En vous souhaitant une bonne lecture, ci-dessous la sortie de Deeks de l'hôpital ^-^

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UNDER COVER


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Chapitre 26

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Quand Éric entra dans sa chambre cette fin de matinée, Deeks su aussitôt que quelque chose était en suspend. Non seulement, le type était tout bonnement incapable de garder un secret ! Mais son attitude débordait d'énergie mal contenue.

Fronçant les sourcils, le flic n'eut pas le temps de l'aborder que son visiteur lui lançait dans les bras un imposant paquet d'origine inconnue. Perplexe, mais non moins curieux, il ouvrit aussitôt la boite dénuée de toute inscription. Observant brièvement à l'intérieur, tout en surveillant du coin de l'œil Éric, Deeks faillit tout lâcher en comprenant ce qu'elle renfermait.

- C'est pas ce que je crois ?

- Si !

- OH ! PUTAIN !

Déballant dorénavant l'objet avec précipitation, Deeks révéla une attelle semblable aux plus réputées dans le monde des grands sportifs. Confirmant ses doutes, Éric la lui présenta tel un démonstrateur du télé-achat.

- Tu as dans tes mains une Defiance III DonJoy faite sur mesure ! [1]

Ou autrement dit : La Rolls Royce des attelles.

- Idéales pour la pratique des sports aquatiques. Ultra légère et adaptée aux mouvements, elle offre un support sans pareil pour éviter toute instabilité ligamentaire du genou. A ce jour, il n'existe pas meilleur produit sur le marché.

- Comment ?

- J'ai soudoyé ton kiné pour qu'il prenne les mesures sans t'en parler.

- Je voulais dire. Comment te l'ais-tu procuré ?

- Oh. Ça ? C'est Rosie qui te l'offre gracieusement.

- Tu déconnes ?

- J'en ai l'air ?

La réponse n'ayant pas besoin d'être dite oralement, Deeks observa avec plus d'attention une dernière fois l'attelle tant désirée, avant de se résoudre à la reposer dans son emballage pour la lui rendre.

- Ramène là lui. Je peux pas l'accepter.

- Trop tard. C'est du sur mesure.

- Tu sais combien ça coûte ?

- Près de 2.000 $ ? Ouaip ! Mais en l'occurrence, t'oublies que le type bosse pour une filiale de la firme qui les fabrique. J'ajouterais qu'après ce que tu as fait pour sa sœur, il y tenait particulièrement.

- Je n'ai pas sortie sa sœur d'un squatte de drogués pour qu'il me soit redevable.

- Deeks. T'as pas sortie une fille d'un squatte. T'as cherché pendant des semaines sur ton seul temps libre, une gamine fugueuse. Pour finalement la sauver de la prostitution et lui éviter non seulement la prison, mais l'ouverture d'un casier judiciaire.

- Je n'ai fais que venir en aide à un ami.

- Tout comme lui, à présent.

- Mais…

- Deeks. Ne me dis pas que tu n'en veux vraiment pas.

- Tu déconnes ? J'en rêve la nuit depuis qu'ils m'ont dit que je pouvais reprendre le surf si j'étais équipé. Je pensais juste attendre un peu…

Le temps pour lui de prendre un rendez-vous avec son banquier. Histoire de voir si sa capacité à rembourser le prêt souscrit par téléphone pour assumer le coût des opérations lui permettait d'y ajouter un second, plus petit, pour cette petite merveille qu'il tenait entre les mains.

Rassuré que le souhait de Deeks à reprendre la planche soit resté intact, Éric libéra son excitation jusqu'alors contenue ! Nés à L.A., les deux amis s'étaient trouvé un intérêt commun d'importance depuis leur rencontre au NCIS. Véritable enfants de la plage, ils surfaient depuis presque aussi longtemps qu'ils savaient marcher. Le surf n'était pas qu'une passion, ou un simple sport. C'était un élément inhérent à leur vie. Et depuis près de deux ans, les occasions de glisser sur l'eau l'un sans l'autre étaient devenues de plus en plus rares.

Bien sur, il s'agissait d'un sport de solitaire. Mais le partager avec d'autres était une composante importante. D'autant plus à leur niveau. S'ils n'égalaient peut-être pas les grandes stars du moment, ils n'en étaient guère loin. Et à ce niveau de la pratique, il était dangereux de surfer sans personne pour vérifier vos arrières. Peut-être était-ce aussi pour quoi les deux hommes avaient construit un lien si semblable à celui partagé par tout partenaire au sein de leur travail. Les risques n'étaient pas le même, certes. Mais en même temps, si peu différents…

Exprimant finalement sa joie de posséder l'unique objet ayant la capacité de lui rendre définitivement sa liberté de mouvement, Deeks l'essaya sans plus tarder.

Se relevant enfin, la jambe nouvellement maintenue dans son carcan, il sautilla un peu avant de laisser échapper un sourire contagieux.

- Alors ? questionna Éric

- Pas un soupçon de tiraillement ou d'écho du au rebond.

- Ce qui m'amène à poser LA question : Je passe te prendre à partir de quand ? Et à quelle heure ?

Il était établit qu'en fin de journée, Deeks pourrait enfin rentrer chez lui ! Pour l'occasion, Kensi venait le chercher après le travail. Raison pour laquelle Éric avait sciemment pensé à passer à l'heure du déjeuner pour apporter la prothèse et aborder le sujet. Il savait que la question du surf pourrait dans un premier temps s'avérer tabou entre les deux amoureux. La jeune femme n'ayant pas forcément encore pleinement conscience de l'importance de cette pratique dans la vie de son partenaire. C'était une chose de le voir agir de loin. Et une toute autre de le vivre au quotidien, au sein d'une relation de couple.

Et autant, Éric souhaitait que ses deux amis puissent vivre quelque chose de fort et d'intime entre eux. Autant, il savait qu'elle ne gagnerait jamais contre l'appel de l'océan, si elle devait lui poser un ultimatum quant à choisir entre ses deux amours.

- On peut aussi en rediscuter plus tard, si tu le souhaites ?

Sciemment, Éric lui laissait la possibilité de ne pas se sentir obligé de les rejoindre dès le lendemain. Mais cette perche tendue ne trouva pas preneur.

- Tu comptais aller où et à quelle heure, demain ?

La question fut sans surprise pour Éric.

- Pour l'heure, l'habituelle. Pour le choix du spot… disons que la bande avait envisagé de se déplacer en un lieu moins coutumier.

- Le Pique du Diable ? Ça fait un moment que c'était fermé avec les attaques de requin ?

- Pas exactement… On pensait plutôt à Rose Canyon, si d'aventures tu voulais nous rejoindre.

C'était un spot consacré aux débutants ou sportifs blessés nécessitant de reprendre en douceur.

- Ils ont vraiment dit ça ?

Deeks était presque choqué par l'information. Ému aussi. Ou intimidé, peut-être ? Il n'avait pas l'habitude qu'on puisse se soucier de lui de la sorte. Surtout de la part d'étrangers, quand son entourage n'avait jamais montré beaucoup de soin à son égard avant qu'il ne croise le chemin du NCIS.

- T'en ferais pas autant, si c'était l'un de nous ?

- Si.

- Alors quoi ?

Se mordillant la lèvre inférieure, Deeks se sentit comme un gamin avouant devoir acquérir l'autorisation de sa mère.

- Kensi… Elle m'a proposé de passer toute la journée de demain avec elle. Et je ne suis pas sûr que de commencer par lui imposer la plage à l'aurore fasse partie de ses attentes.

- On peut remettre ta première sortie à dans quelques jours. Est-ce seulement raisonnable de reprendre si vite ?

- Le kiné était ok, sous condition que je sois correctement équipé. Et je le vois mal dire que ceci n'est pas suffisant. Surtout s'il fait partie de la conspiration à son origine. répondit-il tout en se rasseyant pour ôter l'attèle.

- Alors ?

- Il semble que Kensi soit du genre lève tard, à ne pas voir les rayons du soleil avant l'heure du déjeuner quand elle ne bosse pas. Alors, passe me prendre vers 6H30. De chez moi, le temps qu'on déballe, on sera dans l'eau avant 7H. Et si je reste qu'une petite heure, quitte à rentrer en taxi, je serais largement de retour avant même qu'elle se réveille.

- C'est un plan.

- Et un bon plan, mec.

Pour le sceller les deux hommes lâchèrent de petits cris de joies, digne d'adolescentes en plein tripe Twilight, tout en joignant leurs points - phalanges contre phalanges – tel un vieux signe de gang.

NCIS - LA

Kensi arriva dès le milieu de l'après-midi pour l'extraire de sa prison. A l'évidence Hetty lui avait donné une grande largesse quant à son heure de départ de l'enceinte. Bilan, lui n'avait pas encore fini de dire au revoir à tout le monde. Un comble, il est vrai, quant on savait son besoin vital de fuir les lieux.

Mais qui pouvait-il ? A force de passer sa vie entre ces murs, il était impossible de ne pas se rapprocher de deux ou trois infirmières, médecin, kiné, psy et autre aides-soignants…

Vraiment, il n'y avait rien d'exceptionnel à cela !

Aussi ne comprenait-il pas le regard étrange de Kensi à son égard, à chaque fois qu'une personne se pressait de venir le voir pour échanger une étreinte ou un bon mot avant de conclure par une tape amicale en guise d'au revoir.

Restait quand même une personne qui ne viendrait jamais à lui, un homme qu'il avait croisé plus qu'à son tour durant ces dernières semaines. Aussi, bien qu'il ait déjà son sac fermé et Kensi à ses cotés en possession des derniers papiers de décharge lui offrant la liberté, il choisit de s'éclipser quelques secondes.

- Je reviens vite.

- Quoi ? Deeks ! Où tu vas encore ?

- J'arrive. Attends-moi deux minutes.

- Pour un gars qui veut rentrer chez lui, t'as pas l'air si pressé !

- Laissez, agent Blye. Il n'est pas inutile qu'ils puissent se dire au revoir. l'interrompit le Caporal Mason.

- De qui vous parlez ?

Ignorant un instant sa compagne, Deeks tapa doucement à une porte de chambre. S'il y attendait un renvoi grognon et fleurit de bons mots, il fut surpris d'obtenir à l'inverse un accueil brusque mais poli.

- Entrez.

- Hé.

- Voyons-nous qui vient là ! Ne serait-ce pas Blanche-Neige ?

Ok. Il faudrait qu'il remercie Sam pour avoir employé ce quolibet à la dernière séance de kiné Enfin… Pour le nombre de fois où il affublait ses co-équipiers de petits noms d'animaux familiers, Deeks était bon joueur et accepta sans mal la plaisanterie.

- La seule et l'unique !

- Que me vaut cette visite impromptue ? Toujours coursé par Hortense ?

- Mon prince est venu me ramener dans son château.

- Et ?

- Rien… Je voulais juste te prévenir que le chieur de service ne viendrait plus t'importuner.

- Tu m'en vois ravi.

Sachant bien qu'ils n'étaient pas amis et ne se reverraient jamais. Deeks accepta d'être traité de la sorte. Pour être honnête, il n'en attendait ni plus ni moins. Par cette visite, il répondait juste à un besoin personnel de clore proprement leur relation aussi tendue ait-elle put être.

Il allait sortir des lieux quand une boule de nerf se jeta littéralement dans ses jambes.

- Ho là… Doucement.

- Papa !

Le gamin d'à peine 5 ans couru vers son père, qui en un clin d'œil métamorphosa l'ours grognon en un véritable nounours affectueux. Déjà le petit grimpait sur son lit pour se coucher à moitié sur son paternel et échanger avec lui, l'un de ces gros câlins caractéristiques des mômes de son âge…

Ne pouvant s'empêcher de sourire comme le crétin qu'il était, Deeks se sentit heureux d'assister à cette scène, bien que de nouveau bousculé par la dernière venue.

A la question muette qu'il échangea avec le militaire, il eut vite sa réponse marmonnée.

- Mon fils et… mon ex-femme.

- Enchanté !

- Et vous ? Vous êtes ?

Jouant de tout son charme envers la jeune femme, Deeks se sentit poussé des ailes.

NCIS - LA

Quand son partenaire sortit finalement de la chambre où il s'était infiltré un peu plus tôt, Kensi l'observa médusée se faire rattraper par une femme blonde à hauts talons, qui l'étreignit avec force au beau milieu du couloir. L'inconnue sembla lui chuchoter quelques mots au creux de l'oreille avant de s'écarter à peine pour l'embrasser délicatement sur la joue. Subitement timide, Deeks niait a priori ses paroles d'un mouvement de tête et de main. Avant d'échanger une dernière poignée de main et se détourner de la femme pour enfin la rejoindre.

C'était quoi cette scène au juste ?

Kensi n'eut pas le temps de le lui demander, que le flic en partance était de nouveau pris d'assaut par tout un groupe d'externes. De jeunes étudiants en apprentissage qui lui posaient mille questions de droit, entre deux remerciements et vœux de bon rétablissement. Parmi eux, se trouvait deux femmes trop jeunes et jolies aux goûts de l'agent du NCIS qui glissèrent des numéros de téléphone dans les poches de SON homme. Kensi s'assurerait que ces morceaux de papier n'arrivent jamais jusqu'à son appart.

Se libérant enfin de toute cette jeunesse, c'est le sourire aux lèvres que Deeks eut pour dernière surprise de croiser une personne qu'il ne pensait pas voir à cette heure-ci. Une présence si inattendue qu'il s'en figea net de stupéfaction.

- Hortense ?

- Je voulais voir de mes yeux, le départ de mon patient le plus étrange.

- Dite plutôt que je suis votre flic préféré.

- Sans aucun doute… Dois-je seulement vous rappeler que vous êtes aussi mon unique patient à avoir été flic ?

- Whouah… Vous me brisez le cœur.

Posant une main sur sa poitrine pour simuler la douleur de la révélation, Deeks n'en perdit pas moins l'occasion d'étreindre avec force la femme venue à lui. Elle lui avait tant apporté, toujours là pour lui offrir cette bulle d'air et de réconfort dont il avait parfois eu tant besoin en ces lieux.

- Merci. Merci pour tout ce que vous avez fait pour moi, Hortense. Vous n'imaginez pas combien vous m'avez aidé quand j'en avais le plus besoin.

Émue de cette confidence, l'infirmière partagea l'étreinte avec plaisir. N'oubliant pas de soutirer la promesse d'obtenir régulièrement de ses nouvelles.

- Promis.

- Dans ce cas, vous êtes enfin libre de nous quitter, lieutenant. Et pour cela, vous connaissez le règlement.

Peu contrariant, Deeks sautilla presque jusqu'au fauteuil roulant.

- Je suis déçu. Je pensais avoir droit à la version électrique.

- On ne peut pas dire que vous l'aurez beaucoup usé, celui-ci.

- Faut savoir partager dans la vie.

- En attendant, non seulement, je vous ai gardé la version mécanique. Mais pour toute la peine que vous aurez donnée aux infirmières de gardes. Nous désirons vous voir sortir d'ici par vos propres moyens.

- Tu entends ça, Kensi ? Je suis un homme torturé, ici !

Pour autant, il prit en main les roues du fauteuil avançant avec aisance jusqu'à l'ascenseur, son sac sur les genoux.

Restée en retrait, Kensi était stupéfaite. Bien qu'elle ait partagé sa chambre presque chaque nuit les premiers temps, puis passé un nombre incroyable de temps à ses cotés. Jamais elle n'avait réalisé que Deeks ait tissé autant de liens avec tous ces gens de l'hôpital. Que ce soit les infirmières, secrétaires, médecins, aides-soignants… Tous avaient trouvé un instant pour venir lui faire leurs adieux. Certains bousculant même toutes leurs habitudes pour le voir une dernière fois, à l'image de cette infirmière l'accompagnant à l'ascenseur. Kensi ne comptait plus le nombre d'entre eux qui avait eut les larmes aux yeux à le voir partir ou qui s'était épuisé en remerciements pour elle ne savait quelles aides apportée par son partenaire.

Alors qu'elle claquait finalement sur lui la porte de voiture avant de le rejoindre dans l'habitacle, elle ne retint plus la question qui la taraudait.

- Comment ?

- Hum ?

- Comment peux-tu connaître tout ce monde ?

- On s'ennuie vite dans ce genre de lieux quand on y reste plus de deux jours. Alors, il se peut que j'aie discuté avec deux trois personnes

Inconscient d'être définitivement un cas à part, Deeks lui offrit un sourire curieux.

- Un problème ?

- Non… Non aucun problème.

Même en lui expliquant une soirée entière, il ne comprendrait pas ce qui pouvait surprendre.

- Je me demandais juste ce que tu souhaitais manger ce soir. Je n'ai pas vraiment eu le temps de remplir ton frigo durant ton absence.

Découvrant par cette remarque qu'elle le ramenait bien chez lui, Deeks n'en bouda pas son plaisir. Bien que la demeure de Kensi reste en soi confortable - si on mettait de coté le bazar complet dans ses pièces à vivre / ou les autres - rentrer en ses murs était un rêve éveillé. Soupirant de satisfaction, il reposa sa tête contre la vitre de la voiture, observant le bas coté durant leur trajet.

Tout aussi pensive, Kensi se fit violence pour ne pas dévier son regard de la route afin de fixer son partenaire. Elle avait hâte d'être chez lui, enfin seuls, sans plus risquer d'interruptions par le passage permanent des médecins, infirmières ou aides-soignants au sein de l'hôpital.

Demain, elle le lui avait promis, il aurait enfin sa journée rien qu'à lui. Une journée où il pourrait espérer d'elle tout ce qu'il désirerait. Pas qu'elle nierait tous ses souhaits après cela – détails qu'il n'avait pas besoin de savoir… Mais il lui avait semblé important de lui offrir un moment sans plus de limites ou contraintes, après tout ce qu'il avait vécu. En échange, Deeks s'était lui-même engagé à être à son entière disposition à l'occasion de ses prochains congés, quand il irait mieux. Une situation que Kensi avait tout aussi hâte de vivre.

S'arrêtant sur le chemin pour prendre quelques plats de leur traiteur chinois habituel, ils passèrent la fin de journée à dépoussiérer l'appartement et soirée à manger tranquillement devant l'une de ces émissions de téléréalité que Kensi appréciait tant. Très vite, Deeks avait alors montré des signes évidents de fatigue, piquant littéralement du nez au vu du peu d'intérêt qu'il portait au programme télévisé.

Nichant naturellement son visage dans le cou de sa compagne, il y parsema à peine quelques baisers avant de se blottir contre elle.

- Je crois qu'il est plus que l'heure d'aller au lit.

- Hum…

- Aller.

Peu contrariant, Deeks se laissa guider avant de s'effondrer dans son lit. Aussitôt, il y retrouva le confort habituel tant manqué jusqu'alors. Personne ne devrait sous estimer le plaisir de retrouver le maintien de son propre matelas, la satisfaction de reposer sa tête lourde de fatigue sur son propre oreiller.

Amusée, Kensi eut bien du mal à lui ôter chemise et pantalon, pour ne plus lui laisser que ses boxer et Tee-shirt. Quand elle le rejoint finalement au centre du grand lit, le lieutenant de son cœur se blottit naturellement dans ses bas, obtenant ENFIN la position tant désirée ces trois dernières semaines. Allongé sur le ventre, bras et jambes à moitié étendus sur elle.

Soupirant le plus doucement et silencieusement du monde, Kensi pouvait quand même se l'admettre à elle-même. La jeune femme était frustrée. Depuis leur retour entre ces murs, tout deux n'avaient échangés guère plus que quelques baisers et caresses, retrouvant plus naturellement leurs habitudes des soirées partagées entre équipiers. Ils avaient été tellement plus intimes dés le troisième jour de son hospitalisation…

Mais elle pouvait comprendre. Si Deeks voulait que leur premier nuit de liberté ensemble ne démarre qu'au petit matin, suite à un sommeil réparateur, dans la continuité du réveil de leur corps et de leur sens… Ça lui convenait aussi. D'autant qu'ils auraient ensuite toute la journée du lendemain, suivi d'un long week-end complet pour assouvir leurs envies.

Dans trois jours, ils reprendraient tous deux le travail au sein de l'OPS. Même si pour Deeks cette reprise se limiterait aux taches de bureau dans un premier temps, elle retrouverait enfin son partenaire à ses cotés ! Une fin heureuse qui n'avait pas de prix, à ses yeux.

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A suivre


[1] Il s'agit d'une véritable prothèse vendue dans le commerce utilisée par des champions de surf ^-^

mimi yuy