Bonsoir !
Une sorte de suite à l'OS précédent...
Bonne lecture !
La guerre ?
Amy sonna à la porte. Washington ouvrit, un sourire sur les lèvres.
«Amy ? Tu tombes bien, on regardait le dernier épisode de JAG ! Entre, entre !
-Amy ! s'exclama Pline, arrivant derrière sa sœur et colocataire. Alors, comment ça s'est passé ?»
L'étudiante franchit la porte et suivit Pauline dans sa chambre tandis que Washington se réinstallait aux côtés de Sophia devant la télévision.
«Alors ? C'est bon ? Vous avez fait la paix ? demanda Pline, impatiente d'entendre le récit d'Amy.
-Non…
-Tu ne l'as pas fait ?
-Si, j'ai essayé ! Elle est juste impossible.
-Comment ça ? Raconte !
-Quand je lui ai parlé de faire la paix, tout de suite elle a demandé «pour quoi faire ?», après, elle est restée complètement paranoïaque. Elle n'avait qu'une seule envie : se jeter sur moi.
-Tu es sûre que tu n'exagères pas un peu là ? demanda Pline. C'est vrai qu'elle a l'air un peu agressive au premier regard, mais je suis sûre que dans le fond elle est gentille.
-Que j'exagère ? Elle m'a même dit que ce n'était pas mon perfecto mais MOI qu'elle aimait attaquer ! C'est de l'exagération, ça ?
-Non, sourit Pauline. Je reconnais, d'accord.
-Bref, ça a raté.
-C'est dommage. Je suis sûre que ça aurait été génial pour vous deux.
-Oui, sauf que tu oublies quelque chose : nous deux, on ne s'entendra jamais. La paix est impossible.
-Il ne faut jamais dire «jamais», Amy.
-En même temps, là, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. Non mais tu l'as vue ? Cette fille, c'est une tueuse ! En plus, elle n'a aucun humour.
-Elle est très sarcastique, n'est-ce pas ?
-Oui. Elle a un humour grinçant. Elle fait allusion à des choses un rien sanguinaires. Et quand tu le lui fais remarquer, elle te répond qu'elle peut faire ça sans faire couler de sang. Et là, tu commences à avoir peur. Elle est un rien effrayante, aussi.
-Oui, mais ça c'est parce que tu ne la connais pas bien. Je veux dire, avec Miryam Tuvia, elle n'est probablement pas comme ça, si ?
-Je pense que Miryam Tuvia et Elen Taal ont le même genre d'humour, ce qui fait qu'elles s'entendent très bien.
-Le genre «humour mossadien», un peu, résuma Pline. Mais bon, au moins, cette fois, ton perfecto n'a pas été touché.
-Absolument. Je suis contente de l'avoir laissé chez moi.
-De toute façon, elle ne t'aurait rien fait, si ? Vous étiez dans un lieu public, non ?
-Franchement, à voir son regard…j'en sais rien du tout.»
Amy plongea la main dans une poche de son manteau, puis dans l'autre. Elle sembla ensuite chercher quelque chose autour d'elle, à la fois avec ses mains et avec ses yeux.
Pauline la regardait faire, en même temps intriguée et amusée. Elle se résolut au bout de quelques instants à demander ce qui se passait :
«Qu'est-ce qui se passe Amy ?
-Mon…mon sac… murmura l'étudiante. Je l'ai oublié au bar…
-Viens, si tu veux, on va le rechercher.
-Maintenant ?
-Oui, allez, viens. Je t'accompagne.
-Oh, merci Pline !»
.
Les deux jeunes femmes arrivèrent au bar une demi-heure plus tard environ. Il ne restait que le barman et deux ou trois personnes. Amy DiNato se rua sur la table qu'elle occupait précédemment et chercha activement son sac, suivie de Pauline.
«Si c'est votre sac que vous cherchez, intervint le barman, votre amie l'a trouvé et emmené avec elle.»
Amy et Pauline s'immobilisèrent à l'entente de cette nouvelle.
«C'est pas possible, souffla Amy.
-Merci, fit Pauline au barman. Bon, Amy, tu sais où elle habite ?
-Je crois qu'elle vit à l'hôtel…
-Allons-y !»
.
Elen était sous la douche, après une heure et demie d'entraînement. Bon entraînement, d'ailleurs.
Elle sourit en repensant à l'entrevue qu'elle avait précédemment eue avec Amy DiNato. Amusante, cette idée qu'avait eue l'étudiante de vouloir «faire la paix». Comme si c'était possible.
Son sourire disparut lorsque son oreille toujours aux aguets repéra un bruit qui venait de la chambre. Elle arrêta l'eau, sortit de la douche, s'enroula dans une serviette et prit son arme posée près du lavabo.
Elle tendit l'oreille. Plus rien.
Elen déverrouilla avec précaution la porte – pour ne pas faire de bruit, elle y alla doucement – et posa la main sur la poignée. Elle l'ouvrit avec le plus de silence possible et surgit dans sa chambre en braquant son arme devant elle.
Rien. Il n'y avait rien.
La chambre était vide.
Elle inspectait le recoin derrière le lit lorsqu'elle entendit des coups à la porte. Ce devait être ça.
Elle baissa son arme en soupirant. Qui pouvait bien venir la déranger à une heure pareille ? Miryam était encore avec Ziva, a priori…
L'officier ouvrit la porte.
«Qu'est-ce que vous faites là ? demanda-t-elle, méfiante.
-On vient…eh, du calme !» s'écria Amy en apercevant l'arme.
Pline et Amy levèrent les mains en l'air. Elen s'écarta de la porte, soupirant une nouvelle fois.
«Entrez.
-On vous dérange ? demanda Pline en regardant la serviette qui constituait le seul vêtement de l'Israélienne.
-Non, pas du tout ! ironisa Elen.
-De toute façon, je vous dérange toujours !» s'exclama Amy.
Elen Taal lui lança un regard noir.
«Je vais me rhabiller. Vous ne bougez pas de là.»
Amy pouffa tandis que l'Israélienne repartait. Elle regarda autour d'elle, cherchant son sac.
«Mais il est où ! Elle l'a caché ou quoi ?
-Calme-toi, Amy, fit Pauline. Rien ne sert de s'énerver.
-Il est tard, Pline. Je suis fatiguée, et j'aimerais être n'importe où mais pas ici.
-Je sais. Attends qu'elle revienne, tu lui demanderas.
-Pour qu'elle nous descende avec son arme ? Non merci !
-Je vous descendrai si j'ai une raison de le faire, répliqua Elen en sortant de la salle de bains. Je devrais, peut-être ?
-Si vous voulez descendre quelqu'un, trouvez quelqu'un d'autre ! rétorqua Amy.
-Ne me tentez pas… siffla Elen.
-Oh ! Du calme ! s'écria Pline. Je ne veux pas être témoin d'un meurtre !
-Qu'est-ce que vous voulez ? soupira l'Israélienne.
-MON SAC !
-Calme-toi, Amy.
-Comment veux-tu que je me calme ! Elle nous a accueillies avec une arme ! UNE ARME ! Et elle a volé mon sac !
-Ho, du calme DiNato ! Je n'ai RIEN volé, c'est clair ? Si vous n'aviez pas été aussi tête à l'air, je n'aurais pas été obligée de le prendre !
-Moi tête en l'air ? Qui a commencé à me menacer, hein ?
-Certainement pas moi. C'est vous qui avez provoqué cette rencontre, pas moi !
-En même temps, si c'était pour vous défouler sur moi, vous n'aviez qu'à pas venir !
-Si je n'étais pas venue, vous l'auriez mal pris, avouez !
-Si vous n'étiez pas venue, j'aurais été ravie !
-Quelle amabilité !
-De même !
-DU CALME ! cria Pline, lasse de cette joute verbale. Vous ne pouvez pas rester calmes deux minutes, non ? Bon, Elen, vous rendez ce sac à Amy, et on part !
-Dites donc, vous ne me donneriez pas un ordre là, si ? fit Elen avec un regard noir.
-Bon, ce sac, il est où ? demanda Pline, commençant elle aussi à perdre patience.
-Là» fit Elen en se dirigeant dans un coin de la pièce.
Elle attrapa le sac et le lança dans la direction d'Amy, qui le rattrapa au vol.
«Merci.
-De rien. De l'oxygène, maintenant. Et j'espère ne pas vous revoir ici avant longtemps.
-Ne vous en faites pas pour ça, nous aussi.
-Amy, on y va» fit Pauline en poussant Amy vers la porte.
Une fois les deux étudiantes parties, Elen soupira. DiNato veut la guerre ou quoi ? Cette gamine n'a donc rien d'autre à faire…
«Elle veut la guerre ou quoi ?
-Calme-toi, Amy. Tu as ton sac, non ?
-J'espère qu'elle ne m'a rien endommagé ! Tu as vu ? Elle est folle !
-Méfiante, c'est tout.
-Elle veut ma mort, tu as vu son regard ? Si elle croit que je vais me laisser faire…
-Arrête la paranoïa, Amy. Il faut calmer le jeu, maintenant.
-Je voudrais t'y voir…»
Alors ? Un avis ?
Pline, Amy, fu'...j'attends tout particulièrement les vôtres ^^
