Hello tout le monde :) Voici le cinquième et dernier chapitre de ma fic (avec un peu de retard mais il fallait que je réécrive complètement le chapitre... parce que j'ai eu une meilleure idée pour finir ma fic en beauté). Donc voilà :) Merci à tous d'avoir lu et encore merci à ceux qui ont laissés des commentaires (qui font tous plaisir et qui permettent de s'améliorer) :D

Bonne lecture.

Alicia : Hey, merci. Voici la fin. En espérant qu'elle te plaise. ;)

Gabrielle : Merci beaucoup pour tout ce que tu as dit dans ton commentaire. Il m'a fait vraiment très plaisir. Je ne voulais pas te donner les larmes aux yeux en écrivant cette fic mais si tu les as eu, je le prends plutôt comme un compliment. En tout cas, merci pour ta review et je souhaite que la fin te plaise et sois à la hauteur de tes attentes...


"Je trouve que la photo est mieux ici que dans l'album." Déclara t-elle en le voyant en train de regarder la photo.

L'Italien sortit de ses rêveries lorsqu'il l'entendit et se retourna pour voir Ziva, devant la porte de sa chambre avant qu'elle ne vienne prendre place à côté de lui…

"Je trouve aussi." Avoua Tony.

Ziva se mit à sourire doucement tout en gardant le regard sur la photo. Puis, un silence s'installa.

En fait, Tony était tiraillé par l'hésitation. Il avait une question en tête et il ne savait pas s'il pouvait la poser à Ziva. Donc, après ce moment de pause, il se lança enfin :

"...Quel âge aurait dû avoir Tali, hier ?"

-"28 ans." Répondit Ziva.

Il fut surpris d'entendre le ton de la jeune femme pour répondre à sa question. Car, étonnamment, la tristesse n'était pas l'émotion dominante, non. Son timbre de voix tirait plutôt vers de la joie. Alors bien sûr, elle traduisait un peu de tristesse mais elle était majoritairement joyeuse. Et ça, Ziva n'arrivait pas à se l'expliquer. Peut-être parce qu'elle avait enfin parlé de sa soeur à quelqu'un, et, qui plus est, Tony. D'ailleurs, elle n'avait pas oublié qu'elle devait le remercier.

"Tony, je..."

-"Ziva, j'ai..."

Les deux se regardèrent, surpris et ils se mirent à rire en détournant le regard.

"Toi d'abord."

-"Non Tony. Toi, vas-y !"

-"Les dames en première !"

Ziva se mit à sourire et elle commença, soudain, à avoir les mains moites. Bon sang, ça ne lui ressemblait pas du tout. Elle avait pourtant l'habitude de parler à son collègue mais le remercier en était une autre. Elle souhaitait qu'il sache que la soirée et la nuit qu'ils venaient de passer avaient été une sorte de libération pour elle et tout ça, grâce à lui. Elle tenait absolument à lui faire comprendre que ce n'était pas des remerciements en l'air, dits "pour faire polie" mais des remerciements venant du coeur. Et elle voulait trouver les bons mots.

"Voilà, je... je voulais te remercier pour cette soirée et cette nuit."

-"Ziva..." Commença Tony.

-"...Hier soir, tu m'as offert un moment que je n'oublierais jamais. C'était l'une des plus belles surprises que je pouvais avoir et tu me l'as donné. Alors Merci pour ton cadeau...mais aussi Merci d'être là. D'être là à chaque fois et depuis le début. De réussir à me supporter. De rendre ma vie meilleure de jour en jour... Juste, Merci d'être toi..."

Elle se sentit soudain soulagée mais aussi gênée ; elle avait chaud et froid en même temps... En fait, elle ne savait plus trop où elle en était. Mais enfin ! Enfin, elle lui avait dit Merci. Et certainement plus.

De son côté, Tony resta bouche-bée face aux mots de Ziva. Il put lire dans son regard que ses paroles étaient vraies, que ce n'était pas des mots sans importance pour elle et qu'elle était sérieuse. Et, lorsqu'elle était gênée, elle devenait maladroite avec les mots. Mais là, tout ce qu'elle venait de dire le touchait et lui allait directement droit au coeur.

"...Ziva, quoiqu'il arrive, saches que je serais toujours là pour toi. Tu n'as pas besoin de me remercier. Ni pour la surprise, ni pour... ma façon d'être. Parce que ce n'est rien. Ce n'est rien comparé au fait que tu sois quelqu'un d'extraordinaire."

Elle le regarda dans les yeux, troublée. Il n'avait pas besoin d'en dire plus ; elle avait compris. Mais elle ne pouvait pas le laisser avouer tout ça sans rebondir.

"Tony, je ne...c'est faux et..." Commença-t-elle en bafouillant et en détournant le regard, de plus en plus gênée.

-"Chuut... ne dis rien. C'est la vérité..." La coupa-t-il en posant un doigt sur ses lèvres.

Ziva releva les yeux vers lui, surprise par son geste. Mais malgré tout, il la fit frissonner. Elle sentit ses joues virer au rouge. A cause de cette couleur sur son visage, elle eut envie de se cacher mais elle ne bougea pas, trop surprise par son geste et ses paroles. Et elle n'avait pas fini d'être étonnée :

"...Et si on t'a déjà dit le contraire, saches que cela ont tort. Pour moi, tu es une femme superbe, Ziva."

Elle ne put dire un mot tellement elle était désarçonnée. Dans ses souvenirs, c'était la première fois qu'on lui faisait un tel compliment. Et il était tellement sincère que des larmes montèrent aux yeux de la jeune femme. Si le Mossad l'avait entraîné à cacher ses émotions dans la plupart des situations, elle y parvenait très difficilement lorsqu'il était question de ses souvenirs et de ses sentiments envers une autre personne. Et tout ce que lui disait Tony la touchait beaucoup plus qu'elle ne l'aurait cru.

Il se sentit soudain gêné, lui aussi. Lui avouer une partie de ce qu'il ressentait pour elle l'avait un peu bouleversé. Et elle ne disait toujours rien. Mais, au moment même où il s'apprêtait à parler, Ziva l'enlaça en se blottissant contre son torse en fermant les yeux. Sans hésitation, il la prit dans ses bras et la serra tendrement en posant sa joue sur le sommet de sa tête.

Elle aurait voulu lui dire que lui aussi était quelqu'un d'extraordinaire. Une personne formidable et qu'elle avait beaucoup de chance de le connaître et de l'avoir comme collègue. Elle aurait voulu lui dire qu'il était l'une de ses plus belles rencontres mais elle sentait que si elle parlait, elle exploserait en sanglot et elle estimait avoir largement dépassé son quota de larmes pour le mois. Et, grâce à tout ce qu'il faisait pour elle, elle sentait ses sentiments pour lui grandir de jour en jour.

Ils restèrent plusieurs minutes ainsi, se câlinant tendrement, savourant ce moment un peu "intime" entre eux pendant lequel seulement leur respiration était audible.

Mais soudain, Ziva entendit le ventre de l'Italien gargouiller. Elle se souvint alors que leur dernier repas remontait à la veille au soir. Elle se redressa donc et regarda Tony qui afficha un sourire Colgate pour dissimuler sa gêne.

"Tu veux que je fasse le petit déjeuner ?" Demanda Ziva en desserrant son accolade de la taille de Tony.

-"...Non, merci. C'est gentil mais ça va aller." Répondit-il encore plus gêné.

-"C'est comme tu veux, ça ne me gêne pas."

-"...Ne t'en fais pas. Je vais y aller, de toute façon."

Au fond de lui, il n'avait pas envie de partir. Mais, avec tous ces événements, il fallait qu'il rentre chez lui... avant que les sentiments ne prennent la place de la raison. Depuis que Ziva l'avait remercié, il sentait le feu de ses sentiments pour elle s'attiser encore plus que d'habitude.

Un peu à contre coeur, il s'éloigna d'elle et se dirigea vers la table. Il prit son manteau qu'il avait posé sur le dossier d'une chaise et commença à l'enfiler. Ziva se dirigea vers la porte. Elle eut envie de l'empêcher de partir mais elle lutta contre cette idée, se mettant en tête que c'était ses sentiments qui parlaient.

Il finit de s'habiller tout en rejoignant la porte d'entrée. Ziva l'ouvrit et Tony commença à sortir. Alors qu'il était sur le pas de la porte, il se retourna et adressa un sourire un peu gêné à Ziva qui lui rendit la pareille.

"Tu es sûre que tu ne veux pas manger un truc ?" Proposa t-elle alors, dans l'espoir qu'il dise oui.

-"Non, merci. C'est gentil..."

-"Comme tu veux...On se dit à Lundi, alors ?"

-"D'accord... A Lundi."

-"Et merci pour tout..."

Mais aucun des deux n'arrivaient à laisser l'autre. Ils restèrent immobiles, les yeux dans les yeux, ressassant dans leur tête les révélations qu'ils s'étaient faits mutuellement, Tony ne voulant pas partir de devant la porte et Ziva refusant de la fermer.

A ce moment-là pour elle, il était compliqué d'ignorer ou de cacher ses sentiments. Et elle ne pouvait pas, non plus, ignorer la multitude de papillon qui volait dans son ventre depuis tout ce qu'il lui avait avoué.

Alors soudain, dans une extrême douceur, les yeux plongés de ceux de Tony, elle se rapprocha de lui. Elle posa tout doucement sa main sur la joue de l'Italien. Tous ses gestes étaient très doux, comme-ci elle avait peur que ce ne soit qu'un rêve et qu'au moindre mouvement brusque, tout disparaîtrait.

Et, toujours dans la même douceur, elle posa ses lèvres sur celle de Tony en fermant les yeux. Il ne résista pas longtemps et ses paupières se fermèrent, elles aussi. Ce contact les électrisa, autant elle que lui.

Débuta alors un baiser timide auquel Tony répondit avec joie, le transformant en un baiser passionné mais qui resta relativement lent. Par ce doux baiser, ils savouraient le goût des lèvres de l'autre qui les transportaient dans un autre monde.

Finalement, c'est elle qui rompit le contact aussi doucement que lorsqu'elle l'avait établi. Elle ouvrit les yeux et Tony fit de même.
Elle eut soudain peur de sa réaction. Pour sûr, elle l'avait remercié mais était-ce le remerciement qu'il fallait ?

Ses doutes furent vite envolés lorsque Tony se mit à sourire tendrement et murmura, essoufflé et surpris :

"J'étais pourtant sûr que tu m'avais déjà remercié..."

-"...Moi aussi, je le pensais."

Ils se sourirent en se regardant dans les yeux. Tout deux savaient bien que ce baiser cachait autre chose qu'un remerciement...

"Souhaite encore un joyeux anniversaire à Tali de ma part."

-"...Je n'y manquerais pas."

Il sourit puis il déposa un baiser furtif sur ses lèvres avant de tourner les talons et partir. Ziva, qui ne s'y attendait pas, resta dans l'encadrement de la porte et regarda Tony s'éloigner jusqu'à ce qu'il disparaisse complètement. Et seulement là, elle s'autorisa à fermer la porte, le sourire aux lèvres.

De son côté, l'Italien descendait les escaliers qui menait dans le hall de l'immeuble. Jamais il n'aurait cru que sa surprise l'aurait mené jusque-là. Il ne l'avait pas fait pour obtenir des remerciements et encore moins un baiser, loin de là, cependant ce n'était pas pour lui déplaire.

Il arriva dans le hall. Il sortit de l'immeuble et ouvrit sa voiture avant de monter côté conducteur. Il prit la route en direction de chez lui. Il se rendit compte alors qu'il n'avait plus faim...

Au même moment, Ziva se dirigeait vers la photo de sa soeur en ayant toujours un large sourire sur le visage. Elle non plus ne savait pas qu'au début de la nuit, la surprise de Tony se finirait comme ça. Et elle savait que Tony avait fait tout ça pour elle et non pour en tirer un quelconque profit. Elle était heureuse, oh que oui. Très heureuse d'avoir pu rencontrer Tony dans sa vie et d'en être tombé accro dès la première seconde où elle l'avait vu.

Finalement, Ziva arriva devant la photo de sa soeur et elle dit, joyeusement avec son large sourire :

"Joyeux anniversaire Tali !"


Et voilà. C'est la fin :) J'espère que cela vous a plu. Merci encore à tous d'avoir lu et commenté (pour ceux qui l'ont faits). A bientôt et bonnes vacances ;) (pour ceux qui y sont.)

Bisous.