Pairing: Hinamori/... Rien à dire ici: je ne peux pas vous dire à qui elle s'adresse, ça casserait tout.

Encore du drama désespéré. Une lettre d'adieu, plus exactement. Non, on ne se refait pas. Si ce texte me tenait à coeur, c'est que je pense qu'Hinamori pourrait nous réserver des surprises si l'auteur lui en laissait l'occasion. Mais c'est vrai qu'il a tellement de personnages à gérer, le pauvre! ^^ En tout cas, Hinamori est une petite tête qui bouillonne, et il faut se méfier des femmes passionnées. C'est pas pour rien que son zanpakutô balance des boules de feu, à mon avis.

Disclaimer: Bleach et tous ses personnages appartiennent à Tite Kubo!


IV. HINAMORI

Adieu. Adieu pour toujours.

C'est à toi que je m'adresse, toi qui m'as trahie. Toi que j'aimais, que je chérissais.

Tu m'as volé ce que j'avais de plus précieux. Tu as brisé mon illusion d'un coup de sabre.

Tu aimais ma douceur et mon cœur généreux. Mais tu ne savais pas à quel point je pouvais haïr.

Tu voulais me protéger… moi qui n'ai jamais été aussi forte que toi. Ta détermination, ton sérieux, c'est ta puissance véritable. Car jamais tu ne recules, jamais tu ne renonces. C'est bien là ce qu'il y a de terrible, chez toi.

Jamais je ne t'ai vu pleurer.

Je t'admirais pour cela, et toi, tu me mentais. Ce que j'aimais s'est révélé être la lame du poignard que tu m'as planté dans le cœur.

A présent, il ne reste qu'un abîme de noirceur, un gouffre hideux et suintant la haine et le fiel. Ce n'est plus le sang qui coule dans mes veines, mais le feu empoisonné de la vengeance.

Tout était faux. Tout n'était qu'illusion. Mais ma haine s'abattra sur toi, elle te poursuivra jusqu'à ce que justice soit rendue. Il doit en être ainsi.

Mais que j'étais bête ! Et crédule ! Tu t'es joué de moi, et je me blottissais avec bonheur dans cette tendre insouciance. J'étais à l'abri. Je me sentais chez moi.

Il y a tant de choses que j'aurais à te dire, si je m'écoutais. Alors que je m'étais juré de ne plus rien accorder ! Pourtant toute vengeance mérite une explication. Et la vengeance n'est pas la vengeance, si l'homme sur qui elle s'abat ne comprend pas pourquoi il doit mourir.

Tu sauras tout. Je savourerai chacun de mes mots et de tes regards avant de te tuer. Tu nieras avec la même aisance que tu as toujours eue pour mentir. Puis tu comprendras que tu ne peux plus me tromper. Puis tu reconnaîtras. Peut-être même chercheras-tu à gagner du temps…

Mais il y a une chose que tu ne feras pas. Tu ne me supplieras pas. Même si je parvenais à te vaincre, tu ne me supplierais pas. Oui, tu es trop fier pour cela. Et quand bien même je te hais, je ne parviens pas à te mépriser. Je t'estime encore, et te place trop haut pour te croire faible, médiocre ou lâche.

Je voudrais être comme toi. Dure, implacable. Je voudrais croire que je suis capable de tenir mes résolutions. Je voudrais que ma haine subsiste quand j'aurais quitté cette prison. Qu'elle ne fonde pas comme neige au soleil, lorsque nous serons face à face, et que nos souvenirs imploreront mon pardon.

Oh, mais pourquoi ? Oui, pourquoi ? Voilà la seule chose que je te demanderai, quand je t'aurai retrouvé. J'espère connaître la réponse, avant de t'effacer de ce monde. Car alors, je pourrai me dire que j'avais raison et qu'il fallait, pour le bien de tous, que je te tue. Alors je pourrai me dire que tout était vrai, que tu es bien l'être que je hais le plus au monde, maintenant. Je sais que je ne pourrai vraiment y croire que lorsque ta confession sortira de ta bouche. Cela suffira-t-il pour me donner la force? Parviendrai-je vraiment à te tuer?

Mais non. Je ne flancherai pas. Car ce que tu as fait est au-delà des mots. Nos liens n'existent plus, et c'est de ta faute. Mon pardon t'es refusé à jamais.

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Adieu, donc. Lorsque nous nous reverrons, je ferai couler ton sang. Cette horrible tâche, il me l'a confiée. Même s'il n'est plus là, je ferai tout pour être digne de sa confiance, et je stopperai ton infâme projet. Ce ne sont pas seulement les ordres d'un capitaine, mais les dernières volontés d'un homme que j'aimais, et que j'aime encore.

Je regrette seulement qu'il n'ait pas pu te tuer de sa main. La première fois que j'ai lu la lettre du Capitaine, j'ai eu des doutes. Je ne pouvais pas y croire. Mais c'est la vérité. J'ai confiance en lui. Capitaine Aizen…

Adieu mon ami, mon compagnon. Adieu mon frère.

Sayonara Shiro-chan.

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