En vous souhaitant une bonne lecture, ci-dessous, un petit intermède avant que Deeks n'affronte sa dernière « épreuve » auprès de Nate. Je ne saurais dire d'où ce qui suit est venu, mais j'avais envie que Deeks se confronte un peu plus au patient à peine croisé précédemment.

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UNDER COVER


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Chapitre 23

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Ce lundi matin, le lieutenant Marty Deeks était sur son petit nuage ! Sûr qu'il entamait là sa troisième semaine au sein de l'hôpital militaire de LA. Mais pas même cette évidence ne pouvait à cet instant troubler son bonheur. Non seulement, les opérations réparatrices sur son genou s'étaient soldées par un succès. Mais sa relation avec Kensi avait progressé d'une nouvelle étape dans l'intimité partagée. Et quelle étape !

Kensi l'avait quitté la veille après-midi, avec l'assurance de repasser ce soir. Aussi, ce matin était-il de nouveau fidèle à ses habitudes. Levé à 6H, il débutait sa journée d'une petite marche dans les couloirs où il croisa son infirmière préférée.

- Mais n'est-ce pas le lieutenant de mon cœur que je vois gambader-là ?

- Vous n'étiez pas là depuis quatre jours.

Ok. Y'avait mieux comme accueil. Mais à sa défense, il ne l'avait pas voulu dire comme un reproche.

- J'avais des congés, mon petit. J'espère que ce n'étais pas la raison pour laquelle vous n'avez cessé de rouspéter après vos soins, ces derniers jours ? Que je puisse vous manquer à ce point est flatteur. Mais non suffisant pour vous excuser d'avoir été aussi grognon avec mes collègues.

- Qu… Quoi ?

A son regard honnête, empli de doute et surprise mêlé, Hortense n'eut aucun mal à analyser la situation. Il n'était pas le premier dont le stress d'attendre le verdict sur ses opérations réparatrices ait eu une influence sur son comportement sociale, sans qu'il ne s'en rende vraiment compte. Rien de plus habituel pour les patients de ce service. Aussi n'insista-t-elle pas sur ce sujet.

- Je vois que vous trottez plus vite que la dernière fois.

- Ça s'améliore doucement, mais surement.

- Pour la marche, il n'en fait aucun doute. Mais a priori, vous avez toujours autant de mal à dormir.

L'information le surprenant, Deeks s'arrêta pour la regarder avec curiosité.

- Au risque de paraître crétin. Pas que cela change beaucoup avec vous, remarquez. Je ne comprends pas l'allusion là.

- Vous savez l'heure qu'il est chaque fois que nous nous croisons, lieutenant ?

- L'heure à laquelle je me lève chaque matin depuis des années ?

- Vous… Dois-je vous rappeler que vous vous trouvez dans un établissement voué à vous refaire une santé. Un lieu où le réveil matin ne devrait pas être en activité.

- C'est que… Je me réveille ainsi sans aide depuis des années.

Réalisant ce qu'il disait, la femme hallucina.

- Et malgré cela, vous jugez ne pas avoir de problème de sommeil ?

- Chaque matin, de chaque jour, de chaque année, je me lève à 6H pour allé surfer. Je ne vois pas pourquoi cela changerait, ici.

Observant avec insistance son genou strippé et pied cassé sous plâtre, Hortense n'osa ajouter un mot.

- Oh, je sais ce que vous vous dites. Mais quand je sortirais, je serais prêt à affronter ma prochaine déferlante ! Je vous le garanti !

- Je n'en doute pas une seconde, jeune homme.

Deeks reprenant sa marche, Hortense le laissa poursuivre son activité matinale coutumière.

Sauf qu'il n'avait pas fait une vingtaine de pas – atteint le bout du couloir, quoi – que le bruit caractéristique d'une arme qu'on enclenche activa ses instincts. Au même instant, il entendit venir à lui deux personnes au pas de course. Deux infirmières se précipitaient à son niveau. Et à la vue des sangles et seringue qu'elles avaient en mains, il n'avait aucun doute quant au fait que pour une fois, cela ne le concernait pas.

- Que se passe-t-il ? chuchotât-il, conscient qu'ils devaient rester discrets.

- Rien qui ne vous concerne, veuillez retourner dans votre chambre.

- Sérieux les filles ? J'suis pas sourd ! Y'a un type armé dans la pièce d'à coté ! Et toutes flippantes vous puissiez être, quand vous vous y mettez. Je ne vous laisse pas entrer là dedans sans en savoir un minimum.

- Nous n'avons pas le temps pour ça, lieutenant. Nous devons nous occuper d'un soldat en détresse qui présente des signes graves d'instabilité au vu de la manipulation constante de son arme.

- Pouvez pas parler de tentative de suicide comme tout le monde. Et comment vous savez ca ?

Au regard désabusé d'Hortense les rejoignant à l'instant, Deeks pâlit à la limite du malaise.

- Y'a des caméras dans les chambres ?

- Bien sur.

- Oh putain….

Aux yeux révolver lancés sur lui, Marty Deeks s'affublât de son plus beau sourire, emprunt d'un léger tic nerveux. Il ne comptait plus le nombre de fois où il s'était affiché avec Kensi sous les feux des projecteurs. Le sommet de l'indécence ayant eu lieu à peine deux jours plus tôt. Quand sa partenaire le saurait… elle allait le tuer. Très officiellement : Marty Deeks était un homme MORT !

Tachant toutefois de rester ancré dans l'instant, il re-bloqua volontairement le chemin des deux femmes, toujours en proie à l'agacement le concernant.

- Tut tut… On n'avance pas mes belles.

- Lieutenant, cela n'a rien d'un jeu. Dégagez. La Police Militaire et le psychiatre ne vont pas tarder. Nous devons stabiliser notre patient pour éviter qu'il n'agisse d'ici là.

- Déconnez pas. C'est pas avec tout votre attirail que vous allez l'aider.

- Qu'en savez-vous ? A moins que vous ayez un diplôme de psy en plus d'avocat, nous vous ordonnons de reculer et de nous laisser agir !

Souriant un peu plus, c'est sans l'ombre d'un doute qu'il répondit tout en agissant.

- C'est si gentiment demandé. Alors d'un, je précise encore, que je ne suis pas de l'armée. Donc aucune obligation d'obéissance. Et de deux. Pour votre information, sachez que les flics ont malheureusement l'habitude de traiter ce genre de situation. Raison pour laquelle nous avons tous une formation de base qui nous accrédite à jouer les psy le temps que ces derniers arrivent. Donc, de fait et selon vos propres souhaits…

Ponctuant ses dires d'un clin d'œil complice, Deeks s'insinua aussitôt dans la chambre, fermant la porte avec éclat derrière lui.

La pièce constituée comme la sienne, il profitait du coin salle de bain pour ne pas être tout de suite vu du lit. En tant que patient, il détestait cette seconde de doute quand il entendait la porte s'ouvrir sans encore savoir qui s'avançait à lui. Mais à cet instant, il appréciait cette architecture interne qui lui offrait une demi-seconde de répit.

Prenant comme à son habitude, une grande inspiration avant action, c'est non sans une crainte consciencieusement camouflée qu'il s'avança de derrière la porte pour se découvrir.

Complètement démuni de toute arme, il savait qu'il agissait contre toute prudence. Mais son instinct le poussait à nier le danger. Sans compter que les filles étaient juste à coté, en cas de bruit suspect. Et puis… Quoi de mieux qu'un hôpital pour se faire tirer dessus, hein ?

Comme il s'en doutait. Il ne découvrit pas un homme voué à faire un carnage dans le bâtiment, mais plus simplement un soldat à cran. A l'évidence, désireux de mettre un terme à la torture physique qu'il supportait quotidiennement depuis son retour du front… ou plus certainement à l'horreur de se découvrir démuni de son bras droit !

- Je peux entrer ?

A l'arme soudainement dirigée vers lui, Deeks eut un instant de doute quant à sa première estimation du danger. Ce qui ne pouvait lui échapper ici, c'est que techniquement, il suffisait d'un bras et d'une main pour appuyer sur une gâchette.

- Wow ! Je suis pas là pour t'emmerder, mec.

- Alors, dégage.

- Désolé, mais j'ai une des infirmières - Hortense - sur le dos. J'essai de lui échapper. Aussi, je pensais me planquer chez toi quelques minutes. Le temps du changement de service, tu vois. Ca ne te dérange pas trop ?

- Si.

- Ok. Promis je me fais tout petit. Juste… j'ai le genou qui joue des siennes, alors si tu veux pas que je rameute tout le patelin en me cassant la gueule, je vais juste poser mes fesses sur ce fauteuil.

- Tu te fou de ma gueule, là ?

- Quoi ? Tu m'aimes pas ! Je le sais. Elle le sait. Et c'est pour ça qu'elle pensera jamais que je me planque là ! Un bon plan, non ?

Grimaçant avec la plus grande sincérité, Marty Deeks garda tout son aplomb. Jouer les crétins était malheureusement sa spécialité. A chaque fois, il était déprimé de constater que son numéro fonctionnait avec tant de perfection. C'était parfois dur au moral que de se dire qu'on avait la tête de l'emploi. Mais si cela pouvait l'aider à éviter un suicide. Qui était-il pour s'en plaindre ?

Tapotant sur les accoudoirs du fauteuil, simulant à la perfection l'attente insoutenable, il se tourna de nouveau sur l'occupant des lieux, ignorant volontairement l'arme toujours dirigée sur lui. De leur position respective, le soldat savait qu'il ne pouvait en aucun cas le désarmer. Deeks n'était donc pas une menace pour lui. Ce qui – normalement – devait le conforter à baisser sa garde dans les dix prochaines minutes.

- Je vois que t'es aussi parano que ma copine. Y'a vraiment que des soldats pour dormir avec une arme chargée sous l'oreiller. Pour l'instant, elle, elle se contente d'un couteau quand elle me rend visite ici. Mais je flippe à mort de savoir ce qu'il en sera quand on dormira enfin ensemble dans un vrai lit. Je veux dire, pas qu'on n'a pas des vrais lits ici. Mais ce n'est pas la même chose que le matelas aux ressorts défoncés que j'utilise habituellement. En attendant, te sens pas obligé d'arrêter ce que tu faisais. Je sais ce que c'est avec vous. Ce besoin de débuter et finir la journée par le nettoyage de vos armes. Kensi en est limite psychopathe. L'autre fois, je l'ai trouvé en train de nettoyer tout l'arsenal présent dans sa maison – ça appartenait à son père. Et elle le faisait, en regardant l'émission Top Model ! Sérieux ? Quelle fille peu regarder ce type d'émission créée spécialement pour contenter un œil masculin en quête de chaire fraiche ?

Clairement déstabilisé par ce flot de paroles ininterrompues, le sergent douta réellement de la santé mentale de son visiteur indésirable.

- La ferme.

- Désolé.

Un long silence plus tard, et Deeks ne put s'en empêcher.

- Et sinon ça va ? Il est sympa ton kiné ?

- Tu te fous de moi ?

- Toujours pas. Juste un problème avec le silence. Sérieux ! Tu trouves pas qu'ils sont gonflants avec leurs incitations infantiles, au service de la rééducation ? Comme si on avait besoin qu'on nous rabâche sans cesse : « Vas-y ! Tu vas y arriver ».

- J'ai envie de leur foutre sur la gueule, quand ils parlent comme ça ! l'interrompit subitement l'homme.

- Clair !

Sentant qu'il s'ouvrait un tant soit peu à lui, Deeks poursuivit sur cette voie.

Finalement surpris qu'aucune entrée au pas de charge ne les ait encore interrompus, il se détendit lui-même. Devenant à son tour, plus honnête de minute en minute avec ses propres sentiments. Jetant sans cesse de petits coups d'œil vers son hôte, tout en poursuivant ses remarques criantes de vérité que seul un habitué des hôpitaux peut éprouver, Deeks fut satisfait de voir l'arme jusqu'alors dirigée sur lui, reposer dorénavant sur les jambes du soldat.

La tension étant définitivement plus calme, il se permit alors seulement d'évoquer la véritable raison de sa présence.

- Tu sais qu'il y a moins extrême que de repeindre le mur de ta cervelle ?

- C'est ma vie, mon corps.

- Pas dit le contraire. Je fais juste remarquer que c'est pas sympa pour les gars de la maintenance qui devront nettoyer derrière toi. Je suis sûr qu'avec leurs murs blancs, ça les obligera à poser plusieurs couches de peinture sur tout ce mur. Pas très économique pour l'hosto.

- T'es vraiment un cas toi.

- Quoi ? C'est malsain que de se dire qu'il faut faire des économies ? Ça se voit que tu vis pas avec les maigres subventions de la mairie.

- T'as passé tes tests d'aptitude comment au juste ?

- Oh, tu sais, nous les flics… Suffit d'apporter un vrai café et une boite de beignet à son psy pour valider nos acquis.

L'homme ne sachant définitivement pas s'il déconnait ou s'il disait la vérité, Deeks eu l'aimable surprise de le voir laisser échapper un sourire. C'est alors et contre toute attente, que le sergent s'ouvrit un peu plus encore.

- Comment veux-tu que je prenne soin de mon fils, à présent ?

- C'est certains que sans une certaine aide, t'auras du mal à lui lier ses lacets tout seul, s'il est petit. Mais il existe des chaussures à scratchs. Ca faisait même fureur dans les années 80. Après… Tu vois. Perso, j'aurais préféré avoir un père manchot qui m'aime que celui muni de ses poings qui m'aura tabassé toute mon enfance. Maintenant, je dis ça, je dis rien.

- Tous les pères ne sont pas comme ça.

- Je sais. Et ne te méprend pas. Je n'évoque pas ce pan de ma vie pour me faire plaindre. Ca fait des décennies que j'ai passé le cap. Mais penses-y juste. Que penses-tu qui sois le plus important pour lui ? « Mon père ce héros » ou « Mon père ce poivrot » ? Ça veut pas dire que ce sera facile. Ça veut pas dire que t'as pas le droit d'en vouloir à la terre entière, et à ton connard de voisin de chambre, en particulier. Juste que t'as l'opportunité de pouvoir encore faire quelque chose de ta vie. Y'a juste à trouver quoi et avec qui.

Se relevant finalement, un peu maladroitement avec ses pattes folles, Deeks reprit son équilibre d'une main sur le lit. Ok, il se serait rien de moins qu'effondré sur le type, si ce dernier ne l'avait pas retenu. Se relevant non sans mal, il retrouva un semblant de maintient.

- Hortense doit être partie maintenant. Désolé pour l'interruption.

Sortant finalement tranquillement de la pièce, Deeks fut surpris du comité d'accueil.

Hortense loin d'être rentré au bureau de surveillance des infirmières, l'observait les bras croisés un fauteuil roulant de sa connaissance posté devant elle.

- Lieutenant ! J'ai bien cru qu'on vous avait perdu lors d'une tentative d'excursion des escaliers !

La voix suffisamment forte fut sans mal entendue par l'intérieur de la chambre d'où en sorti un léger rire sarcastique.

- T'apprendra à ne jamais sous estimer le corps médical militaire, la flicaille ! cria l'ancien préposé au suicide.

Deeks ne cacha pas sa satisfaction d'avoir réussi à redonner le sourire au soldat qui frôlait jusqu'alors la mise à mort. Fusse-t-il à ses propres dépends.

- Assis.

- Juré, tout va bien.

Parlant à voix bien plus basse, l'infirmière se montra non dupe.

- Vous ne teniez pas debout, il y a une seconde.

- Comment vous pourriez le savoir ?

L'homme en blouse de médecin, jusqu'alors silencieux posté à coté d'un soldat armé de la sécurité lui présenta une tablette tactile visionnant l'intérieur de la chambre. On y voyait le soldat replacer son arme sous son oreiller et allumer la télé pour y regarder les dessins animés du matin.

- Je vois.

Ouvrant sa main. Il continua malgré tout à nier toute leur croyance…

- Désolée de vous décevoir. Mais je n'ai pas trouvé d'autre moyen pour lui piquer ça en douce, sans qu'il ne le prenne mal.

…avant de laisser tomber les balles de l'arme dans la paume du MIP.

Il allait fuir sans ajouter un mot et par ses propres moyens, quand une nouvelle faiblesse de son genou le fit douter. Se tournant vers son infirmière, celle-ci ne fut pas dupe un instant.

- Montez et plus vite que ça.

Ok. Il était encore loin de pouvoir jouer les surhommes. Mais pour sa défense, sa dernière opération datait de l'avant-veille. Poussé par Hortense jusqu'à sa chambre, il se tourna rapidement pour vérifier que le médecin s'éloignait lui aussi.

- Ne vous inquiétez pas. Ils ne lui feront pas tout de suite face.

- C'est jamais bon de pousser quelqu'un dos au mur. Il faut toujours offrir une porte de sortie, où il se braquera et cela n'avancera à rien. Si ce n'est l'inciter à sauter…

- Aussi impressionnante ait été votre démonstration, je vous rassure, lieutenant. Nous connaissons notre travail.

- Pas dit le contraire.

- Mais nous pourrions amplement exploiter votre tactique, les interrompit l'inconnu en blouse blanche, les rejoignant d'un bon pas.

A la question muette de Deeks, l'homme se présenta.

- Professeur Morgan. Je suis le thérapeute en chef de l'hôpital. Si nous n'avons pas eu l'occasion de nous croiser jusqu'ici, c'est qu'il m'a été stipulé que votre cas était aux mains de l'un de mes confrères.

- L'agent Getz ?

- C'est cela. Et oserais-je le dire, je comprends maintenant pourquoi.

- Vous sous-entendez quoi par là ?

- Que j'ai le sentiment qu'il ne doit pas être aisé de passer à travers vos différents personnages, si l'on ne vous connaît pas un minimum.

- Hum…

Il y en avait tellement, que Deeks lui même - parfois - ne savait plus trop qui il était vraiment parmi tous ces rôles. Pas qu'il l'avouerait jamais à quiconque…

- Ceci étant, sachez que j'aurais plaisir à discuter plus longuement avec vous, lieutenant. ajouta le médecin avant qu'il ne les quitte.

Moralement fatigué, Deeks se laissait toujours poussé vers sa chambre, quand un détail revint vivement à sa mémoire. La difficulté de vivre à la génération « Big Brother » !

- Et pour cette histoire de caméra ?!

Au rire qu'il eut pour toute réponse, un rouge soutenu lui monta cruellement aux joues.

- Lieutenant Deeks ! Je vous aurais affublé de beaucoup de qualificatif. Mais je n'aurais pas imaginé que timide en ferait parti.

- Elles sont toutes en fonction ?

- Uniquement pour les cas cliniquement instable. Votre amie et vous même ne craignez plus rien, depuis que vous lui avez faussé compagnie le deuxième jour de votre présence ici.

Ce qui expliquait que Hortense savait bel et bien qu'il s'était alors sauvé et non qu'il se trouvait en pleine crise cardiaque. Quelle actrice, au vu de ce qu'elle lui avait fait croire à l'époque.

- Vous êtes une vraie manipulatrice, vous le savez ?

- Vous pensiez être le seul à maitriser cet art, lieutenant ?

De nouveau bougon, pour le coup, Deeks ne releva pas. Ce qu'il pouvait avoir hâte de sortir de là. Malheureusement, il devait encore subir une batterie de tests de la part des kinés avant de pouvoir envisager toute fuite des lieux.

Fichu Karma.

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A suivre


Prochain chapitre, un long échange avec Nate ^-^.

mimi yuy