Problème de sentiments.
Tandis que Yuri se rapproche de Kurando dans la chambre du second, Karin et la jeune Anastacia sont dehors, assises sur un banc en bois. La femme et la jeune fille discutent d'un certain sujet.
« Dis-moi Karin.
- Oui ?
- Quand vas-tu te décider à avouer tes sentiments à Yuri ?
- Je te demande pardon ?
- Ne joue pas ce jeu avec moi s'il te plait. J'ai prit le temps de t'observer et je suis tombé d'accord sur un fait : tes sentiments envers Yuri sont évidents. »
Karin sent le rouge lui monter aux joues et pour dissimuler son mal-être, elle n'hésite pas à baisser son visage tout en regardant sur sa gauche. Là, quelques pâquerettes dansant sous le souffle léger du vent parviennent à lui offrir une échappatoire. De son côté, la princesse poursuit.
« C'est vrai quoi. Je vous adore toi et Yuri et il serait bien qu'une belle histoire d'amour soit envisagée entre vous deux. Vous serez mignon en plus.
- Peut-être Anastacia mais pour le moment, la situation ne laisse pas de place aux révélations sentimentales. Notre monde est menacé et si nous ne faisons rien, je n'aurais jamais la chance de lui dire.
- Donc, tu reconnais que tu es amoureuse de lui ? »
Karin quitte le banc pour se mettre debout. Elle avance de quelques pas tout en se maintenant le dos tourné vers la fillette.
« Je ne sais pas Anastacia. Pour le moment, je n'ai pas trop envie d'y penser car j'ai d'autres préoccupations en tête à l'heure qu'il est. De plus, tu es bien jeune pour te mêler aux histoires de cœurs des adultes et deuxièmement, occupes-toi de tes affaires !
- Bien. »
Enervée par le comportement plutôt indiscret de la jeune Tsarine, Karin s'éloigne davantage en ce dirigeant vers le cœur du village. Sur le chemin, l'épéiste ne peut s'empêcher de réfléchir à voix haute.
« Non mais c'est vrai quoi, de quoi je me mêle ? Yuri est un ami, un très bon ami. Bon, il est vrai qu'il m'a sauvé à de nombreuses reprises mais ce n'est pas pour autant que je vais être amoureuse de lui. En plus, il est vicieux et pervers. »
Oubliant complètement l'endroit dans lequel elle se trouve, Karin y va de bon cœur dans ses réflexions. Soudain, elle s'arrête, lève la tête vers le ciel et se met à hurler sous le coup de la colère.
« Il est hors de question d'avoir un rustre en tant que petit ami. »
Et comme pour se mettre d'accord avec elle-même, Karin n'hésite pas à frapper le sol avec son pied droit.
« Non mais ! »
Là, des rires étouffés se font entendre. Karin baisse son visage et constate qu'un couple de vieillards qui passait par là l'observe. De suite, La femme se sent honteuse et se met à rougir une nouvelle fois. Généreuse, la vieille femme ridée qui la fixait lui adresse ces quelques mots.
« Jeune fille, je sais que vous êtes jeunes mais si vous êtes amoureuse d'un garçon, songez à regarder ses qualités et vous verrez qu'il n'est pas aussi horrible que ça. »
