Bonsoir !
Un petit OS, un peu - bon d'accord, beaucoup - redouté par PBG, on se demande bien pourquoi d'ailleurs... *sifflote*
Bonne lecture !
PBlesséeG
Washington et Pauline entrèrent en trombe dans la pièce.
«Joly ! Mais qu'est-ce qui s'est passé ?
-Elle avait juste dit qu'elle allait vérifier une information. Comme d'habitude, à minimiser le danger…je devais faire le guet dehors. Et puis il y a eu la détonation…
-Sophia Blewgreen, tu vas m'entendre ! s'exclama Pauline.
-C'était une enquête sur quoi ?
-Des vols de voiture…»
Joly s'interrompit en voyant arriver le médecin.
«Alors ? C'est grave ? s'inquiéta Washington.
-Elle a eu de la chance, mais bon. Il faudra être plus prudente à l'avenir ! Vous pouvez aller la voir maintenant.
-Elle sortira quand ?
-JE VEUX SORTIR !» cria Sophia depuis sa chambre.
Le petit groupe entra dans la chambre, dans laquelle une infirmière tentait de convaincre une Sophia à moitié assise de rester à l'hôpital.
«Mademoiselle Blewgreen, soyez raisonnable. On vient de vous retirer une balle du dos, vous devez vous reposer.
-Mais je vais bien ! Je…»
Sophia se rallongea en grimaçant.
«La balle n'a certes pas endommagé d'organe important, mais vous devez rester alitée quelques jours.
-Quelques jours ?! Mais…mon article !
-Ah non, pas de travail avant au moins une semaine ou deux. Vous avez besoin de repos.»
Le médecin et l'infirmière quittèrent la pièce.
«Washington, commença Sophia, Pauline, Joly, il faut que vous m'aidiez à sortir.
-Sophia Blewgreen… commença Washington en s'avançant vers la journaliste allongée.
-Oui ? fit Sophia en affichant son air le plus innocent.
-Qu'est-ce que c'est que cette histoire de balle ! Tu veux notre mort ou quoi ?
-En plus c'est super dangereux une balle !
-Sophia, à partir de maintenant, tu ne fais plus rien sans nous avertir d'abord.
-Mais euh…
-Il n'y a pas de «mais» !
-Tu as pensé à nous ?
-On était inquiètes ! Ne nous refais JAMAIS ça, Sophia Blewgreen.»
Sophia lança un regard suppliant à Joly. Au secours !
La jeune femme haussa les épaules avec un petit sourire pour seule réponse.
«Bon, je dois retourner au journal, annonça Joly avant de sortir de la pièce.
-Dis à Constance que je lui enverrai l'article en fin de journée s'il te plaît, demanda Sophia.
-Tu n'enverras rien du tout, Sophia, déclara Sasha en passant la porte de la chambre.
-Pourquoi ? Il le faut, c'est le fruit de deux semaines de travail !
-Peut-être, mais si tu ne restes pas tranquille quelques jours, ça pourrait s'aggraver.
-Mais si je reste ici, vous n'aurez pas la suite d'Alter Ego, d'abord ! Je dois sortir !
-Sophia, soupira Sasha. Tu sais comme j'aimerais beaucoup lire la suite de tes fictions très vite, c'est pourquoi tu vas rester ici.
-Je ne te suis pas, là.
-Je ne voudrais pas que la célèbre PBG/RBV soit dans l'incapacité d'écrire pendant plusieurs semaines…tu as encore des fragments de balle dans le dos près de zones importantes, il ne faudrait pas qu'ils se déplacent.
-Mais euh…c'est tout blanc ici, et en plus ça pue le désinfectant !
-Même, ici c'est l'hôpital. Sois raisonnable.
-Mais je ne suis pas une enfant ! Je SUIS raisonnable ! C'est injuste.
-Tête de mule…» murmura Pauline.
La porte s'ouvrit à nouveau. Un homme en costume entra dans la pièce.
«Oh, j'avais oublié : quand on m'a appris que vous étiez là, j'étais chez moi. J'ai croisé l'agent DiNozzo dans l'escalier, et…
-Et j'ai tenu à venir voir comment ça se passait ici. Comment allez-vous ? demanda Tony avec son sourire charmeur.
-Euh ben euh…ça va… balbutia Sophia. Mais vous n'avez pas du travail ?»
Tony détourna les yeux.
«Il se trouve que j'étais déjà en retard, alors…qu'est-ce qui est injuste ?
-Ils ne veulent pas me laisser sortir ! Je dois aller dénoncer un voleur de voitures ! Et j'ai un article à publier !
-Ah, les médecins, tous les mêmes…
-Eh ! s'exclama Sasha.
-Allez, laissez-la sortir.
-Oui, on est là nous ! On peut l'aider, et on vous appellera en cas de problème.
-Mais quelle idée j'ai eue de vous prévenir…enfin, non. Sophia reste ici au moins jusqu'à demain matin. Je ne changerai pas d'avis.
-Bon. Désolé, miss Blewgreen, j'aurai essayé.»
Tony sortit de la pièce, suivi de Sasha.
«Vous ne restez que quelques minutes, les filles, elle doit se reposer.»
Washington et Pline s'assirent près du lit.
«Dis, Plinette, tu veux bien me passer mon ordinateur ? Joly l'a ramené…
-Sasha a dit que tu devais te reposer.
-Oui, je sais, mais bon…c'est reposant de lire vos fictions !
-Sauf quand il y a AIPM, rappela Washington.
-Et quand on est méchantes, aussi, ajouta Pauline.
-Et…»
C'est alors qu'une tornade rousse entra dans la pièce.
«SOPHIA BLEWGREEN !
-Oh, euh…bonjour, Constance. Du coca ? Je dois en avoir dans mon sac…
-Tu sais que je devrais te mettre un bracelet électronique ? ça t'éviterait peut-être de prendre des balles et des bombes en pleine tête !
-Je n'en suis pas si sûre…»
Devant le regard noir de Constance, elle ajouta :
«Bah oui, je suis une bonne journaliste, c'est comme ça…ce sont les risques du métier !
-Ça se limite, les risques.
-Mais…je ne pouvais pas prévoir qu'il aurait une arme !
-C'est bien ça le problème. Tu ne penses jamais aux conséquences, Blewgreen. Et tu entraînes Jump avec toi, en plus.»
Sophia afficha un petit air innocent.
«Oui, bon…
-Je compte sur toi pour te reposer cette semaine. Et interdiction de revenir au bureau sans autorisation signée d'un médecin.»
Sur ce, Constance quitta la chambre.
Profitant de se retrouver seule avec ses deux sœurs, Sophia tenta de se lever.
«WJ, Pline, vous pouvez aller me chercher un verre d'eau s'il vous plaît ?
-Bien sûr, j'y vais, répondit Washington avant de sortir de la pièce.
-Pline, fit Sophia après que Washington fut sortie, tu peux aller chercher Sasha s'il te plaît ? J'ai un peu mal, je voudrais plus de morphine.
-On va utiliser le bouton d'appel, répondit Pauline en s'avançant vers le lit.
-Non, l'infirmière a dit qu'il était cassé.
-Bon…tu ne bouges pas, hein ?
-Non non.»
Pauline sortit de la chambre non sans un dernier regard pour Sophia.
Dès que la porte se fut refermée, Sophia tenta de se lever. Elle dut se rasseoir plusieurs fois en grimaçant, mais elle réussit, le dos à moitié voûté, à atteindre ses affaires. Elle réussit à sortir son ordinateur de sa sacoche.
C'est alors que la porte s'ouvrit, dévoilant Sasha, Pauline et Washington.
«Tu préfères que j'appelle le Mossad pour que tu restes là ?
-Non non, ça ira…
-Alors va te recoucher, fit Sasha fermement.
-Mais euh…pas le Mossad…elles sont cruelles, en plus. Et puis, si tu appelles le Mossad, je risque d'avoir encore plus mal.»
Sasha réfléchit quelques instants tandis que Washington et Pline ramenaient Sophia dans son lit.
«Bon, peut-être. Mais au moins, avec elles, tu devras rester au lit…»
Sophia afficha un air médusé tandis que le regard de Sasha se faisait sadique.
«Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié de quoi tu étais capable…»
La journaliste se recoucha dans son lit.
Finalement, elle n'était pas la plus sadique. Quoique...
Alors ?
