Bonjour tout le monde, pardonnez pour ce gros retard! ^^ Mais les révisions pour ce fichu Bac m'en*****, bref, vous l'aurez compris, j'épargne vos délicats petits yeux de lire ma frustration! ^^

Voilà la suite! :) Bonne lecture!

Chapitre 7 : Satisfaite ?

C'est avec l'écho d'un cri déchirant que je sautais, fermant les yeux pour ne laisser échapper qu'une larme.

Je courrais dans la nuit à en perdre haleine. Je bousculais sans ménages les passants qui ne s'écartaient pas assez vite de ma route, jetant de temps en temps un coup d'œil derrière moi. Je ne m'arrêtai qu'au bout d'une dizaine de minutes, à bout de souffle. Le temps de reprendre ma respiration, je marchais lentement, cherchant dans mon sac de sport une carte de crédit volée il y quelques semaines. Un fois trouvée, je me hâtai de trouver un distributeur automatique.

La carte de crédit vidée de son contenu et mon sac rempli d'une liasse de billets, je me dirigeais vers l'entrepôt avec lenteur, réfléchissant à un plan.

N'en trouvant pas, je décidai d'y aller au feeling, espérant que ce soir, j'allais enfin pouvoir effectuer ma vengeance. Malgré la boule d'angoisse et de stress qui se formait dans mon estomac, je me forçais à avancer vers l'entrepôt désaffecté, m'efforçant de cacher mon inquiétude tant bien que mal.

Devant la ruelle mal éclairée, je pris une grande inspiration avant de m'y engager, jetant un regard discret mais observateur envers tous ceux que je croisais, espérant retrouver le jeune homme qui m'avait servi de guide lors de ma dernière visite.

Je me retrouvai bien vite dans l'immense carrière, encore plus encombrée de vendeurs au regard de fouine et de drogués cherchant leurs dose quotidienne. Mais, il se passait autre chose : parmi l'immense foule se baladaient des hommes en costar, jurant avec les vêtements miteux des habitués. Ils avançaient par groupe de deux, comme s'ils cherchaient une personne en particulier. C'est d'ailleurs cette conclusion qui me mit la puce à l'oreille : je me cachai dans un recoin sombre et toucha le sol du bout des doigts : de la boue. En faisant attention à ce que personne ne me remarque, je m'enduisis les cheveux pour cacher leur couleur trop voyante, m'en mettant par la même occasion sur mes vêtements. Avec discrétion, je me mêlai à la foule, cherchant à suivre un des groupes d'homme en costar. Lentement, j'en pris un en filature, essayant de me rapprocher le plus d'eux pour entendre ce qu'ils disaient. A mon grand désespoir, les badauds faisaient trop de bruits, impossible d'écouter quoi que ce soit…

J'abandonnai mon plan, marchant au hasard, faisant mine de m'intéresser à quelques vendeurs, achetant parfois un peu de drogue, mais observant tout ce qui se passait autour de moi. Parfois j'essayais de questionner les vendeurs sur la présence des groupes d'hommes mais ils ne restaient que très vagues dans leurs réponses, finissant par me dire de m'occuper de mes affaires. Tout ce que je pu apprendre après deux longues heures de recherches est que leurs présence était due à la visite du grand patron, grand patron qui n'était personne d'autre qu'Orochimaru, cette saleté de serpent visqueux !

Alors que je faisais une petite pause de quelques minutes en étant assise dans un coin, je me relevais avec difficultés : Malgré l'importance de ma mission, mon esprit se tournait sans cesse vers la dernière image enregistrée de Sasuke. La chassant une fois de plus, je tentais de me remémorer l'instant devant le miroir, mon écœurement et mon dégout de moi-même, me convainquant que si j'étais restée, j'aurais trahi ma promesse envers ma sœur et anéantit en quelques jours les recherches de plusieurs années.

Je me concentrai et réfléchis une fois de plus à un plan, fronçant des sourcils devant un problème qui me semblait impossible de résoudre, quand mon regard fut attiré par un groupe de clochards non loin de là : une idée, enfin ! Depuis mon arrivée, je cherchai à me faire discrète, mais la solution était sûrement de faire exactement l'inverse !

Je vérifiai que ma couleur de cheveux naturelle était bien dissimulée sous une couche de boue puis me dirigeai vers le groupe de clochard, une bouteille presque vide à la main dénichée par terre et le pas chancelant. Je fus bien vite acceptée parmi leur groupe, et ils se mirent à faire tourner la gniole, une sorte d'alcool super fort. Je pris gare à ne boire que la moitié lorsque c'était mon tour, crachant discrètement le reste.

Au bout d'une heure, je commençai à feindre un état d'alcoolémie avancé, chantant et gesticulant en tous sens, sous l'œil appréciateur et hilares des clochards. Tout ce tapage eu l'effet escompté : un groupe de quatre hommes au regard mauvais vint voir ce qui se passait. Faisant toujours exprès d'être ivre, je me jetai dans les bras du premier venu et lui susurrai des propos dont je garderai la teneur pour moi-même…

Il me repoussa sans ménagement, ce qui provoqua – en apparence – une montée de colère : je les insultais de tous les noms, essayai de leur donner des coups de poings ou encore tentai de leur balancer à la figure des bouteilles vides ou non. Deux d'entre eux finirent par en avoir ras le bol de mon cinéma et m'immobilisèrent en quelques secondes, un troisième parlant à voix basse dans son talkie-walkie.

Mon plan fonctionnait à merveille ! Il ne me restait plus qu'à attirer suffisamment leur attention pour qu'ils m'emmènent faire un tour dans le bureau du ''Patron'' ! Je fis mine de me calmer quelques instants pour écouter ce qu'ils se disaient mais sans grand succès. Celui qui parlai auparavant dans son talkie-walkie me lança un regard étrange avant de faire signa de tête à ceux qui me maintenaient fermement d'avancer.

Sur les quelques mètres, je fis semblant d'avoir retrouvée mes esprits et me débattis du mieux que je pu, toujours avec cet air de fille complètement bourrée. Alors que je commençais à chanter, non, brailler les deux gorilles se stoppèrent, un grand silence se faisant devant nous. Ma voix baissa de plus en plus jusqu'à complètement s'éteindre : l'homme qui était devant nous me cachait la vue mais j'étais persuadée que celui à qui il s'adressait n'était personne d'autre qu'Orochimaru !

Le silence était tel qu'on entendait seulement quelques bruits de toux ne pouvant être retenus et le crépitement de petits feux de camps allumés. L'homme en costar qui m'encombrai la vue s'écarta, laissant enfin apparaître ce visage cauchemardesque qui me hantait depuis de trop longues années. Orochimaru se tenait devant moi, habillé impeccablement des pieds à la tête, le teint aussi blafard et ses yeux brillants toujours autant de cruauté.

Nos regard se croisèrent, et mon cœur rata un battement pour ensuit s'accélérer. Je ne réalisai la chance qui s'offrait à moi que lorsqu'il s'approcha de moi en fronçant les sourcils.

Il se pencha pour m'observer, scrutant de son regard perçant le mien, il se détourna au bout de longues minutes et demanda à ses hommes de mains pour quelles raisons ils me détenaient. L'un d'eux pris la parole pour lui expliquer les faits.

Alors que mon cœur ne semblait pas vouloir s'arrêter de danser la salsa, je sentais une goutte de sueur longer ma nuque, je sentais le courant d'air infime sur mon visage, j'entendais le moindre son qui déchirait ce silence, je voyais tous les détails du tueur en face de moi : son horrible façon de passer sa langue sur ses lèvres, son affreux rictus et ses yeux à la recherche d'une nouvelle proie. En face de ce monstre, je me sentais revivre.

Je ne compris pas pourquoi les deux hommes qui me maintenaient solidement me relâchèrent puisque je m'étais perdue dans mes songes, mais une chose fut claire en cet instant : j'étais libre de tout mouvements.

Comme si la scène se passai au ralentit, je vis Orochimaru se détourner de moi, je l'entendis dire que je n'étais qu'une consommatrice comme les autres, et, par-dessus tout, je me délectai de son regard incompréhensif quand il m'entendit dire que moi je le connaissais.

Mais ma satisfaction augmenta encore lorsque sa vision fut attirée vers l'objet que je tenais dans ma main gauche, satisfaction à son comble quand je vis un petit rond noir se former sur son front et une unique goutte de sang rouler hors de celui-ci.

Sûrement à cause de l'adrénaline, je voyais tous les clochards et autres drogués s'enfuir de tous les côtés, effrayés par le coup de feu. Même les hommes de main du serpent mort s'enfuyaient sans demander leur reste ! L'entrepôt quasiment désert, je m'accroupis près du cadavre, vérifiant en prenant son pouls qu'il était bel et bien mort. J'examinai mon pistolet avant de le jeter à côté du corps, sachant que je n'aurais jamais plus l'occasion de l'utiliser.

En me redressant, ma vision était troublée, et mon souffle toujours autant saccadé. Du soulagement, de l'horreur, de la satisfaction, du dégoût, un certain apaisement, de l'effroi toutes ces émotions se mêlaient les unes aux autres. Des larmes finirent par couler malgré moi, des larmes qui me séparaient d'un poids sur la conscience en moins, mais aussi un de plus. Se venger est une chose, tuer est une autre…

Mécaniquement, je vidais les bidons de pétrole, d'alcool, les sachets de drogues en tous genres je vidai tout de son contenu, que je répandais dans tout l'entrepôt.

Dressée devant l'espèce de tunnel qui servait d'entrée et de sortie, je mis en marche un zippo décoré d'un serpent, trouvé sur la dépouille d'Orochimaru. Je fixai durant un long instant cette petite flamme qui fera disparaître tout ce pourquoi qu'étais restée vivantes ces trois longues dernières années.

Puis je la laissai tomber, puis la regarda enflammer le liquide poisseux et odorant, et enfin, je concentrai ma vision sur les flammes qui s'étendaient, toujours plus hautes et plus destructrices, flammes qui faisaient disparaître, qui nettoyaient cette saleté, qui la cautérisait pour de bon. Si la fumée noire ne m'empêchais pas rester, je l'aurai fait sans hésitation mais mes poumons fonctionnant déjà à pleins régimes, je sortis de cet enfer en courant, courant le plus loin possible de cette fournaise étourdissante.

Dans la rue, des passants commencèrent à s'affoler de voir autant de fumée et ce décidèrent à faire appel aux pompiers, qui n'intervinrent qu'après vingt minutes d'attentes, le temps de leur arrivée, de faire un bilan et de mettre un plan en place.

Moi, du haut du toit d'un petit immeuble de quelques étages, face au combat de l'eau contre le feu, j'observais en silence. J'avais envie de tout : de prendre une bonne douche, voir un bain, me détendre, dormir…Et en même temps, l'envie de rien. Je ressentais comme un vide. Ma vengeance accomplie, que faire ? Cela avait été limite presque trop facile, comme si…Comme si je regrettais que tout soit déjà fini.

Je dû rester encore longtemps à réfléchir avant de comprendre que, pendant toute ma vie, j'avais toujours eu un but, un objectif, quelque chose à atteindre ou à faire : prendre soin de ma sœur, lui assurer une bonne vie, retrouver son meurtrier et la venger, mais à présent…Plus rien.

Le grand vide. Mon regard tomba une fois de plus sur l'incendie enfin maîtrisé par les pompiers. Tout autour de l'incendie, des policiers formaient un barrage de sécurité pour éloigner les passants trop curieux. L'un d'entre eux parlait activement avec un policier, faisant de grands gestes.

A sa vue, mon cœur fit un bond, mon sang bouillonnais dans mes veines et un sourire naquis sur mon visage émacié : voilà que j'avais retrouvé un sens à ma vie !

Celui par qui tout cela n'aurait sans doute jamais commencé : Sasuke.

Non non, ce n'est pas le dernier chapitre, il en manque un ! ^^ Mais c'est tout de même un chapitre, donc commentez ! )