Désolée pour l'attente et l'update plus tardive que prévu. Mais j'ai eu un mal fou à ne pas être complètement dépitée par son contenu. Pour un dernier chapitre finir par quelque chose de si plat est assez frustrant. Du coup, j'ai réécris la dernière partie au moins cinq fois avant de rendre les armes sur cette dernière version ^_^''' Cela m'est difficile d'accepter de clore cette histoire avec cette absence totale de rebondissement et autres scènes captivantes =_= Et dans le même temps, cela reste ce que je voulais faire depuis le départ. Bilan, pas moyen de sortir de ma ligne directrice pour faire mieux : Sorry !

Au programme donc, la « très simple » suite et fin du précédent chapitre. Pas de nouveau lemon (C'est qu'ils ont (enfin) essoufflés toute leur énergie à la chose lol p) Mais la fin des conversations ouvertes tout au long de cette fanfic entre Kensi et Deeks.

Sinon un GROS merci pour les derniers retours de Teyla, Julie, nana, Anna-Elena et Emily à qui je ne peux envoyer de message pour le faire en privé!

Pour répondre à la question de Teyla : si cette fanfic se termine (enfin ^_^'') j'ai déjà 3 One Shot qui prennent sa suite en cours de préparation. Donc je ne suis pas prête de lâcher les ziozios en mode « Perruches Inséparables » ^-^

Histoire de contrebalancer cet excès de sucre, je débute aussi une autre fanfic (publiée très bientôt) beaucoup moins « Happy Face » mais toujours centrée sur Deeks et son intégration (cette fois-ci beaucoup plus difficile) au NCIS ^-^

Bref, j'ai bien peur d'avouer être encore dans ce coin de fandom pour un bon petit moment ^_^'''

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UNDER COVER


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Chapitre 29

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C'est leurs corps enchevêtrés entre des draps défaits que les deux jeunes gens - repus d'avoir enfin contenté toute leur soifs de l'autre par leur marathon sexuel - trouvaient une autre forme de jouissance en consommant un bac de crème glacé Ben&Jerry en guise de goûter improvisé. Calée confortablement contre le torse de son homme, Kensi avait la commande de l'unique cuillère, plongeant en un rythme régulier dans la vanille aux noix de pécans caramélisés tout en alternant la direction de cette dernière.

Si elle savait que Deeks, comme elle-même, ne pourrait battre de nouveau record pour la journée sans que le plaisir ne devienne supplice. Cela n'arrêtait toujours pas son partenaire de couvrir son corps consentant de mille et une caresses. A croire qu'il ne se lasserait jamais du toucher et gout sucrée de sa peau – dixit le principal intéressé. Pas qu'elle comptait s'en plaindre, remarquez. C'était juste… déconcertant. Elle qui n'avait plus partagé que des coups d'un soir depuis l'abandon de son fiancé des années plus tôt…

Ayant eu amplement confirmation que le lieutenant de son cœur appréciait le petit entretien en toute situation. Kensi, toujours en quête de mieux le connaitre, décida cette fois-ci de rebondir sur l'une de ses confidences faites quelques jours plus tôt pour casser leur silence bienheureux.

- Alors… ?

- Humm ?

- Pourquoi les surfeurs que tu m'as présentés ce matin sur la plage m'ont loué l'importance de prendre grand soin de « Utah » ? Au lieu de l'ancien « Johnny », car « Bodhi » ca craint trop… Si j'ai bien tout retenu.

- C'est une longue histoire.

- T'as un autre rendez-vous pour finir la journée ?

- Nope.

Avalant voracement la cuillère tendue, Deeks ne la lâcha pas aussitôt pour la taquiner, avant d'enfin lui répondre.

- Ok. Tu as compris, je pense, que depuis que je suis en âge de me rendre seul à la plage, j'ai toujours surfé. Durant de nombreuses années, je n'étais pas du genre accessible à la discussion. Trop apeuré qu'on me pose des questions. Mais avec l'âge, j'ai pris confiance en moi sur la planche. Et…

- …le besoin de devenir sociable a grandi ?

- Quelque chose comme ça. Arrivé à un certain niveau, il n'est plus trop conseillé de la jouer solo dans l'eau. Donc loin de moi l'idée de me faire des amis. J'ai progressivement été attiré par les groupes d'homme égalant mon niveau du moment. Et un jour venu, j'ai ressenti le besoin de m'identifier à eux. C'est que si ça passe sans mal quand t'es ado, une fois adulte, j'étais clairement las de les entendre me sonner par un « Hé ! Toi, le blondinet ». N'étant pas un rapide, je te le concéderais, cela correspondait au moment où je venais d'abandonner le barreau pour entrer dans la police. Je débutais alors ma première enquête. Il faut savoir qu'à mes débuts chez les flics, j'ai commencé ma carrière au Stups, dans le service des infiltrations. Comme je ne connaissais pas les gars que je croisais régulièrement dans l'eau, et ne souhaitait pas donner ma véritable identité à des étrangers. Je me suis alors moqué de moi-même en décidant de prendre l'identité de Johnny Utah, petit juriste de L.A.

- Comme dans Point Break, donc ?

- C'est ça. Dans le film, Keanu Reeve se faisait passer pour un avocat, alors qu'il était réellement flic. Et avec ma nouvelle prise de fonction, j'avoue que j'étais un peu parano. J'avais peur de revoir sous couverture toute personne que je croisais habituellement. Alors comme j'étais toujours un avocat, bien que ne plaidant plus. Je trouvais ça moins risqué de me faire passer comme tel.

- Ce n'était pas un peu trop gros, tant de similitudes ?

- Je me suis juste fait appeler « Johnny ». Je n'avais pas encore évoqué la référence au film, à cette époque. Donc il n'y avait pas de raison de se poser de questions. C'est bien des années plus tard, que l'origine de ce prénom a été percée.

De plus en plus intéressée par l'histoire, Kensi posa sur la table de nuit la crème glacée qu'ils venaient de terminer. Alors, elle l'incita à se coucher un peu plus, pour mieux se nicher contre lui et ainsi écouter la suite de ses confidences.

- Quand est-ce arrivée ?

- Il y a un peu plus de deux ans de cela, je surf quelques unes des plus belles vagues de ma vie. Elles étaient gigantesques. On sortait d'une tempête d'amplitude et les drapeaux étaient au rouge. Nous n'étions pas beaucoup dans l'eau. Mais avec un autre type, nous alternions les vagues sans nous les combattre. Un fairplay qu'on ne retrouve pas chez tout le monde, tu peux me croire. Je n'avais aucun mal à voir que j'étais en présence d'un grand sportif et surtout d'un natif du coin. Mais le plus surprenant, c'est qu'il ne s'agissait pas d'un total inconnu. Je le connaissais de vue depuis peu. Aussi, inconsciemment, on a commencé à se surveiller l'un l'autre. Histoire de s'assurer qu'aucun rouleau ne nous emporte sans témoin.

Voyant Kensi littéralement boire ses paroles, Deeks poursuivit amusé de son intérêt non feint.

- Quand nous sommes finalement sorties de l'eau, d'autres surfeurs se sont présentés à nous pour discuter technique et se présenter. Quand l'un d'eux m'a demandé mon nom, j'ai répondu comme à tous les autres avant lui, qu'il pouvait m'appeler Johnny. C'est cet homme qui aussitôt a fait le lien :

« - Comme Johnny Utah ?

- Ouais. C'est chaud, non ? »

- Je trouvais ça tellement drôle de me faire appeler par le nom d'un flic s'infiltrant comme surfeur, quand cela faisait dorénavant des années qu'on me faisait sentir comme un surfeur s'infiltrant chez les flics. L'ironie était devenue si risible. Le hic, c'est que l'autre type, celui avec qui j'avais surfé n'était autre qu'…

- Eric ! l'interrompit Kensi.

- Gagné ! Nous nous étions à peine parlé des semaines plus tôt, quand nos enquêtes sur la mort du vice-caporal Daniel Zuna s'étaient entrecroisées à la salle de sport. Et là, il se trouvait pas loin derrière moi. Donc assez proche pour m'entendre et savoir que je n'avais pas donné ma véritable identité.

- Comment a-t-il réagit ?

- Loin de me griller, il a enchainé en se présentant d'un clin d'œil comme « Roach » : un autre perso emblématique du film, laissant croire aux autres qu'on ne se connaissait pas déjà. Riant tous de sa réaction, le reste du petit groupe que nous étions alors a pris à leur tour l'un des noms des surfeurs que croisait Johnny dans le film. C'était…. C'était… juste frais.

Les yeux pétillants de joie à ce souvenir, Deeks n'eut pas conscience d'afficher un sentiment rare de fierté. Les surfeurs ce jour-là l'avait fait se sentir assez important pour devenir le centre de leur groupe en devenir. Tout cela parce qu'il était suffisamment bon ou fou pour affronter les pires vagues.

- Depuis lors. D'un heureux hasard, nous nous sommes recroisé de temps à autre, au point de finir par prendre des habitudes communes. C'est comme ça qu'est née notre surf-gang composé de surfeurs un peu plus qu'amateurs. Il y a peut-être parmi nous des chefs d'entreprise ou des chômeurs, des étudiants, voire même des hommes de main, repris de justice et j'en passe. Mais dans l'eau, on ne veut pas le savoir. On aspire tous à une seule chose : oublier nos vies dans cette communion avec l'océan. Si à l'origine ce faux nom - pour ne pas dire cette couverture - était le seul moyen que j'avais de continuer à profiter du surf sans craindre de me griller plus tard, si je croisais ces mecs ailleurs en ville. Il s'avère que finalement, l'idée de rester anonyme convenait à tout le monde. Alors d'une boutade, c'est devenu le ciment de notre groupe disparate.

- Et depuis vous vous retrouvez régulièrement ?

- Yep. Pour la plupart, sans faute, chaque matin de l'année ! C'est notre ligne de sauvetage. Certains membres changent parfois. Suite à un déménagement, une mutation… Mais le noyau dur est solide et constant.

- Et Eric en fait donc partie ?

- C'est foncièrement lui qui a officialisé tout ça. Mis en place un réseau Twiter pour communiquer tous ensemble et organiser les points de RDV…

- De vrais gamins qui jouent ensembles, quoi !

Deeks se doutait que vu de l'extérieur, ils passeraient pour des mômes. Ca faisait toujours mal d'être jugé immature parce qu'on n'était pas sérieux à mort non stop, chaque minute de chaque journée de toute l'année. Mais peu importait. Il s'assumait depuis longtemps sur ce point. Si bien qu'aucune relation intime n'y changerait rien. Il avait amplement dépassé ce cap. Avec un père arborant le rabaissement de soi comme une religion familiale, des collègues à la police le détestant cordialement pour tout un tas de raisons, ou ses équipiers du NCIS qui jugeaient toute personne non militaire comme sous entrainé et moins fiable… Cela faisait longtemps qu'il n'attendait rien de personne. Comiquement, avec le temps, il s'avérait juste que c'était sous l'une de ses multiples couvertures qu'il était à 100% lui-même. Johnny Utah était une part importante du vrai Marty Deeks. Une part qui à ce jour était véritablement comprise que d'une seule personne. Et ce n'était malheureusement pas Kensi.

Il avait beau l'aimer comme un fou. Elle avait beau avoir a priori trouvé quelque chose en lui qui lui permette de lui retourner quelques sentiments tout aussi précieux. Il ne se faisait aucune illusion. Elle trouverait toujours une partie de ce qu'il aimait plus que tout, futile et immature. C'était un fait acquis et accepté depuis longtemps.

L'embrassant longuement sur la tempe, il se détacha finalement de son corps pour se lever. Ne portant plus son attèle, ôtée peu après leur dernier round, il enfila sans mal son bas de pyjama - un pantalon ample de yoga - trainant au pied du lit avant de fuir les lieux.

- Je meurs de soif. Je vais chercher de l'eau.

A cette réaction, Kensi comprit qu'elle avait merdée. Encore. Elle ne voulait pas le juger immature par sa remarque innocente. Même si elle le pensait dans une certaine mesure, elle ne doutait pas moins de la valeur et bravoure de son partenaire. Trop consciente d'avoir blessé un peu plus encore l'homme à l'estime de soi si profondément meurtrie depuis son enfance saccagée par un père abusif. Une enfance qui l'avait tristement rendu trop tôt plus mature que bien des adultes. Elle regretta amèrement la chute de son sourire avant qu'il ne la fui.

Ne pouvant rester sans réagir, elle se leva tout aussitôt. Attrapant la chemise qu'il avait portée la veille, Kensi s'en habilla avant de partir à sa recherche. Elle réalisait finalement que le Marty Deeks de tous les jours, le jeune homme joyeux sur qui les critiques et taquineries glissaient comme de l'eau sur les plumes d'un canard n'était là encore qu'un rôle, une couverture : celle du flic superficiel bossant pour le NCIS. Alors que le vrai Marty Deeks - celui désireux d'être avec elle - était aussi un homme mélancolique, parfois terriblement peu confiant en lui-même.

Le retrouvant dans la cuisine à boire jusqu'à plus soif à la bouteille, elle l'approcha tel un animal sauvage. Glissant ses bras autour de sa taille, elle apposa doucement un baiser sur son épaule droite avant de parler.

- Excuse-moi. Je ne voulais pas le dire comme ça. Je trouve ça chouette que tu ais des amis.

Posant la bouteille sur la table, il couvrit ses mains d'une caresse inconsciente.

- Effectivement. Je ne suis pas comme vous l'imaginez parfois : rejeté de tous. J'ai aussi des amis.

Oui, des amis, des relations, un voisinage… Deeks côtoyait tout un tas de monde avec qui il parlait, échangeait, riait… Mais combien d'entre eux le connaissait réellement ? Elle-même avait-elle pu enfin entrapercevoir toutes les facettes composant cet homme qui lui disait l'aimer comme un fou ?

L'incitant à se retourner, Kensi l'attira jusqu'à elle. Reculant lentement pour les mener tous deux vers un mur où elle s'adossa, elle se saisit alors de ses mains.

Libéré de son plâtre peu avant son départ de l'hôpital, les deux mains étaient à présent dénuées de tout bandage pour mieux « respirer ». Observant chaque extrémité de ses doigts, elle était impressionnée du résultat obtenu après seulement trois semaines de soin. S'il avait toujours et pour encore très longtemps d'innombrables cicatrices sur tout le corps, il devenait impossible de deviner à quel point il avait souffert sous les tortures de Johnny Torrio. Pourtant Kensi n'oublierait jamais cette image de lui couvert de sang quand ils l'avaient retrouvé derrière l'entrepôt.

Finalement. Consciente que Deeks la laissait agir à sa guise - spectateur patient de ce qu'elle attendait réellement de lui. Kensi choisit où poser ses mains d'homme. L'une près de son visage, la seconde sur sa taille fine. L'incitant ainsi, à l'enfermer de son corps, elle lui donnait sciemment une position de pouvoir sur elle. Une part d'elle-même voulait qu'ainsi, il comprenne le message : qu'il réalise, juste combien elle pouvait avoir confiance en lui, malgré tous ses dires et son attitude parfois trop directive. Si plus tôt, avant leur déjeuner, il lui avait confirmé ne pas être dérangé par cet aspect de son caractère. Elle aurait souhaité à son tour, lui confier combien sa démonstration de force dans la villa de Johnny Torrio l'avait impressionnée - que ce soit pour la sauver, sortir Sam et Callen de leur embrouille ou atteindre le lieu des preuves informatiques tant désirées… Elle était si admirative de son talent à réagir si rapidement à toute sorte d'imprévus.

Ca et sa capacité à surmonter si aisément des épreuves tout bonnement traumatisantes, et ce depuis son plus jeune âge ; la captivait tout autant, que sa plastique de rêve la séduisait, ou son âme si douce et généreuse la charmait. Comment craindre que les circonstances puissent pousser une personne à vous abandonner, quand cette dernière possédait ce don de savoir retomber sur ses pieds quoi qu'elle affronte ? Ce soir, Kensi réalisait - un peu effrayée, il fallait bien l'admettre - les raisons pour lesquelles elle se sentait tant en sécurité et sereine dans ses bras. Et combien elle était simplement à l'aise et apaisée à ses cotés. Des sentiments jamais ressentis jusqu'alors avec aucun autre homme. Pas même Jack avait su lui apporter une telle assurance à la survie, alors qu'il était pourtant un militaire tout comme elle... Tout comme son père… Deux hommes d'expériences entrainés pour survivre à toutes les attaques et faire face à l'ennemi sans trembler. Deux hommes qui l'avait pourtant abandonné, l'un via la mort, le second par la fuite.

Deeks n'avait pas connu un centième de leur entrainement. Pourtant il émanait de lui une force tranquille plus puissante et véritable. Et de par les derniers évènements, plus que jamais, elle savait qu'il n'abandonnerait jamais - qu'il ne l'abandonnerait jamais - sans combattre de toutes ses forces. Une certitude suffisante pour qu'elle même se décide à le convaincre qu'il valait aussi la peine qu'on lutte pour lui.

Mais à peine allait-elle enfin dire un mot en ce sens, qu'il la prit de vitesse.

- Autant je t'aime et voudrait te faire l'amour non stop des jours entiers, Kens'. Autant là, je suis au regret d'avouer mon incapacité physique à assouvir la moindre de tes attentes.

Se retenant difficilement de ne pas pouffer à cette révélation qui - à l'évidence - semblait si problématique pour Deeks, Kensi le rassura aussitôt. Elle non plus n'avait plus aucune envie de sexe, aussi doux puisse-t-il être.

- Sois rassuré. Là n'était pas mes attentes.

- Oh…

Amusée qu'il puisse être déçu - tout en sachant ne pas pouvoir répondre à la demande, si elle avait répondu différemment - Kensi le laissa se nicher contre elle.

- Un problème ?

- Non. Aucun…

Au détail près qu'il réalisait être soudainement prit de vertige, littéralement vidé de toute force.

- Je sais pas trop d'où ca vient, mais je me sens un peu claqué, là.

Se disant, Kensi réalisa qu'il affichait même de sérieux signes de fatigue. Pour ne pas dire d'épuisement, au vu des ombres brunes creusant ses yeux et son équilibre paraissant subitement en péril. Désireuse de lui éviter toute situation dégradante, comme glisser au sol faute de pouvoir se maintenir plus longtemps debout, Kensi l'attira en direction du salon.

- Ok. Que dirais-tu dans ce cas de finir la journée devant la télé ?

- Pourquoi pas.

Lui-même surpris par son instant de faiblesse, Deeks se laissa trainer par sa prise sur son poignet. Une baisse d'énergie soudaine qui n'aurait pourtant pas du tant le surprendre. Car si leur activités du jour avait cruellement manqué de diversité. Pour quelqu'un sortant à peine de l'hôpital, il n'en avait pas moins surfé pendant plus d'une heure, essayé d'assurer avec l'objet de son affection à maintes reprises, sans même évoquer leurs petites courses et son atelier cuisine. Se connaissant, il craignait de s'endormir pour un moment s'il concédait de se coucher à cet instant.

Arrivée aux mêmes conclusions, Kensi l'incitait à s'installer sur le canapé du salon, quand elle le sentit clairement réticent.

- Marty ?

- Il faut que je sorte Monty...

Voyant le chien endormi sain, non loin de là dans son panier, Kensi jugea que la pause pipi canine pouvait bien attendre encore quelques minutes.

- Je vais m'en occuper. Allonge-toi là, pour l'instant.

Doucement, elle le poussa à s'installer. Loin de le lui nier, Deeks se laissa ainsi guider sans plainte, enfouissant son visage dans le moelleux des coussins. Preuve supplémentaire, s'il en fallait qu'il avait bien atteint les limites de son énergie sans borne. Elle le couvrit alors du plaid trainant sur le dossier du canapé, avant de s'asseoir un instant à ses cotés.

- Excuse-moi. lui murmura-t-il.

- De quoi ?

- Je ne comprends pas ce qui m'arrive. J'ai du me relever trop vite.

- Marty… soupira-t-elle. Il n'y a rien à s'excuser. Tu as le droit d'être fatigué.

- Mais…

- Shh… Reposes-toi.

S'il aurait aimé se montrer plus endurant et résistant, Deeks céda sans mal sous les caresses offertes par une Kensi jouant naturellement avec ses boucles blondes. Jusqu'alors inconsciente de son geste, si elle ne vit pas le sourire satisfait de son compagnon, la jeune femme n'eut aucun mal à entendre le soupir de contentement qu'elle lui extirpa.

Elle lui donnait encore quelques minutes avant qu'il s'endorme profondément. Après quoi, elle s'occuperait de Monty et entamerait la préparation de leur diner. (Enfourner deux pizzas restant dans son domaine de compétence). Des actes simples qu'elle avait plaisir à prendre en charge sachant que Deeks les lui abandonnait sans crainte. Pourtant, il restait une chose qu'il ne lui avait pas confiée. Une chose qui tout en poursuivant ses caresses sur sa chevelure dorée, la poussait à exprimer ce qu'elle gardait en elle depuis deux semaines… Bien que ce ne soit clairement pas le moment le plus approprié pour en discuter, alors qu'il était aux frontières du sommeil.

- Dis.

- Hum ?

- Je peux te poser une dernière question ? finit-elle par demander, brisant par ces seules paroles une léthargie commune.

- Bien sur.

- Pourquoi as-tu choisit Éric pour remplacer Hetty comme la personne à contacter en cas d'urgence ?

Non dupe, Deeks savait bien que la véritable question était : « Pourquoi ne l'avait-il pas choisi, elle ». Désireux d'être honnête - sachant que quelque soit sa réponse, Kensi en serait de toute façon, soit vexée, soit peinée - il se retourna sur le dos pour lui répondre.

- Quelque chose comme… la peur du jugement ?

Résigné à devoir affronter la fureur ou déception qui s'en suivrait, Deeks admettrait bien plus tard qu'elle l'avait réellement surpris. Car hors de tout reproche, Kensi se contenta de deux mots.

- Je comprends.

- Vraiment ?

L'observant droit dans les yeux, si lui ne cacha pas son étonnement, il vit sans mal sa sincérité.

- Vraiment.

Alors qu'elle s'abaissait à son niveau pour apposer un baiser sur son front, comme lorsqu'on incite un enfant à s'endormir, Deeks réaliserait bien des jours plus tard, que c'est à cet instant précis que leur couple eut toute les chances de réussir.

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A suivre.


Et voilà. Plus qu'un ultime Épilogue pour clore cette fic ^-^

mimi yuy