Chansons du Chapitre 2 : Poison & Wine by The Civil Wars - Ain't No Mountain High Enough by Vula Malinga

WOW ! Quel accueil !
Je ne m'attendais vraiment pas à ça, mais merci beaucoup, ça m'a fait énormément plaisir et m'a motivée à bouger mes fesses pour finir ce chapitre. Je crois bien avoir répondu à toutes vos reviews et si ce n'est pas le cas, vous avez le droit de me taper sur les doigts ! Deal ?
Sachez, en tout cas, que j'avais décidé de publier un chapitre chaque semaine, tous les Vendredi, mais je n'ai pas eu assez de temps pour écrire ces dernières semaines et donc ça a pris beaucoup plus de temps que prévu -la preuve, même ce soir, je suis en retard ! (Bon, pour ma défense, il est un peu plus long que le précédent... Mais juste un peu, alors, en fait, ça ne compte pas vraiment.)
Mais je peux vous assurer qu'à partir de maintenant un chapitre sera posté tous les Vendredi.
Enfin ! Trêve de blablas, j'espère que ce chapitre qui m'a donnée du fil à retordre vous plaira et on se retrouve en bas !


Une jeune femme entra dans la grande salle de réception, spécialement décorée pour l'évènement de ce soir, et regarda autour d'elle, tournant lentement sur elle-même, un léger sourire commençant à apparaître sur son visage face au résultat final.

Elle ne put s'empêcher d'observer les moindres détails de la pièce, voulant s'assurer que tout serait parfait quand les invités arriveraient et lorsque sa courte inspection fut terminée, son sourire s'élargit considérablement et finit par atteindre ses yeux chocolats, alors que le soulagement prenait place dans tout son être.

Organiser cette soirée n'avait pas été une tâche des plus faciles, puisqu'elle n'avait pas pu compter sur l'aide ou le soutien de son époux, et cette préparation lui avait value un certain nombre de nuits blanches durant ces trois derniers mois, où elle avait travaillé d'arrache pied pour rester dans les délais.

Mais maintenant qu'elle se trouvait dans cette grande salle, prête à accueillir les convives et sa décoration finalement terminée, elle était heureuse d'y avoir passer tant de temps dessus.

Le résultat en valait définitivement la peine, pensa-t-elle avec contentement, tout en se mordant la lèvre inférieure inconsciemment.

Son regard se posa sur un des nombreux miroirs qui se trouvaient dans la salle et une légère grimace remplaça rapidement son sourire, lorsqu'elle aperçut son reflet dans la glace.

Sa tenue composée d'un jean moulant, mais troué et délavé par le temps, ainsi que d'un haut à l'effigie de son équipe de base-ball favorite faisait assez tâche dans cette salle, qui inspirait plutôt à porter des costumes ou robes de soirée et sa grimace s'accuenta d'elle-même alors qu'elle jetait un nouveau coup d'oeil à la décoration de la pièce, avant de reporter son attention sur le miroir.

Elle continua à fixer son reflet durant une longue minute et haussa ses épaules, pour finalement se retourner et quitter la salle d'un pas assuré, pour se rendre à l'étage afin de se préparer pour le gala qui allait se dérouler dans moins de trois heures.

Tandis qu'Edward Cullen venait juste d'arriver à son appartement, complètement en nage après le long footing qu'il venait de faire dans le grand parc, qui se trouvait à cinq minutes à pieds de chez lui.

Sa respiration était encore irrégulière, lorsqu'il commença à se déshabiller en plein milieu de son salon. Il envoya valser dans un coin de la pièce ses chaussures, jeta négligemment son débardeur sur un des fauteuils qui se trouvait non loin de lui et retira d'un même mouvement son pantalon de sport et son boxer, laissant ces deux derniers traîner sur le parquet, alors qu'il se dirigeait complètement nu vers sa salle de bain pour prendre une bonne douche.

Ce n'était plus dans ses habitudes d'aller courir, mais c'était la seule idée qui lui était passée par la tête lorsqu'il cherchait désespérément une activité pour se vider l'esprit et arrêter de penser à la réception qui avait lieu ce soir.

Il avait dans un premier temps eu envie d'appeler sa soeur aînée, mais s'était finalement ravisé sachant qu'elle devinerait que quelque chose n'allait pas ; il avait ensuite essayé de jouer du piano, mais était bien trop nerveux pour arriver à se concentrer et était presque incapable d'enchaîner deux notes à la suite sans se tromper.

Cette constatation l'avait finalement plus frustré et énervé qu'autre chose et il avait brutalement refermé son piano, avant d'allumer une nouvelle cigarette et sortir sur son balcon pour tenter de se calmer.

C'est à ce moment là, qu'il avait aperçu les grands arbres du parc qui se trouvait à une centaine de mètres de chez lui et avait pensé que cela faisait bien longtemps qu'il n'était pas allé courir et qu'un peu d'exercices physiques ne pourraient pas lui faire de mal.

Et il ne regrettait finalement pas sa décision, puisqu'elle avait eut l'effet escompté et se promit même d'aller courir au moins une fois par semaine, tandis qu'il allumait la douche et réglait la température avant de se glisser à l'intérieur de la cabine.

Il enroula une longue serviette autour de ses hanches une demi-heure plus tard, quittant avec regret sa place sous le puissant jet d'eau chaude, alors qu'il attrapait un autre linge pour essuyer le haut de son corps et se sécher les cheveux, les ébouriffant énergiquement.

Il se posta devant le miroir de la salle de bain et commença à examiner son reflet, hésitant à raser sa barbe naissante. Il ne savait pas non plus s'il devait essayer pour une fois dans sa vie de dompter sa masse de cheveux rétive ou laisser plutôt cette dernière comme à son habitude.

Ses soeurs lui avaient toujours dit que cette légère barbe négligée le rendait encore plus attrayant qu'il ne l'était à la normale. Mais justement, il avait peur que cela fasse trop négligé pour une soirée mondaine où il devait, en plus, faire bonne impression sur une totale inconnue.

Il se regarda encore un court instant dans la glace et finit par souffler fortement et lâcher tout haut un « Oh, et puis merde ! », avant de quitter la pièce pour se rendre dans sa chambre afin de s'habiller.

Le jeune homme décida qu'il était hors de question qu'il change ses habitudes ou sa manière d'agir pour un travail.

Il avait déjà accompagné certaines de ses clientes à des galas ou autres évènements mondains et tout s'était très bien passé ; jamais il ne s'était autant pris la tête pour sortir et il ne voyait pas pourquoi cela devait changer.

Et si ça ne plaisait pas à Jacob Black, il pouvait toujours aller voir ailleurs s'il y était.

~ EB ~

Edward Cullen écrasa sa seconde cigarette avec le talon de sa chaussure et passa une main nerveuse dans ses cheveux.

Il inspira profondément, tentant vainement de se calmer et était sur le point de sortir de son coin, lorsqu'il vit un couple arriver, la femme vêtue d'une très belle robe de soirée, tandis que son compagnon, qui portait un costume certainement fait sur mesure, était... parfaitement rasé.

Cette constatation irrita fortement l'escort-boy, qui plissa ses yeux et fit demi-tour, marmonnant des paroles intelligibles et cherchant immédiatement son paquet de cigarettes pour en allumer une nouvelle.

Il aurait dû se raser, pensa-t-il, alors qu'il sortait son briquait et plaçait sa clope entre ses lèvres. Il aurait vraiment dû se raser, continua-t-il de se répéter alors qu'il s'appuyait contre le lampadaire qui se trouvait juste à côté de lui et croisait ses bras contre son torse.

Il décida qu'il se comporterait comme un adulte responsable digne de ce nom et se rendrait directement au gala dès que sa cigarette serait terminée, tandis que pour son plus grand malheur il voyait cette dernière se consumer bien plus rapidement qu'il ne l'aurait souhaité.

Quand celle-ci fut complètement finie, il la laissa tomber au sol et allait l'écraser une nouvelle fois avec son talon, quand il aperçut un des invités arriver et jeter sa propre cigarette dans un des pots à fleurs vides du jardin.

Ses yeux s'écarquillèrent légèrement d'eux même sous la surprise, alors qu'il voyait l'inconnu se diriger vers le grand bâtiment, comme si de rien était.

Ce comportement interpella Cullen, qui se doutait bien qu'un homme ayant reçu une certaine éducation ne ferait pas ce genre de chose dans un lieu public et commença à regarder avec plus de minutie un autre pot à fleurs, lui aussi vide, qui se trouvait non loin de lui.

La forme assez étrange de l'objet l'intrigua et il se dirigea vers le grand bloc de pierre, pour le voir de plus près.

Il crut bien que ses yeux allaient sortir de leurs orbites, alors qu'il laissait échapper un juron dans ce qu'il aurait voulu être un chuchotement, mais qui ressembla plutôt à un cri étouffé, quand qu'il se rendit compte que tous ces blocs de pierre présents n'étaient pas des pots à fleurs vides, mais bien des grands cendriers pour les invités fumeurs.

Edward se sentit stupide, vraiment stupide et se précipita vers ses trois mégots, pour les ramasser et les jeter dans un des grands cendriers, qui se trouvaient dans le jardin de la propriété, avant de se retourner vers l'hôtel particulier, où se déroulait la réception de ce soir et qui était désormais en face de lui.

C'était un bâtiment imposant et à l'architecture classique qui aurait certainement pu paraître intimidant, mais le jeu de lumières présent sur ce dernier et le jardin tout autour de lui, parfaitement entretenu, le rendait chaleureux et plutôt accueillant.

Il inspira profondément, releva légèrement la tête et se dirigea d'une démarche assurée vers un des réceptionnistes qui se trouvait à l'entrée de la grande maison et qui lui demanda son nom -afin de vérifier qu'il était bien sur la liste des convives-, avant de lui prendre son manteau et l'inviter à se rendre dans la salle de réception, qui se trouvait à sa droite, derrière une grande double-porte en bois sombre.

Le jeune homme acquiesça rapidement d'un hochement de tête et alors qu'il se tournait dans la direction que l'inconnu lui avait indiqué, il aperçut du coin de l'oeil arriver Jacob Black et pressa inconsciemment le pas.

Il rentra quelques secondes plus tard dans une grande salle emplie de monde et s'arrêta après quelques pas, les yeux écarquillés sous la surprise, alors qu'il ne tentait même pas, contrairement à ses habitudes, de deviner le titre de la musique familière qui était jouée à ce moment-là.

Non, son attention était entièrement portée sur l'architecture et la décoration plutôt surprenantes de cet endroit.

C'était une vaste pièce, avec un très haut plafond, où de belles gravures mais discrètes y étaient dessinées et où plusieurs lustres y étaient pendus. Les murs blancs renvoyaient un aspect assez froid et impersonnel, qui était vite contourné par toutes les fleurs présentent dans la salle et les couleurs chaudes apportées par les meubles et autres objets de décoration.

L'organisation de cette grande salle laissait Cullen assez perplexe, tandis qu'il essayait de deviner où est-ce que tous les convives pourraient bien manger ce soir.

En effet, des fauteuils et canapés en cuir étaient installés harmonieusement, tout autour d'un grand espace circulaire légèrement surélevé, qui se trouvait en plein milieu de la pièce et auquel on pouvait accéder grâce aux quatre marches qu'il fallait monter.

Les seules tables présentes étaient celles qui se trouvaient entre certains canapés et fauteuils, qui étaient face à face, et où un très beau bouquet de roses était posé sur le plateau en verre de chacune des tables basses.

Il observa une petite vingtaine d'invités danser ensemble sur le rythme entraînant mais assez doux, dans l'espace circulaire, tandis qu'il pouvait entendre plusieurs personnes parler avec entrain et quelques rires.

L'ambiance était bien plus conviviale et jovial que ce à quoi il s'attendait, constata-t-il, alors que son regard se posa au même instant sur le grand bar, qui se trouvait à sa gauche, un peu reculé par rapport au reste de la salle.

Edward ne savait pas ce qu'il était supposé faire ou ce que Black pouvait bien attendre de lui, pour cette première soirée et décida qu'un petit verre de cognac ne pourrait que l'aider à se lancer.

Il ne connaissait personne ici ; était censé être l'invité d'un homme dont il ne connaissait même pas le nom, comme son client n'avait -évidemment- pas eut la brillante idée de lui donner le nom de son avocat ; devait se présenter à une totale inconnue, dont il ne savait même pas à quoi elle pouvait bien ressembler, puisqu'il avait pensé que moins il en saurait sur elle, moins il pourrait faire de possibles bourdes dans le futur ; et devait, par dessus le marché, s'assurer qu'elle se souvienne un minimum de lui pour la prochaine fois où ils se rencontreraient 'malencontreusement', ce qui n'était pas forcément une tâche facile vu le nombre d'invités à cette soirée.

Le barman était en train de jeter dans l'évier ce qui semblait être le fond d'une Margarita, lorsque Cullen arriva, s'accouda au comptoir, ne prenant pas la peine de s'installer sur une des chaises hautes présentes, et lui demanda un bon verre de cognac.

Attendant d'être servi, l'escort-boy se retourna et observa de nouveau les convives, essayant de relever le moindre indice qui pourrait l'aider à savoir qui était Isabella Swan parmi toutes ces personnes, mais fut couper dans ses recherches peu productives par l'arrivée d'un autre homme, qui se dirigeait vers lui d'une démarche assurée et qui l'appela par son prénom, d'une voix puissante et enjouée, tandis qu'un sourire éclatant était plaqué sur son visage, comme s'il était heureux de le voir, dès qu'il fut à moins de dix mètres de lui.

Edward fronça légèrement ses sourcils et ne put s'empêcher de regarder à sa droite, puis à sa gauche, pour s'assurer que ce n'était pas à quelqu'un d'autre que l'inconnu s'était adressé si familièrement, mais remarqua qu'il était pour l'instant la seule personne au bar.

L'homme s'arrêta à moins de cinquante centimètres de lui et lui tendit une de ses mains, son énorme sourire toujours en place, avant de déclarer presque dans un chuchotement.

« Ravi de finalement faire votre connaissance, Monsieur Cullen. »

L'interpellé écarquilla ses yeux, ne sachant pas comment réagir face au changement de comportement de l'inconnu, alors qu'il se demandait en même temps s'il était censé s'inquiéter qu'une personne qu'il ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam connaisse son nom, ainsi que son prénom.

Il serra tout de même la main tendue, plus par politesse et automatisme que par envie, mais n'arriva pas à défroncer ses sourcils ou encore enlever l'expression d'incompréhension qui s'était installée sur son visage.

« Oh ! Veuillez m'excuser, » déclara le jeune homme, en voyant le léger malaise de son voisin, « j'avais complètement oublié que vous ne saviez pas qui j'étais, » continua-t-il, toujours souriant. « Je me présente, Alec Volturi. Je suis l'avocat de Jacob Black. »

À l'annonce, Edward se détendit et afficha un demi-sourire, tout en hochant à plusieurs reprises légèrement la tête en signe de compréhension.

« De même, Monsieur Volturi. »

Cette réplique fit agrandir le sourire de l'avocat, tandis qu'il s'accoudait à son tour au comptoir, se plaçant aux côtés de l'escort-boy, qui le suivait du regard.

Alec Volturi était un homme qui ne devait pas être bien plus âgé que Cullen et qui inspirait la joie de vivre, la gentillesse et la confiance.

Son visage rond, ses fossettes et ses yeux bleus pétillants lui donnaient des airs d'enfant, alors que ses cheveux d'un brun extrêmement foncé, presque noir, soulignaient son teint pâle et les traits fins de son visage.

Il avait énormément de classe et était très charismatique, ce qui pouvait le rendre assez intimidant malgré sa petite taille.

Jamais Edward n'avait imaginé l'avocat de Jacob Black ainsi, pensant plutôt devoir faire affaire à un homme d'un certain âge, la quarantaine minimum et les cheveux grisonnant, froid comme une porte prison et ne souriant jamais, une sorte de réplique de son client mais en plus âgé.

« En même temps, ce n'est pas comme si j'avais faux sur toute la ligne, » marmonna-t-il pour lui-même, mais parla plus fort que voulu puisqu'Alec se tourna vers lui et haussa un sourcil.

« Pardon ?

-Oh, hum, je disais juste que je ne vous imaginais pas si jeune et si souriant, » répondit-il, avant de marquer un temps de pause, où il jeta un nouveau coup d'oeil à la grande salle de réception, et de finalement reprendre, « comme je n'imaginais absolument pas cette soirée ainsi.

-Vous vous attendiez à quoi, hein ? » demanda Volturi, un sourire amusé plaqué sur son visage, après avoir émit un petit rire discret. « Une immense salle, remplie d'objets et oeuvres d'art plus coûteux les uns que les autres, afin de montrer l'étendue de la richesse d'Isabella ? Une décoration très chargée ? Des invités qui préfèreraient aller se jeter dans le Pond ou Hudson River plutôt que de danser sur la piste, contrairement aux personnes qui se trouvent ici ? Une ambiance à s'endormir debout ? »

Cette description fit rigoler l'escort-boy, qui ne put qu'acquiescer d'un vague signe de tête, tout en laissant sortir un « Exactement, » entre deux rires.

« Oh, je peux vous assurer que nous aurions eu le droit à ce genre de réception si Jacob s'était décidé à participer à l'organisation de ce gala et il est certain qu'il a été tout autant été surpris que vous. »

Alec appuya ses dires d'un mouvement de tête, montrant Black regarder tout autour de lui, prêt de la grande double-porte en bois sombre qui donnait sur le hall, l'air énervé.

« Il n'a pas participé à la préparation de cette soirée ? » s'étonna Cullen, tout en continuant de regarder son client, qui se pinça l'arrête du nez, fixant presque haineusement les convives qui dansaient en duo sur la piste de danse, sur une très belle reprise de 'Ain't No Mountain High Enough'*.

« Non, » répliqua simplement l'avocat. « Ce n'est pas parce qu'il est officiellement un des principaux organisateurs de cette fête, qu'il allait prendre la peine de 'perdre du temps et de l'énergie pour un évènement mondain'.

Quand ils étaient toujours ensemble, elle arrivait à le convaincre de l'aider, mais comme ils sont désormais séparés, il a même refusé de payer quelque chose pour ce soir. »

À cette annonce, le jeune homme fronça ses sourcils et se demanda comment cette femme avait pu supporter cette personne abjecte pendant plus de...

« Depuis combien de temps étaient-ils mariés ?

-Presque deux ans, mais cela fait depuis un peu plus de trois ans qu'ils s'étaient mis en couple. Après tout, ne dit-on pas que l'amour est aveugle mais que le mariage lui rend la vue ? » demanda Volturi, avec un petit sourire en coin.

Edward sourit à son tour, amusé, mais fut tout de même surpris que son voisin puisse parler ainsi de son client et même peut-être ami.

« Ne vous méprenez pas, Monsieur Cullen, je respecte et apprécie réellement Black, mais je ne peux clairement pas nier qu'il est parfois un être des plus détestables, méprisables ou encore odieux.

Je m'en suis particulièrement rendu compte lorsque nous cherchions une solution à son... problème. Les six jours d'affilés que j'ai du passer avec lui, encore plus irritant qu'à la normale, ont bien failli me rendre dingue.

Ma proposition d'engager un escort-boy était d'ailleurs plus une tentative désespérée de ma part qu'autre chose. J'y avais déjà penser des jours avant en lisant le contrat, mais je ne pensais pas que Jacob accepterait. À croire qu'il était aussi désespéré que moi... Mais pas pour les mêmes raisons, » termina Alec, en riant doucement tout seul.

« Au fait, » commença Edward, se rappelant un point qu'il n'avait pas abordé avec Black et dont il était certain que son avocat pourrait éclairer sa lanterne, « leur séparation et leur futur divorce ont-ils été rendu officiels ? Ou ne dois-je être au courant de rien ?

-Seuls leurs amis proches et moi sommes au courant, mais elle se doutera bien que je vous en ai parlé puisque nous sommes censés être assez proches, comme je suis supposé vous avoir invité à cette soirée.

Ils n'en font pas un secret d'état, mais n'étale pas non plus cette histoire devant tout le monde. Beaucoup des convives, ici présents, se doutent bien que quelque chose ne va plus entre eux, puisqu'ils n'ont fait aucune apparition publique depuis un long moment. »

Cullen hocha à plusieurs reprises sa tête, tout en observant Jacob se diriger vers un groupe de quatre jeunes femmes qui rigolaient ensemble, l'air réellement mécontent.

Edward le vit se poster aux côtés d'une petite brune, vêtue d'une magnifique robe noire dos nu, qui allongeait sa silhouette et la mettait en valeur, avant de lui parler à l'oreille et de partir quelques secondes plus tard, ignorant royalement les amies de la jeune femme.

Il regarda ensuite l'inconnue, dont il n'arrivait pas à voir nettement le visage à cause de la distance, qui était certainement en train de s'excuser auprès de ses compagnes, après avoir soufflé fortement et qui suivit finalement d'une démarche assurée l'indien.

« Oh, oh, » chuchota Volturi. « Ça risque de devenir vraiment intéressant, » continua-t-il d'une voix normale, tout sourire.

« Monsieur Cullen, laissez-moi l'honneur de vous présenter Madame Isabella Marie Swan, » alors qu'il fixait la petite brune, qui se rendait dans un coin assez reclus de la salle, où se trouvait d'ors et déjà Jacob Black, à moins de vingt mètres du bar.

Les deux hommes regardèrent Isabella se poster en face de son époux, les bras croisés contre sa poitrine, tandis que l'indien commençait à parler assez vivement.

Edward crut bien voir la jeune femme lever les yeux aux ciels, mais ne fut pas sûr à cause de l'éloignement, alors que Black continuait à parler de façon toujours aussi emportée.

Ce dernier dut dire quelque chose qui ne plut pas à sa conjointe, puisqu'elle décroisa ses bras, ferma ses points et plissa ses yeux, tout en se rapprochant de lui.

Il était difficile pour l'escort-boy d'arriver à voir parfaitement ce qu'il se passait là-bas, comme les deux époux se trouvaient de profil pour lui et ne lui offraient ainsi qu'une seule partie des émotions qu'il pouvait passer sur leur visage, mais il arriva tout de même à voir les lèvres de la brune bouger imperceptiblement pendant un bon moment, tandis que Jacob semblait être sur le point de hurler de rage et finit par couper la parole à sa femme, pointant furieusement un doigt ver lui, comme s'il se défendait de quelque chose.

Après plusieurs secondes où l'indien continuait de parler, Isabella écarquilla ses yeux, ouvrit grand sa bouche, l'air outrée et abasourdie par ce qu'elle venait d'entendre, alors qu'elle tournait son visage vers tous les convives qui se trouvaient à sa droite, avant de reporter son attention sur le colosse, semblant désormais réellement en colère.

Elle enfonça à plusieurs reprises son index gauche de manière menaçante et accusatrice dans la poitrine de Black, tout en commençant à parler, tandis que Cullen et Volturi se doutaient bien que ce qu'elle lui disait ne devait pas être des plus plaisants pour leur client, vu le regard noir qu'elle lui lançait en même temps.

Ce fut au tour de Jacob de paraître outré, quelques instants plus tard, qui s'apprêtait à répliquer, mais le regard que la petite brune lui lançait le calma immédiatement et il préféra laisser cette dernière finir sa tirade.

La jeune femme avait continué d'enfoncer furieusement son doigt dans le torse de son époux, pendant qu'elle lui disait ses quatre vérités et arrêta finalement de parler, alors qu'un silence pesant s'installaient entre les deux et qu'ils commencèrent à s'affronter du regard.

Malgré ses hauts talons, Isabella avait une bonne tête de moins que Black, mais ne semblait en aucun cas intimidée ou effrayée par le colosse, lui offrant plutôt son regard le plus noir, tout en serrant de nouveau ses poings le long de son corps.

« Dieu, j'aime déjà cette femme,* » déclara Edward avec un grand sourire à l'adresse de l'avocat, qui rigola doucement.

Aucun des deux n'avait manqué une seconde de l'entretien entre les conjoints et lorsque l'indien regarda finalement ailleurs, Cullen eut presqu'envie de l'applaudir.

Après tout, il n'était pas certain que lui aurait réussi à tenir tête à Jacob Black.

La jeune femme se retourna, un sourire triomphant flottant sur ses lèvres rosées, tandis qu'elle se dirigeait de nouveau vers ses invités, comme si de rien ne s'était passé.

Mais elle s'arrêta dans son élan, dès qu'elle aperçut Alec et se dirigea immédiatement vers lui et l'escort-boy, qui sentit sa gorge se nouée nerveusement.

Il ne pouvait plus faire demi-tour, maintenant, pensa-t-il, alors qu'elle se trouvait désormais à moins de cinq mètres d'eux.

Elle se posta devant eux et prit l'avocat dans ses bras comme si cela faisait depuis longtemps qu'ils ne s'étaient pas vu.

« Je suis vraiment heureuse de te voir ici, Alec, » murmura-t-elle, avant de se reculer et de se tourner vers le jeune homme, lui adressant un immense sourire, qui atteint même ses yeux chocolats et illumina son visage entier.

C'était un véritable sourire, un vrai comme on en voyait peu chez les personnes huppées et qui surprit légèrement Edward, qui se reprit rapidement et afficha un de ses sourires en coin, tout en exécutant un petit hochement de tête en réponse.

« Edward, laisse-moi le plaisir de te présenter Isabella Swan, une des organisatrices principales de cette soirée, » commença Volturi, reprenant presque mot pour mot sa présentation d'il y a quelque minutes, et reporta son attention sur la petite brune, toujours souriante, pour continuer. « Bella, voici Edward Cullen, un très bon ami à moi. »

Le sourire de la jeune femme s'élargit un peu plus et elle tendit une main à l'escort-boy, qu'il s'empressa de serrer, ne voulant pas la faire attendre.

« Alors, c'est donc vous, le fameux Edward, » déclara-t-elle, d'une voix douce, en relâchant sa main.

Cette remarque fit froncer les sourcils de l'interpellé, qui ne comprenait pas où elle voulait en venir, tandis qu'elle reprenait :

« J'ai entendu plus tôt dans la soirée Alec vous appeler d'une voix... vraiment enthousiaste, mais j'avais été incapable de savoir où vous deux étiez, sinon tu peux être sûr que je serai venue vous rejoindre, » dit-elle à l'attention de l'avocat, qui sourit légèrement.

« Je n'en doute pas, Bella, » déclara Volturi, tout en jetant un regard par dessus l'épaule de celle-ci et finit par dire sur un ton taquin, « Je vais vous laisser. Je crois bien que je devrai aller calmer Jacob, avant qu'il ne tue un de tes serveurs. »

La jeune femme grimaça légèrement, assez mal à l'aise, tandis qu'Alec lui adressa un clin d'oeil et lui frotta doucement l'épaule de manière presque réconfortante.

Alors qu'elle suivait son ami du regard se diriger vers un Black furieux, Edward remarqua à quel point elle était belle et avait beaucoup de charme.

Ce n'était pas une beauté stéréotypée, grande blonde, mince à forte poitrine, mais elle était magnifique avec son petit mètre soixante, ses longs cheveux bruns et ses yeux chocolats qui pouvaient être vraiment déstabilisants.

Comme beaucoup disaient, les yeux étaient le miroir de l'âme et dans ce cas, c'était exactement le cas. Ils étaient expressifs, envoûtants, captivants, fascinants et vous séduisaient immédiatement inconsciemment.

« Vous avez surpris notre discussion, je suppose ? » demanda-t-elle, gênée, après s'être retournée, affichant une petite moue penaude.

« Alec se doutait que l'organisation de cette soirée ne plairait pas énormément à Monsieur Black et surveillait de loin qu'il n'aille pas trop loin, mais vous vous en êtes apparemment parfaitement bien sortie seule, » répondit Cullen, avec un petit sourire en coin.

Cette remarque fit sourire à son tour Isabella, qui hocha positivement de la tête, tout en jetant un coup d'oeil derrière elle, avant de reporter son attention sur Edward.

Son nez fin s'était retroussé dans une petite grimace attendrissante, alors qu'elle penchait sa tête légèrement sur le côté.

« Est-ce que cela vous dérange si je me joins à vous, le temps d'un verre ? Je crois que j'en aurai définitivement besoin pour arriver à supporter mon compagnon énervé pendant toute une soirée. »

L'escort-boy remarqua parfaitement qu'elle n'avait fait aucun sous-entendu par rapport à leur séparation et préféra rentrer dans son jeu, feignant de ne rien savoir sur sa situation sentimentale actuelle.

Il acquiesça, toujours en souriant et eut la surprise de voir son verre de cognac, qu'il avait commandé précédemment, servi, alors qu'il se retournait et tirait une des chaises hautes pour Isabella, qui le remercia.

Il s'installa à son tour et but une gorgée de son alcool, en attendant que sa voisine passe sa commande, tout en l'observant et se demandant comment il pourrait engager la conversation.

« Je dois avouée que je suis assez curieuse de savoir comment vous avez connu, Alec, puisqu'il ne fait pas parti des personnes qui aiment énormément sortir ou fréquenter beaucoup de monde. C'est déjà surprenant qu'il ait accepté de venir ce soir, alors que ce n'est qu'une petite soirée d'anniversaire.

-D'anniversaire ? » s'étonna Cullen, haussant ses sourcils.

« Oui, enfin, pas comme vous l'entendez. Nous fêtons juste la fin de cette première année de collaboration entre notre entreprise familiale et une autre grande société, » expliqua Isabella, calmement.

Edward hocha lentement de la tête, essayant de trouver une histoire probable pour sa rencontre avec Volturi.

À ce qu'il avait compris, ce dernier n'aimait pas vraiment sortir, aussi surprenant que ce soit et devait donc trouver un contexte probable, où ils auraient pu faire connaissance récemment et se revoir plusieurs fois.

« À la bibliothèque publique, » répondit-il presqu'automatiquement. « J'étais là-bas pour travailler sur un devoir pour mes études de médecine et Alec cherchait des informations, dont il avait besoin pour une affaire.

-Oh ! Vous faites médecine ? Quelle spécialité ?

-Hum, j'hésite encore à vrai dire, » répliqua-t-il en se frottant doucement la nuque. « Cardiologie, neurologie, pédiatrie...

-Pédiatrie ? » le coupa-t-elle, semblant réellement intéressée et il acquiesça d'un simple hochement de tête. « Vous aimez les enfants ?

-Je les adore, à vrai dire. Depuis que je suis tout petit, je veux travailler avec des enfants, je voulais même devenir avant 'le médecin qui donnait naissance aux bébés', parce que je trouvais ça magique. »

Ils rigolèrent tout deux de bon coeur, alors qu'ils prirent simultanément une gorgée de leur verre, avant qu'Isabella ne le regarde et ajoute en souriant : « Quand j'étais jeune... beaucoup plus jeune, je voulais devenir maîtresse d'école. Chacun son truc. Vous m'avez l'air d'être un scientifique, je suis une littéraire de pure souche, jusqu'à la moelle. »

Cette réplique fit rire doucement Cullen, qui passa une main dans ses cheveux en bataille et se perdit dans la contemplation du liquide cuivré, avant de reporter son attention sur Isabella et de relancer la conversation.

À plus de trente mètres du bar, deux hommes étaient confortablement installés sur un des canapés en cuir, présents dans la salle, et observaient les deux uniques personnes au comptoir, qui parlaient et rigolaient parfois ensemble.

Bella souriait discrètement, écoutant ce que son voisin pouvait bien lui dire et riant avec plaisir dès qu'il devait raconter quelque chose de drôle.

Jacob Black essaya de se rappeler la dernière fois qu'il avait vu sa femme se comporter ainsi avec lui, mais n'y arriva et préféra laisser tomber plutôt que de s'énerver une nouvelle fois, ne voulant pas attirer l'attention des invités sur lui... En tout cas, pas de cette manière, là.

Un verre de whisky à la main, il fixait les dos de l'escort-boy et de sa compagne qui se secouaient sous leur rire et ne prêtait aucune attention à ce que son avocat pouvait bien lui dire, préférant se féliciter lui-même du choix qu'il avait fait.

Il était certain que Cullen était la personne parfaite pour ce travail et espérait fortement ne pas se tromper, il misait beaucoup tout de même pour ce coup-ci ; c'est pour quoi, il demanda une nouvelle fois l'avis d'Alec, par rapport à ce jeune homme.

« Que veux-tu que je te dise de plus, Jacob ? » souffla, las, Volturi, tout en regardant cette fois-ci son client. « Tu avais raison, Jacob. Edward Cullen est l'homme le plus qualifié pour séduire Bella. Je suis certain que tout se passera comme tu l'as planifié. »


*On ne parle pas d'amour, là, hein ? Juste d'apprécier quelqu'un. Roh. 'Il ne faut pas jeter Merlin dans les orties, tout de même.'

Enfin ! Voilà. Fini.
J'espère que ce chapitre vous a plu et que vous n'avez pas été déçues, parce qu'honnêtement, j'ai eu du mal avec ce chapitre. Je ne savais pas comment le commencer, sur quel personnage le plus me baser et tout ce qui va avec, mais bon. J'espère que ça vous a tout de même plu et que ça vous donnera envie de connaître la suite.
Sachez, que désormais, à chaque chapitre, il y aura de plus en plus d'Edward-Bella et de moins en moins de Jacob. (Vous semblez vraaaaaiment le détester, le Black. Je me trompe ?)
Laissez-moi vos avis ! Positifs, comme négatifs, je prends tout ! (Sauf les insultes, hein ?)
Bon week-end et à Vendredi prochain ! (promis !)