Chansons du Chapitre 4 : Terrible Love by The National - Sleep by Azure Ray
Ouh, nom de Dieu. J'ai honte. Si seulement vous saviez. Je suis vraiment désolée pour mon absence extrêmement longue, mais je dois avouer que l'écriture m'était un petit peu sorti de la tête. Je n'ai pas de réelles excuses, non. Je devrais peut-être vous dire que j'ai eu mes premières épreuves du Bac, donc révisions, etc. Mais bon, ça serait mentir puisque je ne suis pas la plus grande bosseuse en cours. Je ne fais que le strict minimum, enfin bon, j'espère que vous me pardonnerez.
Je voulais remercier en tout cas, tout ceux qui seront encore fidèles malgré tout ce temps et remercier aussi les nouveaux qui review ou envoient des messages, ajoutent en alerte/favori ça fait toujours énormément plaisir et ça remotive ! Je vous garantis que le prochain chapitre ne devrait pas tarder, puisqu'il est déjà commencé et que j'ai encore un bon petit mois de vacances devant moi. Enfin bon. Je ne vais pas m'attarder, mais voilà.
Pour les anciens qui l'auraient remarquer, j'ai rééditer les précédents chapitres, j'ai eu le malheur de les lire en diagonales et de me rendre compte que j'avais laissé pas mal de fautes derrière moi ! (Je ne garantis pas qu'elles sont toutes parties, mais les plus grosses, oui !) + Chaque chapitre a désormais deux chansons attitrées. Ce sont avec ces chansons que j'écrivais le chapitre désigné, peut-être que ça vous permettra de vous mettre dans l'ambiance dans laquelle j'étais ou sinon de découvrir de nouveaux morceaux musicaux.
Mesdames ! (Il y a un monsieur, ou deux, qui se cache quelque part, ici ?) Vous allez faire la connaissance de Royce King et Alice Brandon dans ce chapitre. J'espère que leur personnage et les relations qu'ils ont avec les autres vous plairont !
Bonne lecture !
Rosalie Hale salua le portier de son immeuble, avant d'en sortir et de se diriger à grands pas vers le café qui se trouvait à deux rues d'où elle habitait pour retrouver son ancien compagnon.
Malgré ses hauts talons et sa jupe de tailleur, qui moulait à perfection ses longues jambes et qui s'arrêtait juste en dessous de ses genoux, elle ne ralentit en aucun cas sa cadence, se faufilant et faisant son bout de chemin parmi la foule.
La septième avenue était un véritable calvaire à huit heures du matin en jour de semaine avec toutes ces personnes qui étaient présentes sur les larges trottoirs et qui se rendaient à leur travail.
Elle entra dans le petit établissement accueillant et confortable, après avoir remis convenablement en place ses cheveux et avoir lissé quelques plis inexistants présents sur sa chemise sans manches, et se dirigea d'une démarche beaucoup plus décontractée et assurée qu'auparavant vers Royce King, le cousin et associé de Bella, un léger sourire flottant sur ses lèvres.
Dès que le jeune homme l'aperçut son visage s'illumina et il se leva immédiatement pour la saluer convenablement, l'attirant vers lui en plaçant ses mains sur ses hanches, alors qu'elle se mettait sur la pointe des pieds pour pouvoir déposer un baiser sur sa joue droite.
Elle se recula et laissa son sourire s'élargir lorsqu'elle remarqua la trace de rouge à lèvres sur son visage et l'effaça à l'aide de son pouce, avant de lui donner une petite claque joueuse et de s'installer sur la chaise rembourrée qui faisait face à celle que le grand brun occupait précédemment.
Ils commandèrent chacun un expresso serré, accompagné d'un verre d'eau et attendirent que la serveuse ne s'éloigne pour commencer à parler de leur amie commune qui ne devait pas tarder à les rejoindre pour leur rendez-vous quotidien.
« Alors, parle-moi de ce jeune médecin, » déclara Royce, entrant directement dans le vif du sujet et ne tournant pas autour du pot ; la patience n'avait jamais été une de ses principales qualités et le message quelque peu enthousiaste que Rosalie lui avait laissé la veille au soir sur son téléphone lui donnait envie d'en savoir plus.
« En tout premier lieu, comment s'appelle-t-il ?
-Edward Cullen et il est mé-
-Edward Cullen ? C'est quoi ce nom ? » la coupa-t-il. « Sérieusement, elle aurait pu trouver meilleur, j'espère qu'il ne ressemble pas à Edward Mordrake parce que sinon elle n'est pas dans la merde notre petite Bella, » lança-t-il avant de commencer à rire tout seul. (N/A : Edward Mordrake était un jeune homme qui a vécu durant le XIXème siècle et qui est connu pour avoir eu un second visage à l'arrière de sa tête, qui ne pouvait ni manger ni parler, mais qui pouvait rire ou pleurer. Edward appelait lui-même son deuxième visage comme étant la « face du démon » puisqu'il lui murmurait apparemment des paroles sataniques et l'incitait à faire des choses démoniaques dès que la nuit tombait. Edward Mordrake s'est suicidé à l'âge de 23 ans, après que tous les docteurs qu'il ait rencontré aient refusé d'essayer de lui enlever ce second visage.)
« Ok, ok. C'était bas, mesquin et en aucun cas drôle, je me tais et te laisse parler, » se calma-t-il, après avoir aperçu le regard noir que son ancienne compagne lui jetait et lui demanda continuer, un léger sourire moqueur flottant toujours sur ses lèvres fines.
« Ils se sont rencontrés à la réception que Bella avait organisé pour fêter le succès de votre collaboration avec Marks compagny. C'est un ami proche d'Alec, si je ne me trompe pas et il a passé beaucoup de temps avec lui durant la soirée. Enfin, avant qu'elle n'aille les rejoindre pour les saluer et qu'elle prenne un verre avec lui au bar, » raconta la jeune femme, tout en faisant touiller son café avec sa cuillère.
« Elle nous a complètement abandonnés par la suite, ils n'arrêtaient pas de parler et de rire ensemble. Jacob a été obligé de s'occuper des convives et d'aller saluer les nouveaux arrivants. Il était furieux ! Il n'arrêtait pas de lancer des regards assassins à Bella et marmonner des paroles intelligibles, » se rappela-t-elle avec plaisir, pouffant toute seule au souvenir.
« Tu as vraiment manqué quelque chose, je suis sûre que tu aurais adoré ce spectacle. Angela a certainement eu le fou-rire de sa vie grâce à cet idiot. Elle était bien plus en retard que prévu et est arrivée à la fin de la soirée, il est allé l'accueillir -heureusement qu'il l'apprécie parce qu'il semblait déjà plus cordial avec elle qu'il n'avait pu l'être avec les autres.
-Tout le monde aime Angela, » répliqua King avec un sourire en coin. C'est vrai qu'il était bien difficile de ne pas avoir un minimum d'affection pour cette dernière, elle était bien trop gentille et aimable pour que quelqu'un ait quelque chose à lui reprocher.
« Certes, mais le plus drôle est arrivé par la suite. Quand il l'a dirigée vers le buffet, il est entré en pleine collision avec un des serveurs qui se dirigeait vers eux et qui avait un plateau rempli à ras bord. Jacob s'est retrouvé avec sa chemise et sa veste complètement trempées à cause de toutes les coupes de champagne qui lui sont tombées dessus. La tête qu'il a fait est mémorable, je crois bien que je ne pourrais jamais l'oublier. Il a failli nous faire un scandale, mais Alec était à ses côtés en un claquement de doigts et a tout tenté pour le calmer. Heureusement qu'il y avait de la musique et que la plupart des invités étaient loin d'eux car l'accident est passé assez inaperçu, mais le bar n'était qu'à une dizaine de mètres du buffet et Bella s'est tout de suite dirigée vers lui pour s'occuper de tout ça, » elle interrompit sa tirade pour prendre une gorgée de son expresso avant de grimacer et d'ajouter deux sucres dans sa petite tasse.
« Ils ne se sont reparlés que lorsqu'il s'est décidé à partir et ça a été très bref, il ne s'est pas attardé et a quitté la soirée juste après avoir fait un signe de la main à Alec, qui se trouvait à l'autre bout de la salle.
-Ils se sont échangés leur numéro ? » demanda-t-il.
Rosalie ne répondit pas immédiatement, suivant du regard chaque geste que les doigts de son ancien compagnon pouvait faire, alors qu'il jouait distraitement avec sa barbe négligée de quelques jours.
Elle se rappela à quel point elle avait pu trouver ce tic attirant et en même temps attendrissant -pour une raison qui lui était encore et toujours inconnue-, lorsqu'ils étaient ensemble et dut secouer discrètement sa tête pour se remettre les idées en place et répondre par la négative à sa question.
« Ils se sont fait la bise au moins ? Ont dit qu'ils allaient se revoir prochainement ?
-Non, ils se sont simplement serrés la main et il lui a sorti une de ces phrases de politesse complètement banales, comme quoi 'ça avait été un plaisir de faire sa connaissance'.
-Alors je ne vois pas en quoi cette histoire peut être intéressante. Elle ne semble mener à rien de particulier, » déclara Royce, en posant ses deux coudes sur la petite table ronde qui les séparait.
« Attends, ne tire pas de conclusions trop hâtives, » le réprimanda l'avocate. « Il se sont revus hier après-midi, » expliqua-t-elle avec un petit sourire. « Bella et moi avions pris un jour de congé et-
-Oui, je suis au courant de ça, merci bien, » la coupa-t-il. « La prochaine fois, essaye de prévenir à l'avance, je pourrais m'organiser pour répartir tout ce qu'elle est censée faire au lieu de devoir le faire par moi-même. J'ai eu le droit au double de mon travail habituel et je suis rentré chez moi alors que le soleil s'était couché depuis longtemps. Je ne sais même pas comment j'ai fait pour réussir à me réveiller ce matin, » se plaint-il, une moue boudeuse s'installant petit à petit sur son visage qui avait désormais des airs enfantins.
« Tu manques juste d'organisation, je parie que tu as passé toute ton après-midi à tenter de séduire la nouvelle assistante de Bella qu'elle a embauché hier matin juste avant de venir rejoindre Jasper, » le taquina-t-elle.
« Tu plaisantes, j'espère ? Elle approche de la cinquantaine !
-Et toi de la trentaine, vieil homme !
-Tu peux parler, tu n'as qu'un an de moins que moi, » se défendit-il. « Et puis, je ne suis pas attiré ou intéressé par les femmes plus âgées. Si de nos jours les jeunes vont avec des femmes qui pourraient même parfois être leur mère, c'est pour leur expérience sexuelle, » expliqua-t-il en finissant son café. « Et je peux affirmer avec certitude que je suis passé depuis bien longtemps maître dans l'art de ce domaine, ma chère, » se vanta-t-il, tandis qu'il laissait apparaître un sourire en coin suffisant. « Ose-me dire le contraire, Rosie, » ajouta-t-il après quelques secondes avec un clin d'oeil.
Il n'eut pour toute réponse qu'un regard meurtrier, alors qu'elle essayait de se rappeler où elle en était avant qu'il ne la coupe dans son récit et se racla la gorge.
« Je disais donc que nous avions pris un jour de congé et qu'après être allées au restaurant et au cinéma, nous avons décidé d'aller courir. »
Elle s'interrompit, en voyant le grand brun haussé un de ses sourcils avec moquerie et plissa ses yeux, tout en réprimandant la forte envie qu'elle avait de lui tirer la langue puérilement.
« Oui, je sais. Moi, courir, plus de deux minutes, de plein gré, dans un parc. Impossible. Pourtant, je l'ai fait. Tu te doutes bien que c'était loin d'être brillant, Bella m'a même perdue après trois longs et interminables kilomètres, enfin, elle pense m'avoir perdue, la vérité est toute autre puisque je me suis cachée derrière un arbre et ai attendu cinq minutes avant de repartir et de marcher vers où elle était allée. Mais au moins l'intention était là, je l'ai accompagnée et ai couru avec elle, c'est ce qui compte n'est-ce pas ? » demanda-t-elle, peu sûre d'elle avant de remarquer que son ami essayait tant bien que mal de cacher son rire pour ne pas la vexer.
« Ne ris pas ! Ce n'est pas drôle, honnêtement. J'étais épuisée. J'avais soif. Ma tête tournait et j'avais envie de vomir. Sans parler des affreux points de côtés. J'ai cru que j'allais m'évanouir d'une seconde à l'autre et à chaque fois que je lui demandais qu'on fasse une pause, elle refusait ! Me répétant sans cesse qu'on s'arrêterait après avoir fait cinq kilomètres. Il nous en restait deux à faire. Deux ! C'était impossible pour moi. Alors j'ai attendu d'être sûre qu'elle ne se retournait pas pendant qu'elle me parlait -oui, parce que Madame arrive à parler tout au long de sa course et ne semble jamais être épuisée- et me suis précipitée derrière un arbre. Y a même un petit qui est venu me demander ce que je faisais et quand je lui ai expliqué que je me cachais, il a voulu jouer à cache-cache avec moi, » raconta-t-elle dépitée. « Bonjour pour se débarrasser du gosse après ça, ils sont tellement têtus de nos jours !
-Tu es vraiment excellente, toi, » lança King entre deux rires, qui ne tentait plus de cacher son hilarité, imaginant parfaitement bien le tableau.
Elle attendit qu'il se calme, lui lançant de temps à autre des regards noirs et vida son verre d'eau d'une traite, pour finalement reprendre.
« C'est bon ? Monsieur a cessé de se foutre de ma pauvre gueule, je peux continuer où j'en étais ?... Bien. Donc, je disais que je l'ai suivie à pieds et l'ai retrouvée sur la place qui n'est pas loin de Jacqueline Kennedy Onassis Reservoir.
Je suis arrivée juste à temps pour la voir se casser magistralement la gueule devant tout le monde et avant même que je ne puisse venir l'aider à se relever, il s'est précipité vers elle et l'a soulevée et l'a remise sur ses pieds. Tu aurais dû la voir le bouffer des yeux ! Je ne l'ai jamais vu comme ça, elle souriait bêtement et arrêtait pas de rougir. Enfin, il n'était pas mieux, lui non plus, hein. Mais le comble, c'est qu'elle ne s'en est même pas rendu compte ! Que ce soit de son comportement ou comment lui agissait.
Il lui a fait un de ces rentre-dedans et il ne se décourageait même pas, il a juste continué à lui faire des propositions, qu'elle refusait à chaque fois. À chaque fois ! J'ai cru que j'allais la frapper. Ou prendre sa tête et la cogner contre le tronc d'un arbre pour lui remettre les idées en place.
-Pourquoi tant de violence, chérie ? Je ne me rappelle pas de toi comme étant agressive quand on était ensemble, » répliqua-t-il, avant qu'il ne laisse apparaître un sourire taquin. « Quoique... Au lit, tu peux avoir parfois des airs de catcheuse. »
À peine eut-il le temps de terminer sa phrase qu'elle lui assenait une claque sur son avant-bras et lui lançait un regard noir.
« OK, OK, on va dire que tu es une véritable tigresse. Ça te va ? C'est plus flatteur pour ton petit ego surdimentionné ?
-Celui qui a un ego surdimensionné ici, c'est bien toi, King, » répondit-elle, avant de commencer à l'imiter, essayant de prendre une voix grave, en voyant qu'il venait de hausser un sourcil moqueur. « Oh oui, je suis passé depuis bien longtemps maître dans l'art du sexe, patati patata.
-Oh mon dieu Royce, tu ne trouves pas que cette jupe me fait des fesses de rêve ? En même temps, j'ai un physique des plus avantageux, tout me va !
-Toutes les nanas sont à mes pieds. Impossible de résister à mon charme.
-Je suis allée à Harvard et suis sortie première de ma promotion !
-J'ai peut-être une grosse voiture, mais ce n'est en aucun cas pour compenser un complexe inavoué sur mes parties intimes, vous pourrez en juger par vous-même prochainement Mlle Halle, » s'exclama-t-elle, ressortant une des premières phrases que Royce lui avait dite lors de leur rencontre, ce qui fit rire l'intéressé.
« C'est bas, ça, Rosie. Je dois admettre que j'étais un petit peu arrogant avant que l'on soit ensemble... Mais tu m'as fait vite redescendre sur terre.
-Si seulement ! Tu étais et es toujours l'homme le plus pédant et narcissique que je connaisse.
-Arrête, Jacob est tout de même pire que moi.
-Absolument pas, il faut que tu arrives à faire face à la réalité, cet idiot de Black est humble comparé à toi.
-Tu te la joues vache pour le coup, Lillian !
-Ne m'appelle pas Lillian, tu sais que je hais au plus haut point ce nom, » rétorqua l'interpelée, touchée et quelque peu énervée qu'il ait osé l'appeler par son deuxième prénom.
Isabella Swan entra finalement dans le petit café où elle avait rendez-vous avec ses deux amis et se dirigea calmement vers eux, souriant légèrement en apercevant qu'ils étaient encore en train de se disputer comme deux enfants.
Elle savait qu'il arrivait parfois à Rosalie de se demander pourquoi Royce et elle s'étaient séparés et ne tentaient pas de se remettre ensemble, mais ce qu'oubliait la jeune femme était qu'ils n'arrivaient jamais à se mettre en accord.
Pour un rien ils commençaient à se chamailler en public, s'envoyaient des pics, se titillaient, se cherchaient et finissaient toujours par se trouver ; mais après plusieurs mois de relation, l'énergie folle qu'ils avaient dépensé dans chacune de ces petites colères disparaissait et les éloignait l'un de l'autre, lentement mais sûrement, jusqu'à ce qu'ils soient complètement lassés de ce quotidien qu'ils s'étaient créés et décident d'un commun accord de rompre et de rester en bons thermes pour leurs amis.
Dès que le jeune homme brun aperçut sa cousine, il fit un léger mouvement de la main, incitant l'avocate à se taire.
« Et n'ose pas me donner des ordres avec tes petits gestes silencieux et autoritaires, Royce King, je ne suis pas une de tes cruches qui t'obéissent au doigt et à l'oeil et qui bavent sur tes-... » commença-t-elle d'un ton menaçant, ne supportant pas quand elle avait l'impression que son ancien compagnon la prenait de haut, avant d'apercevoir la petite brune qui était à moins de cinq mètres d'eux et de couper court à sa remarque. « Oh, Bella ! Comment vas-tu, chérie ? »
Cette dernière ne prit pas la peine de répondre, lui lançant juste un sourire en coin, en haussant légèrement son sourcil gauche, alors qu'elle ébouriffait légèrement et tendrement les cheveux de l'homme qu'elle considérait comme un frère, après s'être penchée vers son amie pour lui planter un baiser sur la joue.
« De quoi parliez-vous, tous les deux, avant que je n'arrive ?
-Oh, hum, euh, en réalité, je veux dire, tu sais les conversations habituelles... rien de bien extraordinaire, » balbutia la belle blonde mal à l'aise en passant une main nerveuse dans ses longs cheveux.
Royce sourit de toutes ses dents et attendit que l'arrivante s'installe confortablement pour commencer à la cuisiner.
« À vrai dire, Rosalie venait juste de me raconter quelque chose de très intéressant, » avoua-t-il en lançant un clin d'oeil à la concernée. « Mais je dois avouer que j'aimerais beaucoup avoir aussi ta version des faits. »
Bella afficha une petite moue perplexe, ne voyant pas de quoi il voulait lui parler, mais acquiesça d'un bref hochement de tête, permettant à son cousin de continuer.
« C'est simple, ça se résume en deux petits mots, » déclara-t-il avant de marquer une petite pause, imaginant d'ors et déjà le rougissement qui allait s'installer sur ses joues et la gêne qu'elle allait ressentir. « Edward Cullen. »
~ EB ~
Alec Volturi poussa un long soupir, après avoir jeté un énième coup d'oeil à la grande horloge qui était installée contre le mur en face de lui et commença à taper nerveusement des doigts sur la surface en bois de son bureau.
Il savait bien que Black lui avait demandé d'aider le plus possible l'escort-boy et il avait accepté sans rechigner, voulant que toute cette histoire se termine au plus vite, mais la suggestion ou plutôt l'ordre que lui avait donné son client, il y a quelques minutes de ça, juste avant qu'il ne quitte son cabinet, lui paraissait être forcé et tiré par les cheveux.
Dans une ville aussi grande et peuplée que New York, cela relevait de l'impossible de tomber sur quelqu'un par hasard, surtout quand Cullen était censé ne rien connaître de la femme de Jacob.
L'avocat leva les yeux au ciel, attrapa son portable et commença à pianoter sur son clavier, se répétant qu'il ne pouvait rien y faire et que le jeune homme qu'ils avaient tout deux engagé aurait peut-être plus de tact que l'indien et attendrait quelques jours avant de se présenter au café qu'il lui indiquait.
~ EB ~
Edward sentit son portable vibrer à deux reprises dans la poche arrière de son pantalon et attendit d'arriver à un feu rouge pour le sortir et pouvoir lire le message qu'on venait de lui envoyer.
« Isabella sort chaque soir de son travail aux alentours de 17h et se rend la plupart du temps au Starbucks situé en haut de la septième avenue. - A. Volturi »
Il fronça légèrement ses sourcils et se demanda comment l'avocat de Black avait pu avoir son numéro de téléphone, mais préféra ne pas trop se prendre la tête avec cette histoire et se focaliser sur ce qu'il avait écrit.
Il lui était quelque part reconnaissant d'avoir pris l'initiative de lui donner un point de départ ou un endroit où il serait susceptible de rencontrer la petite brune, puisqu'il avait l'impression depuis hier soir d'être passé pour un goujat auprès d'elle et d'avoir raté sa chance.
La réaction de son amie blonde l'avait bien amusé sur le coup, mais la distance qu'Isabella avait imposé entre eux deux lui revenait à chaque fois à l'esprit dès qu'il pensait à elle et il savait pertinemment que ce genre d'approche n'était pas la meilleure pour réussir à la séduire.
Cela l'avait même poussé à regretter d'avoir accepté de travailler pour l'indien, regrettant déjà les femmes qu'il rencontrait ponctuellement dans des bars, qui ne se prenaient pas la tête et n'étaient donc pas difficile à charmer.
Et s'il venait à en croire Jacob, il n'avait pas assez de temps pour se permettre de se tromper de méthode pour se rapprocher de la jeune héritière.
Six jours s'étaient écoulés entre leur première rencontre et son footing de la veille et il se doutait bien qu'il n'aurait plus autant de temps libre à partir de la deuxième semaine de Septembre, où il commencerait à travailler à l'hôpital.
Alors s'il voulait pouvoir réussir à l'amadouer sans être pris en traître par le temps, il savait pertinemment qu'il devait trouver un moyen pour la voir plus régulièrement, sans que cela ne lui paraisse suspect et ce, avant qu'il ne commence ses gardes.
Il fallait qu'elle l'apprécie et que ça soit elle qui ait envie de le voir. Il fallait que ce soit elle qui vienne vers lui et non l'inverse.
Il souffla fortement et se dit que ce n'était pas le moment de penser à ce second travail, puisqu'il se rendait en ce moment même au meilleur hôpital universitaire de la ville afin de passer un entretien avec le chef du service de chirurgie, qui l'avait contacté ce matin pour savoir s'il serait intéressé de faire son internat là-bas.
Il était normalement censé être interne dans un autre établissement, mais il ne pouvait pas manquer une opportunité pareille et serait prêt à leurs faire faux bond si l'offre du chef du Presbyterian University Hospital of Colombia and Cornell se concrétisait.
Le feu repassa au vert et il redémarra sa voiture, suivant l'itinéraire que son GPS lui indiquait et essayant par la même occasion de se vider l'esprit et de se relaxer pour pouvoir être dans ses meilleures dispositions pour son rendez-vous professionnel.
~ EB ~
« Alice ? Alice ! » appela l'escort-boy, après être entré en trombe dans le bureau de sa directrice qui détourna son regard de l'écran de son ordinateur pour le poser sur son ami.
« Edward Anthony Masen Cullen ! Tes parents ne t'ont-ils pas appris à frapper aux portes avant de rentrer ?
-Oh, arrête veux-tu ? Ce n'est pas comme si je te dérangeais et que tu étais en charmante compagnie, » répliqua-t-il en lui faisant un clin d'oeil taquin, voyant le petit bout de femme se lever de son fauteuil et poser ses mains sur ses hanches.
Elle essaya de garder son sérieux mais échoua lamentablement face à la mine radieuse du jeune homme et ses yeux pétillant, et laissa apparaître un petit sourire en coin, avant de se diriger vers lui et de le serrer dans ses bras.
« J'ai tellement de choses à te raconter ! Enfin, pas tant que ça en fait, mais c'est tout de même super important. Et j'ai une super-méga-bonne nouvelle à t'annoncer... » débita-t-il sans prendre le temps de respirer. « Bon, une moins bonne aussi, mais ce n'est pas grave parce que je sais que tu seras vraiment heureuse pour moi ! Et je- » Elle posa un doigt sur ses lèvres, l'incitant à se taire et haussa un sourcil interrogateur en voyant à quel point son ami était excité. Il lui faisait, à vrai dire, penser à un gosse de cinq ans qui découvrait tous ses cadeaux de Noël ou d'anniversaire.
« Respire, » lui ordonna-t-elle gentiment avant de le guider vers une des chaises qui faisait face à son bureau et de le laisser s'asseoir. « Et maintenant, recommence depuis le début... Calmement. »
Elle se retint de justesse de secouer la tête d'amusement, après avoir constaté que les rôles étaient en train de s'inverser pour une fois, se remémorant toutes les fois où le jeune homme l'avait obligée à reprendre son souffle à la fin de chacune de ses phrases, lorsqu'elle avait quelque chose d'important ou d'excitant à lui raconter.
« OK, d'accord, je respire, » lui obéit-il. « Je suis en train de respirer, là, tu vois ? Alors, je peux reprendre où j'en étais, non ? » Elle acquiesça d'un mouvement de tête affirmatif et se mordit la lèvre inférieure pour cacher son amusement. « Donc, je disais que j'ai deux bonnes nouvelles, enfin une un peu moins bonne et qui je doute va te plaire, mais elle sera certainement évincée par la super nouvelle que j'ai apprise ce matin, » expliqua-t-il, tout sourire.
Il croisa le regard de la directrice de son agence et inspira profondément, avant de reprendre.
« Le Presbyterian m'a contacté ce matin pour savoir si je pouvais rencontrer le chef de la chirurgie. Je ne pouvais pas dire non, tu sais ? Ce genre de proposition ne peut pas être refusée et j'y suis donc allé et j'ai passé toute ma matinée avec Eleazar Denali, qui m'a fait personnellement découvrir les salles principales de l'hôpital, et...
-Et ?... » le pressa-t-elle, tout en haussant ses deux sourcils, attendant la suite et ne voulant pas se faire de faux espoirs ou sauter au plafond avant qu'il ne lui confirme ses doutes.
« Et je vais faire mon internat là-bas ! J'ai déjà signé mon contrat ! Alice. Je vais aller travailler au Presbyterian ! Au Presbyterian ! » s'écria-t-il, surexcité.
À peine avait-il eu le temps de finir de sa première phrase qu'elle poussait un petit cri de joie et bondissait de son fauteuil pour courir vers lui et l'entraîner dans une nouvelle accolade amicale.
Ce n'est que plusieurs minutes plus tard qu'elle dénia le relâcher et lui demanda de tout lui raconter, dans les moindres détails. Ce qu'il fit avec grand plaisir.
Il lui expliqua qu'un de leurs internes s'était désisté à la dernière minute pour des raisons personnelles et qu'après avoir étudier plusieurs dossiers de jeunes gens qui avaient postuler pour cet hôpital, le chef avait contacté Cullen, ayant été interpelé par son parcours universitaire et ses motivations.
Alice Brandon était vraiment heureuse et fière de son ami et employé, elle savait pertinemment qu'il méritait de jouer dans la courre des grands et d'apprendre auprès de chirurgiens réputés, l'ayant vu travailler comme un fou pour obtenir les meilleurs résultats possibles et avoir toutes les cartes en main pour réussir son avenir professionnel.
Elle avait vite appris à le connaître, le côtoyant presque chaque jour depuis plus de deux ans, et avait été presque immédiatement charmée par sa personnalité et sa façon de penser, la poussant à devenir très proche de lui et à le considérer au jour d'aujourd'hui comme l'un de ses meilleurs amis.
Ils continuèrent à parler de cette nouvelle, avant qu'elle ne le coupe et n'agite un index réprobateur en face de son visage, tout en faisant claquer à deux reprises sa langue contre son palais.
« Ne crois pas que tu vas t'en tirer si facilement, jeune homme. Quelle est cette deuxième histoire que tu dois m'annoncer et qui ne va apparemment pas m'enchanter ? »
Edward se ressaisit, après avoir laissé apparaître quelques secondes une légère grimace, et poussa un long soupire.
« Je vais devoir quitter l'agence, Al', » déclara-t-il, tout en commençant à jouer nerveusement avec l'une des coutures qui se trouvait sur la cuisse de son jean.
« Co-Comment ça ? Je veux dire, je sais que tu devras bien la quitter un jour ou l'autre et je connais les raisons pour lesquelles tu t'es inscrit chez moi, mais tu as encore le prêt de tes études à rembourser. Certes il est bien moins important que ce que tu aurais dû avoir si tu n'avais pas fait le travail d'escort-boy, qui t'a permis de ne pas avoir des dettes faramineuses à s'en tirer une balle, mais comme tu ne pouvais pas travailler à plein temps pour l'agence, tes revenus étaient inférieurs à ceux des autres garçons Edward. Tu es sûr de vouloir arrêter de travailler alors que tu dois encore-
-J'ai dit que je quittais l'agence, Alice, pas que j'arrêterai de bosser en dehors de mon internat.
-Tu as trouvé un travail qui te permettra de trouver quelques heures pour dormir avec les horaires que tu vas avoir ? Et puis, à combien s'élève ton prêt ?
-Une trentaine, » marmonna l'interloqué, mal à l'aise et un peu bougon de penser à l'argent qu'il devait encore à son université.
C'était un utopiste dans l'âme et il avait cru qu'il pourrait s'en sortir en ne devant de l'argent à personne, mais comme Brandon venait juste de le souligner, il n'avait pas pu autant travailler que les autres escort-boys de l'agence, devant se garder du temps pour ses révisions et tous les examens qu'il avait dû passer au cours de ces précédentes années.
« Une trentaine de milliers de dollars ? Edward, tu n'es pas sérieux, tout de même ! » s'exclama-t-elle, l'inquiétude bien présente dans sa voix et sur ses traits du visage.
À cet instant, elle ne pensait pas en tant que directrice qui allait certainement perdre l'un de ses meilleurs employés, mais en tant qu'amie qui se demandait comment il allait pouvoir rembourser une telle somme en si peu de temps, sachant que son université lui avait donné un certain délai pour pouvoir leur verser l'argent qu'il leurs devait.
« Alice, ne panique pas, j'ai la situation en mains, » dit-il, avant d'ajouter, « Dans moins d'un petit mois, j'aurai cette somme et pourrai ne plus m'inquiéter de ce genre de choses. » Il regretta vite sa dernière phrase en voyant quel effet elle avait sur la jeune femme, qui se raidit sur son siège et lui lança un regard presque apeuré.
« Oh mon Dieu, Edward. Ne me dis pas que tu as fait une bêtise. Ou que tu t'apprêtes à en faire une.
-Quoi ? Non ! Non, bien sûr que non.
-Quelque chose d'illégal ? » Il ne sut quoi répondre à cette question, ne sachant pas si le travail que Black lui avait donné à faire était réellement légal ou non. Ce qui était sûr, c'est que c'était loin d'être politiquement correct et pouvait même être catalogué de cruel envers Isabella Swan.
Il préféra laissa apparaître une moue à moitié choquée, à moitié outrée et exécuta un petit geste de la main, comme pour balayer la question de son amie.
« N'essaye pas d'éviter mes questions, ça ne marche pas avec moi. Avoir une si importante somme d'argent en un temps si court est suspect. Ça cache quelque chose. Tu es mon meilleur ami et il est hors de question que je te laisse t'entraîner dans une situation qui pourrait t'être compromettante, si ce n'est pire. Alors tu vas immédiatement me dire ce que tu trames et comment tu comptais t'empocher trente mille dollars en un mois. »
L'inquiétude s'était complètement effacée de son visage, laissant place à de la détermination, et lorsque Cullen croisa le regard de sa directrice, il sut qu'elle ne le lâcherait pas et qu'il n'avait pas d'autres choix que de lui raconter la vérité.
Et il lui dit tout, comment Jacob Black l'avait contacté et qu'il avait finalement accepté son offre. Il lui expliqua son raisonnement en ce qui concerne les rapports sexuels qu'il va devoir avoir avec la jeune héritière Swan, sa première rencontre avec cette dernière, puis le footing et comment l'avocat de l'indien, Volturi, semblait avoir un double-jeu encore plus vile que celui que lui était obligé de jouer. Comment la grande blonde qui accompagnait Bella semblait bien plus qu'enthousiaste à l'idée que celle-ci tente de reconstruire quelque chose avec un homme et le discours qu'elle lui avait tenu alors qu'il s'éloignait d'elle. Rien n'y échappa. Il lui raconta tout ce qu'il c'était passé et lorsqu'il eut fini, un silence pesant et inhabituel s'installa entre les deux amis.
Edward se doutait bien que cette histoire n'allait absolument pas plaire à Alice et s'il l'avait pu, il ne lui aurait rien dit de tout ça.
Elle semblait en pleine réflexion et ne le regardait même plus, son regard perdu dans le vide, alors que lui attendait qu'elle réagisse, scrutant son visage pour y percevoir n'importe quelle émotion, mais mis-à-part ses sourcils froncés, elle ne laissait rien paraître et fixait toujours un point imaginaire qui se trouvait sur son bureau.
« Je n'aime pas ça, » finit-elle par dire, après avoir poussé un léger soupir.
« Je sais, c'est dégueulasse de ma part, surtout qu'elle a l'air d'être une chic fille, mais-
-Non, ça je peux concevoir que tu aies accepté ce marché. Je ne suis pas ta mère et en aucun cas, je me permettrais de te juger et, partant de ton point de vue, c'est parfaitement compréhensible que tu veuilles le faire. Ça te permettra d'avoir encore plus de temps libre pour toi et le travail que tu devras faire ne se résumera qu'à avoir une petite-amie, lorsque tu auras réussi à te rapprocher d'elle, » le coupa-t-elle. « De plus c'est excessivement bien payé, je ne crois pas que tu aurais pu trouver meilleure offre. Dix mille dollars par semaine, c'est énorme. »
Elle marqua une courte pause pendant laquelle elle alla se verser un verre d'eau et se rassit, non sur son fauteuil, mais sur son bureau, faisant face à son ami et n'étant ainsi qu'à quelques centimètres de lui, avant de reprendre.
« Ce que je n'aime pas et ce qui me fait peur, c'est toi, Edward. Tu as beau te cacher derrière tes airs de Casanova qui se contente d'une femme de temps à autre pour se relaxer, je te connais et je sais que tu es quelqu'un de bien, qui n'a en aucun cas un mauvais fond. Ce que je veux dire, c'est que j'ai peur que tu t'attaches à cette fille et que lorsqu'elle apprendra la vérité... toute la vérité, tu la perdras inévitablement. Et je ne veux pas que tu souffres à cause de cette histoire. »
Le jeune homme voulut répondre mais elle l'interrompit d'un geste de la main lui intimidant de garder le silence et de la laisser parler.
« Tu vas devoir passer six mois avec elle, six. Où tu la verras régulièrement et où, à partir d'un moment, tu devras jouer l'amoureux transis. Et je ne veux pas que tu confondes fiction et réalité. Tu vas devoir apprendre à la connaître et peut-être que son caractère et ses opinions t'horripileront ou peut-être que tu tomberas sous son charme à son tour. Tu connais l'expression 'l'arroseur arrosé' ?
-Oui, bien sûr.
-Et bien, je ne veux pas que tu deviennes l'arroseur. Parce que même si, justement, tout ne va pas comme tu l'avais prévu, que tu t'attaches bien trop à elle et que tu décides de tout laisser tomber, elle apprendra aussi la vérité, de ta bouche -parce que je sais que tu n'arriveras pas à continuer à lui mentir bien longtemps dans ces cas-là- ou de celle de son époux. Mais dans chacun des cas, elle saura tout et toute la confiance et le respect qu'elle aura pu avoir pour toi disparaitront immédiatement, en un claquement de doigts. » Elle fit claquer ses doigts devant le visage de Cullen pour suivre et appuyer ses dires. « Et nous savons tout deux qu'une relation ne pourra jamais marcher sans ces choses. Sans oublier le fait qu'elle se sentira trahie, certainement salie d'avoir laissé un homme corrompu par son mari la toucher, humiliée et extrêmement blessée. »
Elle lissa sa jupe de tailleur, attendant quelques instants pour permettre à l'escort-boy de digérer, enregistrer et bien comprendre ce qu'elle venait de lui dire.
Brandon poussa un nouveau soupir, ce qui attira l'attention du jeune homme qui la regarda droit dans les yeux, et c'est sans détourner les siens qu'elle lui demanda, « Alors, j'aimerai savoir si tu es prêt à t'engager dans ce genre d'aventure ? Et si, dans ces cas-là, tu feras tout pour ne pas t'impliquer personnellement et en souffrir par la suite.
-J'en suis sûr, Al', » répondit-il immédiatement. Il ne reçut en signe de réponse qu'un hochement de tête, tandis que la petite brune se dirigeait derrière son bureau et s'installa confortablement dans son fauteuil.
« Tu dois donc rendre des rapports hebdomadaires à Jacob Black, si je ne me trompe pas ? » le questionna-t-elle quelques instants plus tard, changeant de sujet, ou, en tout cas, c'est ce qu'Edward crut. Elle n'attendit pas sa réponse, la connaissant déjà et continua. « Je veux donc la même chose.
-Comment ça ?
-Si le mari de Swan veut un rapport chaque semaine pour être certain que tout avance bien et que tu fais du bon boulot à séduire sa femme, moi, je demande un rapport pour savoir si tu te préserves bien de cette histoire et que ton coeur lui est et lui sera toujours fermé. »
Cette explication fit sourire Cullen qui trouvait attendrissant le côté protecteur de son amie, alors qu'il lâchait sur un ton taquin :
« Et qu'est-ce qui te permet d'être aussi sûre de toi, Brandon ? Qui te dit que je ne te mentirais pas si je commençais à avoir des sentiments pour Isabella ?
-Me mentir ? Voyons Cullen, toi et moi s avons que tu es incapable de le faire. Je te crame à chaque fois et si ça arrivait pendant une de nos futures rencontres, ça ne ferait pas exception à la règle et je te remettrais sur le droit chemin sur le champ. Et puis, comme ça, je suis sûre de te voir au moins une fois par semaine -parce qu'il est hors de question que tu m'envoies tes rapports par mail, non, je veux avoir ta gueule d'ange en face de moi pour voir si tu me dis bien la vérité- et ces rendez-vous-là ne pourront en aucun cas être annulés. Sous aucun prétexte.
-Espèce de tyran, » se moqua-t-il gentiment en lui donnant un coup de pied joueur sous la table.
Elle lui tira puérilement la langue, avant de se ressaisir et d'afficher un visage sérieux. « Justement, le 'tyran' a du boulot, alors si tu pouvais sortir et aller traîner dans les rues ou faire je-ne-sais-quoi ailleurs et de préférence loin d'ici, au lieu de m'embêter, ça m'arrangerait fortement... Vois-tu, un des garçons a décidé de quitter subitement l'agence pour une histoire assez farfelue et je dois m'occuper de toute la paperasse, ce qui va me prendre une bonne partie de mon après-midi ! »
Il se leva de son siège et se dirigea vers elle, rigolant doucement face au comportement de son ancienne patronne.
« Merci Al', t'es la meilleure, » lui dit-il, juste après avoir embrassé le haut de son crâne et lui avoir ébouriffé les cheveux.
Il se dirigea vers la sortie et alors qu'il quittait l'imposant bâtiment encore vide dû à la pause déjeuner, il entendit Brandon crier derrière lui : « Nom de dieu Edward, tu sais que je déteste ce surnom. Al', c'est pour Albert, pas pour Alice ou tout autre prénom féminin ! Trouve autre chose ! Et pour la centième fois, la porte ! Tu ne peux pas la fermer ! À chaque fois tu me fais le coup ! »
Et comme à chaque fois, il ne revint pas sur ses pas pour fermer cette porte qu'il laissait désormais délibérément ouverte et se contenta d'écouter râler son amie et de rigoler quelques instants tout seul.
Alors voilà, vous avez fait la connaissance de Royce King, ancien compagnon de Rosalie Hale et cousin de Bella, par la même occasion. Je ne sais pas si certaines se posent la question, mais autant mettre les choses au clair : "mon" Royce King n'a rien à voir niveau caractère avec celui de Stephenie Meyer. En aucun cas, il ne l'a frappée auparavant ou violée ou humiliée. Ils avaient et ont toujours une excellente complicité, mais se chamaillent tout le temps, on en verra plus par la suite. Alice ! Patronne, ou plutôt ancienne patronne, d'Edward, mais aussi une amie très proche qui s'avèrera être un pilier et sa confidente pendant toute cette mascarade. Elle est tout à fait "Team Edward" et je ne sais toujours pas si, par la suite, même quand Alice sera amenée à rencontrer Bella, les deux jeunes femmes deviendront amies. Ça reste à voir. Pour l'instant, en tout cas, la chose la plus importante pour elle et de réussir à faire en sorte qu'Edward ne tombe pas amoureux de Bella, pour le protéger. Va-t-elle réussir ? On verra. ;)
Il n'y a pas eu de rencontre Edward/Bella ce chapitre et j'en suis désolée, mais je me suis dit que ça ne le ferait pas forcément et même s'ils ne se sont pas vus dans ce chapitre, ils ont tout de même été chacun obligés de parler de l'autre à leur proche ! Prochain chapitre : rencontre ou peut-être ballade dans le parc ou dans les rues de New York, on verra, j'hésite. En tout cas, ils vont apprendre à se connaître réellement à partir du prochain chapitre. Ça tournera principalement autour de ça.
Je réponds à toutes les reviews et à partir du prochain chapitre, je répondrais aussi aux anonymes. Et j'accepte tout avis, positif comme négatif, le temps que c'est respectueux. :) Allez, lâchez-vous !
Bon week-end à toutes (et à tous ?) et à bientôt ! xxx
PS : 1 OS et 1 Two-shot ont été posté sur ce même compte, y a un petit bout de temps, si vous voulez y jeter un coup d'oeil, ne vous gênez pas ! ;)
