Ouh là là… le temps passe à une vitesse O_O Pas eu le temps de profiter de quelques jours de congés que la course aux cadeaux de Noël m'a ôté toute liberté ces derniers jours. En espérant que cette longue attente ne sera pas soldée de déception avec cette suite, qui présente enfin un début de face à face entre Hetty et Deeks ^-^

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UNDER COVER


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Chapitre 19

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Alors, oui, il trainait « encore » dans les couloirs... A tel point qu'on pourrait bientôt le comparer à tous ces jeunes qui squattaient désœuvrés, certains quartier ou halls d'immeubles en manque d'occupation. Mais pour sa défense, se mouvoir au petit matin l'aidait à supporter le reste de sa journée, lui offrant un semblant d'habitude. Quoi que cette fois-ci, il avait un but : celui de trouver le secrétariat. Si on l'avait hospitalisé dans ces lieux sans trop lui demander son avis. A présent qu'il était suffisamment conscient de son environnement, il avait urgemment besoin de réponses.

N'attendant plus de nouvelles de personne après trois jours d'ignorance flagrante d'Hetty ou de toute administration censée discuter de tout cela avec lui, il était résolu à reprendre définitivement les rênes de sa vie en main. A l'annonce d'une première séance de kiné programmée pour lui en fin de mâtiné, il était urgent de régler un détail de poids : Le fait qu'il soit un flic hospitalisé dans un établissement militaire ! Il connaissait les tarifs d'une hospitalisation. Et si la protection sociale dont il bénéficiait en tant que flic prenait en charge la majeure partie de ses dépenses de soins. Cela n'incluait pas les extras ou caprices. Rester dans un hôpital qui ne soit pas un CHU était typiquement l'un de ces critères permettant aux assurances de refuser tout ou parti des remboursements. Il comprenait le réflexe de ses co-équipiers à l'avoir mené en ces lieux, ne serait-ce que par simple réflexe. Mais dorénavant, il lui fallait reprendre la main sur ce genre de détail. Habituellement, il s'échappait au plus vite, plus confortable chez lui que dans un CHU surchargé. Puis se rendait gentiment à toutes les visites de contrôle imposées. De quoi réduire au maximum ses frais, accentuer son confort tout en respectant les règles imposée.

Raisons donc pour lesquelles, il avait de nouveau abandonné une partenaire profondément endormie dans le lit voisin au sien. Quand il repensait à ce qu'il avait osé lui faire la veille…

Il ne pu retenir un gémissement d'anticipation à l'idée de renouveler pareille expérience. S'il avait eu la chance de côtoyer la plastique de rêve de sa partenaire depuis quelques années. Pouvoir y toucher, la frôler, même de ses mains bousillées… Cela n'avait pas de prix. Il attendait ardemment l'occasion de pouvoir découvrir le reste de son anatomie. Il rêvait de gouter à la moindre parcelle de son corps…

- Lieutenant…

Tiré violement de sa rêverie par une voie dorénavant de sa connaissance, une fois encore chopé comme un couillon au milieu des couloirs, Deeks se tourna un peu plus vivement que l'avant-veille pour faire face au maitre des lieux.

- Hortense !

- Vous ne devriez toujours pas être debout. Dois-je encore vous rappeler que nous vous avons procuré un fauteuil pour vous déplacer.

A défaut de trouver sa cible, c'est sa nouvelle amie, l'infirmière en charge de la garde de nuit ou plus simplement de la tranche horaire 00H-08H, qui lui avait mis la main dessus. Ne voulant pas la braquer, il l'aborda d'un sourire saupoudré de son charme naturel.

- Comment voulez-vous que je m'en serve sans pousser sur mes bras et donc les épaules ?

- Il est électronique... soupira-t-elle.

Ok. Il avouait ne pas y avoir regardé d'aussi près.

- Oh. Si j'avais su, j'y aurais réfléchis à deux fois.

- Asseyez-vous au lieu de dire des bêtises.

Répondant à l'invitation, il posa ses fesses sur l'un des bancs jouxtant le couloir. Il y prit de longues inspirations dans le but de calmer la douleur fugace, mais toujours bien présente dans ses jambes et le torse. Ca le frustrait un max de ne pas avoir l'endurance nécessaire pour franchir plus de 100 mètres à la fois.

- Vous cherchiez quoi, cette fois-ci ?

- Une secrétaire, si seulement je n'arrive pas trop tôt pour elles.

- Nous avons une permanence pour gérer les admissions de nuit... lui répondit-elle soupçonneuse. Votre compagne et moi-même ne vous suffisons plus pour votre séance matinale de drague de bas étage ?

- Oui. Non ! Je veux dire… J'aurais juste aimé avoir accès à mon dossier.

- Et cela ne peut pas attendre des heures plus ouvrables ?

- Je pensais que le service des entrées-sorties serait surchargées durant la journée. Et puis, ce n'est pas comme si je maîtrisais réellement mon emploi du temps, une fois le soleil levé.

Soupirant lourdement à ce patient toujours aussi atypique, Hortense, qui ne pouvait cacher un début d'attachement pour ce flic toujours aussi perdu dans le monde des militaires, l'abandonna quelques minutes pour revenir très vite avec un fauteuil et un petit bout de femme, qui rappela Nell à Deeks.

- Bonjour ?

- Voici, le lieutenant Marty Deeks de la police de Los Angeles. Il souhaitait s'entretenir avec toi. Lieutenant, voici Anissa Jones, l'une de nos secrétaires en charges des formalités administratives dans cet établissement. les présenta l'infirmière avant de les abandonner.

- A quel sujet ? rebondit sans sourciller la jeune femme munie d'épaisse lunettes aux montures noires.

- J'aurais aimé savoir à combien s'élève la facture pour les soins déjà reçus. Puis estimer avec vous ce qui sera pris en charge de ce qui ne le sera pas, si je reste plus longuement ici.

- Oh. Je vois. Suivez-moi dans mon bureau.

Aimablement, la jeune secrétaire avança à son rythme avant de lui tenir la porte pour le laisser s'installer face à son bureau. Deeks appréciait qu'elle ne se sente pas obligé de le pousser comme un invalide. D'ailleurs en ordre générale, il constatait non sans surprise que si le personnel des lieux aidait les patients à agir, à l'inverse il n'agissait jamais en leur place. Une nuance aussi subtile qu'essentiel à ses yeux.

La voyant pianoter quelques instants sur un ordinateur d'un autre âge, il sut l'instant où elle trouva son dossier dans l'informatique, au sourire aimable qu'elle lui rendit dès lors.

- Aucune inquiétude à avoir, lieutenant Deeks. Je vois ici que l'intégralité des soins sera prit en charge par le service médicale du NCIS.

- J'ai peur qu'il y ait eu confusion. Je ne suis pas lieutenant dans l'armée, mais au district de police de Los Angeles. J'étais en mission pour le LAPD quand j'ai été blessé. Les personnes venu me porter secours étant du NCIS, ils ont du naturellement m'enregistrer ici. Mais c'est une erreur. Car je sais d'expérience, que même s'il s'avère que je sois blessé en service pour le NCIS, je ne suis pas couvert par l'armée.

- Pourtant…

Cliquant de nouveau, le sourire de la jeune femme s'illumina un peu plus quand elle comprit.

- Je vois. Ils vous ont enregistré en qualité de civil.

- Ce qui signifie ?

- Vous avez été classé comme une victime civile collatérale d'une mission de l'armée. Dans ces circonstances, que vous soyez lieutenant de police, boulanger, demandeur d'emploi, ou même sans papier, c'est l'armée qui prend intégralement en charge vos soins et hospitalisation.

- Je ne comprends pas.

- A titre d'exemple, vous ne vous attendriez tout de même pas qu'une victime collatérale d'une opération militaire doive payer ses propres soins, pour une blessure obtenue par une balle perdue tirée par un soldat américain ?

- Je… non... j'imagine que non.

- Vous voilà rassuré ?

En fait, il ne l'était pas du tout. C'était même pire.

- Au risque de paraître insistant, est-il encore possible de changer cette classification ?

- Pourquoi ?

- Bien que la prise en charge complète soit tentante. Le régime de protection de la police est assez strict. Si je ne suis pas leur directive, je ne serais plus assuré.

Fronçant les sourcils, la femme parut gênée.

- Mais sauf erreur de ma part, en repassant à votre régime originel, vous en seriez de votre poche.

- C'n'est pas moi qui fais les règles.

- Attendez.

Se levant, elle partit cette fois-ci chercher la version papier de son dossier d'inscription.

Trouvant le formulaire d'enregistrement, elle le lu rapidement avant de s'asseoir à ses cotés pour le lui montrer.

- Regardez. Votre responsable du LAPD a co-validé la demande d'exception avec votre représentant syndical. Vous avez des amis qui prennent soin de vous à la police.

- Sauf que ce n'est pas la signature de mon capitaine et que je ne suis pas syndiqué.

S'il avait eu encore sur lui les électrodes surveillant son rythme cardiaque, la jeune femme aurait eu conscience qu'il entrait en taquicardie à ces découvertes.

- Tout va bien lieutenant ?

- Vous pensez que ca peut être un faux ? Parce que dans un tel cas, je risque la radiation de ma mutuelle complémentaire, si cela finissait par se savoir.

- Je peux appeler les personnes concernées.

- Je ne les connais pas.

Voyant bien qu'il paniquait, la secrétaire resta sur son idée.

- Ne vous en faite pas, je ne compte pas leur dire que vous êtes derrière cet appel.

Devait-elle jouer les blondes ingénue pour mieux faire passer le réveil aux aurores.

Si le premier appel sonna dans le vide, la jeune femme échangea facilement avec le second interlocuteur malgré l'heure matinale. Prétextant une simple vérification administrative, elle obtient très vite les éclaircissements attendus, soulagée que les craintes du jeune homme ne soient pas confirmées.

- Mystère résolu. La personne considérée sur ce papier comme votre responsable au LAPD a été contacté par une Hetty Lang du NCIS. Elle l'aurait incité à trouver les deux signataires nécessaires pour cette décharge. Il n'y a aucun risque pour votre couverture sociale, assurance de travail et mutuelle complémentaire.

- O…k.

Si se savoir intégralement prit en charge était une bonne fortune… suffisamment rare pour qu'il l'apprécie à sa juste valeur. Comprendre qu'il était là encore l'objet de manipulations interservices qu'on lui dissimulait volontairement, l'étourdis un instant.

Il retrouva contenance quand il vit une tasse en papier remplit d'eau lui être aimablement proposée.

- Vous avez d'autres questions ?

- Je… Oui. Puis-je ?

- Bien sûr, voyons. Je suis là pour ça.

- A quelles obligations dois-je me soustraire pour maintenir cette prise en charge ?

- Vous avez seulement à respecter les consignes de vos médecins.

- Puis-je sortir contre leur avis, en signant une décharge ?

- Désolée, mais non. Vous avez ciblé la seule règle à ne pas rompre. Pour que la prise en charge soit totale - et surtout étendue au futur, si des complications ou effets secondaires venaient à apparaître suit aux soins portés en ce lieu - vous devez rester dans nos murs aussi longtemps que votre médecin référant le juge nécessaire. Vous concernant, il s'agit du docteur Mason. Lui seul sera apte à vous libérer. Vous pensez pouvoir y survivre ? lui demanda-t-elle taquine.

Ne pouvant que s'adapter à la situation, Deeks acquiesça du chef.

- Je crois qu'on ne me laisse guère le choix.

Au sourire réconfortant de la jeune femme, Deeks ne manqua pas de la remercier avant de la quitter, toujours stupéfait de sa découverte. Si la démarche se voulait forte de confort pour sa personne, ce qu'il interprétait était qu'Hetty avait une fois encore manipulé la situation pour lui imposer ses choix à elle. Il n'était pas assez fou pour risquer de tout perdre en fuyant les lieux. Le futur de son genou et le fort risque d'infection toujours d'actualité ne lui offraient pas ce luxe. Mais une fois encore, il aurait seulement apprécié qu'on aborde la question avec lui. Et quand bien même était-il trop dans les vapes quand ces décisions avaient été prises, ne pouvaient-ils pas a minima le tenir informer de ce genre de détails, dorénavant ?

Bon sang, il n'était pas un chien qu'on place en chenil, aussi classieux soit ce dernier !

Sa colère grondant de nouveau au plus haut point, il repartit à sa chambre où sans surprise, il y retrouvât une Kensi morte au monde. Sa partenaire n'arrivait définitivement pas à décoller ses paupières avant 7H30… au mieux. Après son départ, quand l'heure s'y prêterait un peu plus, il était bien décidé à passer un coup de fil aux secrétariats du NCIS et du LAPD.

NCIS - LA

Quand Kensi rejoint le reste de l'équipe à l'OPS ce matin-là, c'est comme chaque jour, six paires d'yeux qui l'observèrent avec distance. Si Nell et Eric gardaient traditionnellement beaucoup de recul sur les discussions du moment, désireux de ne pas prendre position – chacun avait sa propre relation avec le lieutenant de police. Que Sam et Callen comptaient prendre d'eux-mêmes des nouvelles à leur prochaine visite. Il n'en était pas de même avec Hetty et Nate.

- Comment va-t-il ? demanda l'agent psychologue, en aparté.

- Je ne suis pas la mieux placée pour le diagnostiquer. Mais je dirais qu'il pourrait couver une petite… déprime ?

- Il semblait pourtant fidèle à lui-même, d'après ce que m'ont dit Sam et Callen.

- Depuis leur visite, il n'a pas forcément réagit comme je m'y attendais.

- Dans quel contexte ? chercha à comprendre l'agent psychologue.

A la question, Kensi ne sut comment s'expliquer sur un sujet si personnel sachant l'existence d'oreilles indiscrètes en ces lieux.

- Privé. Aussi aimerais-je que cela le reste.

Désireux de respecter l'intimité du jeune homme qui n'en avait pas eu beaucoup récemment, l'agent Getz le lui concéda. Car comme ils s'y attendaient tout deux, il leur suffit de se tourner pour voir Hetty à leurs cotés.

- Excusez-moi, Hetty. Mais j'aimerais que mes confidences à Nate restent entre nous.

- Je comprends votre souhait, agent Blye. Mais il est important pour moi de savoir si l'état mental du lieutenant Deeks est compromis.

- Hetty. l'interrompit Nate. Croyez-moi. S'il y a le moindre risque, je vous en tiendrais informé. Mais Kensi a raison. Être son patron ne vous absout pas de lui laisser une part d'intimité.

Cédant étonnamment facilement, Hetty s'éloigna d'eux. Après tout, il lui serait tout aussi simple d'aller chercher l'information à la source.

Quand elle reçu un peu plus tard dans la mâtiné un mail l'informant d'un changement administratif la concernant, elle profita de l'occasion pour enfin aller visiter sa dernière recrue.

NCIS - LA

Quand on frappa bien plus tard à sa porte, c'est sans réelle surprise que Deeks vit Hetty entrer dans sa chambre. Avec tout le mal qu'il s'était donné pour la faire venir, il ne pouvait nier l'avoir particulièrement attendue cette visite. Tachant de prendre sur lui pour ne pas exploser dès la première seconde, il l'a laissa s'avancer, réservant toutefois son sourire commercial pour d'autres jours.

- Lieutenant Deeks ?

- Hetty ?

- J'ai cru comprendre que vous étiez avec le service des admissions ce matin.

- Effectivement. J'y ai appris que vous m'aviez enregistré ici, en tant que victime civile d'une action militaire.

- Moi, je viens d'apprendre par le secrétariat du NCIS que vous aviez fait une demande de changement quant à la personne responsable à contacter en cas d'urgence.

- Exact.

- Puis-je savoir si votre souhait de me soustraire à cette position de référent médical a été motivé part celui de placer l'agent Blye à ma place ?

- Non.

Si sa question se voulait taquine, la femme fut surprise de la réponse. Clairement, elle ne s'attendait pas à ce ton brusque, ni à son langage corporel fermé et distant.

- Lieutenant. M'en voulez-vous pour quelque chose ?

- On peut dire ça.

Aux yeux revolvers du jeune homme, Hetty eu un pressentiment. Le policer qu'elle avait à peine croisé, depuis repartit à Sacramento, ne lui avait pas paru tout à fait honnête à leurs derniers échanges. Se rongeant la lèvre inférieure, elle était furieuse envers cette seule personne ayant pu lâcher le morceau.

- Le capitaine Harkness vous a tout dit ?

- J'imagine sans mal que vous jugez son action d'inconsciente.

- Il n'aurait pas du vous parler de la vidéo.

- Et pourquoi donc, Hetty ?

- Vous n'étiez pas prêt pour y faire face.

Prenant sur lui pour ne pas éclater, Deeks garda non sans mal son calme.

Acquiesçant plus justement l'information, c'est la voix grave qu'il poursuivit cette discussion qu'il savait nécessaire. Bien que cela s'apparentait déjà en un véritable bras de fer.

- Puis-je savoir de quel droit vous prenez ce genre de décision pour moi ?

- Depuis que vous m'avez désigné comme responsable de votre santé, lieutenant.

- Hé bien, bonne nouvelle, Hetty. Vous ne l'êtes plus. Alors à présent, avez-vous d'autres révélations à me faire ?

- Nous voulions agir pour votre bien.

- M'hospitaliser sous un autre régime que le mien sans m'en informer ? Passer outre les protocoles de soin, pour me droguer jusqu'aux ouï de morphine quand cela n'est pas totalement nécessaire ? Faire pression sur ma hiérarchie pour les empêcher de venir prendre mon rapport orale comme le stipule nos consignes, au risque de générer une faute de procédure dans la majorité des enquête en cours ? Me cacher des éléments important sur ma détention forcée. Me mentir par omission ? Imposer à Kensi de choisir entre sa loyauté pour vous et notre pacte entre partenaire de ne rien se cacher – parce que je ne doute pas une seconde que vous l'ayez mise dans une telle situation ? Dites-moi, Hetty ! En quoi m'infantiliser de la sorte est censé me faire du bien ?

- Vous avez vécu un évènement traumatique. Il n'est pas dégradant pour vous qu'on le prenne en compte.

- Des événements traumatiques ? Hetty…. soupira-t-il.

Deeks ne savait plus comme garder sa colère vrombissant en lui.

- Je pensais sincèrement que de tous, vous auriez été celle comprenant que cette réflexion ne trouvait pas d'écho pour moi.

- Lieutenant…

- Faites-moi une faveur. la coupa-t-il. N'ajoutez rien. Si vous avez quoi que ce soit à me dire dans le cadre de mon travail au sein du NCIS, allez-y. Je respecterais vos règlements et passerais même des tests d'aptitude, si cela s'avère nécessaire pour me permettre de rester.

- Lieu…

- Laissez-moi finir. Si à l'inverse vous souhaitez me voir quitter mon poste de liaison – pour lequel nous me connaissons tous comme incompétent – c'est tout aussi parfait pour moi. Je n'ai plus la force de lutter contre vos aprioris.

- Je veux toujours de vous dans cette équipe.

- Dans ce cas, j'attendrais vos conditions… ainsi que l'accord de Callen sur la question.

- Bien.

Hetty n'ajouta mot, consciente que ce n'était pas le meilleur moment pour discuter plus longuement, quand Deeks la surpris d'une relance.

- Je suis fatigué, Hetty.

- Alors, je vous laisserais vous reposer.

- Vous ne m'avez pas compris. Je suis fatigué de vous tous et votre attitude hautaine à mon égard. Fatigué que vous me preniez pour un incapable. N'avez-vous pas imaginez une seule fois que je connaissais déjà l'existence de cette foutue vidéo que vous vouliez me cacher ? Ne pouvez-vous pas accepter une seconde que je ne sois pas traumatisé d'avoir été découpé vivant ? Et encore moins, de l'avoir visionné après coup ? Mais plus important. Indépendamment de tout cela. Comment osez-vous seulement me dire - droit dans les yeux - que vous me désirez dans votre équipe quand vous ne me jugez pas même digne d'égaliser Sam ou Callen pour les infiltrations citadines ?

Ignorant la tonalité sans cesse croissant de son ton, Deeks poursuivit. Il fallait que ça sorte. Il y avait eu trop de non-dits cumulés durant des années. S'il revenait à sa place au NCIS, ce n'était plus sans conditions.

- J'attends, Hetty ! A quoi donc puis-je vous servir si vous me jugez toujours incapable de faire face aux dangers de nos missions ?

- Nous vous avons déjà dit que nous avions confiance en vos capacités. Qu'y pouvons-nous si vous refusez d'y croire ?

- Et qui puis-je moi, si vos actes ne suivent pas vos paroles ? Je suis las de toute votre hypocrisie, Hetty.

- N'inversez-vous pas les rôles, lieutenant ?

- Mais bordèle ! J'étais missionné par la police ! Vous ne pouvez pas réaliser de vous même que je bafouais déjà tous nos protocoles de sécurités en vous transmettant mes preuves et en confiant mon ultime sauvegarde à Eric et Nell ?

Bredouillant subitement, avant de reprendre maitrise de ses paroles, il poursuivit.

- Avez-vous seulement conscience du mal que vous générez à faire pression sur ma hiérarchie dans mon dos mais à mon nom ? C'est ce genre de comportement qui les pousse à m'associer à des fusibles comme Farell ! Ils ont tellement peur de vous et de ce que vous pourriez leur faire, depuis mon intégration au NCIS, que plus personne n'agit normalement avec moi dans la police. Vous pensiez me protéger ? Et bien ayez conscience, que par vos actes vous m'enterrez vivant plus surement que cette villa effondrée sur moi.

Serrant les dents à l'écoute de ces remontrances, Hetty ne laissa filtrer aucune émotion sur son visage de pierre. Elle pouvait être tout aussi soucieuse que furieuse qu'il n'en saurait rien. Pour autant, elle ne nia aucun de ses constats, poursuivant plus surement leur échange.

- Qu'attendez-vous de moi, lieutenant ?

- Je veux juste être traité comme le reste de l'équipe. Qu'un dixième seulement de vos croyance en mes capacités puisse un jour se refléter dans vos actes à mon égard.

- Mais vous oubliez un détail…

Tel un couperet qu'il savait pertinemment venir, Hetty abattit l'unique carte qu'il ne pouvait lui nier.

- …vous n'avez pas le même statut que les autres membres de l'équipe. Vous n'êtes pas agent.

- Si c'est votre manière de me recruter. Hé bien, laissez-moi vous dire que votre méthode est à chier.

Soupirant lourdement, Deeks cessa ses jérémiades. Sa rancune n'avait pas lieu d'être à partir du moment où il avait accepté leur attitude à son égard jusqu'ici.

- Je suis désolé d'avoir perdu le contrôle, Hetty. Mais je vous serai reconnaissant de ne pas mettre ça sur le compte des drogues. Je suis en pleine capacité de mes facultés mentales. Je sais ce que je dis. Aussi n'allez pas plus mettre ça sur le compte d'un quelconque traumatisme mental me poussant à me dévoiler contre mon gré. J'assume mes paroles et les conséquences qu'elles pourront avoir sur mon avenir au sein de votre équipe.

- J'en prends note, lieutenant. Comme je peux comprendre une partie de votre ressentiment. Concernant votre avenir au sein du NCIS. Malgré nos divergences, je renouvelle mon désir de vous voir nous rejoindre à votre sortie de l'hôpital. Mais comme vous l'avez indiqué, ceci se fera sous la condition d'un rapport psychologique me confirmant votre capacité à reprendre le travail suite à ce que vous venez de vivre.

- Bien.

- Bien.

Il savait qu'il n'avait pas dit la moitié de ce qu'il pensait, le quart de ce qu'il voulait exprimer. Mais comme toujours dans ce genre de situation. Les mots allaient plus vite que la pensée. Sans compter que l'absence de toute contestation virulente d'Hetty couplé à son propre frein à se dévoiler entièrement stoppaient court à toute discussion constructive.

Bilan. Au départ d'Hetty, le lieutenant Marty Deeks se sentit encore plus frustré qu'il ne l'avait été jusqu'alors.

- chier…

A suivre.

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Ne pensant pas pouvoir updater le prochain chapitre avant la semaine prochaine, je terminerais ce post en souhaitant à tous les lecteurs de passage un très Bon Noël 2012 !

En espérant, de mon coté, pouvoir vous offrir la suite beaucoup plus vite que dernièrement ^_^'''

mimi yuy