Chansons du Chapitre 5 : Crystalised by The XX - A Sweet Summer's Night On Hammer Hill by Jens Lekman
Youhou ! Mon Dieu, je n'avais même pas remarqué qu'on avait dépassé la barre des cent reviews, seulement après quatre chapitres ! Vous êtes incroyables, vraiment. Quand j'ai vu ça, j'ai cru que j'allais sauter au plafond. Yiha ! Ça fait vraiment chaud au coeur et fait plaisir de voir que il y a toujours des lectrices fidèles à leur poste, malgré tout le temps que je mets à poster. Et, d'ailleurs, par rapport à ça, j'en suis navrée... Je sais que je vous avais dit que le chapitre ne tarderait pas, mais je suis désormais en Terminale Littéraire, ce qui dit donc Bac de malheur et travail acharné pour avoir un bon dossier (ou en tout cas potable, haha, parce qu'avec la philo et mon prof qui est le maître suprême des sadiques, ce n'est pas gagné), et bien que je sais que pour certaines d'entre vous qui sont déjà dans la vie active ou qui ont commencé leurs études supérieures ça ne représentent pas grand chose, pour moi, c'est beaucoup de trucs à gérer. En plus y a eu mon anniversaire, une histoire personnelle qui éclate, etc. Bref comme tout le monde, je trouve toujours une excuse pour reporter les choses au lendemain... Jusqu'à ce que je me rende compte que j'ai plusieurs mois de retard ! (Heureusement que j'arrive tout de même à être ponctuelle pour mes cours, sinon je ne pense pas que ça le ferait.)
M'enfin ! Voilà enfin le chapitre 5 ! J'avais dit que je le posterai le 31 Octobre pour Halloween et je n'ai que quelques malheureuses minutes de retard. (Moi, je trouve que je m'en sors pas mal avec le délai pour une fois... Mouais.) Puis, honnêtement qui se couche avant minuit le soir d'Halloween, ici ? :) Bref, trève de blabla, je vais vous laisser lire ce chapitre.
(Larsand : Tes reviews ne m'ennuient absolument pas ! Je lis chacune d'entre elles avec plaisir. Malheureusement je ne peux pas vraiment répondre à ces dernières puisque tu n'as pas de compte sur le site.)
Je vous avais promis des moments Edward/Bella, vous allez être servi(e)s ! J'espère que ça vous plaira, dans tous les cas.
Bonne lecture !
Une chaleur pesante et presque insupportable s'était abattue sur New York depuis plusieurs jours, rendant la vie de ses citoyens bien difficile, les empêchant de sortir à leur guise ou de profiter pleinement de leurs derniers jours de liberté, avant que la plupart d'entre eux ne recommencent à travailler ou à étudier.
Malheureusement pour Isabella Swan, elle ne faisait pas parti de ces personnes qui avaient décidé de s'offrir quelques vacances bien reposantes et regrettait maintenant amèrement son choix et la bourgade où elle se rendait à chaque été, lorsqu'elle était enfant.
Jamais elle n'aurait cru qu'elle en aurait été amenée à manquer Forks et son temps maussade. La pluie faisait boucler ses cheveux qu'elle persistait à lisser tous les jours étant adolescente, les terrains boueux salissaient sa première voiture qu'elle avait reçu le jour de ses seize ans et le vent ainsi que les températures basses de la petite ville lui valaient une angine ou une bonne grippe à chaque fois.
Elle avait maudit maintes et maintes fois cet endroit éloigné de tout, qui avait fini par devenir son calvaire, son enfer personnel et désormais, ironiquement, elle en était réduite à manquer les forêts verdoyantes et la fraîcheur perpétuelle de Forks.
Elle attrapa le brumisateur qui se trouvait en face d'elle et s'aspergea abondemment d'eau avant de souffler un bon coup, étirer ses membres engourdis à force d'être restée assise à son bureau depuis plusieurs heures et décider de jeter l'éponge pour aujourd'hui, sachant parfaitement qu'elle n'arriverait plus à travailler dans de telles conditions.
Le climatiseur qu'elle avait fait installé il y a quelques mois de là n'était pas assez puissant pour dissiper la chaleur suffocante qui régnait sur tout l'étage et l'aider à se concentrer sur la pile de dossiers qui attendait patiemment qu'elle les confirme ou rectifie quelques détails.
Elle se maudit intérieurement d'avoir choisi d'installer le siège de son entreprise sur les derniers niveaux du gratte-ciel, afin de pouvoir profiter de la magnifique vue qu'il offrait sur une grande partie de la ville et tout Central Park et maudissait encore plus les personnes d'entretien qui avaient nettoyé les locaux la veille au soir et qui avait cru bon d'ouvrir chaque fenêtre pour aérer l'intérieur.
La jeune héritière se leva avec peine de son fauteuil et se dirigea vers son assistante qui supportait encore moins bien la chaleur qu'elle, lui conseillant de suivre son exemple et de rentrer chez elle pour le reste de la journée.
La femme d'un certain âge refusa tout d'abord, de peur que cela ne lui soit pénalisant, surtout qu'elle venait juste de commencer sa période d'essai, mais finit par accepter lorsqu'elle vit sa patronne prendre ses affaires et l'attendre dans l'ascenseur, retenant les portes de la cage d'acier pour elle.
Du peu qu'elle la connaissait, Isabella appréciait énormément sa nouvelle employée et se félicitait de l'avoir embauchée, ne regrettant absolument pas son choix d'avoir pris une personne qui approchait la cinquantaine et qui avait une certaine expérience dans le milieu, plutôt qu'une jeune fille de son âge qui se serait indéniablement retrouvée dans les draps de Royce.
C'était d'ailleurs pour cette raison que son ancienne assistante avait décidé de démissionner et la petite brune était certaine que son cher cousin n'oublierait pas de si tôt le savon magistral qu'elle lui avait passé et les nouvelles règles qu'elle lui avait imposé par rapport à la gente féminine qui travaillait pour eux.
Elle se souvenait encore de l'air penaud qu'il avait affiché et son visage qui se décomposait de désarroi à chaque interdiction qu'elle ajoutait à la liste. Il était hors de question pour elle qu'une nouvelle personne quitte son poste et ait des envies de vengeances envers lui ou sombre dans une dépression par sa faute.
Rosalie en avait presque ri aux larmes lorsque son ancien compagnon l'avait appelée pour se plaindre et la supplier de faire changer d'avis leur amie.
Bien évidemment, la grande blonde avait refusé lui disant que c'était bien fait pour lui, ce qui n'avait que renforcer l'énervement de Royce, qui criait à qui voulait l'entendre que tout cela était injuste, et qui avait décidé de ne plus parler à aucune des deux jeunes femmes, qui, d'après ses dires, s'étaient liguées contre lui.
Ce souvenir fit sourire Isabella qui se trouvait toujours dans l'ascenseur, une cinquantaine d'étages à descendre prenant un minimum de temps.
Elle voulut lever les yeux vers l'écran numérique qui indiquait à quel niveau elle se trouvait à l'instant mais fut prise de court lorsque la sonnerie caractéristique lui annonça qu'elle était arrivée.
La petite brune salua chaleureusement son assistante avant de sortir d'une démarche assurée du grand bâtiment alors qu'une violente vague de chaleur la prit de plein fouet et lui fit attacher ses cheveux en un chignon lâche, pour que ces derniers ne lui collent pas à la peau à cause de la transpiration.
Elle allait héler un taxi lorsqu'elle aperçut le Starbucks qui se trouvait non loin de son bureau et se dit que ça faisait bien longtemps qu'elle n'était pas allée chez eux et qu'une de leurs boissons rafraîchissantes ne pourrait que lui faire du bien avec un temps pareil.
Arrivée à l'intérieur, elle s'installa derrière une personne, faisant la queue patiemment tandis qu'elle commençait un débat interne d'une extrême importance : savoir ce qu'elle allait commander.
Elle était bien tentée par une petite viennoiserie mais se doutait bien qu'elle aurait du mal à tout manger avec cette chaleur pesante et qu'elle ne voulait pas gâcher une chose aussi succulente. Malgré tout sa gourmandise prit le dessus et quand elle fit face à la caissière, elle prit un doughnut aux pommes frites et une thé glacé au citron.
Bien trop impatiente de se régaler avec son petit goûter, elle ne ressentit pas la présence de la personne qui venait juste de rentrer dans le café et qui s'était dirigée vers elle pour la saluer, lorsqu'elle l'avait reconnue de dos, si bien que quand elle se retourna, elle lui rentra dedans de plein fouet renversant sa boisson sur le haut du jeune homme qui ne put retenir un léger sifflement lorsque le liquide gelé rentra en contact avec sa peau.
Isabella lâcha un petit cri de surprise avant de commencer à se confondre en excuser et à bafouiller lamentablement lorsqu'elle vit qui était la nouvelle victime de sa maladresse légendaire.
« Eh bien, on dirait que chacune de nos rencontres se doit d'être ponctuée par une entrée fracassante de votre part, Mademoiselle Swan, » lâcha Edward Cullen avec un sourire en coin quelque peu narquois.
« Je-je-je... » continua-t-elle à balbutier totalement honteuse, avant de se reprendre. « Je suis désolée, vraiment désolée Edward.
-Il n'y a pas de quoi en faire un drame, estimez-vous juste heureuse que vous n'ayez pas commander une boisson chaude car je pense que je n'aurai pas été aussi clément avec ces températures externes.
-Mais tout de même, votre chemise est tachée par ma faute, » geignit-elle, passant une main lasse sur son visage rougi d'embarras.
« Un tour en machine et toute trace de cet incident sera effacé, » répondit-il en lui faisant un clin d'oeil, ce qui lui valut un pauvre sourire de la part de la jeune femme.
« Je vous paye un café ? » demanda-t-elle subitement. Sa proposition fit hausser un sourcil interrogateur à Edward tandis que le visage de la petite brune ressemblait de plus en plus à un coquelicot. « Enfin, c'est le moins que je puisse faire et puis comme ça, ça remboursera l'eau que vous allez gaspiller à nettoyer votre chemise par ma faute... À moins que vous vouliez autre chose ? C'est sûr qu'avec ce temps une boisson chaude n'est pas la plus appropriée ou peut-être que vous êtes plus tenté par un de leurs gâteaux ? » enchaîna-t-elle à toute vitesse alors que son interlocuteur tentait tant bien que mal de ne pas montrer à quel point elle l'amusait et lui adressa un sourire resplendissant, qui la fit cligner des yeux plusieurs fois pour se remettre les idées en place.
« Un café sera parfait pour moi, merci, » répondit-il, tout en la guidant de nouveau dans la file pour qu'ils puissent prendre commande.
« Je suis désolée pour tout à l'heure, » répéta-t-elle.
« Ne vous inquiétez pas, je n'ai même pas eu à vous pardonner, il n'y a rien de dramatique.
-Oh je sais, je sais. Je me suis déjà excusée pour votre chemise, non, je vous demandais pardon pour la diarrhée verbale à laquelle vous avez eu le droit juste après.
-Diarrhée verbale ? » s'étonna Edward, avant que ses épaules ne commencent à tressauter légèrement à cause du rire discret qu'il venait de laisser échapper.
« Oui, dès que je suis mal à l'aise, je commence à dire tout ce qui me passe par la tête, je parle excessivement vite et n'articule presque plus, souvent les personnes qui sont en face de moi n'arrivent plus à comprendre ce que je dis, même moi je ne sais pas ce que je dis parfois. C'est très embarrassant en fait. J'ai ça depuis l'adolescence, dès que je me retrouve dans une situation gênante ou devant une personne qui m'intimide-
-Je vous intimide ? » la coupa-t-il surpris.
« Non ! » répliqua-t-elle immédiatement. « Enfin oui, mais non. Je veux dire, c'est la situation qui est embarrassante pour moi, c'est pour ça que je suis nerveuse, » s'expliqua-t-elle. « Et quand je suis nerveuse, je ne peux plus m'arrêter de parler, je monopolise la parole et finalement, au lieu de me sentir soulagée, je m'enfonce encore plus. C'est un cercle vicieux, vraiment, vous n'avez pas idée. Heureusement que ça ne m'arrive pas au travail, sinon ça aurait pu apporter à ma société beaucoup de problèmes, » elle s'arrêta quelques secondes pour reprendre sa respiration et fronça ses sourcils. « Vous voyez ? Je recommence ! » s'exclama-t-elle. « Au pire, vous me dites de me taire, tout simplement, c'est ce que mes amis font et c'est à l'heure d'aujourd'hui le seul moyen efficace qu'on a trouvé pour me faire arrêter de parler. Bien sûr au départ je risque de m'offusquer un petit peu et de m'énerver contre vous mais je vous promets que-. »
Elle arrêta sa longue tirade et fixa pendant plusieurs secondes le jeune homme qui riait de bon coeur, une main plaquée sur sa bouche pour essayer d'atténuer le son de son rire.
« Vous vous moquez ! Je n'y crois pas, vous vous moquez de moi. Il n'y a rien de drôle, ma diarrhée est comme un handicap social, d'accord ?
-Je ne me moque pas. Vraiment, jamais je n'oserai me moquer de- » réussit-il à dire, avant que son rire ne reprenne face au regard noir qu'elle lui lançait. « Pardon, désolé, je... deux minutes s'il vous plait, » demanda-t-il, alors qu'il s'appuyait contre la vitrine en verre qui abritait des sandwichs et qu'il laissait libre court à son hilarité.
Après quelques instants, il réussit à reprendre un semblant de sérieux et lui adressa un sourire d'excuse, « Je vous jure que je ne me moquais pas de vous. Je vous trouvais juste extrêmement attendrissante et drôle, mais je peux vous assurer qu'il n'y avait aucune mesquinerie. »
Isabella rougit de nouveau face au compliment, mais s'adoucit et replaça une mèche folle de son chignon derrière son oreille, avant d'acquiescer d'un léger hochement de tête.
La même caissière que tout à l'heure offrit à l'escort-boy un sourire un peu trop chaleureux pour n'être que commercial, après avoir regardé étrangement sa chemise.
« Que puis-je pour vous ?
-Un café et un thé glacé au citron pour la dame, s'il vous plait, » commanda Cullen, avant de sortir son porte-feuille et tendre un billet de vingt dollars, ne laissant même pas à l'employée le temps d'annoncer le prix. Cette dernière prit l'argent et lui rendit la monnaie, tout en ordonnant les boissons à son collègue.
« C'était à moi de payer ! » s'exclama Swan, qui se laissait entrainer par Edward vers le bout du comptoir pour attendre qu'on les serve.
« Ce n'est pas à une femme d'offrir à boire à un homme, mais plutôt le contraire.
-Qu'est-ce que c'est que ce discours machiste ?
-Ce n'est pas du machisme, juste de la galanterie. » Bella haussa un sourcil interrogateur. « Que son fils soit respectueux envers la gente féminine et la traite comme il se doit est une chose très importante pour ma mère.
-Vraiment ?... Donc vous tenez la porte ouverte à une femme ou-
-Je tiens la porte ouverte à une femme, oui, mais je la laisse passer avant moi et je tire aussi sa chaise avant qu'elle ne s'assoit. » Elle laissa un petit rire s'échapper. « Et maintenant c'est à vous de vous moquer de moi ?
-Oh non, je trouve juste ça mignon, étrange par rapport aux comportements des hommes de nos jours, mais mignon.
-Je sais, ça a surpris la plupart des femmes que je connais, c'est un peu vieillot mais je n'arrive pas à m'empêcher de le faire, c'est comme un tic, c'est automatique.
-Le vieillot a parfois du bon, » répliqua-t-elle avec un sourire en coin. Leurs boissons arrivèrent et Cullen lui tendit son thé, avant de se diriger vers la sortie du café.
Il lui tint la porte en verre, faisant élargir le sourire de la petite brune qui passa devant lui.
« Pouvez-vous me tenir mon café un instant, s'il vous plait ? » demanda-t-il, après avoir pris une gorgée de l'expresso.
Il sortit une cigarette de son paquet et l'alluma rapidement, avant d'en prendre une longue bouffée, sous le regard amusé d'Isabella qui lui rendit le café qu'il avait finalement payé.
« Vous êtes médecin, mais vous fumez, » constata-t-elle d'un ton presque moqueur cette fois-ci. « N'êtes-vous pas plutôt censé faire une campagne anti-tabac, sortant à chacun de vos proches des détailles plus répugnants les uns que les autres, au lieu de vous détruire les poumons à petit feu ? »
Edward ne répondit pas immédiatement, affichant tout d'abord un sourire en coin quelque peu narquois.
« Je ne suis pas ce genre de personnes, » finit-il par lâcher. « Ceux qui sont moralisateurs, qui se croient supérieurs à vous sur certains points et qui se permettent de vous réprimander quand vous n'allez pas dans leur sens, » expliqua-t-il. « Et puis, je ne suis pas encore médecin, je ne suis pour l'instant qu'un simple étudiant qui va commencer son internat la semaine prochaine.
-Trouver des excuses pour d'autres, » répliqua-t-elle avec taquinerie. « Je suis certaine que vous avez toutes les connaissances nécessaires pour savoir les effets désastreux que le tabac a sur le corps humain.
-Justement ! » s'exclama-t-il. « J'en connais trop, bien trop pour pouvoir trouver le courage de ne plus avoir ma dose de nicotine quotidienne. Saviez-vous qu'il est tout aussi dur pour un fumeur d'arrêter de fumer que pour un camé de ne plus prendre de l'héroïne ? Le tabac est une drogue. Douce certes, mais qui rend tout aussi accro que l'héroïne. J'ai commencé quand j'avais dix-sept ans et parfois je m'en mords les doigts, mais la cigarette reste pour l'instant toujours un plaisir. Je n'en suis pas dégoûté et ne fume pas juste parce que mon corps le réclame ; mais si un jour je n'aimais plus autant fumer que maintenant, je pense, j'espère que j'arriverais à arrêter même si pour l'instant cet effort me semble surhumain et impossible, » expliqua-t-il, après avoir pris une nouvelle taff.
« Eh bien, ce n'est pas quelque chose d'impossible, vous en avez la preuve devant vous. Par contre, je ne savais pas que je pouvais être considérée à l'époque comme étant une 'camée'.
-Ne vous inquiétez pas, si l'on part de ce principe quatorze pour-cent de la population new-yorkaise sont des camés. Mais je n'arrive pas à croire que vous fumiez. Vous qui me faites des réflexions sur la cigarette et mon addiction, alors que vous étiez comme moi il y a encore quelque temps... C'est l'hôpital qui se fiche de la charité, dites-moi, » ajouta-t-il taquin, alors que son sourire en coin typique flottait de nouveau sur ses lèvres.
« Je ne vous faisais aucune réflexion ! » se défendit-elle piteusement. « Je soulignais juste la situation assez ironique dans laquelle vous vous trouvez. Vous, médecin, qui êtes censé redonner une santé à chacun de vos patients, vous détruisez la votre petit à petit.
-Certes, » concéda-t-il. « Comment avez-vous fait arrêté ?
-Oh, je ne voulais pas prendre ces patchs ou ces pastilles bourrées de nicotine, je me disais que ça en revenait à la même chose et que je n'arriverais certainement pas à arrêter avec toutes ces 'aides'. Alors, j'ai arrêté du jour au lendemain. Paf. Plus aucune cigarette. Bien sûr, j'ai dû essayer plusieurs fois avant de parvenir à ne pas fumer plus de trois jours de suite. Et quand j'ai réussi à tenir, croyez-moi, ce n'était pas très beau à voir... J'avais des chats à l'époque, » reprit-elle après avoir aperçu le sourcil interrogateur que Cullen venait de hausser, « et toutes deux ont failli passer par la fenêtre. Je m'énervais pour un rien, je mangeais comme quatre pour m'occuper les mains et lorsque deux semaines plus tard je me suis pesée, j'ai fondu en larmes en voyant que j'avais pris quatre malheureux kilos, j'avais les nerfs en pelote, pire qu'une femme enceinte, mais surtout j'avais des pulsions meurtrières, enfin pas concrètement, mais dès que je croisais quelqu'un qui avait une cigarette dans la rue, je n'avais qu'une envie : lui sauter dessus et la lui voler, peu importait ce qui adviendrait de ces pauvres gens par la suite, qu'ils se fassent piétiner par la foule, écraser par un taxi ou qu'ils aient une hémorragie interne ou un traumatisme crânien à cause de leur chute. Rien ne m'importait plus que leur cigarette. J'étais devenue totalement folle si vous voulez mon avis, mes amis s'en sont pris plein la tête aussi, encore plus que mes chats à vrai dire puisque je culpabilisais moins à m'énerver contre eux comme ils pouvaient se défendre. C'était catastrophique. Alors, arrêter de fumer n'est pas impossible, mais c'est un effort qui est en effet presque surhumain. Mais bon, j'aime bien me comparer à Wonder Woman de temps en temps, ça rebooste mon ego, » finit-elle en riant à moitié, tandis qu'Edward affichait une mine à moitié amusée, à moitié terrifiée par son récit.
« Et moi qui me suis dit que c'était impoli de ma part de ne pas vous en proposer une, en allumant ma clope, je suis plutôt heureux de ne pas l'avoir fait. Je me serais senti mal de vous voir vous retransformer en monstre en manque de tabac, » répliqua-t-il sur un ton quelque peu ironique.
« Ne vous moquez pas, un jour vous passerez aussi par là et je peux vous garantir que je serai là pour compter les points et voir qui est devenu le plus fou.
-Vous allez devoir attendre un certain temps, alors, » rétorqua-t-il joueur, tandis qu'ils s'arrêtaient à un passage piéton pour que le feu passe au vert.
Il se rendit compte qu'elle risquait de rentrer chez elle et qu'il ne pourrait plus jouer la carte du hasard pour la revoir, alors, après quelques instants, il lui proposa un peu nerveux, ne souhaitant pas réellement se prendre une nouvelle veste de sa part : « Une ballade dans Central Park, ça vous tente ? Ou vous avez quelque chose à faire ? »
Bella repensa à la conversation que Rosalie lui avait tenue pendant plus d'une heure, comme quoi elle devait tourner la page 'Jacob' et faire de nouvelles rencontres, et même si sa première intention aurait été de refuser l'offre de l'escort-boy, elle décida qu'elle devrait peut-être suivre les conseils de son amie au moins une fois dans sa vie.
De plus, elle se rendit compte qu'elle appréciait assez la compagnie de Cullen pour pouvoir passer encore un peu de temps avec lui. C'est donc avec un léger sourire qu'elle lui répondit, « J'ai tout mon temps et oui, ça me plairait bien d'aller m'y promener. »
Ils traversèrent ensemble la route et entrèrent dans le grand parc, qui était -comme ils pouvaient tous deux s'en douter- bondé de monde.
« Très bien. Vous connaissez déjà beaucoup de choses sur moi, mais vous par contre, je ne sais presque rien de vous, mis à part votre nom et que vous allez bientôt commencer votre internat en médecine, ce qui est très peu, avouons-le, » fit remarquer la petite brune, qui continuait à avancer, nullement gênée par toute la foule présente.
« Que voulez-vous savoir ? » demanda le jeune homme, tout en prenant une gorgée de son café refroidit.
« Et bien, commençons par votre futur métier. Où allez-vous faire votre internat ? »
Un sourire apparut sur son visage qu'elle ne lui avait jamais vu arborer auparavant. Lui qui affichait toujours un sourire narquois, qui vous donnait plus l'impression qu'autre chose qu'il se moquait 'gentiment' de vous et qui semblait souvent préoccupé par quelque chose qui lui était personnel ou qui était quelque part distant avec elle, malgré le fait qu'il n'hésitait pas à lui faire des avances plutôt directes, semblait à l'instant réellement intéressé par le sujet de conversation qu'elle venait de lancer.
Son visage qui s'illumina et son sourire bien plus discret que ceux en coin habituels montraient à quel point il était heureux et épanoui dans ce qu'il faisait.
Bella se sentit étrange l'idée de connaître une nouvelle facette de sa récente rencontre, mais fut heureuse d'avoir choisi de le questionner sur son futur travail.
Ce n'était finalement plus à elle de sortir de longues tirades et de presque monopoliser la parole, mais bien au tour d'Edward qui partit au quart de tour et ne se priva pas de lui raconter tout depuis le début ; son espoir de rentrer au Presbyterian University Hospital of Columbia and Cornell qu'il dut rapidement oublier puisqu'il n'avait reçu aucune nouvelle de cet hôpital prestigieux après deux mois, sa satisfaction d'être tout de même pris au New York University Medical Center qui était tout de même très bien réputé, sa joie et son excitation quand le chef de chirurgie du Presbyterian le contacta trois jours auparavant, même s'il devait commencer une semaine plus tôt son internat.
Tout, tout y passa et pendant plus d'une demi-heure, il ne fit que parler, ne touchant même pas à son café, étant trop captivé par ce qu'il disait, sous le regard à la fois attendri et à la fois rieur de Bella, qui le trouvait tout aussi drôle qu'intéressant.
« Et donc, comment cela va-t-il se passer ? » lui demanda-t-elle. « Avez-vous dû choisir quelle spécialité vous allez exercer ? »
Il sourit à nouveau, content qu'elle soit assez curieuse par ce qu'il disait pour lui poser des questions. Lui qui ne savait souvent pas quoi lui dire, ayant trop peur de faire un faux pas ou de dire quelque chose qui ne captiverait pas assez son attention, était heureux de voir qu'elle semblait ouverte à des sujets de conversations qui ne la regardaient absolument pas, contrairement à un grand nombre de femmes aujourd'hui qui ne s'intéressent qu'à leur petit monde.
« Eh bien, je me suis d'hors et déjà spécialisé en chirurgie, mais pour l'instant, je vais être sous la tutelle de plusieurs résidents ou titulaires qui exercent différents types de spécialité, comme la pédiatrie, la neurologie, la cardiologie, les traumas, la chirurgie plastique ou encore l'orthopédie, » expliqua-t-il, alors qu'ils se dirigeaient vers un petit endroit de pelouse protégé du soleil par un arbre très imposant sur lequel ils s'appuyèrent, après qu'Edward ait proposé à la petite brune de s'asseoir un peu à l'ombre et que cette dernière ait accepté.
« Enfin, » résuma-t-il, « je pense sincèrement que cet internat va être passionnant. Et puis, même si je suis le genre de personnes qui aiment les changement, ne pas s'installer dans une certaine routine, je me vois bien continuer ma carrière là-bas... C'est tout de même le meilleur hôpital de New York ! Et cette ville, une fois qu'on y habite, on ne peut que l'adopter.
-C'est certain que New York est unique, je n'ai jamais vu une ville qui lui ressemblait, » concéda-t-elle.
« Oui, tout à fait ! Même si je dois avouer que les deux premiers mois qui suivirent mon arrivée ne furent pas facile. Bien que Seattle soit aussi une grande ville, ce n'est absolument pas le même rythme de vie, mais maintenant, je ne pense pas que je pourrais retourner vivre dans ma ville natale, même si les ferryboats me manquent parfois.
-Vous êtes de Seattle ? » s'étonna-t-elle. « Quand êtes-vous arrivés ici ?
-Je suis venu pour faire mes études de médecine, c'était il y a donc environ quatre ans.
-Par pitié, ne me dites pas que vous avez vingt-deux ans... » marmonna Bella, presque choquée, ce qui fit rire doucement Edward.
-Non, j'en ai vingt-cinq, bien que ça ne change pas grand chose. J'avais commencé des études de droit pendant deux ans, mais me suis finalement reporté sur la médecine, » expliqua-t-il. (N/A : En Amérique, les études de médecine sont bien plus courtes qu'en France. Les étudiants n'ont que quatre ans en université, nommée Medical School, avant qu'ils ne commencent leur internat qui dure un ou deux ans. C'est pourquoi Bella pense qu'Edward n'a que vingt-deux ans, mais en réalité, comme dit précédemment il a fait d'abord deux ans de droit avant de prendre une année sabbatique -vous apprendrez par la suite ce qu'il a fait durant cette année- avant de faire ses quatre ans à une université de médecine.)
-Oh d'accord, vous me rassurer, » sourit-elle. « Et vous retourner souvent à Seattle, sinon ? »
Il se retint de justesse de lui dire qu'il ne parlait plus que très rarement et ce n'était que pour Noël qu'il allait là-bas pour surtout voir le reste de sa famille.
« Mes soeurs ne vivent plus non plus à Seattle. L'aînée est partie vivre à Los Angeles et notre cadette qui l'avait rejointe il y a deux ans, vient juste d'emménager à San Francisco, » expliqua-t-il, disant pour l'instant toujours la vérité. « Alors, je ne vais à Seattle uniquement pour les fêtes de fin d'année, mais au moins une fois tous les six mois, on se retrouve tous chez moi ou chez une de mes soeurs, pour qu'on puisse se voir un minimum.
-Et vous êtes proche d'elles ? » lui demanda-t-elle, tandis qu'il acquiesçait vigoureusement de la tête, même si elle se doutait déjà de la réponse vu le sourire tendre qui était apparu quand il avait commencé à parler de ses soeurs. « Ce ne doit pas être évident de vivre loin d'elles, Los Angeles et San Francisco sont à l'autre bout du pays, comparés à New York, » constata-t-elle.
« Disons juste que je suis bien heureux que les téléphones portables, mails et Skype existent, » répondit-il avec un petit sourire contrit. « La plus jeune aurait pu venir s'installer à Chicago, ce qui aurait été beaucoup plus proche d'ici, » reprit-il, « mais quand elle m'a demandé mon avis pour savoir où il serait mieux pour elle de s'installer, le grand frère protecteur qui sommeille en moi a immédiatement dit, sans y penser à deux fois, San Francisco. Chicago est certes réputée comme étant une ville économique importante, mais elle aussi bien connue pour toutes ces histoires de mafia, et je ne pense pas que ce soit assez sûr là-bas pour que je laisse ma petite soeur s'y installer seule. »
Isabella trouva très mignon son côté protecteur qu'il avait pour la jeune femme et ne put s'empêcher de rire quand il ajouta : « Évidemment, je ne lui ai pas sorti ce genre d'arguments, elle l'aurait très mal pris sinon. Je l'imagine très bien me crier dessus 'Edward ! Je n'ai plus quatre ans ! Arrête de voir le mal partout, veux-tu ? Mon Dieu que ça m'énerve ! Qu'est-ce que tu m'énerves ! Tu m'entends ? Tu m'énerves !' » imita-t-il d'une voix bien trop nasillarde et aiguë pour lui. « Et après, elle serait allée habiter à Chicago juste pour me contredire et m'embêter, » conclut-il, avant de pousser un soupire qui feignait la résignation, alors qu'un sourire en coin prenait place sur son visage contre son gré.
« Elle vous amuse, » constata-t-elle.
« C'est un sacré numéro, si vous voulez tout savoir. À vrai dire, mes deux soeurs sont des sacrés numéros, je pense que je suis le seul normal dans cette famille, en fait.
-Ho ! Je suis sûre que c'est aussi ce que vos soeurs disent quand elles sont avec leurs amis, » répliqua-t-elle, joueuse.
« Vous me trouvez anormal ? » s'indigna l'escort-boy, faussement vexé.
« Eh bien, au premier abord, vous semblez parfaitement dans les normes psychologiquement parlant, mais plus je vous vois et plus j'y pense, plus je me dis que quelque chose doit clocher chez vous, » dit-elle d'un ton sérieux, qui n'eut pas l'effet escompté à cause du sourire taquin qui dansait sur ses lèvres. « Par exemple, regardez votre chemise, vous êtes prêt à vous balader dans tout New York avec une horrible tâche dessus et ignorez tous les regards interrogateurs qui vous scrutent alors que moi, pendant ce temps, je suis rouge de honte à me dire que c'est de ma faute. »
Il émit un petit rire gêné. Il n'aimait pas trop l'idée de parler uniquement de lui, ayant peur de s'emmêler dans les futurs mensonges qu'il serait obligé de lui sortir après un certain temps.
« Si vous voulez savoir, j'ai dû porter des choses bien pire auparavant. Les fêtes à l'université ne pardonne souvent pas, » répliqua-t-il en rigolant légèrement, se remémorant tous ces souvenirs qu'il aurait certainement préféré oublier. « Enfin. Assez parlé de moi, je vous garantis je ne suis pas si intéressant que ça, » ajouta-t-il avec un sourire en coin.
« Très bien, qu'est-ce qui pourrait bien vous intéresser ? » demanda-t-elle, après avoir secouer sa tête de droite à gauche.
Cullen avait envie de lui poser des questions par rapport à son mariage avec Jacob, il avait l'impression que s'il continuait à lui faire des avances alors qu'elle pensait qu'il croyait qu'elle était toujours avec Black, ça allait la rebuter. Il ne savait pas pourquoi, mais il était certain qu'elle n'apprécierait pas l'idée d'un homme qui touche aux femmes des autres. Pourtant il ne voulait pas être trop direct, ne voulait pas la braquer et même si son regard tomba immédiatement sur son alliance quand elle lui posa sa question, il se retint et décida de plutôt se diriger vers un sujet qu'ils avaient déjà aborder par rapport à lui.
« Avez-vous des frères et soeurs ?
-Non, je suis fille unique, » répondit-elle. « Mais j'ai presque vécu et grandi avec un de mes cousins que je considère maintenant comme un grand frère.
-Et vous vous voyez souvent l'un et l'autre ?
-Presque tous les jours. Il vit aussi à New York et en plus d'être mon associé, c'est l'ancien compagnon de ma meilleure amie, » expliqua-t-elle. « Vous savez Rosalie, la grande blonde, sans aucune retenue que vous avez rencontré à la fin de mon jogging, la dernière fois que nous nous sommes vus ? »
Le jeune homme acquiesça, tandis que Bella rougissait légèrement en se souvenant du comportement de son amie, qui ne s'était pas gênée de lui faire des reproches et de la mettre mal à l'aise face à lui.
« Et ce n'est pas trop étrange quand tous les deux sont avec vous ? Il n'y a pas de blancs ou des moments inconfortables ?
-Oh non. Je ne sais honnêtement pas comment ils ont réussi, mais ils sont restés bons amis et heureusement d'ailleurs, comme je suis très proche d'eux. Ça aurait été difficile à gérer sinon et je ne me serais pas vu prendre le parti d'un des deux, comme souvent les amis sont obligés de faire dans ces cas-là. »
Elle lui adressa un sourire discret, finit son thé glacé et sortit son doughnut aux pommes frites, qui était pour l'instant resté dans son sachet.
« Et votre époux s'entend bien avec vos proches ? » Rien qu'à l'allusion de son mari, le sourire de la petite brune se fana et laissa place à une grimace, qui poussa Edward à continuer, se sentant obligé de s'expliquer au vu de la mine qu'elle affichait. « Je veux dire, au gala où nous nous sommes rencontrés, je ne l'ai pas vu rester avec vos amis mais qu'avec Alec.
-Oui, c'est vrai. Ils ne s'entendent pas vraiment, disons qu'ils se tolèrent.
-Eh bien. Ça doit être la fête quand vous dînez tous ensemble, » remarqua-t-il avec ironie.
« L'ambiance est là, en effet, mais pas comme on pourrait le penser. C'est plutôt le genre de soirées remplies de remarques acerbes et sarcastiques, de piques et d'insultes en tout genre. Très amusant quand on est une personne externe à la situation, mais extrêmement gênant quand on est concernée. »
Ce fut au tour d'Edward de grimacer, sachant pertinemment de quoi elle pouvait parler puisque sa description ressemblait désagréablement à ses réunions familiales.
« Ça ne devait pas être facile à gérer tout de même.
-Oh, ça ne l'était pas et je les voyais la plus part du temps séparément de mon mari, mais bon, maintenant cette situation s'est arrangée-
-Maintenant ? » la coupa-t-il, avec un sourire en coin alors que l'héritière Swan n'avait qu'une envie, cacher ses rougeurs derrière ses mèches de cheveux -ce qui n'aurait pas été très concluant vu qu'ils étaient attachés en un chignon lâche. À la place, elle mordit dans son beignet et le regarda pendant plusieurs secondes sans rien dire, essayant de voir s'il était déjà au courant de sa séparation avec Jacob.
« Vous savez, n'est-ce pas ? » demanda-t-elle, même si sa question ressemblait plus à une affirmation. Edward eut du mal à cacher sa surprise, mais finit par acquiescer d'un hochement de tête et confirmer ses doutes.
« Alec m'en a parlé le soir du gala, quand je suis arrivé pour me prévenir de votre situation, » lui mentit-il.
« Secret professionnel, mes fesses, oui, » l'entendit-il marmonner dans sa barbe. « Il n'est pas fichu de garder sa langue dans sa poche, n'est-ce pas ? » reprit-elle à voix haute.
« Il ne voulait pas que vous soyez mal à l'aise à cause de cela si je vous parle de lui, ou autre, ce que je peux comprendre, » continua-t-il à lui mentir, essayant d'excuser Volturi qui n'était normalement pas censé parler de tout ça à d'autres personnes.
Elle lui adressa un faible sourire et recommença à manger son doughnut en silence, après avoir haussé ses épaules.
Il lui piqua un bout de sa friandise de façon joueuse, tandis qu'elle ouvrait la bouche pour protester mais finit par lui assener une claque sur la main pour le réprimander.
« Alors votre mère vous a appris à être galant, mais demander avant de vous servir, vous ne connaissez pas ? » répliqua-t-elle avec sarcasme.
« Disons que j'ai retenu ce que je voulais de son éducation.
-Comme tous les enfants, j'ai envie de vous dire, » consentit Isabella avec un petit sourire amusé. Et c'est avec ce petit acte immature qu'ils recommencèrent tous deux à parler et que la jeune femme oublia sa gène par rapport à son couple, jusqu'à ce que l'escort-boy ne regarde sa montre et ne remarque qu'un peu plus de deux heures étaient passées depuis qu'il l'avait vue au Starbucks.
Il avait un rendez-vous dans moins d'une demi-heure et juste après qu'il l'ait annoncé à la petite brune, celle-ci reçut un appel presque paniqué de Royce qui lui disait qu'elle devait absolument le rejoindre à leur bureau.
Tous deux se levèrent comme un seul homme et se dirigèrent vers la sortie la plus proche de Central Park, en parlant encore quelques minutes. Lorsqu'ils furent finalement arrivés sur l'avenue, Cullen la jaugea du regard et finit par attraper le portable de Swan qu'elle tenait toujours dans sa main, y enregistrant son numéro de téléphone et son email.
« Appelez-moi un de ces quatre pour que nous puissions prendre un vrai café la prochaine fois, » lui proposa-t-il, avec un sourire en coin, tandis qu'elle le regardait toujours avec de grands yeux, quelque peu choquée par son audace.
Sa lèvre inférieure finit par devenir une nouvelle fois prisonnière de ses dents alors qu'elle marmonnait un « D'accord » docile, avant de se reprendre et d'ajouter d'une voix un peu plus assurée : « Je n'y manquerais pas. »
Il lui sourit de toutes ses dents et se baissa pour lui poser un baiser chaste et rapide sur la joue, comme signe d'au revoir.
« À bientôt Isabella, » dit-il dès qu'il se redressa.
« À-À-à bientôt Edward, » balbutia-t-elle alors qu'il commençait déjà à s'éloigner d'elle à grands pas. Elle se reprit rapidement et s'engouffra dans un taxi après l'avoir hélé d'un geste de la main.
~ EB ~
Edward Cullen arriva au même café que celui où il avait eu rendez-vous avec son employeur la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Il était quelque peu angoissé par ce premier entretien, ne sachant pas si son rapprochement avec la jeune héritière satisferait son époux.
Il s'installa en face de lui et n'eut même pas le temps de le saluer que Jacob Black commençait déjà à lui poser des questions. Il n'avait fallu que quelques minutes à l'étudiant en médecine pour comprendre que l'indien et la politesse ça faisait plus deux qu'autre chose, mais son manque de tact le mit sur les nerfs, même s'il se somma de rester calme et de raconter tout ce qui s'était passé pour que tout ça se finisse au plus vite.
Et c'est ce qu'il fit. Ressentant même une certaine fierté mal placée en expliquant comment il avait réussi à la voir plusieurs fois en un peu plus d'une semaine. Et encore plus lorsque Black approuva le fait qu'Edward ait donné ses coordonnées à Bella, mais lui donne l'impression de lui laisser le choix quant à le recontacter oui ou non.
L'escort-boy trouvait la petite brune très sympathique et appréciable, mais à ses yeux elle n'était qu'un travail en plus, même s'il allait devoir y impliquer beaucoup plus de sa personne. Elle restait pour lui un moyen facile et efficace de rembourser son prêt étudiant le plus rapidement possible.
En tout cas, pour l'instant.
Alors, voilà, voilà. J'espère que ça vous a plu... N'oubliez pas que j'accepte tout type de reviews, négative comme postive, je trouve que c'est toujours bon à prendre, le temps que c'est respectueux. Et n'oubliez pas, ça motive un auteur comme vous n'avez pas idée ! Et moi, la flemmarde de service, qui voudrait poster le 18 Novembre pour l'anniversaire de cette fiction, je vais bien avoir besoin de motivation. Alors lâchez-vous !
De plus, je voulais juste ajouter et préciser quelques points, pour vous éclaircir, un petit peu chères lectrices :
-Non, Edward ne va pas tomber amoureux de Bella immédiatement.
-Oui, il va continuer pendant un certain temps à rendre des comptes à Jacob et oui, ce dernier va être assez présent dans les prochains chapitres et sera tout autant détestable et répugnant.
-Non, Bella ne va pas se rendre compte tout de suite qu'Edward lui ment et qu'il la manipule.
Sinon, si vous êtes en manque de lecture, j'ai posté un OS, il y a un petit bout de temps, et un Two Shot dont la deuxième et dernière partie a été postée Lundi. (+) moi, qui ne fais normalement pas de pub, je ne peux que vous conseiller les fictions de Sigma Kappa Lambda, dont je suis désormais la bêta pour trois d'entre elles, qui sont juste excellentes. (Le Roisterer, Alice's damned list was right, Mon demi-frère est le Dieu de mes fantasmes)
See you soon guys. And please, I beg you, leave me some love!
Takenya xxx
