Chansons du Chapitre 3 : Heartless by The Fray - Something In Common by Free Energy
Duh. Désolée pour l'attente, vraiment. Je n'avais pas prévu de mettre autant de temps, vraiment, je pensais pouvoir y arriver, mais à croire que je ne suis pas le genre de personne qui arrive à pondre dix pages en une semaine, surtout quand j'avais une épreuve du Bac, à préparer. Enfin, trêve de blabla, je ne vais pas vous retenir plus longtemps, même si j'aimerai vraiment que vous répondiez à cette question :
Préférez-vous un chapitre chaque semaine (mais plus court, entre 3 et 5 pages) ou des chapitres plus long (entre 10 et 15 pages), mais qui mettront entre deux et trois semaines à venir ?...
Ah, et désolée pour les deux alertes pour ce nouveau chapitre. Fausse manip', pour la première.
Bonne lecture !
Isabella Swan était en train de faire passer un entretien à une femme d'une quarantaine d'années pour le poste de son assistante, lorsqu'elle reçut un appel de son avocat, qui lui demandait de venir dès qu'elle pouvait à son cabinet afin qu'il puisse lui parler de quelque chose d'urgent.
Le ton incertain de son ami et la nervosité présente dans sa voix ne rassurèrent pas la jeune directrice, qui s'excusa auprès de sa possible employée, avant de rapidement sortir de la pièce pour continuer cette conversation.
« C'est important ?
-Contente-toi de me rejoindre à mon bureau, quand tu es libre, » marmonna son interlocuteur, après un court silence.
« Ne me fais pas répéter ma question, Jas...
-Si c'est urgent, c'est que c'est important, tu ne penses pas ? » la coupa-t-il, d'un air cinglant.
Cette remarque fit souffler fortement la petite brune, qui pinça légèrement l'arrête de son nez, tout en s'appuyant contre le mur qui se trouvait juste derrière elle.
« Jacob ? » ne put-elle s'empêcher de demander avec appréhension, tandis qu'elle espérait de tout coeur que son époux n'y soit pour rien cette fois-ci.
Mais la série de balbutiements qui suivirent sa question et le long silence qui s'installa par la suite à l'autre bout du fil lui confirmèrent ses doutes et lui fit passer une main lasse sur son visage, avant qu'elle ne déclare d'une voix plus froide et distante qu'elle ne l'aurait souhaitée :
« Très bien. Je serai là dans une demi-heure. » Elle n'attendit pas de réponse et raccrocha, se dirigeant d'un pas rapide vers son bureau, afin de finir au plus vite cet entretien.
~ EB ~
Jasper Whitlock arriva en trombe dans son cabinet et contrairement à ses habitudes, ne prit même pas la peine de saluer la standardiste, qui était déjà là malgré l'heure matinale ou sa soeur, dont il vit la porte vitrée de son office grande ouverte, préférant se rendre directement dans le sien.
À peine eut-il mis un pied à l'intérieur, qu'il jeta son manteau ainsi que sa veste de costume sur le canapé en cuir blanc qui se trouvait à sa droite et un peu plus violemment sa sacoche sur son bureau, en face de lui.
Cette dernière n'atterrit pas comme prévu sur la table, mais bien au sol, de l'autre côté du meuble et entraîna aussi dans son élan plusieurs crayons à papiers, stylos, quelques dossiers d'affaires en attente et même la souris de l'ordinateur fixe du jeune homme, qui ignora complètement le bazar qu'il venait de mettre.
Il s'arrêta en plein milieu de la pièce pour retirer vivement sa cravate, la laissant tomber à terre et secouer le col de sa chemise à plusieurs reprises, afin de se donner un peu d'air, après avoir défait les quatre premiers boutons de cette dernière.
Fermant les yeux et baissant sa tête, il tenta vainement de se calmer et d'oublier quelques secondes l'anxiété et la nervosité qu'il ressentait et qui l'empêchaient de penser convenablement, mais n'arriva à rien de bien concluant et secoua la tête, avant de passer une de ses mains dans ses boucles blondes, pour finalement se diriger vers l'immense bibliothèque, qui était présente sur une grande partie du mur gauche de la pièce, et commencer à fouiller entre ses imposants livres de droit, pour trouver le paquet de cigarettes qu'il cachait toujours à cet endroit.
Sa soeur n'allait pas être contente, quand elle allait apprendre qu'il avait repris, mais il avait besoin d'une de ces tiges à cancer, comme Bella aimait les appeler, pour calmer ses nerfs.
Il regarda brièvement sa montre et se hâta dans sa recherche, lorsqu'il se rendit compte qu'il ne lui restait moins d'un quart d'heure avant que sa meilleure amie n'arrive à son cabinet.
Son impatience eut raison de lui et il commença à retirer tous les livres présents sur l'étagère, les posant précautionneusement un à un au sol, tout en lâchant régulièrement de longs soupirs sous l'effort, ne se souvenant pas à quel point ses bouquins d'études pouvaient être lourds.
Un juron s'échappa d'entre ses lèvres, suivi de près par un grognement, quand il ne vit aucune trace de son paquet et découvrit l'étagère complètement vide.
Il ne mit pourtant pas beaucoup de temps à comprendre que sa chère jumelle était derrière la disparition de ses cigarettes et se releva brusquement, avant de hurler comme un putois après sa soeur.
« Bordel, Rose ! Où as-tu foutu mes clopes ? »
La réponse de cette dernière ne se fit pas attendre, puisqu'elle entra dans la pièce à grands pas, quelques secondes plus tard et se posta à deux mètres de lui, son sourcil gauche arqué et ses lèvres tendues dans une moue indignée.
« Eh, oh, » l'interpella-t-elle d'une voix cuisante, en levant un de ses index de manière menaçante. « Tu me causes tout de suite meilleur, frérot ou je t'en fous une direct' dans ta petite face d'ange. Compris ? »
Sa manière familière de parler contrastait complètement avec son allure et l'image qu'elle pouvait renvoyer, tandis que son doigt, auparavant pointé au ciel, désignait désormais Whitlock, qui déglutit difficilement sous le regard courroucé de la jeune femme.
Il ne trouva rien de mieux que d'hocher positivement la tête à plusieurs reprises, tout en marmonnant d'un ton penaud, « Excuse-moi, Rosalie. Je-je suis désolé. »
Même s'il était théoriquement l'ainé entre les deux, Jasper avait toujours eu une peur bleue de sa jumelle. Dieu seul savait à quel point elle pouvait être effrayante et de quoi elle était capable, lorsqu'elle s'énervait pour de bon.
Leurs parents n'ayant été que très rarement présents durant leur enfance, sa soeur avait développé un côté maternel envers lui, protégeant, couvant, réconfortant, mais admonestant aussi son frère, lorsqu'il y en avait besoin.
Et même s'ils étaient désormais des adultes indépendants et autonomes, cet aspect là de sa personnalité ne s'était pas pour autant évaporé et elle n'hésitait pas à le réprimander, au plus grand plaisir de Bella et Royce, qui s'amusaient toujours autant de l'autorité qu'avait Rosalie sur son frère.
Quoiqu'il en soit, cette réponse dut convenir à la concernée, puisqu'elle acquiesça d'un mouvement de tête, après avoir immédiatement arboré un sourire satisfait, mais aussi chaleureux qui atteint ses iris verts.
Elle se retourna et se dirigea d'une démarche assurée et élégante vers le grand canapé en cuir, dont sa couleur était parfaitement accordée à celle de son tailleur, tout deux d'un blanc immaculé, et s'y assit, avant de croiser ses jambes et de s'appuyer nonchalamment contre un des accoudoirs, observant le jeune avocat d'un air amusé.
« Et puis, juste par curiosité... Tu n'étais pas censé arrêter de fumer ? » reprit-elle calmement.
Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres fines et elle se redressa, pour caler correctement son dos contre le dossier confortable de la causeuse.
« Une nouvelle fois ? » Elle retint de justesse son rire, se rappelant le nombre de fois où son frère avait bien pu entrer dans son bureau et lui déclarer solennellement que plus jamais il ne toucherait à une cigarette.
L'interpellé eut subitement envie de lui tirer la langue ou de lui faire un magistral doigt d'honneur, mais se souvint qu'il était désormais censé être une personne mature et responsable et décida d'agir de la sorte, ignorant ainsi l'amusement de sa soeur.
« J'en ai besoin cette fois-ci, vraiment, » affirma-t-il, en croisant ses bras contre son torse pour se donner contenance.
Rosalie haussa à nouveau un sourcil de manière interrogative, tout en fixant sans ciller Jasper, qui finit par pousser un soupire de défaite et laisser tomber ses bras mollement le long de son corps.
Il lui tourna le dos et recommença à fouiller dans sa grande bibliothèque, n'étant pas sûr que sa jumelle accepterait de lui dire où elle avait caché son paquet, avant de lancer à toute vitesse, d'un ton nerveux :
« J'ai le verdict de l'affaire Beste cet après-midi, Paul m'a appelé ce matin pour me dire qu'il y avait eu une merde hier au bar, dont je suis propriétaire avec lui, et qu'il faut que je m'occupe de cette connerie qui est carrément traînée devant un juge, Kate m'a envoyée un mail des plus sympathiques hier, afin de me faire savoir que si je ne viens pas chercher le reste des affaires que j'ai laissé chez elle, avant dix-huit heures ce soir, elle les jettera dans un des lacs de Central Park ou les brûlera et surtout, » il jeta un rapide coup d'oeil à sa soeur par-dessus son épaule et appuya fortement sur le second 'surtout' qui suivit, « Bella arrive dans moins de dix minutes et ça va barder.
-Black ? » demanda la jeune femme, après avoir attendu que son jumeau ait repris sa respiration et s'être répéter mentalement ce qu'il venait de lui dire, pour être sûre de ne rien avoir manqué.
Elle n'obtint pas de réelle réponse de la part de son frère, juste une série de grognements et de marmonnements indescriptibles, suivis par un vif hochement de tête positif, tandis qu'il continuait à écarter à bride abattue tous les livres qui se trouvaient sur l'étagère juste en dessous de celle qu'il avait complètement vidée auparavant.
« Il fallait s'y attendre, c'était plutôt prévisible, » continua-t-elle, après avoir tout de même fait claquer sa langue contre son palais en signe de désapprobation et passé une main légère dans ses cheveux lisses, de manière à ne pas se décoiffer.
L'avocat ne répondit pas et se retourna vers elle, en lui lançant un regard suppliant, tout en tendant ses lèvres et fronçant légèrement son front, formant ainsi une moue à vous en fendre le coeur et à laquelle Rosalie n'arrivait jamais à résister.
« S'il te plaît, Rosie... J'en ai vraiment besoin, » demanda-t-il d'une toute petite voix.
« Tout en haut, sale fourbe, » lança-t-elle après quelques instants, en plissant ses yeux, lui en voulant de jouer avec ses points faibles.
Jasper ne prit même pas la peine de la remercier d'une quelconque manière, se précipitant plutôt vers un des petits fauteuils, habituellement destinés pour ses clients, afin de l'amener en face de la bibliothèque et grimper dessus, pour atteindre la dernière étagère.
Il attrapa tous les bouquins qui se trouvaient sur celle-ci et les lança sans aucune précaution au sol, faisant tout de même attention de ne pas toucher le grand plateau en verre de son bureau.
Après quelques instants de recherches intensives, il aperçut finalement le petit paquet en carton et son Zippo argenté posé dessus et laissa échappé un petit « Aaaah. » d'émerveillement et de soulagement, qui fit rire doucement sa soeur, presque attendrie par son comportement enfantin.
Il n'attendit même pas d'être descendu de sa chaise, pour coincer une cigarette entre ses lèvres, l'allumer et en prendre une grande bouffée.
Un petit sourire en coin flottait sur son visage, une minute plus tard et il dénia enfin quitter son perchoir et amena le fauteuil en plein milieu de la pièce, faisant ainsi face à la jeune blonde, qui secoua une main devant son visage pour ne pas recevoir la fumée en pleine figure.
Rosalie se leva rapidement pour aller ouvrir une des grandes fenêtres, au fond de la pièce et qui donnaient sur la septième avenue, afin d'avoir un peu d'air frais et tout en retournant à sa place initiale, demanda à son frère :
« Quel est le plan de Black, cette fois-ci ?
-Oh ! » s'emporta-t-il immédiatement. « Ce n'est pas ce bâtard qui est derrière ça, j'en suis sûr, il est bien trop con pour y avoir pensé ! C'est Volturi qui commence à s'abaisser au niveau de ce salaud et qui...
-Langage, » le coupa-t-elle, qui marqua un temps de pause, où elle continua à regarder son jumeau et finit par réitérer sa question, « Alors, qu'a-t-il décidé de faire, cette fois-ci ?
-Ce n'est pas le plan de Jacob, ça je peux te l'assurer, Rosie, mais plutôt celui d'Alec. Moi-même je n'étais pas au courant que l'on pouvait faire ça jusqu'à ce matin, alors comment un idiot tel que Black pourrait avoir l'idée de le faire ? Non, non, c'est son avocat qui est derrière tout ça, obligé. Mais c'est totalement stupide et ce n'est qu'une perte de temps et d'argent. Pour nous, comme pour eux et je n'arrive pas à savoir où Volturi veut en venir avec ça, » déclara Whitlock, une colère mal contenue présente dans sa voix, après avoir pris une grande inspiration.
« Écoute, je sais que ce n'est pas facile de rester impartial avec cette affaire, puisque tu connais personnellement Bella et que tu en veux énormément à Black de lui faire vivre un enfer ces derniers mois, mais tu dois réussir à te contrôler et ne pas laisser tes sentiments prendre le dessus lorsque tu parles de cette situation. Tu ne dois pas y penser en tant que meilleur ami, mais en tant qu'avocat, Jasper. Et si jamais tu n'arrives pas à peser convenablement tes mots devant le juge, ou même en face de Jacob et son avocat, ils pourront s'en servir contre vous et cela pourra coûter très cher à Bella, » déclara-t-elle d'une voix douce, mais tout de même sans appel.
« Je sais, Rose, je sais, mais je ne peu pas faire autrement, quand je sais que cette histoire n'est qu'une perte de temps et qu'en plus ils s'en prennent à un point sensible, » lâcha-t-il, avant de pousser un long soupir.
« Il contredit l'authenticité du contrat prénuptial, Rose, » continua le jeune homme, après avoir vu le regard perdu que lui lançait sa soeur. « Et ils ont réussi à mettre le décès des parents de Bella, dans cette histoire. » Il marqua un temps de pause, où il alluma une nouvelle cigarette et passa une main nerveuse dans ses boucles blondes. « Je ne voulais pas lui en parler au début, essayer de gérer l'histoire seul, mais j'ai besoin de certains documents qu'elle est la seule à posséder et elle devra aussi venir avec moi devant un procureur.
-Et puis, tu ne peux pas le lui cacher. Tu es son avocat, pour le coup et non son meilleur ami, qui ferait tout pour la protéger. Un avocat se doit de dire toute la vérité à son client, Jasper.
-Oui, mais la partie sur ses parents va l'achever. Ce n'est que de la méchanceté pure. Cette procédure va être longue et lui pourrir encore un peu plus la vie. Alors, je ne veux pas qu'elle soit en plus effondrée à cause d'un coup bas de la part de Jacob, Rosalie, » répliqua l'avocat, d'une voix glaciale. « Tu as peut-être refusé de prendre cette affaire, parce qu'elle est justement notre meilleure amie, mais, moi, j'ai accepté et je pense honnêtement que si Bella a demandé à deux de ses amis les plus proches de la représenter, ce n'est pas pour rien. Elle savait que Black n'allait pas lui faciliter les choses et elle a besoin que quelqu'un la protège comme il le peut. Et c'est ce que je compte faire. Je vais lui parler du contrat prénuptial, oui, c'est mon devoir, mais pas de ses parents. Et aucun de nous deux ne lui dira que le décès de Renée et Charlie est impliqué dans cette affaire. Compris ? »
Sa soeur ne prit même pas la peine de répondre ou d'acquiescer d'un simple hochement, sachant pertinemment que ce n'était qu'une question rhétorique et préféra fuir le regard perçant de son frère et laisser un silence pesant et inconfortable s'installer entre eux.
Silence qui fut rapidement rompu par les protestations de leur standardiste.
« Mais Madame ! Les consultations n'ont pas encore commencés ! Vous ne pouvez pas ainsi entrer dans le bureau de M. Whitlock !
-À d'autres Jessica ! Toi et moi savons très biens que ces stupides règles ne marchent pas pour moi ! » hurla une jeune femme, qui arriva en trombe dans la grande pièce.
« Je suis désolée, M. Whitlock, elle... »
« Aaaaaaaaaaaaaarrrh ! » rugit la petite brune, faisant ainsi sursauter les deux jumeaux, et fit claquer violemment la porte en verre au nez de Mlle Stanley qui s'excusait toujours auprès de son employeur.
Elle ignora la moue outrée et choquée qu'arborait la standardiste et se retourna lentement, après avoir inspiré profondément.
« Allez, c'est bon, vas-y, explique-moi cette merde qui a encore été causée par mon connard de mari, » lâcha nerveusement Isabella Swan, avant de s'arrêter net devant l'état de la pièce.
Une cravate rouge sang trainait au sol, en plein milieu de la pièce, tandis qu'un manteau léger et une veste de costume étaient posés n'importe comment sur le grand canapé, traînants presque au sol.
Des stylos et plusieurs documents reposaient sur le parquet vernis, tout autour du bureau, alors qu'un désordre sans nom, pour une personne aussi soignée que Jasper, régnait sur ce dernier.
Mais ce qui la choqua le plus fut la bibliothèque de son ami, habituellement si bien entretenue, qui était désormais à moitié vide, certains livres parfaitement empilés les uns sur les autres au sol, d'autres éparpillés autour, ouverts et les pages cornées, tandis que les bouquins sur le reste des étagères encore pleines étaient bancals et mis dans tous les sens.
« Faudra que tu m'expliques ce qu'il s'est passé ici, » marmonna cette dernière, ses yeux écarquillés sous le choc, scrutant les moindres détails de ce bazar.
Elle secoua la tête, comme pour se remettre les idées en place et se retourna vivement vers son avocat, l'air toujours aussi énervée.
« Mais pour l'instant, on reste sur Jacob ! Qu'est-ce qu'il se passe ?
-Viens t'asseoir à mes côtés, Bella, » lui demanda Rosalie d'un ton apaisant, en tapant légèrement le canapé, pour suivre ses paroles.
L'intéressée plissa ses yeux, méfiante, mais s'exécuta et s'installa sur la causeuse, restant tout de même droite contre le siège en cuir, assez inquiète et anxieuse de ce que son ami pourrait lui révéler.
« Ne me regarde pas ainsi, » répliqua Jasper de manière défensive, avant d'inspirer profondément afin de se donner un peu de courage.
Il ne savait pas comment la jeune femme allait réagir à la nouvelle et c'est ce qui l'effrayait le plus.
Devait-il s'attendre à des larmes, des menaces de mort envers Black ou des objets appartenant à son bureau brisés en mille morceaux ?
Ce qui était certain, en tout cas, était qu'elle allait crier et ne pas apprécier ce qu'il avait à lui dire.
« Écoute, ce n'est pas si grave, vraiment. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils ont pu faire ça, certainement une tentative désespérée de leur part, qui va être facilement évincée du tableau et tu pourras finalement régler ce divorce à l'amiable et ne plus être officiellement liée à Black.
-Mais ? » le pressa-t-elle, ses sourcils froncés face au ton doucereux de son ami.
« Ça va prendre du temps. Beaucoup de temps, même.
-Mais je croyais que...
-Non, non, crois-moi, ça va être un jeu d'enfant, mais c'est une procédure très longue. C'est pourquoi je ne comprends pas pourquoi ils font ça. Alec Volturi est un homme intelligent et il aurait dû prévenir son client que ce n'était qu'une perte de temps, pour nous, comme pour eux. »
Bella cligna à plusieurs reprises des yeux, fixant un point imaginaire au-dessus de l'épaule gauche de Jasper, alors que celui-ci souleva son fauteuil et le rapprocha du canapé, afin d'attraper doucement la main de la jeune femme, qui ne le regardait toujours pas.
« Combien de temps ? » questionna-t-elle d'une petite voix, après quelques instants.
« Entre quatre et six moi, mais je pense que nous devons plus parier sur les six mois que sur les quatre. Les connaissant, ils iront jusqu'au bout de la procédure.
-Six mois ? » murmura la cliente, après avoir déglutit difficilement.
Elle entendait ses deux amis continuer à lui parler, mais n'arrivait pas à comprendre ce qu'ils pouvaient bien lui dire, trop concentrée sur l'idée qu'elle allait devoir supportée cette situation encore six mois.
Elle sentait une certaine colère monter de plus en plus en elle, rien qu'à la perspective de ces six prochains mois, alors qu'elle tentait de se calmer et de se concentrer sur ce que Whitlock lui racontait, en plantant fermement ses ongles dans ses cuisses.
« ... a raison, c'est mon travail. Ne te soucie pas de...
-Quel est le motif, cette fois-ci ? » le coupa-t-elle, ne comprenant pas de quoi il parlait et perdant le peu de patience qu'il lui restait.
« Hum, euh... » balbutia l'avocat, déconcerté, avant qu'il ne se racle discrètement la gorge et reprenne contenance. « L'authenticité du contrat prénuptial. Black affirme qu'il n'était pas consentant lors de la signature de ce dernier et que c'est un document falsifié ou non valable, je n'ai pas encore eu le temps de lire le rapport entièrement. Mais il affirme que tu lui avais fait du chantage et qu'il ne pouvait pas refuser, au risque de... »
Il n'en fallut pas plus à Isabella pour qu'elle se lève d'un bond du canapé -coupant ainsi le jeune homme- et commence à faire les cent pas, tout en faisant de grands gestes avec ses mains et ses bras et en ouvrant à plusieurs reprises la bouche, comme si elle voulait dire quelque chose mais que rien ne sortait.
Elle s'arrêta en face de ses meilleurs amis, prit une grande inspiration et leva les mains au ciel, pour finalement hurler d'une voix horriblement aiguë et perçante :
« C'est faux ! »
Le teint de la jeune directrice vira au rouge écarlate, tandis que ses mains se refermèrent pour former deux poings et qu'elle mordait furieusement sa lèvre inférieure.
Rosalie voulait essayer de la calmer en lui disant quelque chose de rassurant, mais se ravisa immédiatement lorsque le regard meurtrier de la petite brune se pose sur elle, qui la fit déglutir bruyamment et s'enfoncer dans le canapé sur lequel elle était assise.
« Je sais...
-Ferme-la, Jasper ! Ferme-la ! Sérieusement ! » cria Bella en se tournant vers son avocat. « Co.. Co.. Comment a-t-il pu osé ? Hein ?!... Il était consentant, bordel ! Il n'a pas été forcé ! Ce n'est pas comme si je l'avais bâillonné ou, ou, ou braqué une arme sur sa tempe, ou, ou torturé ou toute autre connerie ! » explosa-t-elle, alors qu'elle s'arrachait presque les cheveux à force de passer brusquement ses mains dedans.
« Qu'est-ce qu'il va sortir la prochaine fois, hein ? » reprit-elle après une petite pause, sur un ton plus normal, même si ses deux amis virent ses yeux se remplir petit à petit de larmes. « Que je le battais ? Ou que je menaçais sa famille de mort s'il ne m'épousait pas ? » Elle laissa échappé un petit sanglot et continua, « Tu m'as vue ? Sérieusement j'ai l'air de faire ce genre de choses ? Forcé un homme à faire quelque chose qu'il ne veut pas faire ? » finit-elle d'une voix pleine de trémolos.
« Non, bien sûr que non, chérie, » répondit immédiatement Jasper, en se levant lentement de son fauteuil.
« S'il te plaît, ne t'approche pas, Jasp...
-Tu n'es pas ce genre de femme, Bella, » la coupa-t-il, en se postant devant elle et en lui ouvrant les bras.
Elle le regarda pendant quelques secondes, avant de se précipiter dans ses bras, s'agripper aux pans de sa chemise et laisser échapper une succession de sanglots plus bruyants les uns que les autres.
« Et je sais parfaitement que tu ne l'as pas obligé à le faire, Bell's. J'étais là lorsqu'il a apposé sa signature et je peux t'assurer qu'il ne semblait pas être forcé à le faire. Peut-être pas très enthousiaste, mais rien de plus, » continua le jeune homme, tout en la berçant gentiment. « Nous savons tous les deux la vérité et c'est ce qui compte. »
Il passa son index sous le visage de sa meilleure amie et posa son front contre le sien, « OK ? ».
Elle acquiesça et lui adressa un pauvre sourire, avant de resserrer sa prise autour de Whitlock, enfouir sa tête dans son torse et le remercier.
« Quand tu veux, princesse, » répliqua le blond, au même moment où un sourire tendre naissait sur le visage de sa soeur, qui regardait les deux jeunes gens depuis son canapé.
Bella finit par se décider à reculer et passa ses deux mains sur son visage, tout en rigolant légèrement, « Je dois ressembler à un panda, avec tout mon mascara qui a coulé, » plaisanta-t-elle, en se tournant vers Rosalie, dont le sourire s'élargit immédiatement.
« À un panda sexy, alors, » lança-t-elle, en même temps qu'elle lui faisait un clin d'oeil, arrachant un nouveau rire à son amie, qui se dirigea vers la causeuse pour s'y installer une nouvelle fois.
« Non ! Ne t'assoies pas ! » cria Rose, en se levant brusquement du canapé.
Elle attrapa gentiment le bras de son amie et les dirigea vers l'entrée du bureau à grands pas. « On prend notre journée, toutes les deux. Je t'emmène dehors, restaurant, cinéma et magasins par dizaines, voir peut-être centaines si j'arrive à repousser tes limites, sont notre programme du jour. Tu appelles Royce immédiatement pour qu'il te couvre, tandis que je m'occupe de ma secrétaire, pour qu'elle m'annule tous mes rendez-vous. Et qu'on soit bien claire, tu n'as pas le choix ! »
La jeune avocate referma quelques secondes plus tard la porte en verre de l'office, la petite brune à sa suite, toujours un peu perdue par la rapidité de cette dernière, et son frère commençant tout juste à comprendre ce qu'il venait de se passer.
Un sourire amusé apparut sur ses lèvres, au même moment où une tornade blonde entra de nouveau dans la pièce et se posta à ses côtés pour planter un baiser bruyant sur sa joue, avant qu'elle ne reparte en courant, lançant un « Bonne journée, frérot et MERDE pour l'audience de cet aprem' ! » par-dessus son épaule.
~ EB ~
Edward Cullen écourta son jogging et retira d'un geste vif les écouteurs de ses oreilles, alors qu'il se dirigeait à grands pas vers la petite fontaine qui se trouvait non loin de lui.
Il attendit que les personnes qui se trouvaient devant lui et qui faisaient la queue aient terminé, pour remplir sa bouteille vide et passer son visage sous le jet d'eau glacé.
Il s'essuya avec son haut de sport et se redressa, avant de se figer sur place, lorsqu'il vit quelle femme se trouvait non loin de lui.
Isabella Swan, en tenue de sport, était à genoux, certainement en train de refaire ses lacets, tandis que l'escort-boy n'en croyait pas ses yeux et ne savait pas ce qu'il était supposé faire.
Son premier réflex fut de se diriger vers elle, mais se ravisa, lorsqu'il se jeta un rapide coup d'oeil et vit dans quel état il était.
Son Marcel, auparavant blanc, était désormais transparent et tout collant, tandis qu'il pouvait parier cent dollars, qu'il puait la transpiration à dix kilomètres.
Il ne voulait même pas imaginer la tête qu'il avait, entre ses cheveux qui devaient être encore plus en bataille qu'à la normale et son visage qu'il sentait rouge, dû à l'effort physique intense qu'il venait de produire, il était sûr et certain d'être aussi séduisant que Peter Petit Gros dans Harry Potter.
Mais en même temps, il se doutait bien qu'une telle occasion ne se représenterait pas de sitôt et que le travail que Jacob Black attendait de lui était de reprendre contact avec son épouse le plus rapidement possible.
Il poussa un long soupir, pour se donner du courage et fit quelques pas vers elle, avant qu'elle ne se relève, réajuste sa queue de cheval haute et recommence à courir.
Elle regarda derrière elle, à sa droite et à sa gauche, finissant par poser ses yeux sur le jeune homme qui s'arrêta net, ne sachant pas quoi faire une nouvelle fois.
La petite brune sembla surprise, mais lui adressa un petit sourire et même un signe de la main, tout en continuant sa course, ce qui était une très mauvaise idée, puisqu'elle ne vit pas le vélo d'enfant qui était juste sur son chemin et ne comprit pas ce qu'il venait de se passer, lorsqu'elle se retrouva quelques secondes plus tard au sol, sous la bicyclette.
« Isabella, vous vous sentez bien ? Vous êtes-vous blessé ? » demanda Edward d'un air concerné, après s'être précipité vers elle et l'avoir aidée à se relever.
« Oh, hum, ça va, c'est rien, je vais bien... Oui, je vais bien, ne vous inquiétez pas, j'ai-j'ai l'habitude, » balbutia-t-elle, tout en prenant appui sur l'escort-boy, pour rester debout.
« Vous en avez l'habitude...?
-Oui, hum, oui, je suis extrêmement maladroite, alors me prendre les pieds avec quelque chose qui est sur mon chemin, c'est tout à fait banal pour moi, » expliqua-t-elle embarrassée, en se frottant doucement le cou.
« Donc vous n'avez pas l'habitude de courir ? » en déduit Cullen, avec un sourire en coin.
Cette réplique fit rire la jeune femme, qui secoua légèrement sa tête.
« Vrai et faux, » répondit-elle avec un sourire. « Quand il m'arrive de courir, ce qui est très rare, je le fais à l'intérieur, sur mon tapis roulant. Comme ça, je suis sûre de ne pas rentrer dans quelque chose, même si j'ai déjà réussi à me prendre les pieds avec... mes propres pieds, » avoua-t-elle, alors qu'Edward tentait de ne pas rigoler.
« C'est une amie à moi, qui m'a trainée dehors, pour que je prenne un peu le soleil et fasse de l'exercice, en même temps. »
Il acquiesça de plusieurs hochements de tête, avant de froncer ses sourcils et commencer à regarder autour de lui.
« Et... où est cette amie ?
-Hum... Justement, je ne sais pas. Je crois que je l'ai perdue... Rosalie, mon amie, est encore moins sportive que moi et je pense bien l'avoir abandonnée... il y a quelques centaines de mètres de là... ou un truc dans le genre, » avoua-t-elle penaude, tout en cherchant la jeune avocate des yeux.
« D'accord... » murmura Edward, laissant un silence inconfortable s'installer entre eux.
Le genre de silence pesant qui s'installe entre une personne que vous avez rencontré récemment et vous, où vous ne savez pas quoi dire pour relancer la conversation, alors que des regards et des sourires gênés sont échangés toutes les dix secondes et où vous vous dites finalement qu'il vaut mieux ne pas tirer sur la corde et plutôt quitter cette personne, quitte à la recroiser par la suite.
« Alors, hum... Puisque vous avez perdue votre amie, que diriez vous de finir votre jogging avec moi, Bella ? » demanda l'escort-boy sous l'impulsion, regrettant immédiatement son manque de tact.
L'interloquée haussa ses deux sourcils et regarda tout autour d'elle, après avoir cligné à plusieurs reprises des yeux.
« Euh... » Elle afficha une moue hésitante et fit une petite grimace. « Je suis très lente, donc je vais vous ralentir... considérablement.
-Je vous motiverai, » déclara-t-il, choisissant de continuer à jouer la carte de l'entrepreneur, tandis que son sourire s'élargissait de seconde en seconde.
« Je n'ai aucune volonté, quand il s'agit du sport... Et puis, je crois qu'il vaudrait mieux que je retrouve mon amie, d'abord, » lâcha Bella, lorsqu'elle vit que sa nouvelle connaissance était prête à contredire son ancien argument.
« Il vaudrait mieux l'attendre. Vous risqueriez plus de tourner en rond qu'autre chose, qui vous dit qu'elle a pris le même chemin que vous ? Et je pourrai rester avec vous.
-Non, non, non, non, » répliqua-t-elle brusquement, avant de se reprendre. « Hum, je veux dire, non. Non, merci... Nous avons une séance de cinéma dans moins d'une heure, dont on a déjà acheté les places, alors il faut que je la retrouve le plus rapidement possible... OK, y a pas de cinéma ce soir, enfin, on y est allées ce matin, » avoua-t-elle après le regard moqueur qu'il venait de lui lancer.
« Vous savez, vous pouvez tout simplement dire non. Je ne vais pas vous harceler, » dit Edward, toujours souriant et rapprochant son visage légèrement de celui de la jeune femme.
Elle fuit le regard perçant de l'escort-boy, se racla la gorge discrètement et se mordit légèrement la lèvre inférieure, mais ne recula en aucun cas et finit même par lui offrir un léger sourire, lorsqu'elle se décida à le regarder de nouveau.
« À moins que vous ne voulez pas dire non, » suggéra Cullen, faisant ainsi rougir Isabella, qui baissa son regard et se concentra sur le vélo qui se trouvait toujours à côté d'eux.
« Vous ne voulez vraiment pas dire non, » affirma cette fois-ci, un énorme sourire présent dans sa voix.
« Qu'est-ce qui vous permet d'être si sûr de vous, Edward ? » rétorqua la petite brune, en relevant sa tête pour voir l'escort-boy sourire de toutes ses dents, comme elle l'attendait.
« Eh bien, vous esquivez mes avances, je vous dis que vous pouvez partir mais vous restez, je fais une suggestion, vous rougissez...
-Je n'ai pas rougi !
-Et maintenant, vous niez. Conclusion ? J'ai raison, » déclara-t-il fièrement, après avoir emprisonné sa lèvre inférieure entre ses dents, tout en continuant de sourire comme un idiot, distrayant une seconde Bella, qui dut secouer légèrement sa tête pour se remettre les idées en place.
« Vous savez quoi ? Vous avez tort. Alors, pour toutes vos propositions Edward, c'est n...
-Bella ! » hurla Rosalie, en arrivant en courant vers elle, complètement essoufflée. « Oh mon Dieu ! Je t'ai enfin retrouvé, attends-moi la prochaine fois ! » continua-t-elle, en s'arrêtant et en posant une main sur sa poitrine, alors qu'elle tentait de reprendre sa respiration.
« Bien, je crois que je vais vous laisser entre amies. Passez une bonne soirée Bella, Mlle, » les salua-t-il, tout en reculant à petits pas, son immense sourire toujours en place.
Rose acquiesça et arrêta immédiatement sa mascarade, attrapa le bras de son amie pour lui faire face.
« Tu... Tu n'es pas censée être morte d'épuisement, après tout ce que tu as du courir ?
-Bella, je suis là depuis tout à l'heure.
-Pardon ? Depuis quand ?
-Depuis que tu refais tes lacets, idiote ! J'ai tout vu et tout entendu !
-Vu quoi ? Il ne sait rien passé, je ne veux vois pas de quoi tu...
-Isabella Marie Swan ! Ne fais pas comme si rien ne s'était passé !» réprimanda Rosalie. « Un inconnu foutrement sexy, qui ne doit pas t'être tant inconnu que ça, puisque tu l'as salué, et qui doit te plaire, puisque tu avais un sourire horriblement niais sur le visage et que tu le bouffais des yeux durant toute votre conversation, vient t'aider à te relever, lorsque tu t'es honteusement étaler devant tout le monde et te propose d'aller courir avec toi, en insistant -de surcroit- et toi, toi, TU REFUSES ? Et à plusieurs reprises en plus ! » s'énerva la jeune blonde.
« Moins fort, Rose... » lui demanda son amie, tout en se tournant discrètement vers Edward, qui regardait les deux jeunes femmes avec un sourire en coin arrogant plaqué sur le visage et qui finit par hausser les sourcils lorsqu'il croisa le regard de la petite brune, avant de se retourner et de recommencer son jogging, arrachant ainsi un couinement d'effroi à Bella, qui marmonna un « Il a tout entendu, » embarrassé.
« Mais bien sûr qu'il a entendu ! J'ai hurlé comme une hystérique pour qu'il m'entende ! » répliqua l'avocate, en levant les yeux au ciel.
« Tu as fait exprès !
-Bien joué, Sherlock ! As-tu oublié l'énorme discours que je t'ai fait sur les hommes et comme quoi, tu dois faire de nouvelles rencontres -et non pas les repousser !- pour pouvoir te changer les idées et arrêter de penser à ce connard de Jacob, lorsqu'on était au restaurant et en train de faire la queue au cinéma ?! Apparemment, oui ! Alors, je te donne un bon coup de pieds au cul et fais comprendre à ce type qu'il a toutes ses chances, par la même occasion. »
Rosalie plaça un de ses index devant la bouche de Bella et lui lança un regard meurtrier, lorsqu'elle s'apprêtait à protester.
« Tu sais que je t'aime et que je fais ça pour ton bien, alors tu ne rouspètes en aucun cas, » continua-t-elle. « D'ailleurs, tu reviendras faire un footing au parc, la semaine prochaine, le même jour et à la même heure... Comme par coïncidence, je me trouverai aussi dans le secteur, ayant eut une subite envie d'aller courir... Et si je ne te vois pas là-bas, je te traquerai et te ligoterai à un arbre, pour être sûre que tu y seras, au moins, pour la prochaine fois. Compris ? »
Bella haussa un sourcil et laissa naître un petit sourire en coin sur ses lèvres, alors que la jeune avocate haussait les épaules.
« Quoi ? Je le sens bien ce type, » dit-elle, après avoir attrapé le bras de son amie et recommencé à marcher, l'entraînant avec elle.
« Je le bouffais vraiment du regard, pendant qu'on se parlait ? » demanda Bella, incrédule, après un certain temps.
« Ouais. Et si tu veux tout savoir : l'attirance est réciproque, » répondit Rose malicieusement, faisant ainsi rougir faiblement son amie.
Et vous avez fait la connaissance de Rosalie & Jasper et avez eu aussi un petit aperçut du personnage de Royce. Alice aura un rôle aussi très important et elle fera son apparition au prochain chapitre. Au contraire d'Emmett, qui risque de prendre un peu de temps avant de venir. Enfin encore un ou deux chapitres, ça c'est sûr.
J'espère que ce chapitre vous aura plus. Nouvelle rencontre entre Bella et Edward, Edward plus entrepreneur qu'auparavant. On verra si ça aura l'effet escompté sur Bella... ou le contraire. Haha. ;)
Je réponds à toutes les reviews et à partir du prochain chapitre, je répondrais aussi aux anonymes. Et j'accepte tout avis, positif comme négatif, le temps que c'est respectueux. :)
Bon week-end et à bientôt !
