Voila mon chapitre 2. Merci à Miss-miss-Sad pour m'avoir donné ma première review. J'espère que la suite te plaira.


Le lendemain matin Hatori se rendit chez Shigure, usant d'un visage stoïque qui se voulait indifférent voire sévère, le coeur plein d'allégresse. Il était médecin et ne pouvait donc pas avouer que la patiente dont il "devait" s'occuper lui procurait une joie immense. La jeune fille contait énormément aux yeux des autres et aux siens également.

Shigure invitait régulièrement le médecin sachant très bien les sentiments qu'il avait envers la jeune, et s'en amusait de les voir si amoureux et si aveugle.

Tohru rougissait en voyant le médecin et tentait de l'impressionner. Tantôt par l'entretient de la maison, tantôt par ses qualités de cuisinière. Elle préparait toujours des plats succulents mais mettait les bouchées doubles pour le docteur. Si elle savait que, juste en souriant, elle gagnait un peu plus son coeur, elle se blesserait moins souvent.

Pour plaire elle tentait toujours de cuisiner des plats raffiés digne des plus grands chef étoilés mais peut être était ce une erreur puisque que, souvent, elle se blessait en les réalisant. Il lui arrivait de se négliger et de passer la cuisine en priorité. Pour son anniversaire, Momiji lui avait demandait de préparer un gâteau. Non seulement elle avait décidé d'en préparer un assez difficile et long mais en plus elle avait demandé aux cuisiniers de la laisser préparer l'intégralité du repas. Elle avait donc passer la journée à cuisiner, oubliant de manger et boire. Elle s'était écroulée à la fin de la fête, alors que tout le monde était parti. Hatori l'avait soigné comme il pouvait et lui avait également fait la leçon.

Il se prépara mentalement à l'éventualité qu'elle lui ai désobéi pour s'occuper des tâches ménagères mais remarqua avec plaisir que la maison était en désordre, comme avant son arrivé. Il n'aurait jamais pensé qu'il aurait été heureux d'entrer dans la maison de Shigure et de remarquer que c'était un véritable taudis.

Il s'avança en silence jusqu'à la porte de la chambre de Tohru. Il frappa trois petits coups sur la porte avant d'entrer. Il n'aimait pas trop l'idée de se trouver dans cette chambre. C'était pourtant une chambre tout ce qu'il y avait d'ordinaire. Tohru ne l'avait même pas personnalisée mais cette simplicité la représentait très bien. Le seul luxe de cette chambre était le lit incroyablement grand que Shigure lui avait acheté.

Tohru était une fille qui ne se préoccupait pas de l'apparence autant intérieur qu'extérieur des gens. Elle préférait découvrir les facettes cachées des personnalités de son entourage. C'est pour cette raison qu'elle a réussit à conquérir le coeur d'autant de personnes. Ses meilleures amies, elles non plus, ne comprenaient pas d'où venait sa force et l'admiraient.

Hatori arrêta de penser à la jeune fille et s'avança jusqu'à son lit. Tohru s'agita dans son sommeil. Hatori pensait l'avoir réveillé. Il s'arrêta en plein milieu de la pièce et attendit de voir si la jeune fille était réveillée. Après quelques minutes de silence, il se sentit un peu stupide d'avoir été la victime d'une fausse alerte.

Il reprit son chemin en essayant d'être le plus discret possible, seulement Tohru commença à gémir. Il s'approcha un peu plus près d'elle et remarqua que son sommeil était très perturbé. Apparemment elle était en proie à de terrible cauchemars. Hatori resta, impuissant, devant sa détresse avant de résoudre à quitter la pièce et a faire le plus de bruit de possible pour la réveiller.

C'est assez simple de faire du bruit dans une cuisine, il n'eut donc aucun mal à atteindre son but. C'est une Tohru fatiguée et déboussolée qui apparu dans l'encadrement de la porte.

"Bonjour, commença Hatori.
-Bonjour.
-Comment tu te sens ?
-Je vais très bien et vous ?
-Tu sais, tu peux me le dire si ça ne va pas."

Hatori savait très bien qu'elle n'allait pas bien, mais il ne voulait pas lui dire qu'il avait été témoin de sa tristesse. Il savait que ça la chamboulerait trop et que ça n'allait pas arranger son état.

"Vas prendre une douche, je vais préparer à manger.
-Non ce n'est pas la peine, je peux cuisiner.
-Tu m'as apprit et cuisiner et tu ne veux pas voir mes progrès ?
-Si, bien sûr.
-Allez, ne t'inquiète pas. Vas t'occuper un peu de toi, tu fais peur."

Hatori était conscient qu'avec Tohru il ne parlais pas comme il le faisait avec les autres. Il conservait toujours une certaine retenue lorsqu'il parlait à sa famille, ses collègues ou encore ses patients. Pourtant il arrivait à parler à Tohru d'une manière presque naturelle. Il se sentait comme un ado devant la fille qu'il aime.

Car oui, il était conscient d'avoir des sentiments plus qu'amicaux. Il en était fou mais il ne pouvait pas le lui avouer. Il était de 10 ans son aîné et ne voulait pas qu'elle se sente obligé d'aller avec lui sous prétexte qu'il l'aidait.

Il avait étudié la psychologie et savait donc qu'après un traumatisme, les victimes développaient des sentiments envers ceux qui les avait aidé à reprendre leur vie en main. Le traumatisme était très profond et d'autant plus important qu'elle n'en parlait pas, préférant tout garder pour elle.

Ce n'était pas une chose à faire. C'était comme si elle reniaient ses sentiments et les cachaient sous des sourires ou des intonations de voix différente. Mais où cela peut il mener ? Ce n'était pas un hasard si elle venait de craquer.

Normalement elle aurait déjà arborer son légendaire sourire et aurait insistait pour convaincre Hatori qu'elle allait bien et qu'elle n'avait pas besoin que l'on veuille sur elle. Seulement la situation n'était pas normal, il le savait bien.

Comme si elle avait réussit à pénétrer les pensées du dragon, Tohru était revenu de la douche toute souriante. Mais même si le sourire la rendait très belle, Hatori aurait préféré qu'elle évacue sa peine pour qu'elle soit libéré. Las, il décida d'attendre avant de la faire réagir.

"Allez, à table."


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