Mes petits lapins sous piles Wonder m'ont forcé à doubler ce chapitre. Parce qu'ils y ont définitivement trop d'énergie à revendre et de bavardage à partager pour que cela tienne en seulement 6/8 pages p
Pour faire quand même au plus court (si l'on peut dire ^_^''') Je succède ce qui compose leur première journée de repos ^-^ sans forcément aller au bout de chaque scénette.
En vous en souhaitant bonne lecture ^_^s
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UNDER COVER
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Chapitre 28
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Après avoir passé du temps à profiter du soleil et dévorer le petit déjeuner de flics que Kensi avait apporté, les deux équipiers avait repris le chemin du retour.
Un arrêt rapide à une superette proche de l'appartement de Deeks – car en déplaise à Kensi, lui ne comptait pas se nourrir exclusivement de nourriture industrielle ces trois prochains jours. Et enfin étaient-ils rentrés. Un état de fait que Kensi n'eu guère le temps de réaliser. Car à peine avait-elle pénétré dans l'antre de son partenaire, que ce dernier abandonnait les courses au sol, pour la plaquer contre un mur de l'entrée et lui imposer un baiser qui la laissa pantelante. Loin de rester la proie consentante de ses assauts, la jeune femme intervertie aussitôt leur position, le repoussant à son tour sans ménagement contre un mur, pour l'embrasser avec passion. Mais au jeu de la domination, elle n'eut pas gain de cause.
- Pas cette fois, Kensi. lui murmura Deeks avant de retourner une nouvelle fois leur situation.
Se saisissant de ses mains, il les lui bloqua au dessus de son corps, bien décidé à faire d'elle ce qu'il voulait. Alors, Kensi ne sut plus bien comment ils finirent par s'effondrer sur le lit. Elle n'avait que le souvenir d'une vague d'émotions tambourinant en son cœur, la poussant à fermer les yeux, à se laisser emporter dans ses bras. Tous ses baisers, ses douces morsures, ses caresses… Elle était étouffée par toutes ces sensations grisantes qui lui courbaient les orteils.
Appréciant de voir Kensi se tordre de plaisir sous sa partition, Deeks prit rapidement soin de se couvrir d'un gel lubrifiant. S'il n'était pas toujours aussi réfléchi, il restait conscient qu'en agissant plus tôt dans l'eau, il ait pu irriter sa partenaire. Or il était de ces hommes désireux de prendre soin du confort de leur compagne. Bon. Il ne pouvait pas vraiment cacher que son reflexe était tout aussi poussé par son désir égoïste que Kensi puisse vouloir de lui le plus longtemps possible au cours de la journée à venir. Mais, hé ! Il n'était qu'un homme, qui au demeurant avait beaucoup de frustration à apaiser.
C'est donc fier d'avoir eu de telles préoccupations à son égard, qu'il la présenta enfin. Pour autant, il ne cessa pas tout de suite de jouer avec elle, frottant son gland le long de ses petites lèvres enflées par le désir. La situation était parfaite, au détail prêt qu'il manquait juste une petite chose pour le combler entièrement.
- Regarde-moi, Kens'. pria-t-il d'une voix grave.
Reconnaissant pour ses efforts lui permettant d'admirer ses prunelles à la coloration disparate, toutes deux voilées par le plaisir. Deeks concéda de répondre à son tour à ses complaintes. Aussi ne la fit-il pas plus attendre, en s'insinuant enfin en elle. Glissant insidieusement chaque parcelle de sa hampe turgescente avec la plus extrême lenteur. Il aspirait après tous ces rapports partagés dans l'urgence, à prendre enfin tout son temps pour lui faire découvrir toute l'ampleur de son désir pour elle. Et cela commençait par la pousser à le sentir en elle, comme jamais auparavant. Glissant ses mains dans ses cheveux sentant bon les embruns et le soleil, il l'embrassa longuement avant de renouveler sa seule exigence.
- Ne ferme pas les yeux, princesse. lui imposa-t-il à la vue de ses paupières s'abaissant à nouveau.
Plus que jamais, il ne voulait pas d'un énième coup rapide ou d'un morcellement de préliminaires. Il la voulait entière et abandonnée. Il la voulait libérée de ses retenues. Mais avant tout, le mâle alpha que tout homme était intrinsèquement quand il faisait l'amour à la femme aimée. Il la voulait lovée et offerte à ses bons soins, trop éperdue sous ses supplices pour seulement penser à lui rendre la pareille. Il la désirait uniquement concentrée sur cette part de lui en elle, sur son corps pressant, son touché enflammant... Il voulait la possédée comme jamais aucun homme ne l'avait eu entre ses bras.
- Marty… pria-t-elle en une nouvelle complainte qui l'attisa plus que tout autre gémissement perçu jusqu'alors.
- Dis-le encore…
- Marty… chuchota-t-elle en un nouveau souffle.
Enfin complètement en elle, il débuta un rythme calme, toujours lent. Bien trop lent pour Kensi qui éveillée au plus haut point désirait plus d'ardeur de sa part. Mais subitement, elle réalisa ce qu'il faisait. Par une maitrise qu'elle devait lui concéder, il venait tout bonnement d'adapter sciemment sa respiration à la sienne. Si bien que lorsqu'elle inspirait, lui expirait tout en plongeant en elle. Une pratique déstabilisante qu'elle expérimentait pour la première fois. Décidée à retourner sa tactique contre lui, elle tenta de jouer sur son propre souffle pour le pousser à accélérer la cadence. Mais loin s'en faut, elle se découvrit littéralement hypnotisée par ses yeux bleus, plus profond que l'océan. Finalement, incapable de la moindre révolte, elle était bel et bien contrainte de lui abandonner toute commande. Une conclusion qui étonnamment ne l'emplie pas de cette peur panique qu'elle aurait pensé ressentir en capitulant si facilement.
Les yeux ancrés l'un dans l'autre, Deeks vit l'instant exact où la jeune femme abandonna enfin tout contrôle sur elle-même et la situation. La tête basculant vers l'arrière, les lèvres s'entrouvrant, un long gémissement s'en échappa, bientôt suivi d'une douce mélodie aux oreilles du flic surfeur.
NCIS - LA
Bien plus tard, c'est à bout de souffle et sans plus aucune force que Kensi Blye se laissa tomber sur le dos, les cheveux éparpillés tout autour d'elle. Après trois semaines d'une attente insoutenable, Marty Deeks lui avait enfin fait l'amour une heure durant, comme un Dieu, au centre de son lit king size. Et si elle était enfin repu et contentée, comme jamais elle ne l'avait été depuis bien des années, les lèvres s'attaquant (encore) à sa gorge, lui prédisaient que lui n'en avait pas encore fini avec elle.
Appréciant pour l'instant et à sa juste valeur, cette interlude câline, Kensi ne pu échapper au regard fixé sur eux d'un Monty couché non loin du lit.
- Ton chien est un voyeur.
- Monty a besoin d'être entouré d'amour. Soit déjà contente qu'il ne squatte que le canapé et pas le lit.
- En même temps, je le comprends. Qui aimerait y dormir.
Voyant l'incompréhension, et peut-être même une infime once de crainte dans les yeux du lieutenant police, Kensi s'expliqua sans attendre.
- T'as mis du sable absolument partout.
- C'est vrai.
Au sourire ravi accompagnant la réponse, Kensi réalisa qu'elle n'arriverait pas à le taquiner sur ce plan là, aujourd'hui. Il semblait trop euphorique. Alors qu'elle glissait sa main dans la barbe de nouveau fine, Deeks tourna la tête pour mieux en embrasser la paume…
- J'aime le sable…
Avant que ses lèvres ne poursuivent le long de son bras…
- J'aime l'eau…
Puis son cou…
- J'aime Monty…
Terminant leur course sur sa poitrine… Dieu, il allait la tuer !
- Et surtout… Je t'aime.
Craquant définitivement aux derniers mots offerts, ses yeux bleus de bébé fixant intensément son regard, Kensi glissa ses mains dans les cheveux blonds, l'incitant à conclure sa litanie d'un baiser passionné.
Pour Deeks, les mots prononcés avaient pour écho la rengaine qu'il s'imposait chaque minute de chaque jour quand il était dans la tête de Nick Hawkins. Heureux d'avoir envoyé en contrée lointaine cet avatar, il espérait qu'il y fasse en Europe une longue carrière pour ne jamais revenir sur le continent américain.
NCIS – LA
Abandonnant finalement Kensi au centre du lit, Deeks prit une douche rapide, avant d'aller leur préparer un déjeuner. Une pause jugée nécessaire par l'un et l'autre.
Toujours allongée, couverte d'un simple drap, la jeune femme écouta un long moment les bruits provenant de la cuisine. Des sacs en plastique que l'on vide, des placards qu'on ouvre, une cuisinière qu'on allume, des casseroles qu'on bouscule… Observant autour d'elle, elle gémit à la seule idée de devoir bouger. Pourtant, une douche ne serait pas du luxe. Se poussant finalement au déplacement, elle se dirigea vers la salle de bain couverte du drap, telle une toge romaine. C'est qu'il n'était pas question de se montrer nue plus que nécessaire aux yeux toujours aussi attentifs du deuxième occupant de la maison.
- Toi… Tu arrêtes de mater.
Le jappement obtenu pour réponse la déconcerta autant, que son idée saugrenue de parler à Monty. Si Deeks la voyait agir ainsi… Elle ne cesserait jamais d'en entendre parler.
Après une longue douche chaude, et non moins de temps pour remettre de l'ordre dans sa chevelure emmêlée – merci au shampoing 2en1 acheté par son homme pour sa propre tignasse – Kensi rejoint son cuisinier personnel, ne portant sur lui qu'un simple short et son attèle toujours fermement fixée à sa jambe. Nul doute qu'elle lui devait nombre de positions tentée précédemment que le genou défaillant n'aurait pu supporter en d'autres circonstances.
Elle-même vêtue de son micro short et d'un mini top, elle ne réalisa pas tout de suite l'effet qu'elle fit sur Deeks, quand il la vie le rejoindre en si petite tenue.
Dieu qu'elle était belle. Si inconsciente du pouvoir qu'elle avait sur lui.
Affichant toute sa confiance. Une femme n'étant jamais plus sûre d'elle-même que sous le regard affamé de l'homme qu'elle aimait. Alors sûre d'elle et de ce qu'elle voulait, Kensi le rejoint près de l'évier, désireuse de lui en apprendre à son tour sur le pouvoir que l'on pouvait avoir sur l'être aimé…
Le bloquant de ses bras, en saisissant le rebord en inox de ses mains, elle se nicha contre lui pour mieux atteindre le creux de son cou et y grignoter la peau avant de la laper pour atténuer la faible douleur qu'elle y avait provoquée. Nul doute qu'après son forfait, il y aurait une jolie marque à cet endroit. Sentir la chaleur de son corps contre sa peau et le rythme réconfortant de son pouls sous ses lèvres, l'attisait aussi surement que les soupirs et gémissements de satisfaction qu'elle en tira. Finissant son œuvre, elle apposa finalement un baiser sur le suçon ainsi formé, avant de déposer sur ses lèvres un baiser tout aussi délicat et superficiel.
- Alors ?
- Alors ? répéta curieux un Deeks sur son petit nuage.
- Qu'est-ce que tu nous as cuisinés de bon ?
Riant de sa question, Deeks ne manqua pas l'ironie de la situation. La voir si forte et dominante dans sa manière de bouger et d'exiger de lui tout ce qu'elle pouvait bien désirer… D'autre se serait sentit castré. Mais pour l'homme qu'il était. Celui ayant grandit avec l'aversion du pouvoir viril sur son entourage, ce n'était pas quelque chose de dérangeant. Au contraire. Cette facette de sa personnalité était l'une de ces qualités qu'il aimait tant en elle. Si seulement sa mère avait eu un dixième de sa force et de son courage… Sa vie entière aurait été tout autre.
Craignant qu'il en soit différemment, Kensi redouta un instant en avoir trop fait. Risquait-elle de le perdre, lui aussi ? De le pousser à la rejeter en s'affichant comme elle était, sans far ni faux semblants ? Pas que ce serait nouveau pour Deeks. En leur qualité de partenaires, elle n'avait jamais caché ou minimiser son besoin d'avoir la commande dans leur association. Que ce soit pour conduire sa voiture à elle pour leurs déplacements, imposer la station de radio, ou choisir le plus souvent qui faisait quoi durant leurs enquêtes. Sauf que dans le cadre de leur travail, elle pouvait toujours se cacher sur le fait qu'au NCIS, c'était elle l'agent assermenté. Lui n'était qu'un flic de la ville associé à leur groupe qui se devait par contrat de suivre leurs directives. Mais quand serait-il de sa réaction dans l'intimité ? Ne serait-il pas effrayé ou lassé de ce comportement ? Ne risquait-il pas de la fuir, comme tous ces hommes avant lui avec lesquels aucun second rendez-vous ne fonctionnait ? Après tout, il avait bien prit la commande de leur étreinte dés leurs retour à l'appartement. Pas qu'elle s'en plaignait au demeurant… Mais pourrait-elle le supporter pour tout ce qui ne se rapporterait pas au sexe ?
Non dupe des raisons de son moment d'absence, Deeks attendit patiemment qu'elle sorte de ses pensées, aussi sombres qu'évidentes pour lui.
- Kensi ?
- Quoi ? Tu vas me dire que c'est pas le rôle de l'homme de faire la popote ? Que je devrais faire des efforts ? Je t'avais dit qu'on pouvait commander des plats à emporter !
- Kensi.
- Quoi !?
Finalement à cran, au regard de tout ce qu'il pouvait décemment lui reprocher, c'est amusé que Deeks la força à le regarder de nouveau droit dans les yeux.
- Rassures-toi tout de suite, Wonder Women. Que ce soit pour la cuisine, le ménage ou le choix des films romantique à en vomir… Je n'ai jamais douté que ce serait moi la fille dans cette relation.
Et peut-être parce qu'elle lui avait plus tôt laissé la commande entière de son corps, n'eut-il pas moins de complexe à lui rendre la pareil à cet instant. Comme lorsqu'il l'avait extraite de la villa de Johnny Torrio. Il ne doutait pas que ce besoin de commande de la jeune femme était lié à son sentiment d'insécurité né de son passé. Pour lui, c'était surtout grâce à ce comportement, qu'elle s'était enfin ouverte à lui pour la première fois. Quand perdue dans son traumatisme, elle avait avoué de la plus simple des façons le désirer et l'aimer. Dire qu'il n'était alors que Nick Hawkins…
- A quoi tu penses ? le sortit-elle à son tour de ses pensées.
- Au premier baiser que nous avons échangé.
- Dans ta planque pourrie ?
- Hum… Tu y étais si désirable…
- Tu n'as pas cédé pour autant.
- Je ne voulais pas…
- … que ce soit Nick Hawkins qui me touche ? Je m'en souviens. Pourquoi tu crois que j'ai joué les coiffeuses en te recolorant les cheveux si vite ?
- C'était toi ? se redressa-t-il sous la surprise.
- Moi quoi ?
- Les cheveux ! Je me suis posé la question quand je l'ai découvert le jour de ma première opération du genou.
- Tu déconnes ? T'as mis plus d'une semaine pour t'en rendre compte ?
- Quoi ? Je ne passe pas ma vie devant le miroir.
Désespérée qu'il puisse être un si bon enquêteur, quand il n'était pas fichu de repérer ce genre de détail sur sa propre personne. C'est affamée que Kensi s'écarta finalement pour voler un bout de poulet mijotant dans une poêle, pour ce qui semblait être de futures fajitas maison.
Gémissant à la surprise que c'était tout bonnement délicieux, elle n'en attendit pas plus pour s'installer à table. Toujours aussi amusé par son attitude, Deeks déposa sans ajouter un mot, les différents plats préparés près des assiettes déjà dressées. Sachant l'incapacité intrinsèque de sa compagne à faire cuir quoi que ce soit, il remercia le destin de lui avoir offert de nombreuses missions d'infiltration au sein de cuisines de grands Hôtels ou restaurants de quartier pour les sauver de la famine ou de l'overdose de plats industriels.
NCIS- LA
Le repas terminé, ils n'avaient pas été difficile pour eux de migrer à nouveau sur le lit aux draps fraichement changés. Nul besoin pour cela de s'être concerté. Leur désir commun de profiter de la liberté retrouvé du convalescent étant trop évident. Aussi avaient-ils simplement profité d'une sieste digestive. Plaisir simple que de rester l'un près de l'autre sans craindre d'être interrompu par du personnel soignant ou de tomber du lit médical non adapté pour deux adultes aussi sveltes soient-ils. Mais très vite, leurs libidos en exergues les avaient détournés vers d'autres activités plus licencieuses et consommatrice de calories.
Profitant finalement d'une nouvelle interruption dans leur marathon es sexe. C'est lascive et dénuée de tout complexe, que Kensi - niant toute gêne à se montrer nue devant son compagnon depuis le départ de Monty de la chambre - écarta les jambes de ce dernier pour mieux s'installer sur lui. Reposant le menton sur ses mains croisées, elle-même reposées sur le torse de son homme, elle l'observa alors qu'il la questionnait d'un levé de sourcil. Pour toute réponse à son comportement, elle embrassa son torse, le regardant toujours aussi attentivement.
Kensi n'était pas dupe. Elle avait le pressentiment qu'aussi ouvert et satisfait soit-il à cet instant. Il gardait encore des choses d'elle, se restreignant, malgré sa promesse de ne pas agir sous couvert d'un rôle joué. S'il avait évoqué l'envie de ne plus se cacher de la sorte – tout du moins dans leur intimité – elle n'était pas persuadée qu'il en avait été ainsi ces dernières heures.
Ce qui lui mettait la puce à l'oreille ? Lui qui se donnait tant de peine pour la rendre folle dans le cadre du travail, ne cessant alors jamais de jacter. Il avait étonnement peu parlé depuis leur retour de la plage.
Bon. Ok. Leurs activités ne s'y étaient pas beaucoup prêtées jusqu'ici. Mais cela ne l'avait pas stoppé à l'hôpital, chaque fois qu'il était drogué de médocs jusqu'aux ouïs. Aussi, parce que plus que jamais elle voulait vivre au coté du vrai Marty Deeks. Celui qu'elle entrevoyait parfois quand elle l'attrapait à interagir avec des gamins, quand il laissait échapper une vérité sur son passé, ou quand il se perdait sur ses vagues déferlantes… Elle choisit la contre-attaque douce à la confrontation brutale. Si lui pouvait accepter ses issues de commande et de confiance et sa peur maladive de l'abandon. Elle pouvait bien concevoir d'accepter quelques uns de ses défauts, pour peu qu'il les lui dévoile enfin.
- Ok. T'attends que je parle là ? C'est ça ? lui demanda-t-il finalement à l'absence d'explication quant à son regard fixe posé sur lui.
- C'est toi qui vois. Mais je me demandais juste ce que tu allais dire tout à l'heure avant de te censurer.
- Tout à l'heure ?
- Si je soupçonne que tu gardes encore beaucoup de chose de moi. J'espérais qu'il n'y en ait pas tant, que tu ne saches pas de quoi je parle, ici. Je croyais qu'on avait convenu que tu serais dorénavant honnête et toi-même avec moi.
C'était un pur coup de bluff. Mais elle espérait que cela fonctionne.
- Cela n'a rien d'important. soupira-t-il, finalement.
Bingo ! L'envie d'en savoir plus fut la seule raison pour qu'elle évite de révéler aussitôt son subterfuge.
- On n'est pas obligé de parler que de choses importantes… préféra-t-elle donner pour toute réponse.
Ne pouvant résister à ce regard pétillant qui le scrutait, Deeks abdiqua.
- Ok. C'est juste que… J'aime quand tu m'appelles Marty.
Bon. Ce n'était pas un sujet auquel elle s'attendait. Mais pourquoi pas. Elle avait conscience d'avoir murmuré son prénom à plusieurs reprises dans la journée, lorsqu'il jouait de son corps comme d'un instrument de musique.
- Pourquoi ? le demanda-t-elle curieuse de cette étrange révélation.
Lui-même déstabilisé par cette question, Deeks afficha nettement quelques réticences à en dire plus.
- Comme ça. Pourquoi poser la question ?
- Depuis le temps qu'on bosse ensemble, on a trouvé un bon équilibre dans le boulot. Mais je réalise qu'il y a encore beaucoup de choses sur toi que j'ignore. C'est une manière comme une autre d'apprendre à mieux se connaître.
- Dans ce cas… Si mes collègues de la police, comme les gens de l'hôpital militaire, me nomment habituellement par mon grade. Vous autres au NCIS ne me m'appelez jamais que par mon nom de famille.
- Oui. Comme avec Callen.
- Sauf que Callen n'a pas de prénom. Moi si. Et Sam, son équipier, l'appelle « G ». Tu es mon équipière et tu ne m'appelle jamais que Deeks.
- Tu voudrais qu'on t'appelle Marty ? Que moi je t'appelle Marty ?
- Je ne sais pas… C'est juste que… Il n'a fallu qu'une séance avec Nate pour qu'il me nomme ainsi. Alors que ça fera bientôt deux ans qu'on se connait.
- Et… ?
- Et j'aurais cru que ce serait la personne la plus intime avec moi qui me nommerait de la sorte au quotidien.
- Il faut être proche de son thérapeute, si on veut que ca marche avec lui.
- Je suis d'accord. Mais… Crois-moi quand je te dis que je suis plus proche de toi.
- J'espère bien. lol !
- OH MON DIEU ! Kensi Blye a dit « lol » ! Oralement ! Sans déc ?
- Ca va !
Le frappant gentiment sur le bras, pour qu'il cesse de se moquer. Elle s'écarta vivement de lui pour faire mine de bouder. Mouvement, qui mena simplement Deeks à la récupérer d'un bras l'entourant par sa taille.
- Marty arrête…
Son rire bébête réponse à ses chatouilles réchauffait son cœur de flic. Mais plus encore le nom employé pour lui.
- Tu l'as encore dit.
- J'ai cru comprendre que c'était la règle, quand on devenait proche d'une personne de l'appeler par son prénom.
Se tournant de nouveau pour lui faire face, Kensi l'observa un instant avec sérieux. Elle n'avait pas réalisé qu'il ait pu être blessé qu'elle le nomme toujours Deeks et non Marty. D'autant plus depuis qu'ils étaient très officiellement un couple. Pourtant, tout le monde au NCIS s'appelait par son prénom… Kensi, Sam, Nell, Eric, Hetty… Pourquoi donc, cela n'avait-il pas été mis en place pour lui à son arrivé ? Elle s'en voulait subitement. Cela ne devenait plus si surprenant qu'il ait tant de mal à se sentir réellement intégré et accepté parmi eux, s'ils agissaient tous ainsi et pour tout, sans même le réaliser.
Sauf qu'à présent, la jeune femme se trouvait devant un conflit d'intérêt. D'un coté, elle voulait lui faire plaisir. Et dans le même temps, cela se verrait forcément, si elle changeait sa manière de lui parler à leurs retours. Restait peut-être une solution… Grimpant de nouveau sur le corps de son homme.
- Hé…
Elle se mit à lui mordiller le lobe d'une oreille.
- Kensi… Qu'est-ce que tu… ?
Avant de lui chuchoter sa proposition.
- Affaire ? conclue Kensi sur un baiser.
- Affaire. accepta sans mal Deeks avant de la faire crier de surprise en la plaquant sur le lit. Générant par la même une nouvelle slave de rires idiots de leur part à tous les deux.
Une fois calmés, Deeks eut ce sentiment euphorisant qu'il pouvait finalement tout dire.
- Kensi ?
- Hum ?
- Tu ne paniques pas, si je t'avoue autre chose.
- Non. Pourquoi je paniquerais ?
- A l'embarcadère de Venice. Quand tu es repartie avec Nate. Je… je nous ai vus… ou plutôt je t'ai vu.
- Vu faire quoi ?
- Rien. Je voulais juste dire... je t'ai imaginé… avec un bébé…
- ENCORE !?
- Quoi encore ? C'est la première fois que j'en parle.
- Désolée de te contredire. Mais on est loin de la révélation du siècle, là. T'as repris quelle drogue au juste à midi ?
- Hein ? C'est quoi cette question. Je n'ai pris que deux Tylenol.
- Deeks… T'arrêtes pas de fantasmer sur les gosses dés que t'es camé aux opiacés.
- Je... Mais non… J'ai rien pris.
- Réfléchis avant de répondre. Car nier n'arrange pas ton cas, tu peux me croire.
- Que… T'as dit que je pouvais être honnête.
Soupirant lourdement, Deeks se sentit comme ayant manqué un pan entier d'une discussion pourtant tout juste débutée.
Pas moins coincée, Kensi se sentit prise à son propre piège à sa dernière remarque. Prenant sur elle, comme promis, elle concéda finalement de laisser à son partenaire la liberté de s'exprimer sur le sujet abordé.
- Deeks… Tu peux bien fantasmer à loisir, il est hors de question d'envisager une seconde de me faire un bébé.
- Bien sur, pas tout de suite. Mais un jour ?
- Quoi un jour ?
Sachant qu'il ne pouvait pas tourner autour du pot durant 20ans, Deeks prit son courage à deux mains pour aborder la vraie question qui se cachait là.
- Ok.
Se redressant complètement pour s'asseoir, il s'assura que Kensi soit convenablement couverte du drap pour ne pas être détourné de son discours avant de se lancer.
- Écoute. Si je n'ai pas l'intention de te demander en mariage et de te faire des bébés dans l'instant. Juste. Je ne considère pas ce qu'on est en train de partager aujourd'hui comme un simple week-end « Sexe & Surf». Je veux construire quelque chose avec toi. Mais à quoi bon m'y lancer à cœur perdu, si dés le départ tu ne partages pas le même objectif ?
- Tu veux dire que si je t'annonce ne pas vouloir m'engager et avoir des gamins, tout s'arrête là ?
- NON !
- Non. reprit-il plus doucement. Ça veut juste dire… Honnêtement, je ne sais pas ce que ça veut dire. Mais si je dois savoir que rien de tout cela ne sera jamais envisageable, je préfère que tu me l'annonce tout de suite. Que je puisse m'engager dans cette relation, en toute connaissance de cause.
- Je ne comprends pas Deeks. Tu veux savoir quoi finalement ?
- Si tu envisages un jour de construire une famille ?
Sa première réaction fut de lui répondre qu'elle avait déjà une famille. Que ce soit avec leurs équipiers du NCIS, sa mère, ses grands parents, ou les vieux amis de son père avec qui elle avait conservé des liens forts. Mais sachant Deeks loin d'être aussi entouré, elle comprit enfin ce qu'il demandait.
- Oui, Deeks. Je souhaite un jour construire une famille. Même si cela n'indique pas que j'aspire comme toi à repeupler toute la Californie et finir en cloque dés le mois prochain.
- Promis. Je tacherais de me retenir le temps nécessaire.
- Non, mais je vous jure. Une vraie midinette qui rêve chiffon, mariage et bébé…
- Hé ! Qu'est-ce qu'on a dit plus tôt dans la cuisine ? Je me dois de respecter mon rôle de fille dans ce couple !
- Idiot !
Oui, il n'était parfois qu'un idiot. Mais Dieu qu'elle l'aimait cet idiot…
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A suivre.
Et en l'occurrence, la suite et fin très vite ^-^
mimi yuy
