeune femme eut pour cœur de lui faire comprendre une bonne fois pour toutes, ce qu'elle pensait de tout cela.
- Crois-moi. Ce n'est pas ce que tu as fait. Loin de là. C'est… c'est l'instant où j'ai eu le canon de ce flingue sur la tempe, juste avant que tu n'interrompes tout. Je… Je me croyais plus forte que ça. Mais... je n'arrive pas à l'oublier. Chaque fois que je ferme les yeux, je le revois, et…
- Tu n'arrives plus à dormir ?
Au hochement de tête confirmant ses dires, Deeks l'embrassa doucement sur ladite tempe.
Sachant qu'elle avait très bien dormi à ses côtés, la première nuit, il culpabilisa de l'avoir poussé à rentrer chez elle la veille.
- Je suis désolé de t'avoir renvoyé, hier. Si j'avais su… Je ne voulais pas que tu affrontes ça toute seule. Je pensais juste que tu serais plus confortable chez toi.
- Je sais.
- Comme tu sais que je suis là pour toi, princesse ?
- Je n'en ai jamais douté depuis qu'on bosse ensemble.
- Bien.
Refermant finalement, et avec grande attention le soutien-gorge toujours entrouvert, Deeks prit bien soin de rejoindre aussi les deux pans du corsage via les deux seuls boutons toujours fixés en leur centre. Attentif à son acte, sous les yeux amusés de sa compagne, quand il eut terminé, il l'attira de nouveau dans son giron, désireux de pouvoir enfin assouvir son besoin de la serrer à l'étouffer. Ses fichues épaules toujours douloureuses ne lui permettaient pas de se coucher sur le côté, et sa blessure au flanc de supporter le poids pourtant léger de sa partenaire. Mais si elle se blottissait de son autre côté, reposant en majorité sur le lit, la pression de sa tête sur son épaule restait relativement acceptable. Du moins, pour peu qu'ils ne passent pas toute la nuit ainsi.
Soupirant d'un intense sentiment de satisfaction après toutes les épreuves qu'ils avaient affrontées récemment, c'est caressant les cheveux fins de sa main libre que Deeks la laissa poursuivre ses confidences.
- Je crois que c'est aussi pour ça qu'on m'autorise à passer autant de temps avec toi, ici. Je soupçonne Nate d'en avoir parlé avec ton médecin. Mais ce que je voulais dire, c'est que je suis moi-même là pour toi, si tu en as besoin. Je peux comprendre... du moins en partie. Ne l'oublie pas.
Deeks le lui concéda facilement, alors donateur d'une caresse perdue sur sa joue.
- Crois-moi, je le sais. Comme je compte bien profiter de ta proposition de bain à l'éponge. Juste…
- Juste ?
- Un peu plus tard ?
- Bien sûr, idiot.
Échangeant un sourire complice, ils fondèrent à nouveau l'un vers l'autre pour échanger un baiser presque chaste aux regards de leurs prédécesseurs, avant de revenir à leur position confortable.
Sa colère finalement en partie apaisée par la présence de sa partenaire, Deeks se sentit fatigué.
Fermant doucement les yeux, il s'abandonna naturellement au sommeil.
Le sentant lâcher prise, Kensi ne dit plus un mot. Soucieuse, elle voyait bien que Deeks n'allait pas bien. Elle espérait que lui avouer ses propres craintes - une attitude loin de lui être naturelle - l'aiderait à son tour à se confier. Mais elle savait que cela ne suffirait pas. Son partenaire avait vécu des évènements traumatiques qui nécessitaient certes son écoute, mais surtout celle d'un spécialiste.
Sachant comme Deeks s'était montré ouvert d'esprit et requérant de l'aide de Nate sur les quais de Vénice. Elle savait que le mieux à faire était d'inciter ce dernier à revenir le voir. Des visites qu'il était possible d'instaurer en toute discrétion, vu comme il était attentif à ne pas afficher certaines faiblesses. Elle n'était pas aveugle. Elle voyait bien que sa plus grande crainte était que l'équipe puisse le sous-estimer. Concéder méconnaître le dernier sport de combat à la mode, quand on maîtrisait l'art de la rue à la perfection, n'avait pas la même connotation que d'avouer ne pas se relever mentalement d'une agression physique…
Sûre de son bienfondé, Kensi se promit d'en discuter avec leur ami dès le lendemain matin. Ainsi plus confiante en l'avenir par cette simple résolution, la jeune femme se blottit un peu plus contre le torse chaud de son compagnon. Elle était bien décidée à en profiter, ne serait-ce que pour quelques minutes.
À suivre
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Bon, j'ai conscience que ce chapitre sera jugé trop long pour certains ^_^''. Mais j'avais aucun moyen de couper ce qui succède aux 4 premières pages centrée sur les seules pensés de Deeks… Pas forcément un morceau attendu, d'ailleurs. Mais l'idée était de montrer ici que notre lieutenant boucle littéralement sur le sujet… pour qu'il soit plus logique qu'il craque un peu sur la suite. ^-^
Pour la seconde partie, consacrée au couple naissant, j'espère que vous ne serez pas trop déçus de leur avancée toute tranquille. Car je compte bien les faire passer par toutes les étapes intermédiaires avant de leur faire danser le tango horizontal ^_^'''
A très vite
mimi yuy
