Avec toutes mes excuses pour l'update tardive (la journée a été beaucoup plus chargée qu'attendue -_- et le chapitre beaucoup plus long à finaliser que prévue) : Voici la suite directe du précédent chapitre ! Bonne lecture à tous ^_^x
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UNDER COVER
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Chapitre 22
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Observant le plafond de sa chambre d'hôpital, Deeks soupira lourdement. Il lui fallait à présent digérer l'information fournie par son médecin. Une information capitale qui mettait un terme à tous ses doutes quant à l'avenir. Une situation attendue depuis si longtemps, qu'à présent fixé, il s'en retrouvait presque démuni. Il n'eut toutefois guère le temps d'y songer un peu plus, qu'une silhouette filiforme s'infiltrait dans ses murs. Sortant difficilement de ses pensées, Deeks releva alors les yeux pour assister à plus qu'il n'attendait. S'il se doutait que sa partenaire le visiterait tôt ce jour-là. Après tout, elle ne bossait pas ce samedi. Il n'avait pas envisagé la découvrir habillée de la sorte. Revenait-elle finalement d'une infiltration imprévue avec l'équipe, ou lui était-ce spécifiquement destiné ?
C'est que Kensi venait de pénétrer dans sa chambre, habillée de cette robe noire composée d'une longue jupe cigarette qu'elle subtilisait à Hetty à l'époque où elle se faisait passer pour la propriétaire d'une galerie d'art. Il adorait véritablement cette tenue, si justement soulignée d'un épais ceinturon. Ajouté à cette paire d'escarpins aux talons vertigineux… Dieu. Elle allait le tuer d'envie ! Ca faisait des jours qu'elle venait le voir toujours plus féminine et apprêtée. Des jours où ils se limitaient pourtant à de simples flirts plus ou moins appuyés.
- En quel honneur ? lui demanda-t-il en guise de salutation.
- De quoi tu parles ?
- Fais pas celle qui ne comprend pas. T'as vu ce que tu portes ?
- C'est juste une robe.
- Ce n'est pas une robe. C'est LA robe.
- Ah oui ?
Oh, oui ! Et Kensi savait pertinemment qu'il s'agissait certainement de la tenue dans laquelle, son équipier préférait la voir. Elle soupçonnait depuis longtemps que c'était d'ailleurs la raison pour laquelle, Hetty la lui avait finalement offerte l'année passée. Quoi qu'il en soit, l'observant clairement allumé par sa seule image, assis, pour ne pas dire avachi sur le fauteuil qu'elle utilisait habituellement, elle se sentit subitement telle Julia Roberts en plein Pretty Women. Comme quelques jours plus tôt, elle s'était assurée que personne n'aurait besoin de les interrompre avant de verrouiller le plus discrètement du monde la porte de la chambre.
- On dirait Pepper Potts ! remarqua Deeks, ne se cachant pas de la déshabiller du regard.
- Qu'est donc devenu Wonder Women ?
- Disons… que les amazones ne cours pas aussi bien qu'une CAO avec ce type de talon. [1]
Sûr, que pas grand monde pouvait se permettre une course de fond en Louboutin.
- Idiot.
Marchant d'un pas chaloupé, accentué par des chaussures qu'elle n'aurait jamais imaginé acheter sans les acquisitions d'Hetty. Kensi s'approcha de lui par derrière pour l'entourer d'un bras et déposer un baiser au creux de son cou.
- Alors ? lui demanda-t-elle poussée par l'envie de savoir ce qu'il en était de son bilan médical.
Poussant tout doucement le fauteuil de sorte à le positionner face au bord du lit, elle le contourna dans l'idée de s'y asseoir. Elle savait bien qu'elle ne devait surtout pas apposer une pression sur son genou suite à la dernière opération. Mais alors qu'elle s'apprêtait à sautiller sur le lit, le regard impénétrable de son partenaire la poussa plutôt à s'agenouiller entre ses jambes. Elle ressentait le besoin d'être à son niveau pour la discussion qui allait débuter.
- Tu sais que même si tu ne récupères pas tout de suite ta motricité à 100%. Rien ne dit que tout est perdu. Tu n'as encore vu qu'un seul médecin. Et il existe beaucoup de spécialistes aptes à te venir en aide. On luttera le temps qu'il faut, jusqu'à ce que ca marche.
- Tu m'as l'air bien convaincue.
- Parce que je le suis. Et quand bien même cela ne suffit pas et que l'on t'impose de quitter l'équipe, je… On trouvera une solution pour que cela n'arrive pas.
- Ne fait pas de promesse impossible à tenir, Kens'.
Toujours plus sérieuse, la jeune femme bougea légèrement sur ses genoux de sorte à bien être à son niveau et ainsi saisir son visage entre ses mains.
- Lieutenant Marty Deeks. S'il s'avérait que vous ne puissiez réellement revenir dans l'équipe… Je… C'est moi qui me débrouillerais pour rejoindre celle que tu pourrais intégrer malgré tes pertes physiques.
- Qu… Quoi ?
Pour le coup, elle l'avait eu par surprise. Les yeux grands ouverts, il n'osait pas même y croire.
- Tu serais vraiment prête à quitter le service des OPérations Spéciales pour moi ? Prête à cesser de travailler avec Sam et Callen ?
- Pourquoi pas ? C'est toi mon partenaire. Pas eux.
- Je ne suis pas même du NCIS !
- Cela n'empêche rien. D'autres équipes plus classiques pourraient tout autant bénéficier des bénéfices d'un agent de liaison avec la police de L.A.
Ok. Là il pouvait sans mal l'avouer. Deeks était clairement déstabilisé par cet aveu tellement plus symbolique que n'importe quel « je t'aime » de la part de Kensi Blye - La fille qui fuyait les engagements et refusait d'exprimer ses sentiments de peur d'être de nouveau abandonnée. L'agent qui vivait pour son métier et avait tout donné par le passé pour entrer dans la section des OPérations Spéciales du NCIS. Une position qu'elle était dorénavant prête à abandonner pour… lui ? Un simple flic ? Cela n'avait rien de crédible qu'un type dans son genre puisse finir avec une telle femme à ses cotés !
Ne sachant comment reprendre contenance, c'est un mixte entre le sourire amoureux et une grimace d'incroyance qu'il lui répondit, enfin. Finalement, il la sentait mal la fin de cette histoire.
- Je vois. Dans ce cas, je suis désolé de te décevoir, Kensi. Parce que…
Quoiqu'il lui indique, Kensi savait pouvoir être forte. Pour lui. Pour eux…
- …il s'avère qu'avec un peu plus de rééducation, je serais en mesure de récupérer l'intégralité de mes aptitudes physiques.
- OH MON DIEU ! Salaud ! Tu m'as fait si peur !
L'angoisse latente évanouie en un clin d'œil, Kensi le frappa violemment au bras, pour se venger d'avoir ainsi joué avec elle. Avant de se jeter à son cou pour une étreinte rapide, qu'elle conclue à son corps consentant d'un long baiser volé.
Finalement remit de ces réactions successives, que Deeks décrirait bien plus tard comme la tornade Blye en action, l'homme retrouva suffisamment prise pour poursuivre sur un ton plus léger.
- Maintenant. Avoue que t'as mis cette robe pour me consoler d'une éventuelle déception si les résultats n'avaient pas été si optimistes !
- Pourquoi ne pourrais-je pas l'avoir choisi dans l'idée contraire de pouvoir fêter cette bonne nouvelle ? A laquelle je ne doutais pas une seconde, soit dit en passant !
Bien qu'elle souleva un sourcil pour agrémenter sa question, Kensi ne se faisait plus d'illusion. La vérité avouée, l'homme qu'elle aimait n'avait déjà d'yeux que pour son décolleté. Jouant sans mal le jeu, elle déboutonna une première attache, pour le laisser entrevoir les contours d'une dentelle noire, achetée une semaine plus tôt.
Deeks se redressant clairement à ce geste, ses prunelles toujours fixées sur sa peau à peine dénudée, Kensi se releva elle-même d'un bon pour s'asseoir sur le bord du lit. Ainsi positionnée un peu plus en hauteur que lui, la jeune femme laissa tomber ses chaussures au sol. Objectif premier, tester la bête. Pour se faire, elle glissa peu subtilement ses menus pieds le long des cuisses dorénavant couvertes d'un pantalon de pyjama.
Si jusqu'ici ils avaient agréablement partagé chaque soir de la semaine pour diner ensemble avant de regarder un film blottis l'un contre l'autre à se bécoter comme des ados. Elle l'avait aussi quitté chaque nuit venue depuis le début de cette seconde semaine, pour retourner dormir chez elle. Pas qu'elle ne souhaitait pas rester avec lui. Il s'agissait plutôt de la nécessiter de ne pas trop s'imposer à lui, tout en testant ses propres limites, en se retrouvant à nouveau seule dans sa demeure. Mais plus encore, elle pensait sérieusement que peut-être un peu de distance nocturne permettrait aussi à Deeks de ne pas se focaliser sur son incapacité à retrouver jusqu'alors toute la maitrise de son corps. Et par maitrise, elle pensait bien-là au fait que son homme ne pouvait plus bander et non sprinter un 100m !
Lui éviter la tentation. Voilà donc quelle était la véritable raison de ses fuites nocturnes ! Car bien qu'elle ne soit pas psychologue ou spécialiste en la matière, Kensi avait de plus en plus la certitude que l'origine du problème était d'ordre psychologique. Et plus clairement que la fin de son blocage dépendrait vivement des conclusions du médecin quant à ses facultés motrices.
Pressant toujours plus ses pieds contre les cuisses fermes, Kensi approchait finalement de son but quand elle fut subitement stoppée.
- Désolé Princesse, mais toujours pas.
- Toujours pas quoi ?
- Tu sais.
- Tu crois ?
- Kens'…
- Ok.
Faisant mine de vouloir se relever, la jeune femme en fut pour sa peine quand elle sentit ses chevilles goupillées par la poigne ferme de son partenaire. Au regard orageux qui l'observait avec appétit, elle n'eut aucun doute que son refus n'était pas signe de la fin du jeu.
Fébrile sous le poids de sa convoitise, elle se sentit telle une automate à déboutonner nerveusement les prochains boutons fermant le haut de sa robe. Kensi avait hâte de lui faire découvrir le fruit de son dernier week-end shopping. Et aux yeux dévorant de Deeks, elle ne doutait pas une seconde de son intérêt pour la vue qu'elle s'apprêtait à lui offrir.
Sauf qu'arrivée au ceinturon, Deeks prit soin de repousser ses mains devenues tremblantes d'anticipation, pour le déboucler lui-même et ainsi prendre la relève sur les boutons fermant la partie jupe. Alors enfin eut-il tout loisir de contempler ses sous-vêtements de dentelle, agrémentés d'un étonnant porte-jarretelle. Une image qu'il souhaita imprimer dans ses rétines.
- Si belle. gémit-il à cette vue imprenable qu'il avait
Reprenant tout doucement le pied droit de sa belle, Deeks commença par le masser et embrasser sa cheville avant de poser ses talons sur l'accoudoir du fauteuil. Une caresse offerte à la jambe si joliment habillée d'un bas de soie, et il agit de même avec son pied gauche.
- D…Deeks… qu'est-ce que tu… ?
De plus en plus mal à l'aise, définitivement prise à son propre piège, Kensi sentit l'embarra lui chauffer les joues. Il n'allait quand même pas… ?
Loin de son tumulte, s'abreuvant du tableau offert, Deeks caressa à son tour mais du bout des doigts, la peau fine et briochée de l'intérieure de ses cuisses. Il était tout aussi avide qu'elle, un peu plus tôt, d'atteindre leur point d'origine.
- Je… Deeks... Non !
Coupé dans son élan, c'est avec le plus grand sérieux qu'il releva le visage pour croiser à nouveau ses yeux.
- Non ?
Il pouvait comprendre quand une femme refusait quoi qu'il veuille offrir. Mais était-ce un strict refus ou l'un de ces « non » induits par la timidité et/ou crainte de l'inconnu ?
- Je… bafouilla-t-elle.
- Je promets d'être doux. lui promit-il.
- Ce n'est pas ça.
- C'est quoi ?
Ne lâchant toujours pas ses yeux, tout en poursuivant délicatement ses caresses, dessinant sans fin des cercles au plus hauts de ses cuisses, Deeks lui imposait une véritable torture.
- Je… j'ai jamais vraiment…
- Personne n'a jamais offert ce plaisir à la femme de merveille ? [2]
- Cela… induit un certain niveau d'intimité. chuchota-t-elle au sommet de la gêne.
- Et de confiance ?
- Et de confiance.
- Me fais-tu confiance ?
Scrutant les moindres plis de son visage, si calme, si à l'écoute… Bon Dieu, Deeks semblait si empli d'amour pour elle, à cet instant… Comment pouvait-il lui poser cette question ? Ne le savait-il pas déjà, à quel point elle lui faisait confiance. Plus que sa vie, elle lui avait tout de même confié son cœur sur un plateau !
- Plus qu'avec quiconque, tu le sais.
Déposant un baiser aussi doux qu'intime au plus haut de sa cuisse, elle n'était pas dupe. Deeks approchait toujours plus près de son objectif.
- Je ne te ferais jamais de mal.
Sachant qu'il évoquait aussi bien l'aspect physique que sentimental, Kensi n'en doutait pas.
- Je sais.
Alors, il offrit un autre baisé à l'origine de la seconde jambe longiligne.
- Ainsi… me donnerais-tu ta permission ?
- Je…
Tremblant de plus en plus à l'idée d'accepter ce qu'il proposait, Kensi n'eut finalement que la force de hocher la tête pour tout accord.
- Si ça ne te plait pas. Ou que tu te sens trop mal à l'aise. Tu m'arrêtes à tout moment. Ok ?
- Ok. souffla-t-elle en un murmure inaudible.
Lui offrant un sourire complice pour toute signature du contrat, Deeks s'enquit de reprendre le cours de ses actions. Enfin, allait-il pouvoir goutter au fruit défendu.
Avec la plus grande délicatesse, il entreprit d'ôter la barrière de dentelles noires, avant d'apposer ses lèvres sur le bouton de chaire palpitant de la femme qu'il aimait. Au gémissement obtenu à ce simple effleurement, un sourire dévora le visage du lieutenant de police.
Si elle n'avait pas déjà été assise, Kensi se serait, elle, effondrée les jambes en coton, à sentir le roulement de cette langue taquine sur son sexe. C'était… si… indécent.
- Deeks…
Patient pour ces petites choses de la vie qui comptait plus que tout à ses yeux, ledit Deeks prit tout son temps pour gouter et découvrir chaque recoin du théâtre du plaisir de sa femme. Un lieu unique et révéré qu'il désirait tant explorer avant d'envisager d'y pénétrer. Aussi, n'est-ce que lorsque ses faibles exclamations de voix dues à la surprise et découvertes, cédèrent définitivement place à ces petits gémissements continus dont il était si friand ; qu'il s'enquit alors seulement à chercher d'un premier doigt infiltré : ce point en elle qui saurait faire écho au mont de chaire qu'il se mit à suçoter avec cadence.
Très clairement, Kensi n'avait pas un instant imaginé finir la journée, comme ceci. Assise sur ce lit, le visage de son partenaire enfoui entre ses jambes… Jack n'était pas homme à offrir pareille faveur. Et jusqu'ici, elle n'avait pas eu tant d'amants beaucoup plus désireux. Pas qu'elle se soit jamais inquiétée de cette absence d'expérience en la matière. Mais à cet instant, elle aurait été prête à tout donner pour que cela ne cesse pas et qu'il maintienne ce rythme insidieusement régulier qu'il imposait avec sa langue. Deeks l'incitait à se sentir comme si elle brulait de tous ses pores, malmenée par des flots déchainés jamais navigués. Un déferlement de sensation qui lui donnait le tournis, au point de serrer dans ses points les draps froissé du lit.
- Plus… Marty… Plus vite…
- Vos désirs sont des ordres, princesse.
Ne minimisant pas sa peine, il s'enquit d'accélérer ses attentions, tout en glissant en elle un second doigt. Pression supplémentaire qui lui suffit très vite à atteindre son apogée.
C'est donc ainsi que Marty Deeks obtint ce qu'il n'osait espérer : la rémission complète de sa partenaire. N'abandonnant pas son désir de la goutter jusqu'au bout, il prit là encore le temps d'effacer toute trace de son forfait. Alors seulement, il reposa quelques secondes sur l'une de ses cuisses, appréciant infiniment les mains fines venue masser inconsciemment son cuir chevelu. Soupirant mutuellement de ce qu'ils venaient de partager, Deeks croisa de nouveau le regard vague de la jeune femme. Nul doute qu'elle n'avait pas encore retrouvé pieds.
Toujours soucieux de ne pas lui donner le sentiment d'être en position de faiblesse, il prit sur lui de se lever et commencer à reboutonner sa robe. Il n'était pas question de laisser à Kensi le moindre mauvais souvenir de cette expérience, par une quelconque maladresse poussée par sa gêne de s'afficher nue devant lui plus longtemps que nécessaire. Pour autant, il ne manqua pas de subtiliser la culotte en dentelle noire, en sa qualité de prise de guerre.
Il terminait à peine de boutonner la dernière agrafe donnant vue sur son décolleté qu'elle du avoir reprit ses esprit. Car Kensi l'emprisonnait subitement de ses jambes. D'un sourire canaille, elle glissait même déjà ses mains sous son tee-shirt.
Commençant dans un premier temps à lui caresser les flans. Pour la énième fois depuis ces deux semaines, Kensi espérait pouvoir enfin lui rendre un tant soit peu la pareille. Mais à sa plus grande frustration, la réponse fut identique à toutes les précédentes. Sans un mot, il nia d'un mouvement de tête toute volonté de la voir poursuivre dans cette voie.
- Deeks…
- Tu veux me faire plaisir ?
- Tout ce que tu veux.
L'obligeant à la regarder, Kensi caressa amoureusement ses joues. Elle désirait tant comprendre ce qu'il cachait dans sa tête quand il lui refusait toute tentative de seulement essayer.
- Je ne tiens debout que sur une jambe dont le pied est cassé. Aussi, pourrait-on poursuivre sur le lit ?
- Oh. Bien sur !
Se trouvant idiote pour le coup, Kensi recula très vite pour lui laisser toute place de la rejoindre. Elle attendit qu'il se soit convenablement installé, son genou encore fraichement opéré sans danger sur le coté opposé d'où elle se trouvait, avant de venir se blottir à moitié sur lui. Encore un peu égarée par son orgasme, elle reposa sur une épaule, sa main libre de nouveau glissée sous son Tee-shirt à caresser négligemment ses abdos. Peut-être qu'à force de jouer à la frontière de l'élastique retenant son pantalon de pyjama, il la laisserait glisser un peu plus bas encore. Mais indéfiniment, chaque fois qu'elle fit une tentative en ce sens, Deeks la retint d'une main ferme.
De toute évidence : l'assurance de récupérer ses capacités physiques, la disparition des blouses peu masculines, ou l'arrêt des opiacés de sa médication quotidienne… Rien de tout cela n'avait suffit à couper court à son sentiment d'impuissance. Se pouvait-il alors que le problème vienne d'elle ? N'était-elle pas assez attirante pour lui donner envie ? Utilisait-il tous ses dons pour la faire grimper au rideau à chacune de ses visites, pour mieux repousser l'instant de lui annoncer qu'il n'était pas suffisamment attiré par elle pour bander ?
Alors qu'elle pensait jusqu'alors qu'un homme n'avait pas à s'imposer le stress du besoin d'être performant à tout instant de sa vie. Ne pas pouvoir libérer son partenaire sur ce point commençait à la faire cruellement douter quant à son propre sex a peal ! Frustration et déception de ne pas pouvoir être à la hauteur ne faisait clairement pas bon ménage.
Restait la dernière explication. Celle intimée par Nate à qui elle avait évoqué son problème, non sans beaucoup d'insistance de la part du psychologue. Le fait que Deeks repousse cet instant, dans la seule crainte de ne pas pouvoir assurer suffisamment longtemps pour la satisfaire, elle. Sachant comment l'homme avait pour cœur de ne pas s'afficher comme le plus faible du groupe… Cette hypothèse restait entièrement envisageable. Sauf que dans un premier temps, Kensi ne voulait pas que Deeks lui fasse l'amour. Enfin… si. Mais là n'était pas l'urgence première à ses yeux. Ce dont elle aspirait avant tout, était de pouvoir lui offrir le sentiment d'un retour à la vie. La preuve par les faits que tous sévices ait-il pu subir sur cette partie importante de son anatomie, il n'en restait plus aucune séquelle. Dixit son médecin traitant lui-même… quand elle le lui avait demandé de but en blanc, bien des jours plus tôt.
Pour y parvenir, Deeks ne lui laissant guère le choix, il ne lui restait plus qu'une solution. Lui imposer un test contre sa volonté. Et pour cela, elle avait un plan en tête. Simple, mais elle l'espérait efficace. Plan qui débutait par s'imposer pour la nuit. Raison pour laquelle, après avoir tout deux dinés, Kensi se laissa naturellement happer par le sommeil durant le visionnage d'un film.
NCIS - LA
Ce matin-là, le téléphone glissé sous son oreille, c'est bien avant le levé du soleil que Kensi Blye s'arracha non sans mal des tréfonds de l'inconscience. Ce n'était pas suite à une erreur de manipulation que le vibreur de son portable s'était déclenché à 5H30. Non. Cela répondait à un premier objectif : Empêcher son homme de fuir la chambre bien avant qu'elle n'ouvre une demi-paupière. Elle dormait pourtant si bien jusqu'alors que c'était-là une vraie torture de s'extraire des toiles du sommeil. Mais cette torture avait un but louable !
Se tournant vers Deeks, elle eut un premier sourire de victoire à le voir toujours endormit sain à ses cotés. Pas même son vibreur - qu'elle avait toutefois prit soin d'éloigner de lui - n'avait réussit à le réveiller ! Pouvait donc débuter la seconde partie de son plan : s'assurer enfin que physiologiquement, tout fonctionnait très bien chez son partenaire. Elle craignait un peu de passer pour une débauchée crépue avec ce qu'elle s'apprêtait à faire. Mais connaissant Marty Deeks, elle l'imaginait plus agréablement surpris que choquer de son initiative. Aussi décida-t-elle de se lancer.
Depuis près de deux semaines qu'ils partageaient régulièrement ce lit d'hôpital, c'est naturellement que leurs corps endormis s'étaient adaptés à la présence de l'autre. Raison pour laquelle, quand elle nicha son visage au creux de son cou, Kensi apprécia qu'il repose inconsciemment ses lèvres sur ses cheveux et l'entoure de ses bras pour mieux l'enserrer. Elle resta ainsi immobile suffisamment longtemps pour s'assurer qu'il ne se réveillait pas de ce premier mouvement.
Rassurée qu'il n'en soit rien, elle glissa alors enfin une main qu'elle s'assura être chaude dans le pantalon porté par son partenaire. Dés lors, un simple frôlement le long de sa hampe suffit à confirmer tous ses espoirs. Au petit matin, il était sans aucune difficulté au garde-à-vous, ainsi fidèle à toute la jante masculine.
Embrassant délicatement sa jugulaire, elle se sentit excitée par la situation entière. Il y avait ce poids durcissant dans sa main, son odeur qui titillait ses narines, la chaleur du corps accolé à elle et le rythme si réconfortant de son pouls sous ses lèvres. Mais il n'était pas question de son plaisir à elle, ce matin ! Bien décidée à lui rendre un tant soit peu la pareille, pour tout ce qu'il venait de lui faire découvrir récemment, elle s'enquit de caresser plus fermement son sexe qui prenait doucement mais bien surement vie sous ses mains. Alors seulement, elle s'abaissa sous les draps.
Rare était les fois où Kensi avait offert pareille prestation à ses partenaires sexuels. Pour dire vrai, elle n'était pas tant encline aux préliminaires avec ses coups d'un soir. Peut-être une réaction inconsciente à vouloir rejeter tout ce qu'elle avait pu partager avec Jack avant qu'il ne l'abandonne comme une vieille chaussette, un matin de Noël. Mais il n'en était tellement rien avec Deeks. Elle avait envie de tout redécouvrir entre ses bras.
Etait-ce parce qu'ils s'étaient confiés leur vie plus qu'à leur tour, durant plus d'une année de partenariat, qu'elle se trouvait de plus en plus avide d'intimité partagé avec lui ? Ou plus simplement, car le jeune homme avait su démontrer durant cet hospitalisation à quel point, il n'avait rien d'un égoïste. Aspirant toujours à lui procurer du plaisir, sans jamais se soucier de ses propres besoins ? Un peu des deux, certainement. Mais peu importait, en définitive. Jamais encore, elle n'avait eu une telle aspiration de partager tout cela avec quiconque. Aussi agit-elle à son tour sans la moindre hésitation, fin prête à donner sans rien attendre en retour.
NCIS - LA
Marty Deeks n'était pas homme que l'on surprenait facilement. Tout du moins, parce qu'il avait eu plus qu'à son tour l'occasion de supporter le pire des autres ; s'était-il préparé sa vie entière à encaisser les coups bas et perfides de l'ensemble de son entourage. Jusqu'alors, quelle qu'ait été la nature de sa relation avec l'autre. Qu'il s'agisse d'un parent, un ami, un collègue, une amante ou un simple inconnu. La question n'avait jamais été « si » la personne finirait par le blesser. Mais bien « quand » la blessure surviendrait. C'était ainsi. L'enfant, comme l'adulte, s'en était fait une raison. Aussi, jamais n'avait-il été préparé à imaginer pouvoir être la cible d'une bonne fortune. Et donc moins encore la victime consentante d'un réveil emplit de tant d'attentions.
Raison pour laquelle, quand son corps tout entier l'informa qu'il profitait subitement des bienfaits d'une bouche experte, l'homme ne douta pas un instant être délicieusement plongé dans les méandres du sommeil. Pas qu'il n'ait jamais rencontré dans sa vie de femme désireuse de goutter pareille « sucrerie ». Il n'oubliait juste pas un instant, qu'avec la dernière en date, cela s'était fini par une ordonnance restrictive. Se sachant actuellement en couple avec Kensi… Cela laissait donc peu de place au doute. Il s'agissait-là d'une énième occurrence d'un fantasme né de sa première rencontre avec la jeune femme répondant alors au doux nom de Tracy, au cœur d'une mission d'infiltration.
Loin d'être une chimère, Kensi intimait pourtant bel et bien ce rythme lent mais régulier de ses deux mains pressant la hampe de son équipier, tout en aspirant son gland, qu'elle venait de découvrir étonnement circoncis.
- Kens'… pleurnicha-t-il
Deeks gémissant son nom, bien incapable de retenir plus longuement son contentement face à la situation, Kensi se glorifia d'un sentiment de satisfaction associé à un intense soulagement. Il aurait été plutôt maladroit qu'il prononce le nom d'une autre à cet instant précis. Quand elle sentit peu après une main glisser tendrement dans ses cheveux, elle eut pour seconde bonne surprise qu'il ne lui impose aucun rythme. A priori, bien plus désireux de l'accompagner par quelques caresses.
Alors, plus tout à fait endormi, mais infiniment plongé dans son fantasme, Deeks répéta encore et encore sa litanie composée du seule prénom de sa si belle et sensuelle partenaire. Une femme qui à ses yeux, ne s'abaisserait certainement jamais à ça pour un homme comme lui. Mais ce n'était pas parce qu'il rêvait qu'il comptait perdre sa chevalerie.
- Stop, je vais…
Sentant bien la pression de mains désireuses de l'éloigner de la venue imminente de son apogée, Kensi n'en fit rien. S'il avait pu lui offrir la pareille, la veille, elle comptait bien ne pas s'arrêter à ça. Aussi accepta-t-elle très crument d'avaler l'essence de vie de son compagnon.
Son forfait établit, elle remonta au dessus des draps, pour y croiser les yeux papillonnant d'un regard fiévreux.
- Kens' ?
- Chuttt, rendors-toi.
Si elle ne pensait pas que cela marcherait, il en fut tout autre. Non sans échanger un tendre baiser au préalable, Deeks re-plongea sans mal tout aussitôt dans un sommeil post-orgasmique.
Ce n'est que deux heures plus tard, que le jeune homme se réveilla plus surement, pour découvrir sa partenaire assise à ses cotés, observant avec attention la version animée des Avengers.
- Hé.
- Hé ! Enfin réveillé ?
- Qu'est-ce qui s'est passé ? M'aurait-on drogué hier sans que je ne le sache ?
- Non. Pourquoi tu dis ça ?
- Hé bien. Déjà tu es réveillée avant moi à… 8H du matin. Et j'ai l'étrange sentiment euphorisant de planer.
- Je tiens tout de même à rappeler, que je peux me lever tôt quand il le faut.
- Hum…
Se redressant légèrement pour être à son niveau, Deeks regarda quelques secondes la télé avant d'aborder un souvenir nocturne.
- J'ai fait un drôle de rêve, cette nuit.
- Ah oui ? De quel genre ?
- Du genre très chaud et satisfaisant.
- Rien que ca ?
Doutant toujours de ce qui était vrai, et de ce qui tenait du fantasme, Deeks l'observa un long moment, fronçant les sourcils. Il n'était pas si simple de lire en sa partenaire.
- Kensi.
- Hum ?
- Ce n'était pas un rêve, c'est ça ?
Craquant, la jeune femme se tourna juste assez pour qu'il croise son regard mutin et satisfait d'elle-même.
- Disons qu'il semble établit que les effets castrateurs de la médication et des traumatismes dus aux électrocutions sont dorénavant une vieille histoire.
- Donc ce n'était pas un rêve ! Kensi Marie Blye m'a réellement fait une p…
- Une lettre de plus et ce sera la dernière fois de toute ta vie. lui imposa-t-elle clairement un doigt sur ses lèvres pour couper court à toute remarque de sa part.
Peu contrariant, il leva les deux mains en un geste d'apaisement avant de l'embrasser juste derrière l'oreille, trop désireux de lui murmurer quand même quelques mots.
- Espérons qu'un jour venu, je puisse le vivre en dehors de mes rêves.
- Si tu es sage, il se peut que le rêve devienne un jour réalité.
- Alors, tu m'en vois impatient.
Ne sachant trop comment la remercier à cet instant, pour lui avoir rendu le sentiment d'être à nouveau un homme dans tous les sens du terme. Deeks se contenta de se recoucher plus confortablement. S'il n'y prenait garde, il s'habituerait facilement à partager une grasse mâtiné câline avec la jeune femme, chaque dimanche matin… Si seulement, il pouvait se coucher sur le ventre, l'instant serait tout simplement parfait. En attendant, c'est bien dans des moments comme celui-ci, alors que Kensi jouait inconsciemment avec ses boucles blondes, de nouveau concentrée sur son dessin animé, qu'il oubliait enfin le lieu où il se trouvait vraiment.
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A suivre.
[1] CAO : Chief Administrative Officer. Souvent le terme utilisé dans les fanfics anglaises pour décrire Pepper Potts. Référence au fait qu'elle prend les rênes de l'empire Stark dans le second film d'Iron Man.
[2] Femme de Merveille : Référence à la traduction en Français dans le texte de Wonder Women. Qui sur cette scène offrait des mots plus doux pour décrire Kensi qu'avec le nom anglais.
En espérant que vous ayez apprécié Normalement la suite assez vite ^-^
mimi yuy
